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Apprendre avec Radio France
  • Les insectes disparaissent
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Journal en français facile 14/02/2019 20h00 GMT
    TranscriptionAndréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bienvenue dans votre journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin ! Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous. AM : À suivre dans ce journal : Un attentat, dans le Cachemire indien aujourd'hui. Une explosion a frappé un convoi militaire. Le bilan est pour le moment de 33 morts.  La fin de la conférence sur le Moyen-Orient à Varsovie. Deux jours durant lesquels Washington a particulièrement attisé les tensions avec l'Iran.  L'Iran qui était en Russie avec les dirigeants russes et turcs. C'est la Syrie qui était au cœur des discussions.  La fin du géant A380 annoncée aujourd'hui par Airbus. Et puis Theresa May de nouveau mise en difficulté au parlement britannique, moins de six semaines maintenant avant le Brexit. ----- ZK : En Pologne, la conférence sur le Moyen-Orient s'est achevée ce soir.  AM : Depuis deux jours, une soixantaine de représentants étaient réunis, à Varsovie. L'objectif c'était de parler paix et sécurité au Moyen-Orient. Étaient présents notamment Israël et des dirigeants arabes. Mais c'est surtout de l'Iran dont il a été question. Les États Unis ont par exemple pressé les européens à se retirer du traité sur le nucléaire, un texte qu’ils ont quitté depuis plus d'un an. Et si le vice-président américain Mike Pence a félicité l'Arabie-Saoudite ou encore les Émirats Arabes Unis pour leur application des sanctions américaines sur l'Iran. Il a critiqué le refus de certains européens de faire la même chose. On écoute Mike Pence. « Certains de nos principaux partenaires européens n’ont pas été coopératifs. Ils ont été les instigateurs de la création d’un mécanisme qui va à l’encontre de nos sanctions. Il y a seulement deux semaines la France, l’Allemagne et le Royaume Uni ont annoncé la création d’un mécanisme de financement spécial qui permettrait de remplacer des  paiements internationaux soumis à des sanctions. Ils appellent cela un outil à but spécifique, nous appelons ça un effort pour casser les sanctions américaines contre le régime révolutionnaire et meurtrier iranien.  C’est un mauvais pas qui ne fera que renforcer l’Iran, affaiblir l’Union Européenne et créer encore davantage de distance entre l’UE et les États-Unis. L'heure est venue  pour nos partenaires européens de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien et de se joindre à nous pour faire peser des pressions diplomatiques et économiques afin d'offrir la paix et la sécurité que mérite le peuple iranien, la région et le monde entier. » ZK : Des propos recueillis par notre envoyée spéciale à Varsovie, Oriane Verdier. AM : Hassan Rohani, de la Russie où il se trouvait aujourd'hui, a commenté la tenue de cette conférence à Varsovie. Le président iranien a dit qu'elle était vide, et sans résultat. ZK : Vous en parliez Andréane, aujourd'hui le président iranien était dans le sud de la Russie.  AM : Et il n'était pas seul, avec lui les présidents russes et turcs. Réunis, à Sotchi, pour discuter de l'avenir de la Syrie. Les dirigeants ont promis de renforcer leur coopération pour mettre fin au conflit qui dure dans le pays depuis 8 ans maintenant, et qui a fait plus de 360 000 morts. Tous trois se sont également mis d'accord pour qualifier de positif le retrait prochain des troupes américaines de Syrie. ZK : Dans l’actualité également, le Cachemire indien touché par un attentat ce jeudi.  AM : Le bilan est pour le moment d'au moins 33 morts selon les autorités. Une attaque à la bombe menée contre un groupe des forces paramilitaires indiennes. C'est l'un des épisodes les plus meurtriers survenus dans la région depuis plusieurs années. Vincent Souriau. « L'attaque s'est produite sur l'autoroute qui relie les deux principales villes du Cachemire : 300 kilos d'explosifs chargés dans une voiture piégée. Le kamikaze a foncé sur un convoi de bus. Au moins deux de ces véhicules ont été touchés par l'explosion. Ils transportaient des troupes de retour de permission. La revendication est arrviée très vite : signée de l'Armée de Mahomet, un groupe terroriste pakistanais placé sur liste noire par plusieurs pays occidentaux, qui a diffusé une vidéo posthume mettant en scène l'auteur présumé de l'attentat : un homme d'une trentaine