La Gaule romaine – Religion – Jours et mois

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La Gaule romaine – Religion

Les Romains avaient pour principe de respecter les dieux des nations vaincues, dans lesquels il prétendaient retrouver les divinités qu’ils adoraient.

Un monument curieux de la fusion des dieux gaulois et romains, c’est l’autel des nautes ou mariniers de la Seine, qu’on a retrouvé sous le chœur de Notre-Dame de Paris.

Partout s’élevèrent des temples magnifiques: dans Toulouse, à Jupiter; dans Vienne, à l’empereur Auguste et à sa femme Livie.

Jours et mois

Les jours de la semaine rappellent encore à quels dieux ils étaient consacrés: lundi, c’est le jour de la Lune; mardi, de Mars; mercredi, de Mercure; jeudi, de Jupiter; vendredi, de Vénus; samedi, de Saturne. Le dimanche était consacré au Soleil.

Plusieurs des mois de l’année rappellent également les noms des dieux romains: ainsi janvier, c’est le mois de Janus; mars, du dieu de la guerre; mai, de la déesse Maia; juillet et août, de Jules César et d’Auguste. Beaucoup de nos coutumes datent de l’époque romaine; ainsi, au 1er janvier, les Romains se faisaient des cadeaux, et, quelques jours après, ils tiraient les rois.

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Fusion des Gaulois et des Romains

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Fusion des Gaulois et des Romains

Les Gaulois ne tardent pas à prendre les habitudes de leurs vainqueurs: on les appelle alors Gallo-Romains.

Les nobles gaulois abandonnent leurs maisons de campagne et vont s’établir dans les villes, où se dressent bientôt des palais construits à la romaine.

Les diversité des anciens dialectes gaulois, qui empêchait les peuples de se comprendre, fit qu’on adopta une sorte de latin rustique qui fut parlé dans toute la Gaule.

Voies romaines

Lyon était alors le point de départ de quatre grandes voies sur lesquelles s’embranchaient toutes ces voies romaines dont on retrouve tant de vestiges, toutes jalonnées, de mille pas en mille pas, par des bornes militaires.

L’empereur de Rome

Sous la domination romaine, la Gaule a, pour la première fois, une loi commune et un maître commun, l’empereur qui réside à Rome.

Il est non seulement l’empereur, mais le souverain pontife, c’est-à-dire le chef de la religion romaine. De son vivant, il est presque un dieu auquel on dresse des autels. Après sa mort, on ajoute à son nom celui de divin.

Un pouvoir si absolu, entre les mains de mauvais empereurs, pouvait faire beaucoup de mal, mais entre les mains de bons empereurs, il mettait fin aux guerres et faisait régner le bienfait de la paix romaine.

L’aristocratie

L’ancienne aristocratie gauloise est devenue la noblesse gallo-romaine.

Parmi les nobles, les plus puissants et les plus riches se sont fait admettre dans le sénat de Rome et dans les hautes dignités de l’Empire. Ils forment la grande aristocratie, celle des familles sénatoriales.

Les autres, sous le titre de curiales ou décurions, forment la noblesse de province.

Colons et esclaves

Presque tous les cultivateurs sont des esclaves ou des colons. Ceux-ci sont de beaucoup les plus nombreux.

L’esclave appartient entièrement à son maître: il est une chose; son maître peut le vendre, le maltraiter, le tuer.

Le colon est un homme libre, sauf qu’il est attaché à la terre, comme le serf du moyen âge, et qu’il doit à son maître des redevances en argent ou en nature, et des corvées ou journées de travail. Le colon est même un citoyen.

Le colon peut prêter serment devant les tribunaux, être enrôlé dans l’armée; l’esclave ne le peut pas. Le colon contracte un vrai mariage, a une vraie femme, de vrais enfants; l’esclave ne peut contracter mariage. Si la terre est vendue à un autre maître, le colon n’en est point séparé, pas plus qu’on ne peut le séparer de sa femme et de ses enfants. On n’a pas de ces scrupules pour l’esclave: on vend l’homme sans la terre, le mari sans la femme, le père sans les enfants.

