Proverbes et bons mots – 5

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Paris vaut bien une messe

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Paris vaut bien une messe

C’est Henri IV, qui l’a dit. Une réputation de bonhomie s’est incarnée dans le Béarnais, la tradition en fait le type du monarque franc, humain et populaire. On doit encore honorer en lui le champion, quelquefois tiède et infidèle, mais à la fin le martyr de la liberté de conscience. Il avait un trône à conquérir, mais la religion lui était un obstacle invincible dans un pays aussi profondément catholique. Il assiégeait Paris ; il se declara convaincu et abjura le protestantisme, en 1593, en disant : « Paris vaut bien une messe. »

Le 16e siècle

Proverbes et bons mots – 4

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Faire Grève

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Faire Grève

La place de l’Hôtel-de-Ville à Paris s’appelait autrefois place de Grève ; elle devait ce nom au voisinage du quai de la Grève. C’est sur cette place que se sont réunis pendant longtemps les ouvriers sans travail ; c’est là que les entrepreneurs venaient les embaucher; c’est là qu’ils ont exercé dans le temps où le travail était rare, cette exploitation pour laquelle on a inventé le mot marchandage.

Quand les ouvriers, mécontents de leur salaire, refusaient de travailler à des conditions qui ne leur semblaient pas assez favorables, ils se mettaient en grève, ce qui veut dire littéralement qu’ils retournaient sur la place de Grève en attendant qu’on vienne leur faire des propositions meilleures.

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Les moutons de Panurge

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Les moutons de Panurge

Allusion à un des passages les plus comiques du Quart Livre de Rabelais.

Panurge, le joyeux compagnon de Pantagruel, est, comme on sait, un des enfants de l’imagination capricieuse de Rabelais. Pendant le voyage de Pantagruel au pays des Lanternes, Panurge se prend, en mer, de querelle avec le marchand Dindenault, qui l’a gravement injurié. Pour se venger et jouer à Dindenault un tour de sa façon, il lui achète un de ses moutons, qu’il précipite dans la mer. L’exemple et les bêlements de celui-ci entraînent tous ses compagnons, qui sautent l’un après l’autre et à la file. Le marchand lui-même est entraîné par le dernier, qu’il s’efforce de retenir, et se noie avec son troupeau, complétant ainsi le tableau saisissant de l’extravagance imitative de la foule. Panurge, armé d’un aviron, les empêche de remonter sur le navire.

Dans l’application, ces mots Moutons de Panurge désignent ceux qui s’empressent de faire une chose par esprit d’imitation.