d'années, présenté comme l'un des cadres de cette organisation. Dans la classe politique indienne, une avalanche de réactions dont celle du Premier ministre indien. Narendra Modi parle d'une attaque lâche et méprisable. Il assure que ces soldats ne seront pas morts en vain et que la nation toute entière se tient au côté de leurs familles. L'enquête commence, elle devra déterminer comment l'assaillant a pu se procurer sa charge explosive et échapper aux contrôles de sécurité dans cette province ultra-surveillée. » AM : Vous entendiez la réaction de Narendra Modi, Jean-Yves Le Drian également a réagi. Le ministre français des affaires étrangères a condamné une attaque ignoble. ZK : Vous écoutez RFI, il est 20 heures et 5 minutes à Londres, où se trouve le parlement britannique. Aujourd'hui, les députés ont rejeté une motion de Theresa May concernant le Brexit.  AM : Une nouvelle défaite pour la première ministre britannique, à six semaines maintenant de la sortie programmée du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Les députés ont rejeté, par 303 voix contre 258, le texte dans lequel le gouvernement britannique exposait sa volonté de renégociation de l'accord de Brexit avec l'Union Européenne. Un nouveau signe de faiblesse de Theresa May, à un peu  plus d'un mois de l'échéance alors que l'incertitude et l'inquiétude sont reines dans le pays. À Belfast notamment, la capitale de l'Irlande du Nord. Sa frontière avec l'Irlande, et l'un des points qui pose problème. Reportage, Béatrice Leveillé. « Les nord irlandais n’ont pas choisi de quitter l’union européenne, ils ont voté à 56% contre le Brexit, comme le compagnon de Sandra une française qui vit depuis 20 ans à Belfast. [transcription manquante] Une inquiétude largement partagée au sein de l’université, Will MacGary  enseignant à la Queens université : « Une large partie du personnel ici à la queens university comme dans toutes les universités britanniques vient de l’union européenne et le brexit a créé une incertitude pour des gens qui vivent ici et qui ont fondé des familles. Pire,  ils ne se savent plus s’ils sont les bienvenus. Et en Irlande du nord nous avons un problème en plus : la menace d’une frontière dure avec la république d’Irlande que fait peser le Brexit, c’est une menace qui pèse sur nous tous en Irlande du nord ». Dans cette région encore déchirée  il y a 20 ans par un conflit sanglant entre catholiques et protestants, le Brexit ravive les tensions. Béatrice leveillé, Belfast, RFI. » ZK : La fin programmée d'un avion emblématique a été annoncée aujourd'hui. L'européen Airbus a fait savoir que la production de l'A380 allait être stoppée.  AM : Il n'y aura plus de livraison à partir de 2021. L'A380, géant du ciel, entré en service en 2007, fruit de la collaboration entre 4 pays : France, Allemagne, Royaume-Uni et Espagne. Il était le plus gros avion civil jamais construit, mais il était aussi un échec commercial. Airbus a donc décidé de dire stop. Précisions, Dominique Baillard. « Cela fait plusieurs mois que le sort de l'A380 est sur la sellette. Depuis que son principal client, Emirates, a fait comprendre qu'il voulait revoir sa commande à la baisse. Au lieu de 53 appareils la compagnie du Golfe n'en achètera finalement plus que 14, c'est officiel depuis ce matin. Et aucun gros acheteur n'est prêt à prendre le relais. L'A380 est une réussite technologique, mais il est trop cher, trop gourmand en carburant, et donc plus vraiment adapté aux besoins actuels du marché aérien. Airbus en tire les conséquences. Ses chaines d'assemblage s'arrêteront d'ici deux ans. Les 3000 employés concernés seront redéployés sur la production d'autres modèles commercialement plus performants. Cet arrêt socialement indolore est en revanche un gros coup porté à la réputation du groupe. L'appareil conçu pour tuer le Boeing 747 a échoué. Il va rejoindre le cimetière des éléphants blancs du constructeur européen où reposent le concorde ou la caravelle. Mais tout n'est pas perdu pour les actionnaires: l'arrêt de ce programme devenu un boulet devrait rendre la compagnie plus rentable. » AM : Dans l'actualité économique également, le chômage est en baisse en France. C'est ce qu'on retient des chiffres publié par l'INSEE ce jeudi. Le chômage recule de 0,3 points au 4e trimestre de 2018. Il passe ainsi sous la barre des 9%. C'est ainsi que se termine ce journal en français facile, merci de l'avoir suivi. N'oubliez pas qu'il est à réécouter sur le site RFI savoirs avec un S. 
