Les Saisons

Les Saisons

Transformant les horizons
Où les nuages s’amassent,
D’un pas léger les Saisons
Passent.

L’Hiver frileux et subtil,
Parmi son pâle cortège,
Est blanc comme un lys, quand il
Neige.

Le Printemps, dans les palais
Sous ses fleurs cache les marbres,
Et pose des nids dans les
Arbres.

Sous les grands cieux triomphants,
L’Été, plein d’apothéoses,
Dore les fronts des enfants
Roses;

Et le rouge Automne, cher
Au vendangeur, nous enseigne
Par son raisin dont la chair
Saigne.

Théodore de Banville

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Théodore de Banville

Lecture

Lecture

Oh! quelle volupté: Lire!
Entendre, oubliant nos maux,
Tous les frissons de la Lyre
Exprimés avec des mots!

Et regarder les estampes,
Quand voltige et tremble un peu,
Sur la blancheur de nos tempes,
Le rose reflet du feu!

Quelle joie: auprès de celle
Dont le regard plein de jour
Même dans l’ombre étincelle,
Lire des strophes d’amour!

Mais lire est plus doux encore,
Lorsque le Temps envieux,
Avec sa neige décore
Notre front devenu vieux.

Théodore de Banville

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Théodore de Banville

La Ballade des Pauvres Gens

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Théodore de Banville

Visages du 19e

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Théodore de Banville

14 mars
Théodore de Banville

Étienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris 6e arrondissement, est un poète, dramaturge et critique dramatique français.

Célèbre pour les Odes funambulesques et les Exilés, il est surnommé «le poète du bonheur».

Ami de Victor Hugo, de Charles Baudelaire et de Théophile Gautier, il est considéré dès son vivant comme l’un des plus éminents poètes de son époque. Il a notamment découvert le talent naissant d’Arthur Rimbaud.

Théodore de Banville unit dans son œuvre le Romantisme et le Parnasse, dont il fut l’un des précurseurs. Il professait un amour exclusif de la beauté et la limpidité universelle de l’acte poétique, s’opposant à la fois à la poésie réaliste et à la dégénérescence du romantisme, contre lesquels il affirmait sa foi en la pureté de la création artistique.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Théodore de Banville de Wikipédia en français (auteurs)

TRIOLETS

Moi, je regardais ce cou-là.
Maintenant chantez, me dit Paule.
Avec des mines d’Attila,
Moi, je regardais ce cou-là.
Puis, un peu de temps s’écoula…
Qu’elle était blanche, son épaule !
Moi, je regardais ce cou-là ;
Maintenant chantez, me dit Paule.

Décembre 1845

Odes funambulesques, Alphonse Lemerre, 1874

Image: Théodore de Banville (1823-1891) par Georges-Antoine Rochegrosse (1859-1938). Illustration dans la Revue illustrée (1886).

Théodore de Banville