La Gaule chrétienne

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La Gaule

Saint Martin (316-397)

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Saint Martin

Évêque de Tours, né en Hongrie, disciple de saint Hilaire, mort à Candes (Touraine) entre 396 et 400. D’abord soldat, il se rendit célèbre par son inépuisable charité, partageant, dit la légende, pendant un hiver rigoureux son manteau avec un pauvre insuffisamment vêtu. Il exerça sur l’Église des Gaules une influence considérable. Son tombeau devint un but de pèlerinage; la basilique qui le surmonta fut le lieu d’asile le plus vénéré de toute la Gaule. Le roi de France était abbé de Saint-Martin. Sa vie a été écrite par Sulpice Sévère et par Grégoire de Tours.

Patron des meuniers. Fête le 11 novembre.

Faire la Saint-Martin, faire bonne chère. Été de la Saint-Martin, derniers beaux jours qui se montrent parfois dans l’arrière-saison, vers le 11 novembre, jour de la Saint-Martin. Fig. Retour de jeunesse, qui se produit parfois chez les vieillards.

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Martin de Tours

Martin de Tours (316-397)

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Le manteau du bon soldat Martin

Au temps où il était soldat dans l’armée romaine, et durant un hiver plus rude qu’à l’ordinaire, le cavalier Martin rencontra un pauvre homme, qui avait bien froid et il eut grand’pitié de ce malheureux.

« Mon frère, lui dit-il, après avoir arrêté son cheval, mon frère, accepte la moitié de mon manteau; tu le mettras sur tes épaules et tu auras moins froid. »

Disant cela, Martin prenait son épée et coupait une partie du manteau pour en couvrir le malheureux.

Ses camarades, qui avaient vu l’action sans la comprendre, se mirent à rire, en se moquant du soldat Martin qui n’avait plus qu’une moitié de manteau. Mais celui qui devait être un jour le « bon saint Martin » ne se fâchait point des moqueries dont il était l’objet. Au contraire, il souriait et se répétait à lui-même ces belles paroles de fraternité: « Aimons-nous les uns les autres ».
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