Apprendre le français avec TV5Monde

Apprendre avec Radio France
  • Journal en français facile 19/06/2019 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel (TU). C’est l’heure de votre Journal en français facile, bonsoir à tous. Avec nous ce soir, Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité : l’enquête dans l’affaire du vol MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine en 2014. 4 personnes dont trois Russes vont être jugés pour meurtre. SB : Une première depuis 14 ans : le Premier ministre chinois se rend en Corée du Nord demain jeudi. Un évènement qui a un écho très important à Pyongyang qui a accordé une tribune dans la presse à Xi Jinping. RA : En France il y aura bien un procès Nicolas Sarkozy. Le dernier recours de l’ancien Président a été rejeté. Nicolas Sarkozy sera jugé dans l’affaire dite des écoutes. Explications dans ce journal. ------ SB : C’était il y a près de 5 ans : un avion abattu au-dessus de l’Ukraine. RA : Un évènement qui avait fait beaucoup de bruit, c’était en juillet 2014. 298 personnes avaient été tuées. Et l’enquête avait conclu que l’avion avait été touché par un missile. Près de 5 ans après donc, on a appris aujourd’hui que 4 personnes seraient jugées dans cette affaire pour meurtre. C’est ce qu’ont annoncé les experts internationaux chargés de l’enquête aux Pays bas. Les explications de notre correspondante Joana Hostein. [Transcription manquante] RA : Et la Russie a réagi à ces dernières décisions. Le ministère des Affaires étrangères dénonce dans un communiqué des « accusations gratuites » visant à discréditer la Russie, c’est-à-dire porter atteinte à la réputation de la Russie. SB : L’ONU souhaite une enquête internationale dans l’affaire Khashoggi. RA : Jamal Khashoggi ce journaliste saoudien tué dans le consulat de son pays, à Istanbul en Turquie. Qui l’a tué, c’est la question qui se pose depuis 8 mois. Et les Nations Unies ont en effet publié un rapport aujourd’hui dans lequel elles affirment qu’il y a désormais suffisamment de preuves pour ouvrir une enquête internationale. Et surtout elle estime que cette enquête doit concerner des dirigeants saoudiens et en premier lieu Mohammed ben Salmane, le Prince héritier d’Arabie saoudite qui est régulièrement accusé d’être lié à la mort de Jamal Khashoggi. SB : En Asie, le Président chinois Xi Jinping est attendu demain en Corée du Nord. RA : Il s’agira de la première visite d’État d’un dirigeant chinois à Pyongyang depuis 14 ans. Objectif tenter de renforcer les liens économiques entre les deux pays et surtout parler des sujets internationaux qui concernent la Corée du Nord, à savoir le nucléaire et le processus de paix. Et la preuve que l’évènement est d’importance, le quotidien officiel de Corée du Nord a publié ce matin une tribune de Xi Jinping. Les échos avec notre correspondant à Séoul Frédéric Ojardias. Il est rarissime que la presse officielle nord-coréenne accorde un tel « honneur » à un chef d’État étranger : le Rodong Sinmun publie en première page ce matin une tribune de Xi Jinping, tribune dans laquelle le président chinois affirme son soutien à la « juste voie » choisie par Pyongyang pour résoudre les problèmes politiques sur la péninsule coréenne. Xi Jinping assure aussi soutenir les efforts « de construction socialiste » déployés par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pour développer l’économie de son pays. Cette visite chinoise à Pyongyang est plutôt vue d’un bon œil à Séoul : le sommet Xi-Kim « offre une faible lueur d’espoir pour la reprise du processus de paix », écrit le quotidien conservateur sud-coréen Joongang Ilbo qui rappelle que la survie du régime des Kim dépend de Pékin. Le quotidien Hankyoreh estime de son côté que le sommet demain « pourrait être le point de départ de changements majeurs sur la péninsule ». Un optimisme partagé par la présidence sud-coréenne, qui espère que Xi Jinping fera pression sur Kim Jong-un pour que celui-ci rouvre les négociations nucléaires. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI. SB : C’est la suite des élections européennes : le groupe centriste au Parlement européen a un nouveau président. RA : Il a été élu aujourd’hui, et il s’agit de l’ancien Premier ministre roumain Dacian Ciolos. Le groupe s’appelle Renew Europe. Dans ce groupe se trouvent les nouveaux députés européens macronistes, c’est-à-dire proches du Président français Emmanuel Macron. Et d’ailleurs la France a soutenu Dacian Ciolos, suite au retrait de l’ancienne tête de liste Nathalie Loiseau. À Bruxelles pour RFI Pierre Benazet. Le parti USR plus de Dacian Cioloş ne compte que huit députés sur les 106 que le groupe devrait aligner dans l’hémicycle, mais il a réalisé plus de 22 % des voix en Roumanie ce qui assied sa légitimité politique aux yeux des autres délégations nationales. Il a aussi bénéficié de circonstances particulièrement favorables et d’abord du retrait imprévu de la Française Nathalie Loiseau en froid avec le reste du groupe après des propos imprudents. De ce fait, Dacian Cioloş a bénéficié du soutien de la délégation française de la liste Renaissance issue de la République en marche, la délégation nationale la plus importante du groupe avec 21 députés. Un soutien de taille pour cet ancien commissaire européen à l’Agriculture. Il a pour lui d’être parfaitement francophone et aussi de ne pas être libéral, mais centriste, un point positif pour la République en marche qui cherche à effacer la référence libérale. Le nouveau nom du groupe, Renew Europe est d’ailleurs une façon de faire référence au nom de la liste française Renaissance. Il a aussi eu le soutien de l’ancien président du groupe Guy Verhofstadt qui espère ainsi s’attirer le soutien de Paris pour postuler à la présidence du parlement dans son ensemble. Pierre Benazet, Bruxelles, RFI. RA : Et puis une autre institution qui va changer de Président, c’est la Commission européenne. Qui va succéder à Jean-Claude Juncker c’est la grande question. La course été officiellement lancée aujourd’hui lors d’une réunion du Conseil européen, réunion qui doit durer jusqu’à vendredi. SB : En France, Nicolas Sarkozy sera jugé pour corruption. RA : Cette fois c’est sûr puisque le dernier recours que l’ancien Président avait déposé a été rejeté par la justice. Il y aura donc un procès, il devrait se tenir dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel. Nicolas Sarkozy jugé pour corruption dans l’affaire dite des écoutes. Il s’agit d’écoutes téléphoniques de l’ancien chef de l’État. Explications Stéphane Geneste. Pour la première fois sous la cinquième République, un ancien président sera jugé pour corruption. C’est la Cour de cassation qui a rejeté ce mardi les derniers recours formés par Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et un Gilbert Azibert, ex haut magistrat. Ces recours avaient pour objectif d’éviter un procès pour « corruption et trafic d’influence ». L’ancien président de la République sera donc jugé par le tribunal correctionnel... une première pour Nicolas Sarkozy... alors qu’il est déjà menacé par le procès de l’affaire Bygmalion. Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir tenté d’obtenir, en 2014, via son avocat, des informations secrètes détenues par un magistrat de la Cour de cassation. Au terme de leur instruction l’année dernière, les juges avaient déjà ordonné un procès pour corruption contre les trois hommes, conformément aux réquisitions du parquet national financier... et cela malgré les nombreux recours déposés par l’ancien président. Le procès se tiendra donc dans les prochains mois. SB : Et puis également concernant la justice en France : la fin du procès des époux Balkany. RA : Patrick Balkany maire de Levallois près de Paris, et son épouse. Tous deux étaient jugés depuis 5 semaines. Le jugement sera rendu le 18 octobre. Ils sont accusés de blanchiment de fraude fiscale et de corruption. Pendant plusieurs années ils n’auraient pas déclaré 13 millions d’euros à l’administration fiscale. SB : Et puis un revolver vendu aux enchères ce mercredi à l’Hotel Drouot à Paris. RA : Il s’agit du revolver qui aurait servi à Van Gogh pour se suicider, c’était en 1890 dans un champ d’Auvers sur Oise près de Paris. Désormais l’are appartient à un particulier qui l’a acquise pour la somme de 162mille 500 euros. La vente avait attiré une foule d’admirateurs du peintre néerlandais.
  • Mettre les bouts
    « Mettez les bouts » avec la puce, Jean Pruvost et les CP/CE2 de Delphine Pereira Souza de l’école Saint Ouen à Paris !Une chronique de De vive(s) voix.
  • Forte mobilisation à Hong Kong
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Chômage
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Réforme du chômage titrait hier Rfi, à propos des déclarations d’Édouard Philippe. Bien sûr, en écoutant ou en lisant cet article plus avant, on s’apercevait qu’il s’agissait de la réforme de l’assurance-chômage. Est-ce un lapsus ? Ou inexactitude liée à la rapidité avec laquelle les journalistes doivent traiter l’information. Je n’en suis pas si sûr : c’est peut-être une façon très habile de mettre le doigt sur l’enjeu réel de ces déclarations. Cette réforme de l’assurance va-t-elle changer la situation du chômage en France ? Car c’est bien comme ça qu’elle se présente : faire des économies, soit ! Mais aussi réduire le chômage, et à terme (on peut toujours l’espérer…) revenir au plein emploi. Ce mot de chômage, ancien, a connu des sens divers et fort différents. Puisque ses premiers emplois font référence aux animaux, notamment aux bovins qui cessent de brouter par forte chaleur : trop fatigant ! Mais bien vite, le mot s’est appliqué à l’homme avec des sens particuliers : ne pas travailler parce que c’est la tradition, et l’usage religieux. Les vacances, plus encore les congés payés sont des conquêtes récentes. Mais avant ces calendriers, qui datent d’après la révolution industrielle, sans vacances définies, on ne travaillait pas de nombreux jours dans l’année : les jours fériés, ceux où l’on fêtait tel ou tel saint. On en a un souvenir chez La Fontaine par exemple, dans la célèbre fable du Savetier et du Financier ; Et bien, que gagnez-vous, dites-moi, par journée ? Tantôt plus, tantôt moins, le mal est que toujours (et sans cela nos gains seraient assez honnêtes), Le mal est que dans l’an s’entremêlent des jours Qu’il faut chommer ; on nous ruine en fêtes. L’une fait tort à l’autre ; et monsieur le Curé De quelque nouveau saint charge toujours son prône. Le pauvre Savetier l’a bien dit, « on nous ruine en fêtes ». Et pas question de travailler quand même ces jours-là. Même si on trouve le mot avec un sens un peu voisin auparavant, c’est au 19e siècle que le chômage trouve son sens moderne : ne pas travailler parce qu’on ne trouve pas de travail salarié, parce qu’on n’a pas d’emploi. Et le chômage devient alors un problème de société. Avec tous les dérivés du mot : chômeur, qu’on entend parfois, mais de façon plaisante, pour dédramatiser la situation justement, transformer en chômiste. Et le chômage qu’appelle parfois le chômedu. Là encore, suffixation populaire.* Mais le mot a un sens qui s’étend, puisque, selon certaines conditions, et qui viennent précisément d’être modifiées, on touche une allocation lorsque pendant un certain temps, on n’a plus d’emploi. On peut dire alors je touche le chômage. Je n’ai pas de travail, mais heureusement, j’ai encore mon chômage : dérive de sens très compréhensible, et relativement heureuse. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 18/06/2019 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel (TU). Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : Donald Trump entre en campagne. Le Président américain est attendu ce soir à Orlando en Floride pour son premier discours en vue de l’élection présidentielle de 2020. SB : À Hong Kong, les excuses de Carrie Lam. La cheffe de l’exécutif de Hong Kong réagissait aux manifestations qui ont réuni jusqu’à deux millions de personnes la semaine dernière. RA : En France le patronat et les syndicats rejettent la nouvelle réforme d’assurance chômage. Elle a été présentée aujourd’hui par le gouvernement, et prévoit d’économiser près de 3milliards et demi d’euros en deux ans. SB : Enfin Michel Platini placé en garde à vue. L’ancienne star du football français est soupçonnée d’avoir favorisé l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. ------ SB : Le lancement officiel de la campagne de Donald Trump pour la présidentielle de 2020 : c’est ce soir. RA : Dans 4 heures environ, le Président américain doit s’exprimer dans un discours très attendu à Orlando. Le lieu n’a pas été choisi au hasard, Orlando se trouve en Floride, et c’est un État clé que Donald Trump devra remporter s’il veut décrocher un second mandat. C’est ce qui s’était passé pour ses trois prédécesseurs Barack Obama, Georges Bush et Bill Clinton. Donald Trump qui est en position délicate dans les sondages, mais qui veut compter sur la popularité de son camp. Ce sont donc au moins 20mille personnes qui sont attendues à l’Amway Center, c’est la salle de l’équipe de basket des Orlando Magics. Et c’est là que vous vous trouvez pour RFI Anne Corpet, Anne est-ce que la foule est au rendez-vous ? [Transcription manquante] RA : Anne Corpet envoyée spéciale de RFI à Orlando. Le discours de Donald Trump qui est prévu à 0h TU. SB : À Hong Kong, le calme deux jours après des manifestations historiques. RA : Dimanche près de deux millions de personnes sont descendues dans la rue, cela représente plus du quart de la population. Les manifestants demandent le retrait d’un projet de loi qui prévoit des extraditions vers la Chine. Le texte pour le moment est suspendu, cela veut dire qu’il ne peut pas être appliqué, mais les manifestants demandent donc son annulation pure et simple, il y aura donc de nouveaux défilés. Des manifestants qui réclament également le départ de la cheffe de l’exécutif Carrie Lam. Cette dernière n’entend pas démissionner, mais ce mardi elle a présenté ses excuses, elle reconnaît que son projet de loi a pu heurter la population, je vous propose de l’écouter. « Les inquiétudes apparues ces derniers mois ont été causées par les défaillances du gouvernement... Je me dois d’en endosser la plus grande part de responsabilité... Cette situation a entraîné des controverses, des conflits et provoqué de l’angoisse au sein de notre société. C’est pour cette raison que je veux présenter au peuple de Hong Kong mes excuses les plus sincères... Ce texte ne sera pas représenté au Parlement si ces peurs et ces angoisses ne peuvent pas être surmontées... Si ce projet de loi n’est pas examiné d’ici le mois de juillet 2020, il expirera. Et le gouvernement acceptera cette réalité. Quant à moi, je l’ai déjà dit, j’ai besoin d’une deuxième chance pour mener à bien les nombreux projets qui permettront de soutenir l’économie et d’améliorer la vie de tous les citoyens de Hong Kong ». RA : Carrie Lam qui réclame donc une deuxième chance en tant que cheffe de l’exécutif à Hong Kong. Elle s’exprimait ce mardi. SB : En France, la réforme de l’assurance chômage a été présentée ce mardi. RA : C’est un grand chantier du gouvernement. Les objectifs sont ambitieux : d’ici 2021, économiser près de 3 milliards et demi d’euros, et réduire le nombre de chômeurs de 250mille. Pour atteindre de tels objectifs, des mesures fortes sont prévues comme la mise en place d’un système de bonus-malus sur les contrats courts, c’est-à-dire des récompenses ou des pénalités selon le nombre de contrats courts utilisés par une entreprise. Cette réforme est rejetée en bloc par les partenaires sociaux, donc à la fois les syndicats et le patronat. Altin Lazaj a recueilli des réactions. Les organisations syndicales considèrent cette réforme comme une injustice. Elles regrettent surtout le durcissement des règles d’indemnisations. Pour accéder à l’assurance chômage, il faudra travailler dorénavant 6 mois sur les 24 derniers mois. Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière. [...] Côté patronal, c’est le système de bonus-malus sur les contrats courts qui agace le plus. Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF. [...] La CGT de son côté appelle à l’action. Un premier rassemblement est prévu le 26 juin devant le siège de l’Unédic. SB : Également dans l’actualité économique, Boeing qui crée la surprise au salon du Bourget. RA : le constructeur aéronautique américain en effet annoncé une intention de commande de 200 appareils 737 max, montant de la transaction plus de 24 milliards d’euros. Et effectivement c’est une surprise, car ces modèles d’appareil ne décollent plus depuis 3 mois, suite à des crashs aériens en Indonésie et en Éthiopie. SB : Et puis Michel Platini placé en garde à vue. RA : L’ancien patron de l’UEFA, l’association européenne de football, également ancienne star de l’équipe de France de football. Il est accusé d’avoir favorisé l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Les explications de Pierre Olivier. Lors du vote pour l’attribution de la coupe du monde 2022, Michel Platini aurait-il donné sa voix au Qatar en échange de certains avantages ? Pour le savoir, les magistrats s’intéressent notamment à un déjeuner secret organisé en novembre 2010 à l’Élysée, quelques jours avant le fameux vote : autour de la table, le président de la République : Nicolas Sarkozy, son bras droit : Claude Guéant. Michel Platini, mais aussi l’émir actuel du Qatar : Tamim Al Thani. Un déjeuner qui alimente les soupçons de corruption et d’interventionnisme d’État dans les affaires sportives. Car avant cette rencontre à l’Élysée, Michel Platini assurait qu’il voterait en faveur des États-Unis pour l’organisation du mondial 2022... mais il donnera finalement sa voix à l’émirat. L’autre élément qui intrigue la justice c’est le rachat - 8 mois après ce repas au sommet - du Paris St Germain par le Qatar, ainsi que l’investissement colossal réalisé par sa chaîne BeinSport pour l’obtention des droits de la ligue 1 en France. De son côté, Sepp Blatter, l’ancien président de FIFA, assure que ce rendez-vous entre Nicolas Sarkozy, Michel Platini et le prince héritier du Qatar a « totalement changé la donne » de la coupe du monde 2022. RA : Et à noter que Claude Guéant que l’on vient de citer a été entendu en audition libre. Michel Platini a réagi à son placement en garde à vue. Dans un communiqué de ses avocats il se dit « totalement étranger à des faits qui le dépassent » RA : Et puis en tennis le retour de Roger Federer sur les courts. Un peu plus de 15 jours après Roland Garros où le Suisse a atteint les ½ finales, Federer a réussi son entrée au tournoi de Halle, tournoi de préparation à Wimbledon. Victoire en deux sets face à l’Australien Millman. 
  • Riche et enrichi
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.L’Iran vient de déclarer que son programme d’enrichissement de l’uranium allait s’accélérer. Mais qu’est-ce que c’est donc que de l’uranium enrichi, et comment l’enrichit-on ? Il s’agit d’augmenter la proportion d’isotopes fissiles dans cette matière, pour la rendre plus apte à dégager de l’énergie, dans des programmes civils ou même militaires. Pourquoi des isotopes fissiles ? Il s’agit d’éléments dont on peut déclencher la fission : en gros on peut les fendre. Je ne vais pas vous expliquer pourquoi cela augmente l’énergie dégagée : je n’aurais peut-être pas le temps en trois minutes, mais surtout, je n’en serais pas capable. Ce qui est intéressant c’est qu’on parle d’enrichissement ! L’uranium enrichi est en effet plus précieux, plus productif. Mais cette idée de richesse, on la retrouve à propos de nombreux minerai dont on extrait les métaux. Un minerai est une roche à l’intérieur de laquelle on trouve des fragments de minéraux qu’on va extraire, isoler. Et on parle toujours de minerai riche en fer, en manganèse, en cuivre, etc. Cette idée de richesse concerne donc la proportion de minéraux à l’intérieur du minerai, qui peut être plus ou moins riche selon que la teneur est plus ou moins élevée. Il est d’ailleurs fréquent que cette notion soit liée à une proportion, et bien sûr à une proportion de matière valorisée. On voit ça dans la métallurgie, et on voit ça aussi bien dans la cuisine : une nourriture très riche est celle qui est très nourrissante, pleine de calories. Et souvent le mot évoque tout spécialement les matières grasses. On peut enrichir une sauce en rajoutant de la crème. Mais on le voit l’adjectif est souvent un peu l’équivalent de plein : ce qui est riche, c’est ce qui contient beaucoup. Beaucoup de quoi ? D’un peu de tout ! On peut parler d’un voyage riche en aventures, d’un livre riche d’enseignements. Et c’est souvent le contraire du vide, du creux. Si, sortant du cinéma, je dis « ce film est très riche… ! », cela signifie qu’il y a beaucoup de choses à en tirer. Et même parfois qu’il est peut-être un peu brouillon, ou en tout cas que je n’ai pas encore tout identifié. Mais de même, on dit qu’une terre est riche quand elle fertile. On ne précise pas si elle vaut beaucoup d’argent : c’est peut-être le cas, et peut-être pas. Mais une terre riche n’est pas nécessairement une terre chère. Mais on peut y faire pousser beaucoup de choses. Et si l’on parle d’enrichir, c’est un peu comme pour l’uranium : cela veut dire qu’on a augmenté la proportion d’un certain constituant d’un matériau. Et par exemple on parle parfois des médias enrichis quand on veut souligner qu’on leur a ajouté des contenus supplémentaires, des informations annexes auxquelles on peut avoir accès en se laissant guider à partir des informations premières. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 17/06/2019 20h00 GMT
    TranscriptionAdrien Delgrange : Il est 20h en temps universel (TU), 22h à Paris. Avec Fanny Bleichner pour vous présenter le journal en français facile, bonsoir. Fanny Bleichner : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous. Au sommaire de cette édition du 17 juin. AD : Mohamed Morsi est décédé, l’ancien président égyptien a été victime d’un malaise cet après-midi alors qu’il était jugé devant le tribunal du Caire. La prudence de l’Union européenne au sujet de ces mystérieuses attaques de pétroliers en mer d’Oman la semaine dernière. L’UE refuse de s’aligner sur la position de Washington qui accuse l’Iran d’être responsable des attaques. Le baccalauréat en France marquée aujourd’hui par la mobilisation des enseignants en grève contre la réforme du Bac. Tous les candidats ont quand même pu passer leurs épreuves.  Et puis le mondial de Football, les Françaises, déjà qualifiées pour les 8es de finale du mondial rencontrent les Nigérianes. ------ FB : Mohamed Morsi est donc mort cet après-midi, Adrien. AD : Président de l’Égypte pendant 1 an, il avait été élu en 2012 après la chute d’Hosni Moubarak en 2011puis avait renversé l’armée à l’été 2013. Mohamed Morsi était en prison depuis plusieurs années. Accusé notamment d’espionnage, il s’est présenté ce matin devant le tribunal du Caire et quelques minutes après le début de l’audience il est tombé par terre. Écoutez les précisions de Juliette Gheerbrant. Mohamed Morsi s’est écroulé alors qu’il s’exprimait devant les magistrats, victimes d’un malaise, et il est mort peu après son arrivée à l’hôpital. L’ancien président était accusé entre autres d’espionnage. Il avait été condamné à mort en juin 2015, un jugement été cassé par la Cour de cassation. Cela faisait 7 ans qu’il était en prison. Mohamed Morsi a été le premier civil à devenir président d’Égypte et le premier à être démocratiquement élu. Après la révolution de 2011, et la chute de Hosni Moubarak, il fonde le Parti Liberté et Justice pour briguer le pouvoir, un parti issu du mouvement islamiste des Frères musulmans. Mais quelques mois après son élection, la contestation gronde. De grandes manifestations populaires ont lieu ; le 3 juillet 2013 il est renversé par un coup d’État militaire fomenté par son ministre de la défense et chef des armées, le général Abdel Fattah el Sissi qui se fait élire président peu après et se voit promu maréchal. Mohamed Morsi est mort 7 ans jour pour jour après son élection il avait 67 ans. AD : Premier chef d’État à réagir : le président Turc Recep Tayip Erdoğan rend ce soir hommage au « martyr » Mohamed Morsi. FB : La liste des arrestations politiques n’en finit pas de s’allonger en Algérie.  AD : L’ancien patron des patrons algériens, Ali Haddad, riche homme d’affaires lié a l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, a été condamné aujourd’hui à 6 mois de prison fermes pour la détention de deux passeports, Ali Haddad a été arrêté fin mars à la frontière avec la Tunisie en possession de deux passeports ce qui est illégal en Algérie. FB : À Bruxelles aujourd’hui les ministres des Affaires étrangères de l’UE se sont réunis au sujet des attaques de deux pétroliers en mer d’Ormuz. AD : L’Union européenne demande une enquête indépendante avant de désigner un coupable. Les États-Unis, la Grande-Bretagne et puis plus récemment l’Arabie saoudite accusent Téhéran. Téhéran dément toute implication, laissant même entendre que les États-Unis seraient à l’origine de cette attaque. Une chose est sûre pour l’instant Sami Boukhelifa, l’UE refuse de s’aligner sur la position américaine. Prudence répètent presque tous les chefs de la diplomatie des Etats membres de l’Union européenne. Pas question de lancer des accusations contre l’Iran sans avoir des preuves tangibles, averties Jean Asselborn. Pour le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, il faut se souvenir de 2002. Les Américains accusent Bagdad de détenir des armes de destruction massive et envahissent l’Irak l’année suivante. Les effets de cette guerre dévastatrice se font ressentir aujourd’hui encore. En Europe, seule Londres semble convaincue par cette vidéo en noir et blanc publiée par l’armée américaine et censée apporter la preuve de l’implication de Téhéran dans des attaques contre des pétroliers dans le Golfe. Washington, persiste : cette vidéo est une preuve indéniable affirme le secrétaire d’État américain Mike Pompeo avant d’ajouter : nous fournirons des preuves supplémentaires.       