  • Mohla Sahara e Aparang Botala Hape
    Mamela moea ona, ke Sahara ha e bokolla. E emetse monna ea mosa, ea lokileng, ea tla e apesa botala hape.Mamela moea ona, ke Sahara ha e bokolla. E batla ho apara botala hape. Sahara ha ea tloha e le lehoatata : e n’e le naha e ntle e talana. Baahi ba teng ba ne ba hlompha tlholeho, ‘me ba phela ka thabo. Ba ne ba phela ka ho tsoma, ho ruoa liphoofole le temo. Ba ne ba rata naha ea bona, ‘me le eona e ba rata. Bomalimabe bo kene ho fihleng hoa banna ba meharo. Banna bana ba ne ba sa batle thabo; ba ne ba ipatlela leruo. Ho ne ho se se ba khotsofatsang; ba ne ba labalabela leruo ho ea ho ile. Letšolong ba ne ba bolaea liphoofolo ho bontša boqhetseke ba bona, eseng ho li ja. Ba ne ba rema meru ho ikahela matlo a borena, eseng ho itšireletsa pula kapa letsatsi. Mekhoa ea banna bana ba meharo e n’e il’a lematsa Sahara, ‘me e ile ea fihlela qeto ea ho fetoha lehoatata. Leha ho le joalo, baahi ba bang ba ile ba tsoelapele ho phela Sahara hoba ba ne ba e rata. Sahara e ile ea hauha. E le ho leboha lerato la bona, e ile ea ba fa mehloli e seng mekae ‘moho le mabopo a nōka e kholo ea Niger. Esale e hlora ho tloha mohla monene. Mamela moea ona, ke Sahara ha e bokolla. E batla ho apara botala hape. Ka le leng, e ile ea botsa nkhekhe hore na kutloano ea mehleng ea boholo-holo e ka khutlisoa joang. Nkhekhe ea re: “E-ea batla batho ba mosa, ba lokileng, ba hlomphang tlholeho, ‘me u phele le bona.” Ea eketsa ea re: “ Ka le leng ho tla fihla monna. O tla tsosolosa joang le lifate tse kileng tsa mela hona mona khale-khale. O mosa o lokile. O telletse limela bophelo ba hae. Empa ho boela a tsosolosa parateisi e ileng o tla tlameha ho hlōla banna ba meharo. Hoo ho tla ba boima haholo. Ka lehlohonolo mosebeletsi ea tšepahalang o tla mo thusa ho hlola litšita le ho fenya lira tsa hae. Monna enoa o tšoere lipeo tse tla u apesa botala hape.” Mamela moea ona, ke Sahara ha e bokolla. E emetse monna ea mosa, ea lokileng, ea tla e apesa botala hape. Ha batho ba eketsa ho hlompha tlholeho le ho e rata, lehoatata le tla akofa, le apare botala hape.