La Gaule romaine

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La Gaule romaine

En l’an 58 avant J.-C., Jules César commença la conquête de la Gaule indépendante. La guerre dura huit ans. Les peuples gaulois ne purent pas s’entendre pour résister à l’envahisseur. Quelques-uns appelaient César et lui fournissaient des vivres et des troupes. Les autres se faisaient écraser un à un. À la fin seulement, la plupart des peuples se soulevèrent en masse, sous le commandement de Vercingétorix, roi des Arvernes (le peuple qui a donné son nom à l’Auvergne). Vercingétorix vainquit César près de Gergovie, la ville des Arvernes. Mais il perdit une grande bataille; il fut assiégé dans Alesia et forcé de se rendre. En 50 avant J.-C., toute la Gaule était conquise.

La Gaule devint si complètement romaine que plusieurs Gaulois furent empereurs romains.

C’est au quatrième siècle que Lutetia (Paris), résidence favorite du futur empereur Julien, prit quelque importance. Elle s’embellit de monuments comme les Thermes, sur la rive gauche de la Seine.

Pendant la domination romaine, la religion chrétienne fut prêchée en Gaule, et, malgré les persécutions, finit par y devenir prépondérante.

L’armée gauloise

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L’armée gauloise

Une armée gauloise ne se composait pas de soldats disciplinés et obéissant à des officiers. Chaque noble arrivait au combat avec sa suite de guerriers d’élite et de paysans plus ou moins bien équipés. Il attaquait sans attendre le signal et emmenait son monde quand il avait assez de la bataille. Aussi les plus nombreuses armées gauloises, malgré la bravoure téméraire des guerriers, finissaient toujours par céder à la valeur disciplinée des soldats romains.

Les guerriers gaulois portaient un casque en bronze, une longue lance à pointe de bronze, de grands boucliers de bois garnis de bronze, de grandes épées de fer, mais d’une très mauvaise trempe.

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La société gauloise – suite

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La société gauloise – suite

Aspect de la Gaule

Sur le sol gaulois s’étendaient d’immenses forêts, peuplées d’arbres séculaires. Les fleuves, n’étant pas endigués, épanchaient au loin leurs eaux, formaient des lacs et des marécages immenses.

Dans le voisinage de la Province romaine, on rencontrait des villes gauloises où l’industrie et le trafic commençaient à se développer.

Au contraire, dans les régions les plus barbares de la Gaule, celles où n’arrivaient pas les marchands étrangers, il n’y avait pas des villes, mais seulement des oppida.

Quelques-uns des anciens oppida sont devenus des villes florissantes: ainsi Lutetia (Paris), Bibracte (Autun), Vesuntio (Besançon), Avaricum (Bourges).

Habitations, mobilier, costume

Dans le nord comme dans le sud, la Gaule n’avait pas de routes, mais seulement des sentiers. On n’habitait pas des maisons, mais des huttes de bois ou de terre battue. Au-dessus de la porte, on clouait, à côté des têtes de loups et de sangliers, les têtes des ennemis tués à la guerre.

Chez les plus riches Gaulois, on trouvait bien des vases, des bijoux d’or et d’argent, mais pas de meubles : on couchait sur de la paille ou des peaux de bêtes; on prenait à deux mains les morceaux de viande et on les dévorait à belles dents.

Les hommes portaient des espèces de culottes ou de pantalons appelés braies; une espèce de plaid écossais, aux couleurs voyantes, appelé sagum ou saie; des chaussures appelées gallicae ou gauloises, d’où est venu notre mot de galoches. Le costume des femmes du peuple se composait essentiellement d’une sorte de chemise et d’une robe: c’était presque celui des paysannes jusqu’au 19e siècle.

Agriculture, industrie, commerce

Les Gaulois cultivaient le seigle et l’avoine; ils ne semblent pas avoir connu le froment. On récoltait du vin et des olives dans les pays du midi.

On exploitait quelques mines de fer, d’étain et de plomb argentifère. On trouvait des paillettes d’or dans le Rhône et dans quelques-uns de ses affluents.

Déjà les Bituriges (Berry) pratiquaient l’étamage, qu’ils passent pour avoir inventé.

Les petits peuples de la Bretagne et de la Normandie commerçaient avec la Grande-Bretagne. Quant au commerce de la Méditerranée, il se faisait surtout par la ville grecque de Marseille et la ville romaine de Narbonne.

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