AD : Et puis toujours au Proche Orient, le Qatar envoie de l’argent aux Palestiniens, c’est une enveloppe de 10 millions de dollars. Plus de 100 000 familles de gaza vont recevoir chacune 100 dollars... déclare l’ambassadeur du Qatar à Gaza et d’ajouter, cette aide financière a pour but de permettre l’apaisement dans l’enclave palestinienne sous blocus israélien et éprouvé par la pauvreté. Les Guatémaltèques attendent toujours les résultats du premier tour de la présidentielle, au lendemain d’une journée de vote sans incident. À environ 90 % des bulletins dépouillés, la candidate sociale-démocrate Sandra Torres arrive en tête. FB : En France, un premier jour du Bac marqué par la mobilisation des enseignants ce lundi. AD : Des enseignants nombreux à ne pas se présenter ce matin pour surveiller les épreuves. À Paris, environ 1 500 professeurs en grève se sont rassemblés comme un clin d’œil, rue du Bac, une rue du centre-ville Paris pour protester contre la réforme du bac voulue par le ministre Blanquer. Une mobilisation symbolique qu’ils souhaitent poursuivre durant toutes les épreuves du Baccalauréat. Reportage de Flore Catala. Au milieu de la foule, en pleine rue, avec seulement quelques tables et chaises, les manifestants recréent une salle d’examen, pour passer leur propre épreuve de philosophie. Installée derrière sa copie, Vanessa, professeure d’anglais, se met à écrire. Parmi les manifestants mobilisés, beaucoup étaient supposés surveiller les épreuves du Bac ce matin. Ils ont pourtant choisi de ne pas y aller, en signe de protestation. Une action d’abord symbolique selon Louis, professeur de sciences physiques, à Paris. Se mobiliser le jour du Bac, c’est un crève-cœur pour Martine, professeur de SVT à Montreuil, mais c’est nécessaire afin de se faire entendre. Une mobilisation avec peu d’impact sur le déroulé des épreuves, mais non moins importante. Le taux de grévistes atteindrait les 30 % selon les syndicats qui souhaitent reconduire leur action pendant toute la durée du Bac. FB : Du côté du PSG, l’heure est au changement, Adrien. AD : Après l’officialisation du retour de Leonardo vendredi, le président Nasser al-Khelaïfi s’exprime dans une interview à paraître ce mardi, chez nos confrères de France Football. Certains extraits ont déjà été publiés. Marie-Amélie Motte. Le président du PSG réaffirme son autorité sur les joueurs. Le premier visé, c’est la star brésilienne, Neymar. Le président parisien affirme qu’il veut « des joueurs prêts à tout pour défendre l’honneur du maillot et à s’inscrire dans le projet du club ». Il rappelle que personne n’a obligé Neymar à venir à Paris et qu’il savait à quoi s’attendre en signant. Nasser al-Khelaïfi attend plus de rigueur et plus de professionnalisme. « Je ne veux plus voir de comportements de star », assure-t-il. Serait-ce une façon d’ouvrir la porte à un éventuel départ du Brésilien ? Peut-être. Mais il y a peu de clubs qui peuvent s’offrir le joueur, acheté 222 millions d’euros au Barça à l’été 2017. En revanche, pas question de se séparer de Kylian Mbappé. Sur ce sujet, al-Khelaïfi se montre intransigeant. Il se dit sûr « à 200 % » que le Français sera présent dans la capitale la saison prochaine. Mais après les récentes déclarations du joueur, qui avait affirmé vouloir plus de responsabilités au sein de l’équipe, le président qatarien fait preuve de fermeté. Il dit lui avoir expliqué que « les responsabilités ne se demandent pas. Il faut aller les chercher, parfois même les arracher ». Et Al-Khelaïfi n’oublie pas non plus de faire son autocritique., « on a tous manqué de caractère et d’autorité, moi le premier ». Après une année ponctuée par des tensions en interne, le président du PSG souhaite repartir sur des bases saines pour aborder la saison à venir.
  • Journal en français facile 16/06/2019 20h00 GMT
    TranscriptionAdrien Delgrange : Bonsoir à tous. 20h en temps, 22h à Paris. L’heure du Journal en français facile avec Zephyrin Kouadio, bonsoir. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien. À la une de ce 16 juin, une foule immense dans les rues de Hong Kong ce dimanche. AD : Alors que le gouvernement a reculé sur un projet de loi controversé près de deux millions de manifestants ont défilé pour demander la démission de Carrie Lam, la cheffe du gouvernement de Hong Kong. Après les États-Unis et la Grande-Bretagne, l’Arabie saoudite désigne comme responsable l’Iran... responsable des attaques contre deux pétroliers près du détroit d’Ormuz. ZK : Une panne géante d’électricité en Amérique du Sud. AD : L’Argentine et l’Uruguay, victime d’une panne de courant. Ce soir l’électricité revient petit à petit. ZK : Et puis en France, le début aujourd’hui pour 2000 adolescents du SNU le service national universel, nous verrons dans ce journal en quoi consiste le SNU. ----- ZK : Une marée humaine dans les rues de Hong Kong. Vu des gratte-ciel les images sont impressionnantes. AD : Environ 2 millions de hongkongais, habillés en noir couleur de la protestions ont manifesté pour le 2e dimanche consécutif. Ils étaient un million il y a une semaine. Les opposants restent donc très mobilisés pour demander du projet de loi qui permettrait à des habitants de Hong Kong de ne pas être jugés dans leur pays, mais d’être jugés dans la Chine voisine. Ils demandent aussi maintenant la démission de Carrie Lam, la cheffe du gouvernement à l’origine de ce projet de loi. Témoignage d’une manifestante rencontrée ce matin par notre correspondante Florence de Changy. Le sentiment qui domine cette fois c’est inquiétude. Elle est née après avoir vu la violence policière lors de la dernière manifestation. Aujourd’hui j’ai l’impression d’être entourée de pleurs silencieux. En marchant, je sentais que les gens n’étaient pas foncièrement en colère, bizarrement, mais silencieusement déterminée : on veut que l’on nous rende notre identité. On veut que le gouvernement entende que ce qu’a fait la police, attaquer des citoyens comme ils l’on fait c’est mal, c’est tout simplement moralement mal.   Pour ce qui est de la polémique sur le plan politique autour de ce projet de loi, il y a tellement de théories qui circulent, que nous les citoyens normaux on ne saura sans doute jamais ce qui se passe en coulisses.  AD : Et puis à noter ce dimanche soir que Carrie Lam la cheffe du gouvernement a présenté « ses excuses » et reconnu qu’un « manque de travail du gouvernement a entraîné beaucoup de conflits et de dispute dans la société hongkongaise ». ZK : 3 jours après les attaques deux pétroliers en mer d’Oman, plusieurs pays continuent d’accuser l’Iran comme étant à l’origine du feu sur les bateaux. AD : Après les États-Unis et le Royaume-Uni, le Prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed ben Salman a également désigné l’Iran comme responsable. De leur côté les autorités iraniennes se défendent. Nicolas Falez. Pour le Président du Parlement iranien, les attaques contre les pétroliers en mer d’Oman « complètent les sanctions économiques » américaines. Ali Larijani laisse ainsi entendre que les États-Unis pourraient être à l’origine du mystérieux incident de jeudi dernier. Un peu plus tôt dans la semaine déjà, le Président iranien Hassan ROHANI avait dénoncé un « sabotage diplomatique » en s’étonnant de la rapidité avec laquelle Washington avait accusé Téhéran. Les deux camps s’accusent donc mutuellement, les États-Unis s’appuyant notamment sur une vidéo qu’ils considèrent comme une preuve de l’implication iranienne. Ce dimanche soir, le Chef de la Diplomatie américaine Mike Pompeo a assuré que son pays allait garantir le passage par le détroit d’Ormouz, une voie maritime par laquelle transite une bonne partie du commerce mondial des hydrocarbures, au beau milieu du face à face tendu entre l’Iran d’une part et d’autre part les pétromonarchies du Golfe soutenues par leur allié américain. ZK : Une panne d’électricité a plongé dans le noir l’Argentine et l’Uruguay une bonne partie de la journée. AD : À la suite d’un dysfonctionnement dans une centrale électrique... sans connaître la réelle cause du problème. 44 millions d’Argentins et 3 millions et demi d’Uruguayens privés de courant... des habitants des régions du Paraguay et du Brésil ont également été touchées par la panne le courant revient progressivement indiquent ce soir les autorités. ZK : Depuis aujourd’hui, 2000 jeunes Français âgés de 15 à 16 ans expérimentent le SNU le service national universel.  AD : Une idée chère au président Emmanuel Macron. Pendant deux semaines, ces jeunes volontaires vont pratiquer des activités physiques ils vont être sensibilisés aux valeurs de la France : liberté, égalité et fraternité ou encore apprendre le Code de la route. Présentation du projet avec Stéphane Geneste. Ce n’est ni un camp de vacances ni le rétablissement du service militaire. Le service national universel, ou SNU, a pour objectif de renforcer la cohésion entre les jeunes et de les aider à prendre des responsabilités collectives. Les journées commenceront à 8 heures du matin avec la levée des couleurs et le chant de la Marseillaise. Les volontaires qui porteront tous un uniforme participeront ensuite à des activités, comme du sport, des visites de sites historiques, une formation au secourisme ou encore de l’éducation civique. Les jeunes seront accompagnés par des tuteurs, issus de la vie civile ou militaire. Lors des soirées, de nombreux débats sont prévus afin que chacun cultive son argumentation et soit doté d’un sens de la critique. Les 2000 volontaires seront hébergés dans des internats, des centres de vacances ou des bâtiments du ministère des armées. Ils seront ensuite répartis en « maisonnées », par groupe de 10. Le dispositif est appelé à se généraliser au fil des ans à l’ensemble des jeunes âgés de 15-16 ans. L’an prochain, il sera étendu à 40 000 adolescents. Et puis quel au coût ? Le budget du SNU à terme « se situera sans doute autour de 1,5 milliard d’euros » a estimé ce dimanche le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse Gabriel Attal. ZK : Le bac aura-t-il bien lieu ?  AD : Plus de 740 000 candidats âgés de 11 à 77 ans passent leur baccalauréat à partir demain matin 8h. Mais en plus du stress lié aux épreuves, la menace d’une grève des professeurs qui surveillent les candidats plane sur cet examen. Des syndicats d’enseignants ont appelé à la grève de la surveillance pour le premier jour des épreuves afin de protester contre la réforme du bac voulu par le ministre.  ZK : Adrien de changer d’avis. AD : Oui, mais changer d’avis comme de chemise c’est plus rare. « Changer d’avis comme de chemise » c’est l’expression de la semaine. Yvan Amar. Les élections sont toujours l’occasion de débat vif, parfois excessif, et comme on dit houleux. C’est-à-dire que lors des discussions, quand on échange ses opinions, qu’on discute, on parle de façon forte, véhémente, parfois violente, on dit du mal des adversaires… C’est assez normal, c’est le jeu de la démocratie. Et sur Rfi, juste avant les dernières élections en Espagne, j’entendais une citoyenne dire d’une candidate qu’elle changeait d’alliance comme de chemise. C’est-à-dire qu’elle changeait de stratégie tout le temps, pour se faire élire. En gros qu’elle était opportuniste. On dit plus souvent changer d’avis comme de chemise ! Mais de toute façon la phrase était traduite du catalan, la langue principale de Barcelone. Changer d’avis comme de chemise ? Une expression familière, mais par argotique, pas vulgaire, dont le sens est évident : changer d’avis tout le temps. Ne pas se tenir à une direction, ne pas savoir ce qu’on veut. L’expression ne s’emploie pas en général pour condamner un opportunisme, pour dire que quelqu’un change d’avis en fonction de ses intérêts. Mais pour souligner qu’il n’a pas une pensée forte, bien ancrée, bien solide, mais qu’il est influençable, qu’il change d’avis comme de chemise ! La chemise, c’est le vêtement qu’on met à même la peau, a priori, celui dont on change le plus souvent. Il a bien d’autres formules semblables pour exprimer l’inconstance, une sorte d’infidélité de la pensée : on dit souvent par exemple que quelqu’un est une girouette. La girouette est une petite figure qu’on fixe sur un toit, et qui peut pivoter en fonction du vent. Ainsi elle montre la direction que prend ce vent. Elle tourne donc tout le temps, de même que les souffles tournent aussi. Elle est particulièrement mobile, et ces changements incessants donnent l’image d’une personne qui n’est pas sûre de ses choix et de ses idées : une girouette !