  • Fil du rasoir
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Pedro Sanchez sur le fil… C’est ce qu’indiquent les informations de Rfi à propos du chef du gouvernement espagnol, qui doit défendre le budget qu’il présente devant l’Assemblée nationale, et qui est dans une position fort délicate. Il doit faire voter sa loi de finances ou abandonner son poste. Il est donc comme on dit sur le fil… Il faut comprendre sur le fil du rasoir. Souvent cette expression est abrégée, et on laisse tomber cette référence au rasoir… Il faut bien avouer qu’elle n’est pas très claire et qu’elle n’aide pas à comprendre. Sur le fil. ? On peut imaginer la position du funambule, du danseur de corde : il marche sur un fil tendu et risque la chute à chaque instant. Mais du moins son fil ne lui coupe pas les pieds. Alors que si l’on reprend l’expression complète, tout change : le fil du rasoir évoque le tranchant du rasoir, le bord effilé de la lame qui coupe. De même parle-t-on du fil de l’épée, locution ancienne, qu’on conserve dans une disposition particulière : on passe au fil de l’épée ceux qu’on exécute, qu’on tue à l’aide de l’épée. Le fil de l’épée est donc la menace de cette arme, son aspect dangereux. Est-ce que tout ça nous permet de comprendre l’expression « être sur le fil du rasoir » ? Difficile. À moins d’imaginer qu’on marche sur un rasoir, en essayant d’avoir le pied si léger qu’on n’en subira pas les conséquences. On est donc sur la pointe des pieds. Et même la pointe de la pointe… Mais le moindre faux pas, le plus petit geste peut être fatal. On imagine donc celui qui est dans une position extrêmement délicate, au point qu’il en est presque paralysé, et qu’il n’ose plus bouger. Le rasoir, on le trouve dans quelques autres expressions françaises, certaines plus transparentes, d’autres tout aussi mystérieuses. Mais la plus facile à comprendre est bien coupant comme un rasoir. Un simple intensif : un rasoir doit bien couper, donc ce qui est coupant comme un rasoir est très effilé, très affûté. Et la comparaison s’emploie d’abord à propos du vent, froid, incisif, qui attaque la peau. Et bien vite l’image quitte ce terrain de l’évidence concrète pour s’appliquer à l’esprit ou à l’intelligence. Un esprit affûté comme un rasoir évoque une façon de réfléchir et surtout de réagir rapide, cinglante : un esprit aiguisé dit-on aussi. Et l’évocation du rasoir cède facilement sa place à sa celle de l’épée. L’instrument reste terrifiant quand il devient national : le rasoir national était l’un des nombreux surnoms de la guillotine pendant la Révolution. Cette guillotine qu’on affublait de noms divers, parce qu’on en avait peur, qu’on pensait ainsi l’amadouer, ou parfois parce qu’on se félicitait de son fonctionnement intensif. Et puis l’adjectif rasoir, dans un français familier, retrouve les sens figurés de la barbe : c’est barbant, c’est ennuyeux. C’est rasoir, c’est pareil. Avertissement ! Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.   En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 13/02/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir. LB : À la une : l’Espagne qui s’apprête à retrouver le chemin des urnes. Le chef du gouvernement Pedro Sanchez pourrait convoquer des élections anticipées. La raison : son projet de budget, rejeté notamment par les députés indépendantistes catalans. ZK : Le dossier iranien au centre d’une réunion à Varsovie. Une conférence co-organisée par la Pologne et les États-Unis qui comptent bien à cette occasion accentuer la pression sur Téhéran. LB : Et Puis en France, Alain Juppé quitte la Mairie de Bordeaux. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac va remplacer Lionel Jospin au Conseil Constitutionnel. ----- ZK : En Espagne, c’est un retour aux urnes qui se profile après le rejet du budget du gouvernement socialiste aujourd’hui par l’assemblée. LB : Un vote qui force Pedro Sanchez à quitter le pouvoir, il annoncera vendredi la date des législatives anticipées qui se tiendront sans doute fin mars. Ce sont les voix des indépendantistes catalans qui ont fait défaut au gouvernement minoritaire, mais à dire vrai, cet échec des socialistes était attendu depuis quelques jours. Juliette Gheerbrant. Depuis la rupture des discussions entre les séparatistes catalans et le gouvernement vendredi dernier Pedro Sanchez savait que les heures de son équipe étaient comptées. Les partis nationalistes avaient posé comme condition à leur soutien au budget l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Le chef du gouvernement s’était certes montré ouvert au dialogue, mais l’option du référendum était exclue. D’autant que le climat était de plus en plus tendu. La récente irruption de l’extrême droite sur la scène politique a fait monter la pression, Pedro Sanchez a été accusé de haute trahison parce qu’il acceptait le débat avec les nationalistes catalans. Et