Au demeurant, le meilleur fils du monde

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Au demeurant, le meilleur fils du monde.

Vers des plus comiques, par lequel Clément Marot, dans l’épître qu’il adresse à François Ier, pour en obtenir de l’argent, termine l’énumération des qualités de son valet:

J’avois un jour un valet de Gascogne,
Gourmand, ivrogne et assuré menteur,
Pipeur, larron, jureur, blasphémateur,
Sentant la hart de cent pas à la ronde;
Au demeurant, le meilleur fils du monde.

Ce vers si plaisant est passé en proverbe, et se répète encore tous les jours dans le même sens.

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Asmodée

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Asmodée

Principal personnage du Diable boiteux, roman de Le Sage. Asmodée, qui est un être diabolique, enlève le toit des maisons de Madrid, afin de dévoiler à son compagnon tous les événements secrets qui se passent dans les habitations.

En littérature, on donne le nom d’Asmodée à celui qui est informé de tous les événements, des mille circonstances qui se rapportent à la vie privée de chacun, et cela sans qu’on puisse se rendre compte des moyens d’information qui sont à son service.

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L’âne de Buridan

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L’âne de Buridan

Expression qu’on emploie communément pour peindre la situation d’un homme sollicité de deux côtés à la fois et qui ne sait à quoi se résoudre. Cette expression a pris naissance au milieu des vaines disputes de la scolastique du moyen âge. Comme on le pense bien, ce baudet illustre n’a jamais eu d’existence réelle; c’est un âne métaphysique, une entité. Jean Buridan était un de ces docteurs subtils si communs au quatorzième siècle. Un jour, dans une discussion sur le libre arbitre, qui passionnait alors les esprits, il imagina, pour embarrasser les disputeurs, l’hypothèse d’un âne également pressé par la soif et par la faim, et qui se trouverait placé, à égale distance, entre un seau d’eau et un picotin d’avoine. Par où commencera l’animal pour satisfaire en même temps deux besoins qui le sollicitent avec la même énergie? Tel était le problème. Les écoles du temps retentirent d’invectives latines et se livrèrent de furieux combats de syllogismes à propos de cet argument.

À ceux qui prétendaient que l’âne se déciderait pour l’un ou pour l’autre, Buridan répliquait victorieusement: « Il a donc son libre arbitre. » Si, au contraire, ses contradicteurs soutenaient que, la soif étant aussi vive que la faim, l’âne se trouverait dans l’impossibilité de se décider: « Il se laissera donc mourir de faim et de soif, » répondait Buridan. Comme on le voit, cette fameuse hypothèse était de la famille de ces arguments cornus si chers aux anciens sophistes, et au moyen desquels ils amenaient forcément leurs adversaires à une absurdité, quelle que fût l’alternative à laquelle ceux-ci s’arrêtaient.

La poésie s’est emparée de l’âne de Buridan:

Connaissez-vous cette histoire frivole
D’un certain âne, illustre dans l’école?
Dans l’écurie on vient lui présenter
Pour son dîner deux mesures égales,
De même forme, à pareils intervalles:
Des deux côtés l’âne se vit tenter
Également, et dressant ses oreilles,
Juste au milieu des deux formes pareilles,
De l’équilibre accomplissant les lois,
Mourut de faim, de peur de faire un choix.

On fait allusion à l’âne de Buridan pour caractériser une alternative difficile.

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Tour d’ivoire

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Expressions

Sainte-Beuve

Manger pour vivre

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