  • Journal en français facile 15/06/2019 20h00 GMT
    TranscriptionAdrien Delgrange : RFI, 20h en temps universel, 22h à Paris. Bonsoir à tous et bienvenu dans le Journal en français facile présenté avec Zéphirin Kouadio, bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous. 15 juin, au sommaire de ce journal :  AD : La dirigeante de Hong Kong. tente de calmer la population. Carrie Lam annonce la suspension d’un projet de loi sur l’Extradition qui a provoqué d’énormes manifestations.  Comme un effet presque mécanique, conséquences des deux pétroliers en Feu en mer d’Oman, le prix du baril de pétrole augmente.  Dans ce journal nous irons au Venezuela où de nombreux Vénézuéliens tentent de franchir la frontière avec la Colombie.  Coup de tonnerre en Espagner, la mairie de Madrid repasse à droite à la faveur d’une alliance avec l’extrême droite. ----- ZK : Face à la colère de la population, la dirigeante de Hong Kong recule. La chef du gouvernement Carrie Lam a annoncé aujourd’hui la suspension du projet de loi sur l’extradition vers la Chine. AD : Une loi qui obligerait des habitants de Hong Kong a être extradés remis aux autorités chinoises, si Pékin le demande. Yelena Tomic. Le projet de loi est donc suspendu ce qui ne signifie pas pour autant qu’il est retiré. Non, on est loin d’un retrait définitif. Il s’agit plutôt pour Carrie Lam d’apaiser les esprits et de ramener le calme. Il faut dire que face à la pression de la rue elle n’avait pas trop le choix. Dimanche dernier, plus d’un million de personnes s’étaient rassemblées pour demander le retrait de ce texte. L’opposition au projet de loi avait réuni des avocats, d’importantes organisations juridiques, des capitaines d’industrie, des chambres de commerce, des journalistes et des militants. Et malgré cette tentative de désescalade opérée par l’exécutif de Hong Kong, une nouvelle marche de protestation, prévue dimanche après-midi, est maintenue. Place donc au dialogue, Carrie Lam veut relancer la communication avec tous les secteurs de la société, faire plus de pédagogie et écouter les différents points de vue, peu importe le temps que ça prendra. Aucun délai n’a été fixé en effet à la suspension de la loi ce qui signifie que le processus législatif est interrompu pour une durée indéfinie. Mais l’annonce de cette suspension est loin de mettre un terme à la crise. Un appel à la grève a été lancé pour lundi. ZK : Deux pétroliers en flamme en mer d’Oman c’était il y a deux jours et les cours du pétrole s’envolent. AD : Après l’attaque présumée de deux navires chargés de pétrole jeudi dernier, le prix du baril augmente de 4 %. Les États-Unis accusent l’Iran d’être à la manœuvre, ce que Téhéran dément. Les tensions entre les deux pays pourraient orienter les cours du brut à la hausse sans pour autant provoquer une flambée des prix car pour l’instant. Patricia Lecompte, les réserves d’or noir restent abondantes. Juste avant le week-end, les cours du brut ont grimpé, mais pas au point de semer la panique. Si les prix ont fait un bond le jour de l’attaque à la torpille des deux bateaux dans le détroit d’Ormuz, ils ont dès le lendemain, passagèrement fléchi en cours de séance pour remonter à la clôture. Cette hausse enregistrée vendredi soir génère peu de conséquences. À Londres, les cours du brent, le pétrole brut issu de la mer du nord, ont sur la semaine baissé de 2 % et restent proches de leur plus bas niveau des cinq derniers mois. En début de semaine, les marchés s’inquiétaient de voir les stocks et la production de brut augmenter aux États-Unis, alors que la demande mondiale ralentit. Les tensions commerciales et le fléchissement de l’économie mondiale, qui pèsent sur les perspectives de la demande, contrecarrent pour le moment le risque d’une flambée des prix liée aux tensions irano-américaines. D’ailleurs, l’AIE, l’agence américaine de l’information sur l’énergie vient de réduire de 100 000 barils par jour sa prévision de croissance de la demande de brut pour cette année, elle l’avait déjà diminuée de 90 000 barils le mois dernier. AD : Dans l’actualité africaine, l’ex-président du Soudan, Omar el-Béchir poussé au départ par un mouvement de contestation populaire, comparaîtra la semaine prochaine devant un tribunal de Khartoum pour répondre d’accusations de corruption et de possession illégale d’argent. ZK : En Amérique du Sud, la frontière entre le Venezuela et la Colombie est rouverte partiellement depuis une semaine. AD : Ce qui veut dire que les piétons peuvent franchir la frontière en revanche pour les bus, les camions et les voitures le passage est interdit. Ce qui provoque beaucoup d’embouteillages, car de nombreux Vénézuéliens veulent se rendre en Colombie. Reportage de notre envoyé spécial à la frontière, Benjamin Delille. Dès les premières lueurs du jour, le terminal routier de San Antonio fourmille, des bus arrivent de tout le Venezuela. Elizabeth vient de Valera à une dizaine d’heures de route. « On est arrivé ce matin et on rentre dès ce soir pour arriver demain matin chez nous. » Un trajet long et éprouvant qu’elle fait une fois par mois pour faire ses courses en Colombie. « J’achète de la farine, du riz, des céréales… Des choses qu’on trouve au Venezuela, mais c’est trop cher. » Pour passer le pont Simon Bolivar, il suffit d’un carnet frontalier qui se télécharge sur internet ou s’achète à la sauvette. De l’autre côté, un immense marché à ciel ouvert. Des banques aussi, où Rebecca et sa famille retirent de l’argent liquide envoyé par leur mère. « Je vis à Barquisimeto. Ma mère vit à Bogota et c’est elle qui nous fait des virements ici, parce qu’avec notre travail, on ne peut rien s’acheter. » Avec l’ouverture de la frontière le week-end dernier, l’activité a explosé constate Alexander, un jeune Vénézuélien installé en Colombie. « Il y a chaque jour plus de Vénézuéliens, c’est très bon pour les ventes, comme les pommes de terre que vous voyez. Ici on trouve de tout et c’est moins cher. » Parmi les produits les plus prisés : les médicaments. Maria tient une pharmacie où elle vend des génériques bon marché. « Ce sont des médicaments qui coûtent cher normalement, mais on fait en sorte de les vendre à des prix plus abordables. » Dès que le soir pointe, tous retraversent le pont en sens inverse, surchargés de produits en tout genre. La plupart repartent dans la foulée, d’autres, faute de place, dormiront dans la rue avant de repartir au petit matin. Benjamin Delille, San Antonio, RFI. ZK : Dans l’actualité européenne tout d’abord l’Espagne, la mairie de Madrid bascule à droite. AD : Et c’est grâce au soutien du parti d’extrême-droite Vox que le PP le Parti populaire (conservateur) a pu reprendre la mairie de Madrid, dirigée par la gauche ces dernières années. ZK : En France, première messe à Notre-Dame, deux mois après l’incendie. AD : Mgr Michel Aupetit, l’archevêque de Paris a célébré cet après-midi, la première messe à Notre-Dame depuis le spectaculaire incendie qui a partiellement détruit la cathédrale il y a deux mois. Seule une trentaine de personnes, dont une moitié de prêtres, ont assisté à l’office. Place au mot de l’actu qui a retenu l’attention d’Yvan Amar, et c’est le mot « Extradition ». Carrie Lam, qui dirige le gouvernement de Hong Kong vient de l’affirmer : le pouvoir renonce pour l’instant au projet de loi sur l’extradition vers la Chine. Ce qui devrait rassurer ceux qui se sentent menacés par la justice chinoise : ils ne seront pas livrés ! C’est bien ça que veut dire ce verbe extrader : on parle d’extradition quand quelqu’un est renvoyé dans un pays dans lequel il est poursuivi. Il faut donc qu’il soit recherché et demandé, réclamé par cet état. Mais pour qu’il y ait extradition. Il faut qu’il y ait un accord entre les deux pays en question. Et extrader quelqu’un, c’est le remettre aux autorités du pays qui l’attend. Au départ, le mot se rapproche donc de l’idée de trahir : c’est bien ce que veut dire tradere en latin : on a donc au départ cette idée que quelqu’un a voulu se réfugier dans un pays dont il ne craint pas la justice, mais que le pays trompe sa confiance en le renvoyant là où il devra faire face à une justice et peut-être à une condamnation. Pourtant cette notion de trahison s’est bien perdue : extradition est maintenant un terme officiel, qui appartient à la politique et à la diplomatie internationale. Alors bien sûr l’extradition n’est pas l’expulsion : on extrade quand un autre pays a besoin de celui qu’il veut juger, ou incarcérer. On expulse quand on ne veut plus de tel ou tel sur son sol, quand il est persona non grata, c’est-à-dire qu’officiellement il n’est pas bienvenu, qu’on refuse de l’accueillir.
  • Journal en français facile 14/06/2019 20h00 GMT
    TranscriptionAdrien Delgrange : RFI, 20h en temps universel (TU), 22h à Paris. Avec Zephyrin Kouadio pour vous présenter le Journal en français facile bonsoir Zephyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien. AD : Voici les titres : les suites des probables attaques hier de deux pétroliers en mer d’Oman. Donald Trump accuse l’Iran, l’Iran dément formellement toute responsabilité. ZK : Grève générale au Brésil contre la réforme des retraites voulue par le président Jaïr Bolsonaro. AD : La Russie aurait-elle influencé les élections européennes ? Un rapport de la Commission européenne note pendant la campagne électorale, une hausse des infox en provenance de Moscou. ZK : En France après 3 mois de grèves dans les hôpitaux 70 millions d’euros débloquer pour les Urgences  AD : Le mondial féminin de football. Le Japon a battu l’Écosse 2/1. L’Italie a dominé la Jamaïque 5/0. ------- ZK : Les réactions sont nombreuses dans le monde suite aux images de deux pétroliers en feu hier en mer d’Oman. AD : La Russie est prudente, elle appelle à ne pas tirer de conclusions trop rapides après ces incidents et puis le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, demande une enquête indépendante pour déterminer les responsabilités dans l’attaque des deux pétroliers. Quant à Donald Trump, il accuse directement l’Iran d’être à l’origine des attaques de pétroliers en mer d’Oman. Le président l’a dit lors d’une interview de 45 minutes accordée à la chaîne d’information Fox News. Eric de Salve nous appelle des États-Unis. Pas l’ombre d’un doute pour le président américain « C’est l’Iran qui l’a fait » martèle Donald Trump dans une interview fleuve par téléphone sur sa chaîne préférée Fox News ce vendredi matin. « Nous le savons dit le président américain, parce que nous avons vu la vidéo ». Une vidéo diffusée la veille par le Pentagone et que Washington présente comme celle d’un accostage par une vedette des Gardiens de la révolution, le bras armé du régime iranien d’un des pétroliers ciblé dans le golfe d’Oman. Une vidéo mise en doute par de nombreux experts, mais qui constitue la preuve irréfutable de l’implication de Téhéran dans les attaques de tankers selon le locataire de la maison blanche. Les images montrent qu’« une des mines n’a pas explosé dit Trump et sur cette mine la signature de l’Iran est partout. Vous voyez un bateau essayant d’enlever la mine, c’était leur bateau c’était eux, ils ne voulaient pas laisser de preuves derrière eux ». Sur Fox ce matin, Donald Trump a par ailleurs qualifié l’Iran de nation terroriste avec laquelle les États-Unis sont en conflits dans de nombreux endroits du monde comme l’Irak et le Yémen. « Nous allons voir comment les arrêter », prévient le président américain. AD : Eric de Salve SF RFI. Et puis cette autre réaction venue d’Allemagne « La vidéo n’est pas suffisante. Nous pouvons bien sûr comprendre ce qu’on nous montre, mais, pour tirer des conclusions, ce n’est selon moi pas suffisant », a déclaré le ministre allemand des Affaires. ZK : Au Brésil, grève générale à l’appel des syndicats de tous les secteurs aujourd’hui.  AD : Objectif : protester contre la politique du président Jair Bolsonaro, en particulier, son projet de la réforme des retraites. Une grève plutôt bien suivie notamment dans les transports en commun, dans les écoles collège et universités. Nous avons appris ce soir que La Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme allait se rendre au Venezuela la semaine prochaine. 3 jours à Caracas entre le 19 et le 21 juin... Michelle Bachelet rencontrera le président Nicolas Maduro et le président de l’Assemblée nationale Juan Guaido indique les services de l’ONU. ZK : À peine nommé, le ministre israélien de la Justice se fait remarquer. AD : Pour Amir Ohana, il peut être légitime de ne pas respecter certaines décisions de la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire du pays. Pour un ministre de la justice, ces propos passent mal, très mal, aussitôt condamnés par magistrats, mais aussi des responsables politiques. Guilhem Delteil nous appelle de Jérusalem. Amir Ohana n’a attendu que quelques heures après sa prise de fonction pour déclencher une première polémique. Le soir de son entrée au ministère de la Justice, il a livré une virulente attaque contre la Cour suprême : il s’est dit prêt à ne pas respecter certains des jugements de la plus haute instance judiciaire du pays s’il considère qu’ils sont contraires à ce que lui juge nécessaire pour maintenir la sécurité des citoyens d’Israël. La réponse à ses propos fut rapide. La présidente de la Cour suprême a dénoncé « une vision juridique du monde sans précédent et irresponsable ». Et Esther Hayut estime qu’il « n’y a qu’un pas de là à l’anarchie ». Le Procureur général lui a ensuite emboîté le pas, rappelant que « l’obligation d’obéir aux tribunaux n’est pas une option, c’est une obligation ». La polémique était telle que Benyamin Netanyahu a été obligé de désavouer publiquement son ministre à peine entré en fonction. « Les décisions de justice s’appliquent à tous », a écrit le chef du gouvernement sur son compte Twitter. Sa prise de distance était toutefois succincte : une seule phrase. Benyamin Netanyahu a fait le service minimum pour défendre les institutions judiciaires que lui-même critique régulièrement. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI. ZK : Près de 2 mois après des attentats meurtriers au Sri Lanka qui ont causé la mort d’au moins 258 personnes. Interpol, annonce l’arrestation de l’un des responsables présumés des attaques. AD : Un Sri-Lankais de 29 ans, il a été interpellé en Arabie saoudite à Djeddah à la suite de la diffusion par l’organisation internationale de coopération policière d’un portrait. L’homme va être extradé dans les prochains jours vers Colombo. ZK : La Russie aurait-elle influencé l’opinion pendant les dernières élections européennes ? AD : C’est ce que pense savoir la Commission européenne qui dresse le bilan des infox durant la campagne. Selon un rapport l’UE estime que même si on ne peut pas parler de campagne massive de manipulation, il y a eu à l’occasion de la campagne électorale un flux continu et en hausse de fausses informations en provnenace de Russie. Pierre Benazet est à Brussel pour RFI. « L’incendie de Notre-Dame est dû à des réfugiés », « George Soros orchestre la chute du chancelier Sebastian Kurz » ; « un million de lettons boycottent les élections européennes » ; « les services secrets allemands et espagnols s’attaquent à l’extrême droite autrichienne ». On pourrait continuer encore longtemps, car ce n’est qu’un minuscule florilège des infox que l’Union européenne a relevé durant les mois précédant les élections ; il y en a pour 574 pages sur le site eu vs disinfo. La Commission européenne estime que le nombre de cas de désinformation lié à des acteurs malveillants localisés en Russie a doublé depuis janvier. Même s’il y a eu une activité continue et soutenue de fausses nouvelles de source russe, la Commission se félicite de ce que la surveillance renforcée a permis de contrecarrer de nombreuses infox et d’empêcher un big bang de la désinformation. Mais si l’on en croit les fameux acteurs malveillants les commissaires européens se sont fatigués pour rien puisque « les EE-UU dictent la politique de l’Union européenne » ou bien, encore mieux « le parlement européen est un antre de la corruption, voter ne sert a à rien ». ZK : Dans l’actualité française, le gouvernement débloque 70 millions d’euros pour tenter de calmer la colère des urgentistes. AD : Après 3 mois de grève dans la plupart des services d’urgence du pays à l’issue d’une réunion avec les représentants du secteur la ministre de la Santé Agnés Buzyn annonce 70 millions de mesures immédiates. 55 millions pour revalorisation d’une prime de 100 euros nets mensuels, versée dès juillet « à tous les professionnels des services d’urgence (hors médecins) ». S’y ajoute une enveloppe de 15 millions d’euros censée « permettre aux services d’urgence en tension » de « renforcer leurs effectifs durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts ».
  • Espagne: fin du procès des séparatistes catalans
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Acte
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.L’acte II du quinquennat d’Emmanuel Macron est commencé ! On en avait parlé au mois de mai, lors l’anniversaire de son élection. On en parle plus encore maintenant, après la déclaration de politique générale du Premier ministre, qui semble donner une direction plus claire à la future action du pouvoir, et d’une certaine façon rompre avec ce qui a précédé. Le sens ne pose pas de problème, il s’agit bien d’une nouvelle période, d’une nouvelle séquence. Et on utilise là une formule particulièrement à la mode : on l’a bien vu avec la façon dont les médias rendaient compte de la crise des gilets jaunes. Tous les samedis depuis l’automne dernier, ils se rassemblent, manifestent, se font entendre. Et on date l’acte I du 17 novembre, première manifestation d’importance. Tous les samedis qui suivaient étaient présentés comme l’acte II, l’acte III, etc. Et ça accrédite le mot pour désigner un épisode. Le mot épisode est d’ailleurs assez à la mode, mais s’est étrangement spécialisé dans le vocabulaire du temps qu’il fait : épisode nuageux, neigeux, caniculaire… Alors on a aussi la saison qui est extrêmement bien vue, et cela grâce à la faveur des séries. Au départ, elles sont proposées au spectateur année par année. On comprend bien donc le mot saison, qui se calque sur la langue des spectacles : la saison correspond à une année scolaire : une période qui commence après les vacances d’été, pour s’arrêter juste avant les suivantes. Mais devant la multiplication de ces productions qui se découpent en épisodes, les saisons se sont raccourcies, et on emploie aujourd’hui le mot pour un ensemble de plusieurs numéros. Mais l’acte dans cet usage est relativement récent. Dans les mêmes circonstances, on parlait bien plus de chapitres, ou parfois, plus rarement, de scènes. L’acte dont il est question, c’est au départ une subdivision théâtrale. Le mot lui-même n’est pas si ancien en français : il n’apparaît qu’au 14e siècle, avec des sens différents. On se met à parler en français, en traduisant le latin bien sûr, de l’Acte des Apôtres par exemple, un texte religieux chrétien qui donne le récit de la vie et des actions des apôtres. Il est donc question d’une narration, d’un récit. Ce qui permet de mieux comprendre le glissement d’emploi : un acte a été ensuite une pièce de théâtre, puis un fragment de pièce. Il faut dire que c’est déjà le sens qu’avait actus en latin. Alors combien d’actes pour une pièce ? Ça dépend ! Dans le théâtre classique français, au 17e, siècle d’or de ce genre, on en souvent trois ou cinq. Mais depuis le nombre est changeant : on peut très bien avoir une pièce en deux actes. Et quand tout se joue d’un seul tenant, on parle de pièce en un acte ! Et chaque acte correspond le plus souvent à une séquence unifiée, qui se distingue des autres : changement de lieu, d’époque, et parfois un rapide baisser de rideau pour marquer le passage de l’un à l’autre. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 13/06/2019 20h00 GMT
    TranscriptionAdrien Delgrange : RFI, 20h en temps universel (TU), 22h à Paris, avec Zéphyrin Kouadio pour vous présenter ce journal en français bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous. À la une de cette édition 13 juin. AD : C’est l’image du jour. Deux énormes bateaux en feu au large de l’Iran. Ces navires transportent du pétrole sont en proie aux flammes depuis ce matin. Accident ou attaque ? Difficile d’établir les causes de l’incendie ce soir. L’ONU convoque demain une réunion d’urgence à la demande des États-Unis pour comprendre ce qui s’est passé.  ZK : L’Algérie également à la une ce journal, en 2 jours, deux anciens Premiers ministres placés en détention préventive. AD : Dans l’actualité européenne. Au Royaume-Uni, l’ancien maire de Londres Boris Johnson est bien placé pour remplacer à Theresa May comme chef du gouvernement britannique. ZK : En France, au procès du couple Balkany, le représentant de l’état demande 7 ans de prison fermes pour le maire de Levallois Perret Patrick Balkany et 500 000 euros d’amende pour son épouse. AD : Voilà pour les titres bienvenus à tous. ------ ZK : Que s’est-il passé en mer d’Oman aujourd’hui où deux bateaux ont pris feu ? AD : 2 pétroliers, l’un norvégien et l’autre japonais, naviguaient au large des côtes iraniennes lorsqu’ils ont probablement subi une attaque, ce soir, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo accuse l’Iran d’être « responsable » des attaques menées jeudi contre des pétroliers. L’origine des attaques présumées n’est toujours pas établie à l’heure actuelle. Difficile de dire ce qu’il s’est réellement passé, comme l’explique l’amiral et ancien président de l’Académie de marine Alain Coldefy. [Transcription manquante] AD : Alain Coldefy au micro d’Oriane Verdier. À la demande des États-Unis, Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence demain à huis clos. Enfin les attaques présumées de ces deux pétroliers ont immédiatement fait s’envoler les prix du pétrole plus de 2 % du prix du baril. ZK : À Hong Kong, au lendemain des manifestations contre Pékin. AD : La jeunesse protestataire s’inquiète des poursuites qui seront données aux altercations avec la police et des moyens de contrer les surveillances électroniques dont elle fait l’objet. À Hong Kong, reportage de notre envoyé spécial Stéphane Lagarde.   La station d’Admiralty, est restée fermée ce jeudi, ce qui n’a pas empêché les manifestants en petit nombre de se rendre devant le conseil législatif de Hong Kong pour dénoncer le projet de loi sur l’extradition. Des protestataires masquées pour se protéger des caméras de la police, affirme Wilsun employé de banque. « C’est juste pour se protéger le visage. Nous avons entendu que certains manifestants avaient été arrêtés par la police, grâce aux caméras de surveillance et autres moyens prouvant qu’ils étaient à la manifestation mercredi. » Une inquiétude partagée par Cherry 27 ans, qui ne veut pas dire ce qu’elle fait dans la vie, ni même son vrai prénom et particulièrement vigilante sur les traces laissées sur les réseaux. « Si je poste quelque chose qu’il leur déplaît sur Facebook, ils peuvent m’arrêter. C’est arrivé à un leader de groupe sur la messagerie Télégramme. C’est dangereux, mais nous voulons continuer à dire la vérité. » Dire la vérité sans se faire attraper et pour cela éviter d’utiliser la carte octopus des transports de Hong Kong qui conserve le souvenir de vs déplacements. Tomy 29 ans, « Tout le monde a peur. Certains s’inquiètent par exemple des traces laissées sur la carte du métro. Que la police puisse savoir la station où vous êtes descendus. Alors ils achètent des tickets à l’unité. » Selon le responsable de la police de Hong Kong ce jeudi, seules 11 personnes auraient été arrêtées dans les affrontements de mercredi. ZK : Sur le continent africain, les mots d’apaisements du président malien. AD : « Je vous demande de ne pas vous livrer à des actes de vengeance », a déclaré, Ibrahim Boubacar Keïta, d’un déplacement dans le village dogon du centre du pays frappé par une tuerie il y a 4 jours. ZK : Dans le nord-est de la RDC, situation est toujours tendue en Ituri.  AD : Et ce après une flambée de violences intercommunautaires ces trois derniers jours qui a fait au moins 50 morts selon le gouverneur de cette province du nord-est de la Republique démocratique du Congo. Les explications de Lea-Lisa Westerhoff. Impossible d’avoir un bilan définitif, car dans les différentes localités (des territoires de Djugu au nord de Bunia, la capitale de la province), les communautés font encore le décompte des corps. Plus de 60 affirme l’assemblée provinciale tandis que la société civile elle parle de près d’une centaine de victimes. Seule certitude dans l’immédiat, la violence de ces tueries. Elles ont démarré lundi après que 4 commerçants de l’ethnie Lendu aient été assassinés par des membres de la communauté hema. S’en est suivi un cycle de représailles sanglant dont personne n’est sûr encore qu’il a réellement pris fin et d’énormes déplacements de populations paniquées. L’armée congolaise elle accuse un groupe armé d’être responsable de cette poussée de violence. Depuis hier, la communauté hema majoritaire à Bunia, le chef-lieu de la province de l’Ituri a décrété 3 jours de deuil et demandé à tous les commerces de tirer leur rideau en signe de protestation face à ces tueries. La situation restait tendue dans cette ville cet après-midi avec plusieurs centaines de jeunes venus dire leur colère et l’armée déployée dans plusieurs quartiers de la ville. AD : Et puis en Algérie, c’est le deuxième Premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika envoyé en prison en deux jours. Ahmed Ouyahia placé en détention préventive hier, aujourd’hui c’est l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal qui est écroué. Selon l’agence de presse algérienne APS, Abdelmalek Sellal tout comme Ahmed Ouyahia sont soupçonnés d’avoir dilapidé les deniers publics algériens. ZK : Dans l’actualité française, « C’est toute la Nation qui s’incline » et « qui pleure » « trois de ses enfants morts en héros ».  AD : Ce sont des mots prononcés par Emmanuel Macron aujourd’hui aux Sables-d’Olonne, le chef de l’état rendait hommage aux trois sauveteurs de la SNSM morts vendredi dernier en portant secours à un chalutier en détresse. ZK : Au tribunal de Paris, les réquisitions sont tombées pour le couple Balkany ! AD : C’est le procureur qui demande au nom de l’état 7 ans de prison avec incarcération immédiate contre Patrick Balkany et 500 000 euros d’amende avec une peine de quatre ans de prison avec sursis contre Isabelle Balkany, épouse et première adjointe du maire LR de Levallois-Perret, soupçonnés d’avoir dissimulé plus de 13 millions d’euros, tous les deux sont jugés pour fraude fiscale et corruption, c’est une annonce qui provoque déjà une levée de boucliers parmi l’opposition de droite. Les délinquants âgés de moins de 13 ans ne seront plus poursuivis - au pénal - en France explique la ministre de la Justice Nicole Belloubet dans les colonnes du journal La Croix. La Garde des Sceaux veut en effet introduire le principe d’irresponsabilité pénale jusqu’à 13 ans inclus. Écoutez les précisions de Grégoire Sauvage. Actuellement en France, c’est le juge des enfants qui décide si un mineur possède suffisamment de discernement pour être poursuivi. Une appréciation au cas par cas qui laisse une certaine liberté au magistrat. Problème, la Convention internationale des droits de l’enfant impose d’introduire un seuil d’irresponsabilité pénale. Un seuil d’ailleurs appliqué par de nombreux pays européens. Avec cette mesure, la France ne ferait que se mettre en conformité avec les textes qu’elle a signés. Cependant, Nicole Belloubet sait que le sujet est sensible à droite. C’est pourquoi elle précise que la fin des sanctions pénales ne signifie pas l’absence de réponse judiciaire. Les victimes pourront être indemnisées et les jeunes concernés pris en charge dans le cadre d’une procédure d’assistance éducative. Par ailleurs, ce seuil de 13 ans ne sera pas rigide. Les magistrats pourront faire exception à ce principe, mais devront motiver leur décision. Sur cette réforme de la justice des mineurs, la Garde des Sceaux veut aller vite : l’ordonnance sera présentée à la rentrée en Conseil des ministres, mais n’entrera en vigueur qu’un plus tard pour permettre le débat parlementaire promet Nicole Belloubet. AD : Et puis le mondial féminin de foot à Montpellier l’Australie a battu le Brésil 3- 2 et à Paris les Chinoises mènent 1 à 0 contre l’Afrique du Sud.
  • Appel
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.On le commémore aujourd’hui : l’anniversaire du célèbre Appel du 18 juin 1940. Le général de Gaulle lançait depuis Londres un appel aux Français pour qu’ils continuent la guerre. Cette prise de parole, sur la BBC, la radio britannique, a été entendue par fort peu de monde le 18 juin 1940. Mais on sait que De Gaulle avait reparlé plus tard, notamment le 22 juin de façon légèrement différente, et de toute façon cette courte émission avait eu un immense retentissement très vite : on s’était passé le mot et tout le monde en parlait. On sait bien quel était le contenu du message : De Gaulle affirmait que malgré la lourde défaite, cette guerre n’était pas « tranchée par la bataille de France ». Et il terminait en faisant entendre un mot qui allait devenir historique : « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. » Le terme de résistance était donc prononcé, et il allait connaître un extraordinaire destin. Alors attention, cet appel n’était pas une invitation à entrer en résistance à l’intérieur du pays ; ce n’est pas l’acte fondateur de la Résistance française. Mais c’était une demande à tous ceux qui le pouvaient, et particulièrement aux militaires et aux ingénieurs et ouvriers de l’armement à se mettre en rapport avec le général, en exil à Londres. Très vite, ce texte est connu sous le nom d’Appel du 18 juin. Pourquoi ce mot d’appel ? Le mot évoque d’abord la voix : pour appeler, au sens propre, on parle. Et d’ailleurs, on parle fort, il y a là comme une exclamation. Et si l’on parle fort, c’est qu’on attend une réponse, une réaction, un intérêt éveillé. Par exemple, on appelle quelqu’un dans la rue… quelqu’un qui vous croise sans vous voir. On appelle quelqu’un dans une foule, pour établir le contact, la relation ; on signale sa présence et on veut susciter un écho : « Maman ! » Ou même on appelle quelqu’un au téléphone. Ça sonne ? Il répond ! Il y a donc cette idée d’interpellation dans l’appel. Mais il y a plus que cela : un appel est aussi une convocation : il y a dans le mot un aspect impératif : quand on appelle quelqu’un, on ne lui demande pas vraiment son avis : c’est une exigence, qui se situe souvent dans un cadre déterminé : on parle de l’appel à la prière par exemple, ou bien dans un procès, on appelle un témoin à la barre. Et plus encore dans une situation militaire : on sait qu’on appelle les futurs soldats sous les drapeaux : il n’est pas question de leur demander leur avis. C’était donc le mot qui correspondait à la conscription, au service militaire, et les jeunes gens qui se formaient ainsi à la vie militaire étaient des appelés. Donc si on revient à cet Appel du 18 juin, il faut se souvenir qu’il émane de celui qui se présente lui-même de façon très claire : « Moi, général de Gaulle ». Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Le Mot de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du Centre national de Documentation Pédagogique.http://www.cndp.fr/
  • E-book, flipbook, page turner : les anglicismes du livre
    Depuis le XVe siècle, les mots du livre sont français. Le vocabulaire du livre commence à s’angliciser avec l’innovation de l’offset en 1903 et cela s’accélère avec la révolution numérique. Deux termes récemment publiés au Journal officiel ont donné du fil à retordre à la Commission d’enrichissement : folioscope pour flipbook, et accrolivre pour page turner.accrolivre, n.m. Domaine : Édition et livre. Définition : Livre à ce point captivant qu’on le lit d’une traite. Équivalent étranger : page turner. ------folioscope, n.m. Domaine : Édition et livre. Définition : Petit livre qui, lorsqu’il est feuilleté rapidement à un rythme régulier, permet de voir une succession d’images créant l’illusion d’une séquence animée. Équivalent étranger : flick book, flip book, flipbook. -----livre numérique, n.m Domaine : Édition et livre. Définition : Ouvrage édité et diffusé sous forme numérique, destiné à être lu sur un écran Voir aussi : Liseuse Équivalent étranger : e-book (en), electronic book (en)Journal officiel du 04/04/2012
  • Disculper
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Ivan Golounov disculpé ! Nouvelle étonnante et inattendue, puisqu’il est plus que rare que le pouvoir russe, ou tout au moins sa police, recule et admette une erreur. Ce journaliste avait été arrêté pour trafic de drogue, avec à l’appui une vidéo montrant un laboratoire. La police a reconnu que ces images n’avaient pas été prises chez lui. Et suite à la mobilisation d’une partie de l’opinion, et même d’une partie de la presse russe, le journaliste a été relâché : disculpé. C’est-à-dire qu’on reconnaît que les accusations portées contre lui étaient sans fondement. Disculpé est un synonyme proche d’innocenté : on reconnaît son innocence, après avoir déclaré qu’il était coupable. Le verbe disculper a d’ailleurs un caractère assez public, voire officiel. Mais si ce geste est officiel, le mot ne désigne pas un acte juridique précis : disculper n’est donc pas le symétrique exact d’inculper. Par rapport aux procédures françaises par exemple, l’inculpation n’existe plus aujourd’hui : les formes ont légèrement changé, et on appelle cela mise en examen. Mais il s’agissait d’une procédure qui était lancée. Et quand on abandonne les charges, on efface cette inculpation, mais on ne procède pas à une disculpation. Par ailleurs, ce changement de vocabulaire est bien représentatif, et correspond aussi à un renforcement de la présomption d’innocence, ou tout au moins du vocabulaire qui touche à cette présomption. En effet le mot inculpation est de la même origine que le mot coupable. Il y a donc de la culpabilité implicite si l’on utilise ce mot. La modification est représentative d’une volonté d’être politiquement correct : ne nous laissons pas trahir par notre langage. Inculper, même si ce n’est plus opérationnel, appartient bien à la sphère du droit. Et ce n’est pas du tout le cas d’un autre verbe, formé différemment à partir de la même racine : culpabiliser. Il est bien plus récent et ressort de la psychologie. Culpabiliser quelqu’un ce n’est pas l’accuser, c’est plus insidieux… C’est lui donner un sentiment de culpabilité. Par ce qu’on lui dit, par ce qu’on lui reproche, ou même par ses actions, on fait en sorte qu’il se sente coupable, qu’il s’en veuille de quelque chose qu’il a fait. Là encore ce mot, qui apparaît en français dans l’après-guerre, est représentatif de l’irruption de la psychologie dans nos manières de penser. À tel point que parfois, par une extension d’usage, on utilise ce verbe dans un autre usage : je culpabilise veut dire je me sens coupable. Et le mot culpabilité, dans la langue d’aujourd’hui a bien deux sens distincts : le fait d’être coupable au regard de la loi. Et le fait de se sentir coupable, d’avoir l’impression qu’on a mal agit, même si personne d’autre que vous-même ne vous le reproche. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 12/06/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel (TU). L’heure de votre Journal en français facile.  À la une ce soir : - Des manifestations à Hong Kong. Plusieurs dizaines de milliers de personnes rassemblées dans les rues aujourd’hui pour protester contre le projet de loi sur les extraditions vers la Chine. - La bourde de Donald Trump. Le Président américain a dévoilé, à son insu, une partie de l’accord sur l’immigration avec le Mexique. Un document qu’il présentait comme secret. Les détails dans ce journal. - Et puis en France, l’Assemblée Nationale vote la confiance au Gouvernement d’Edouard Philippe. Le Premier ministre avait auparavant détaillé devant les députés, les grands chantiers de son équipe pour les prochains mois. ------ LB : On se rend à Hong Kong pour débuter ce journal. Hong Kong où policiers et de très nombreux manifestants se sont affrontés aujourd’hui. Au total plusieurs dizaines de milliers de protestataires qui s’opposent toujours à un projet de loi qui pourrait autoriser les extraditions vers la Chine. C’est à dire l’acte de livrer à Pékin des personnes poursuivies par la justice chinoise. Notre correspondante Florence de Changy est allée là la rencontre de manifestants ce mercredi. Écoutez leurs témoignages. La police a essayé de nous empêcher de manifester. Ils veulent laisser les députés se réunir pour faire adopter le projet de loi. Nous nous voulons bloquer les rues pour que les députés entendent notre opinion. Il y a des procédures normalement, la police doit émettre des avertissements rouge ou noir avant de lancer des gaz lacrymogènes ou de tirer sur les manifestants au flashball. Mais ils ne l’ont pas fait et c’est pour ça que nous sommes très énervés. Nous espérons que la communauté internationale puisse entendre notre voix et nous aider. Nous sommes dans une situation très dangereuse, car le principe de de Hong Kong, un pays deux systèmes, se détériore et si cette loi d’extradition possible vers la Chine passe il n’y aura plus d’État de droit. Aujourd’hui il y a beaucoup de jeunes et de gens en général rassemblés ici pour défendre nos droits. Nous voulons la liberté d’expression, la liberté d’association, la liberté de religion pour Hong Kong, ces garanties-là n’existent pas en Chine. LB : Les débats sur le projet de loi permettant d’autoriser les extraditions vers la Chine ont été reportés à une date ultérieure. Concernant les manifestations, la cheffe de l’exécutif dénonce des « émeutes organisées ». D’autres voix -précisément celle du MAE britannique- demandent au Gouvernement hongkongais d’écouter les inquiétudes de sa population et de la communauté internationale. Ce soir, l’Union européenne appelle également à « respecter » le droit des manifestants de Hong Kong et dit « partager plusieurs » de leurs inquiétudes. Autre commentaire, celui de Donald Trump. Le Président américain dit espérer que les manifestants seront « capables de trouver une solution avec la Chine », sans se prononcer sur le bien-fondé de leurs revendications, c’est-à-dire sur leurs demandes. Donald Trump qui fait également la une de l’actualité, pas pour ses déclarations, mais à cause d’une gaffe filmée par les caméras des chaînes d’information. Le locataire de la Maison-Blanche a en effet dévoilé, malgré lui, une partie de l’accord sur l’immigration avec le Mexique. Devant les journalistes, il a tenu une page pliée en deux de ce texte, en précisant bien qu’il était confidentiel. C’était sans compter sur le super objectif d’un photographe de presse. Sami Boukhelifa. Depuis le début de la semaine Donald Trump, ne cesse de le répéter : il a signé un accord sur l’immigration avec le Mexique. Mais pas la peine de chercher à en savoir davantage précise la Maison-Blanche : le « texte est secret ». De son côté Mexico affirme n’avoir aucune information quant à un tel accord confidentiel, de quoi alimenter le scepticisme de la presse américaine qui revient alors à la charge. Le président américain est assailli de questions lors d’un point de presse. Il sort alors une feuille de la poche intérieure de son costume et la brandit à plusieurs reprises face aux journalistes certifiant que les termes de l’accord étaient écrits noir sur blanc sur ce bout de papier. Il n’en fallait pas plus pour le photographe du Washington Post qui immortalise le moment. Sous un soleil éclatant, les lignes du document apparaissent en filigrane. Très vite elles sont déchiffrées, mais ne révèlent rien d’extraordinaire. Il y est mentionné que les États-Unis feront le point sur les progrès enregistrés à la frontière sud d’ici 45 jours. Le Mexique avait déjà fait une déclaration similaire expliquant que s’il n’arrivait pas à endiguer le nombre de clandestins traversant son territoire pour se rendre aux États-Unis durant ce délai l’accord pourra être revu. LB : On prend la direction de l’Espagne pour la fin du procès des séparatistes catalans mis en cause pour leur rôle dans la tentative de sécession il y a un peu moins de deux ans. Un procès-fleuve, comprendre très long, puisqu’il a commencé le 12 février. Sur le banc des accusés 12 leaders séparatistes catalans, accusés entre autres de ne pas avoir respecté les lois espagnoles, et d’avoir organisé un referendum d’autodétermination le 1er octobre 2017 -soit un vote sur l’indépendance de la Catalogne, région du nord-est de l’Espagne. Le procès qui a pris fin ce mercredi. Le verdict est attendu pour cet automne. À Madrid, les précisions de François Musseau. C’est une journée particulière dans le centre de Madrid, dans cette zone appelée ville de la justice, où se trouve notamment le tribunal suprême. Sous de fortes mesures de sécurité, a lieu la dernière journée d’un procès très suivi par les Espagnols, un procès qui est retransmis en continu par nombre de télévisions nationales. Une dernière journée qui donne la parole, pour la dernière fois, aux avocats de la défense et à chacun des douze accusés. Ces douze accusés, en prison préventive depuis novembre dernier, sont des anciens ministres régionaux du gouvernement catalan séparatiste, la présidente du parlement ou des leaders associatifs. Chacun dans sa plaidoirie clame son innocence, en disant tous qu’ils ont agi, je cite, dans l’intérêt du peuple catalan et pour des raisons démocratiques. Par eux, Dolors massa, qui l’époque des faits reprochés en octobre 2017 était ministre régional de l’éducation et des affaires sociales. « Je ne sais pas si on assiste à un procès politique, ce n’est pas à moi de le dire. Ce que je puis affirmer c’est qu’en écoutant les arguments du procureur, on est dans un procès qui est sous-tendu par un contenu éminemment politique ». Dolors Bassa se dit innocente, comme les autres accusés. À l’instar de l’ancien ministre Josep Rull, qui risque lui aussi une lourde peine pour rébellion contre l’État. Dans sa plaidoirie, il a assuré que la justice espagnole peut faire tomber les têtes dirigeantes du séparatisme, mais, je cite, elle ne pourra en finir avec la volonté d’un peuple d’être indépendant. LB : L’actualité en France, c’est le coup d’envoi de l’acte 2 du quinquennat d’Emmanuel Macron. Deux ans après son arrivée à l’Élysée, c’est son Premier ministre qui était chargé de marquer ce qui est présenté comme une nouvelle phase. Edouard Philippe a présenté ce mercredi le calendrier et les choix de l’exécutif des réformes à venir lors d’une déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale. Il y a « urgence » a-t-il lancé en dévoilant une feuille de route très politique qui vise à ménager les deux jambes de la Macronie, droite et gauche. À l’Assemblée Nationale, le reportage de Julien Chavanne et Bertrand Haeckler. Un coup de barre à droite, un coup de barre à gauche. Edouard Philippe aura viré de bord au fil de son discours. Cap à droite quand il annonce des baisses d’impôts pour les classes moyennes de 27 milliards d’euros sur le quinquennat, la suppression des régimes spéciaux des retraites ou un débat annuel sur l’immigration. Cap à gauche quand il promet « d’accélérer l’engagement écologique » du gouvernement, et bien sûr quand il s’engage à présenter la PMA pour les couples de femmes en septembre prochain à l’Assemblée. Le « en même temps » reste plus que jamais de mise en prévision des municipales. Et s’il n’est pas question de ralentir le rythme des réformes, la méthode va changer, promet Edouard Philippe. [...] Edouard Philippe remporte largement la confiance de l’hémicycle avec plus de 360 voix. Ce sera une autre histoire ce jeudi matin au Sénat, où la droite est majoritaire. LB : Le groupe Les Républicains « s’abstiendra » lors du vote sur la déclaration de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe demain matin au Sénat. C’est ce qu’a annoncé son chef de file dans un communiqué. « Il n’y a au Sénat ni opposition systématique ni adhésion automatique », déclare Bruno Retailleau. En bref, cette autre déclaration du président de Renault. Un mot de l’actu éco en France où Renault confirme la priorité de son alliance avec Nissan. « Il n’y aura pas de réussite de Renault sans réussite de l’Alliance » avec Nissan et Mitsubishi. Voilà ce qu’a affirmé Jean-Dominique Senard lors de l’assemblée générale du groupe. Une déclaration qui intervient une semaine après le projet de fusion abandonné avec Fiat-Chrysler. Devant les actionnaires, Jean-Dominique Senard a toutefois laissé ouverte la porte à une possible reprise des discussions avec le groupe italo-américain. Un mot de la coupe du monde féminine de football avant de se quitter. Puisque l’équipe de France joue en ce moment son 2e match de la compétition. Les Bleues sont opposées à la Norvège. [Transcription manquante]
  • Soutien au journaliste russe arrêté
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Timide
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.À Palmyre, un retour timide des habitants annonçait hier RFI. En effet, cette ville syrienne avant d’être investie par l’État islamique comptait autour de 50 000 habitants. Bien peu y sont aujourd’hui, et même si quelques-uns y retournent et quittent leur exil, leur nombre est peu important, et ils reviennent au compte-gouttes précisent les informations de Rfi c’est-à-dire petit à petit, par groupes peu nombreux. C’est bien pour ça qu’on parle d’un retour timide. Il concerne peu de gens, mais de plus, apparemment, ils reviennent sans enthousiasme, pour reprendre une vie qui n’est pas bien attrayante : les services municipaux sont loin d’être rétablis dans leur ensemble. Et l’activité de la ville, qui vivait beaucoup du tourisme, est incroyablement réduite par rapport à ce qu’elle était. On a donc l’impression qu’il s’agit d’un retour en rasant les murs, a minima. Et cet adjectif « timide » qui le qualifie se comprend à la fois de manière quantitative (peu d’habitants sont revenus) et qualitative (la ville n’est plus ce qu’elle était). Mais bien sûr on a l’impression que ce mot, timide, est ici employé dans un sens figuré. Dans son emploi le plus courant, le mot désigne une manière d’être embarrassée avec les autres : un manque d’aisance, un manque d’assurance, une crainte de communiquer, de se lier. Et bien souvent une peur d’être jugé et un sentiment d’infériorisation. Non qu’on se sente toujours inférieur à ceux qu’on peut rencontrer, mais on a peur de ne pas être à la hauteur : un manque de confiance en soi dans par rapport à l’attitude qu’on peut adopter. Et aussi souvent une peur d’être évalué, jugé. Mais cette signification, qui est aujourd’hui la principale, ne correspond pas au sens d’origine du mot. Timide est un cousin de timoré, et les deux mots dérivent du verbe latin timere qui signifie craindre. Être timide c’est donc au départ être peureux, manquer d’audace, ou d’esprit de décision. Les dérivés du mot balancent entre ces deux significations : on est intimidé quand on est timide dans une circonstance précise. On peut très bien, à l’ordinaire, être assez sûr de soi, hardi… Et soudain, face parfois à un personnage qui vous en impose, on se retrouve tout timide : intimidé ! Quant au verbe intimider, lui aussi a parfois un sens assez différent : faire de l’intimidation, c’est menacer quelqu’un, en commençant par l’effrayer. Avec presque toujours l’idée qu’il s’agit d’un bluff, que celui qui vous menace n’est pas assez puissant pour que cet avertissement soit suivi d’effet. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 11/06/2019 20h00 GMT
    TranscriptionNamouri Dosso : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel (TU). Soyez les bienvenus dans ce Journal en français facile. Sylvie Berruet est à mes côtés pour vous accompagner ce soir. Bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Namouri, bonsoir à tous. ND : À la une de votre journal : à Hong Kong, des dizaines d’entreprises et commerces ont annoncé leur intention de fermer leurs portes demain pour protester contre le projet de loi sur les extraditions vers la Chine continentale. Un sujet de discorde entre Pékin et Washington. SB : Les autorités russes ont disculpé le journaliste d’investigation Ivan Golounov accusé de trafic de drogue. ND : Au Brésil, la Cour suprême va réexaminer la demande de libération de l’ancien président Lula. Des révélations sur l’enquête anticorruption menée contre lui indiquent qu’elle aurait été orientée afin d’empêcher le retour au pouvoir du héros de la gauche. SB : Du foot avec la rencontre Andorre -France. Les hommes de Didier Deschamps mènent à la mi-temps. Il s’agit d’un match pour les qualifications de l’Euro 2020. Nous rejoindrons notre envoyé spécial en Andorre, Olivier Pron. ----- SB : La fronde à Hong Kong ne faiblit pas. L’opposition prévoit un nouveau rassemblement demain après les manifestations monstres de dimanche. ND : Près d’un million de personnes étaient dans les rues pour dénoncer le projet de loi de l’exécutif. Un texte qui autorise les extraditions vers la Chine continentale. C’est-à-dire de livrer un condamné ou une personne poursuivie à un gouvernement étranger qui le réclame. Pour l’opposition anti-Pékin, c’est une ligne rouge. Dans leur contestation ils pourront compter sur les petits commerçants qui vont fermer boutique demain pour rejoindre la fronde. SB : C’est dans ce contexte que La Chine hausse le ton contre les autorités américaines. ND : Les critiques de Washington à propos de Hong Kong suscitent la colère de Pékin. Après les manifestations géantes de dimanche, les États-Unis se sont montrés très critiques vis-à-vis du projet de loi proposé par le gouvernement hong-kongais. Vincent Souriau. S’il est adopté, ce texte permettra d’extrader des citoyens ou des résidents de Hong Kong vers la Chine continentale. Scénario dénoncé hier sur un ton sévère par la porte-parole de la diplomatie américaine, Morgan Ortagus. « Les États-Unis partagent l’inquiétude d’un grand nombre d’habitants de Hong Kong : le manque de protections contenues dans ce projet de loi pourrait réduire l’autonomie du territoire hong-kongais et saper des années de travail consacré à la protection des droits de l’homme, des libertés fondamentales et des valeurs démocratiques ». Le Royaume-Uni est sur la même ligne. Si cette loi passe, déclare le ministère britannique des Affaires étrangères, les citoyens de Hong Kong devront affronter le système judiciaire chinois. Ses très longues détentions préventives, ses confessions télévisées et l’absence des garanties juridiques offertes par la Constitution hong-kongaise. SB : Aux États-Unis les grands patrons défendent l’accès à l’avortement. ND : Les dirigeants de près de 200 entreprises américaines se mobilisent sur la question. Au moment où plusieurs états conservateurs tentent de remettre en cause ce droit. Les signataires emmenés par le patron de Twitter publient une tribune dans le New York Times. SB : En Russie Ivan Golonov a été disculpé par la justice aujourd’hui. ND : Ce journaliste d’investigation avait été arrêté jeudi dernier pour tentative de trafic de drogue. Il fut relâché et assigné à résidence ce week-end. Ivan Golonov encourait jusqu’à vingt ans de prison. L’affaire avait eu une résonance particulièrement dans le pays. Reporter sans Frontière salue une « mobilisation historique de la société civile ». Les policiers ayant procédé à l’arrestation du journaliste ont été suspendus de leurs fonctions le temps de l’enquête. Deux hauts responsables de la police moscovite vont être limogés. SB : Au Nicaragua, les autorités ont commencé à libérer des détenus qui étaient incarcérés dans le cadre des manifestations contre le gouvernement, qui ont débuté en avril 2018.  ND : Cela grâce à une loi d’amnistie, c’est-à-dire un texte qui arrête les poursuites et supprime les condamnations. Cette loi est très décriée par l’opposition et une partie de la communauté internationale qui y voient une manière de couvrir les exactions des forces de l’ordre. La répression au Nicaragua aurait fait au moins 325 morts. Victoria Obando fait partie des opposants qui ont remis en liberté hier. Une libération à laquelle elle ne s’attendait pas comme elle l’a expliqué à Hugo Passarello, du service en langues espagnoles de RFI. « Ils ne nous ont pas prévenus que nous allions être libérées. Ils arrivent tout simplement, font circuler une liste à l’aube et te demandent de ramasser tes affaires parce que tu vas sortir. Mais on reste préoccupées parce que nos camarades sont toujours prisonniers. Nous allons nous organiser, en tant que société civile, nous allons promouvoir l’union de tous les secteurs sociaux et politiques pour permettre à notre pays d’avancer, par le biais de la table de négociations et les exigences du peuple. Nous n’allons pas reculer. Nous avons besoin d’avoir un pays avec une justice, des libertés et la démocratie ».  SB : 13 jours après le naufrage à Budapest de la Sirène, un bateau d’excursion transportant des touristes sud-coréens, les secouristes hongrois sont parvenus à sortir l’épave de l’eau. ND : Il s’agit d’une étape décisive pour comprendre le déroulement de ce drame qui a fait 24 morts et 4 disparus le 29 mai dernier, alors qu’il faisait un temps exécrable à Budapest. Un navire de croisière percutait la Sirène qui sombrait en quelques secondes. Sur les 35 personnes à bord du bateau, seulement 7 ont survécu. L’extraction du bateau n’a pu avoir lieu qu’aujourd’hui, en raison du niveau d’eau très élevé du Danube, gonflé par les pluies et la crue. La correspondance de Florence Labruyère. Les secours ont mis plus de 7 heures à sortir l’épave hors de l’eau. À l’aide d’une grue flottante, ils ont hissé le bateau centimètre par centimètre. Pendant l’opération, les plongeurs ont dû pomper l’eau qui avait alourdi l’embarcation. L’épave de la Sirène, dont la poupe est visiblement très abîmée, a été posée sur un ponton flottant. Elle va être emmenée au port nautique de Csepel, au sud de Budapest. Les autorités n’excluent pas de retrouver d’autres victimes à l’intérieur. Tôt ce matin, alors que le pont du bateau avait été hissé au niveau de l’eau, les sauveteurs avaient déjà extrait quatre corps, dont celui du capitaine, et celui d’une fillette de 6 ans. 4 personnes sont toujours portées disparues. Une vingtaine de plongeurs coréens ainsi que des policiers venus de Séoul ont participé aux opérations de recherche menée par les Hongrois. Quant au capitaine du Viking Sigyn, le navire qui a percuté la Sirène, il a été mis en examen pour « négligence criminelle ». Selon la police hongroise, il n’aurait pas averti le capitaine de la Sirène qu’il allait le dépasser. SB : Soupçons de manipulations dans l’enquête sur le plus grand scandale de corruption de l’histoire au Brésil. ND : Le Tribunal Suprême de justice a décidé hier de rouvrir le débat sur la demande de libération de l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva. Une décision annoncée au lendemain des révélations du site d’enquête The Intercept qui ont jeté le doute sur l’enquête anticorruption intitulé Lava Jato. Cette vaste investigation aurait semble-t-il été orientée pour discréditer l’ancien président brésilien. Ces révélations pourraient relancer l’affaire. SB : Les sports avec Football l’équipe de France est en Andorre.  ND : Cela dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 2020. On retrouve à l’Estadi Nacional d’Andorre notre envoyé spécial Olivier Pron. Olivier, les Bleus montrent un tout autre visage. [Transcription manquante] ND : Olivier Pron envoyé spécial de RFI en Andorre.

France Bienvenue
  • Festival à la plage ! C’est bientôt !
    Cette fois-ci, le festival où on vous emmène se déroule chez nous, à Marseille. Après le cinéma à Cannes la semaine dernière, voici un grand rassemblement très original car il offre une très grande diversité d’activités. Un festival jeune et pour les jeunes: le Delta Festival a sa propre personnalité et fait vibrer la plage […]
  • Cinéma, stars et paillettes à Cannes
    Aujourd’hui, il fait vraiment un super temps pour aller se balader en bord de mer ! Christelle a choisi d’aller à Cannes, mais pas pour la plage. Non, Christelle va à Cannes pour son festival international de cinéma. Elle nous parle de cet événement renommé qu’elle connait bien et ça donne très envie d’aller y […]
  • De Marseille à Cassis… Mais pas par la route !
    Avec les beaux jours qui reviennent, certains ont des fourmis dans les jambes* ! Romain aime la rando. Il a aussi des talents d’organisateur. Alors pendant le weekend, il a emmené une bande d’amis sur les sentiers des calanques qu’il connaît bien. On y va aussi ? En route ! Transcription R: Romain / A: […]
  • Prudence !
    Cette semaine, Héléna et Samuel nous racontent leurs mésaventures respectives en voiture. Héléna était passagère dans la voiture d’une amie. Samuel était au volant de sa voiture. Tous les deux s’en sortent bien mais ça aurait pu être plus grave. Ces deux accidents sont en tout cas l’occasion pour eux de réfléchir aux enjeux de […]
  • Sur les traces du Grand Bleu
    Aujourd’hui, nous vous emmenons en voyage. Un voyage au sens habituel du terme, en Méditerranée. Mais aussi un petit voyage dans le temps, à la fin des années 80 ! Vous êtes prêts ? Transcription : Bonjour. Je vous présente un magnifique panorama. Alors ici, on est à Taormine, une très jolie petite ville en Sicile. […]
  • Besoin de détente !
    Lydia nous parle de sa passion pour la musculation. Il s’agit bien d’une passion puisqu’elle se rend à la salle de sport quasiment tous les jours de la semaine, pour se détendre après une journée de cours ou une journée compliquée. Elle ne pourrait pas s’en passer ! Transcription L : Lydia A : Aline A : Oh Lydia, […]
  • Sauter haut, lancer loin et courir vite
    Sarah a commencé l’athlétisme à l’âge de quatre ans et depuis, elle n’a jamais arrêté. Cette activité continue à faire partie de sa vie d’adolescente. Aujourd’hui, elle nous explique ce que signifie faire de l’athlétisme: les disciplines qu’on pratique, comment on s’entraîne, les compétitions. Vous allez tout savoir sur ce sport très varié ! Transcription : […]
  • Les activités du petit garçon d’Hanane (fin)
    Voici la dernière partie de la conversation avec Hanane. Vous vous en souvenez peut-être, elle avait expliqué que comme son mari et elle viventt loin de leur famille, son petit garçon ne peut pas jouer avec ses cousins et ses cousines. Alors, elle a trouvé d’autres manières de faire pour rompre un peu cet isolement […]
  • Hanane et son petit garçon (suite)
    Vous avez fait connaissance avec Hanane la semaine dernière. Voici aujourd’hui plus de détails sur la façon dont sa vie s’est organisée depuis la naissance de son petit garçon il y a deux ans. Le temps passe si vite qu’il est même déjà question d’école maternelle pour la rentrée prochaine ! Discussion donc d’une jeune […]
  • Portrait d’une jeune maman bien occupée
    On peut reprendre des études après être entré dans la vie professionnelle. C’est ce qu’a décidé Hanane, après quelques années passées dans le monde du travail. Elle est pleine d’enthousiasme et de motivation, même si ce n’est pas facile tous les jours, comme elle nous l’explique aujourd’hui. Mais le jeu en vaut la chandelle*. Voici […]

Je dis, tu dis, il dit, nous disons
  • Erreur, le flux RSS est probablement en panne. Essayez plus tard.

Podcast français facile
  • Faire des choix
    DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/06/dialogue_45.mp3 Vincent : Qu’est-ce que tu préfères ? Avoir deux jambes à la place des bras ou un un bec de cigogne ? Nadège : C’est quoi cette question ? Ni l’un ni l’autre, évidemment. Vincent : Non, il faut choisir : soit avoir deux jambes à la place des bras, soit un [...] Faire des choix est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Parler d’une personne – dialogue
    Parler d'une personne - dialogue   🔷 DIALOGUE  : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/06/dialogue_44.mp3 Cécile : C’est qui ? Vincent : C’est Marion, ma cousine. Cécile : Elle est mignonne à croquer. Vincent : Oui, tu as vu comme elle ressemble à sa sœur ? Cécile : C’est incroyable, elles ne sont pas jumelles ? Vincent : Non, elles [...] Parler d’une personne – dialogue est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Leçon 3d – c’est la capitale du Japon
    pour étudier les capitales et les noms de pays Révisions : https://youtu.be/awPMhZ8fvww Questions Réponses Elle s'appelle comment ? Elle s'appelle Li. Elle a quel âge ? Elle a 15 ans. Elle habite où ? Elle habite au Japon. Elle est japonaise ? Non, elle est chinoise mais elle habite au Japon. Tokyo ? Oui, [...] Leçon 3d – c’est la capitale du Japon est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Se présenter en français – bases pour une révision niveau A1
    Étape 1 : donner les informations de bases, remplir une fiche administrative NOM : Je m’appelle ______________,  ÂGE :  J’ai _____________.  SITUATION FAMILIALE :  Je suis ______________.  NATIONALITÉ : Je suis __________________.  LIEU DE RÉSIDENCE : J’habite à _______________.  SITUATION PROFESSIONNELLE : Je suis ________________. DATE DE NAISSANCE : Je suis né (e) le ______________________________________ [...] Se présenter en français – bases pour une révision niveau A1 est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Courtoisies
    Parler poliment, être bienveillant, saluer, vouvoyer... la courtoisie est nécessaire pour entretenir de bonnes relations de voisinage ou avec des connaissances. Dans ce court dialogue, on parle du temps, on demande des nouvelles, on souhaite le bonjour au compagnon de son interlocuteur. 🔷 Objectifs : niveau : delf B1 pronom Y langue soutenue 🔷 DIALOGUE [...] Courtoisies est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Le jeu du devine-tête
    Connaissez-vous le devine-tête ? C'est un jeu amusant qui consiste à deviner le mot indiqué sur une carte qu'on ne peut pas voir (la carte est posé sur le front de la personne qui devine). Regardez la vidéo pour voir comment on y joue. https://youtu.be/SRnaAxS0bM4?rel=0 Pour jouer efficacement, il faut utiliser quelques phrases utiles : [...] Le jeu du devine-tête est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • À l’agence immobilière 3
    Franck est à la recherche d'une maison. Il a contacté une agence immobilière par e-mail et vient se présenter à l'agence pour avoir des informations concrètes sur les maisons qu'on lui propose. L'employée lui propose plusieurs choix et elle lui propose d'aller visiter une maison le jour même. Objectifs : communication : expressions de base [...] À l’agence immobilière 3 est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Liste de vocabulaire sur le cinéma
    Dialogue en relation : Le film dont je t'ai parlé 25 questions : pour parler du cinéma Liste de vocabulaire en relation : le cinéma 🇫🇷 prononciation 🇬🇧 français prononciation traduction jouer dans un film / ʒwe dɑ̃zœ̃ film / to play in a movie la Mostra de Venise / mostʀa də vəniz / [...] Liste de vocabulaire sur le cinéma est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • À l’agence immobilière 2
    Yann cherche un appartement à louer. Il se rend dans une agence immobilière et on lui propose un appartement intéressant. Dans ce dialogue, vous apprendrez à obtenir des informations pour pouvoir louer facilement un appartement, poser des questions sur le prix, les charges, le type d'appartement. Cette leçon comprend une fiche à imprimer  avec les [...] À l’agence immobilière 2 est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • L’éducation n’est plus ce qu’elle était !
    Dialogue sur le thème "L'éducation n'est plus ce qu'elle était". D'année en année, on se lamente de l'évolution des programmes scolaires. La société est divisée en deux groupes :  les réactionnaires qui souhaiteraient une éducation basée sur les fondamentaux que sont l'écriture et la lecture et les progressistes qui considèrent qu'il faut adapter l'école à [...] L’éducation n’est plus ce qu’elle était ! est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
Publicités