l’ouverture du procès des séparatistes cette semaine a achevé de radicaliser les positions. Socialistes et nationalistes catalans s’accusent mutuellement d’avoir fait le jeu de l’extrême droite. Cette dernière, elle se réjouit. Le parti vox espère que ce qui s’est passé en Andalousie se reproduira au niveau national, c’est-à-dire qu’il monnayera cher son soutien au Parti Populaire et à Ciudadanos. Les sondages indiquent que les deux formations de la droite pourraient être en mesure de former un gouvernement avec l’appui de Vox. sont données en tête renouveler au niveau national sa performance andalouse, à savoir monnayera cher son soutien à la droite, c’est. Et le parti Vox, lui, peut se réjouir. Les sondages donnent la droite. ZK : À la une également, une conférence consacrée à un « avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient organisée par la Pologne et les États-Unis. LB : Et à Varsovie, il devrait notamment être largement question du dossier iranien. On rappelle que l’an passé, les États-Unis s’étaient retirés de l’accord sur le nucléaire iranien. Washington accusant la République islamique de semer l’instabilité dans sa région et de développer un dangereux programme de missiles. De fait, à Téhéran, les habitants peuvent actuellement visiter une exposition présentant une bonne partie des armements de leur pays et notamment les missiles. Notre envoyé spécial Nicolas Falez s’est rendu sur place. À l’entrée du Parc, un écran géant détaille les prouesses des différents missiles de l’armée iranienne. Juste derrière les engins sont présentés sur leurs rampes de lancement mobiles avec un chaque fois un panneau affichant leur portée, quelques centaines de kilomètres pour les uns, jusqu’à 2000 km pour d’autres. Mohammad observe tout cela avec un intérêt prudent. “Les missiles iraniens sont défensifs, ils ne seront pas utilisés contre des cibles civiles. Ils serviront seulement si un ennemi nous attaque. Ces missiles sont conçus pour nous défendre…” L’exposition se visite en famille, les enfants se font photographier sur les véhiculés blindés garés non loin des missiles. Mais pour Reza, cela n’est pas un jeu dans le climat de tension qui règne dans la région. “C’est un sentiment de force, nous pouvons aisément attaquer Israël et les navires américains et tous les pays traîtres n’importe quel pays qui oserait nous attaquer.” Cette semaine, à l’occasion du 40e anniversaire de la Révolution en Iran, le Président Hassan Rohani a assuré que son pays continuerait à développer son programme de missile, malgré les critiques des Occidentaux qui s’inquiètent du risque de prolifération balistique dans la région. LB : Par ailleurs, toujours concernant l’Iran, un attentat suicide a tué au moins 20 personnes dans une province du sud-est du pays, une région régulièrement secouée par des violences. C’est un bus des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime qui a été pris pour cible. Selon l’Agence de presse iranienne Fars, l’attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste sunnite Jaish al Adl. ZK : L’actualité politique en France et le départ annoncé d’Alain Juppé, l’ex Premier ministre de Jacques Chirac va quitter la mairie de Bordeaux... LB :... pour siéger au Conseil constitutionnel. Il annonce aujourd’hui avoir accepté la proposition du président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, l’ancienne figure des Républicains, qui a pris ses distances avec le parti de Laurent Wauquiez pour se rapprocher d’Emmanuel Macron. Il va remplacer Lionel Jospin au Conseil constitutionnel. Sa candidature est toutefois inattendue au moment où son nom circulait pour les prochaines Européennes, Julien Chavanne. Oui, c’est la première surprise : Alain Juppé ne sera pas sur les affiches de la République en Marche. Le maire de Bordeaux était pourtant souvent cité par les stratèges du parti présidentiel pour être l’un des visages de la future campagne. Certains rêvaient devant les micros d’un axe Juppé-Cohen Bendit. Mais à 73 ans, après avoir connu plusieurs traversées du désert et un échec cuisant face à François Fillon, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac préfère se retrancher derrière les murs du Conseil constitutionnel, loin des secousses électorales puisqu’il sera soumis à un strict devoir de réserve. Il a jusqu’au 12 mars pour annoncer publiquement son soutien à une liste de rassemblement derrière Emmanuel Macron. L’autre surprise, c’est son choix de quitter Bordeaux. Alain Juppé en est à son quatrième mandat et il répète souvent son attachement pour la ville... Il a même publié en octobre dernier un" Dictionnaire amoureux de Bordeaux". Dans un communiqué, Alain Juppé explique avoir pris sa décision de ne pas se représenter à la mairie" il y a plusieurs mois". Il comptait l’annoncer après les Européennes. Richard Ferrand lui a finalement proposé un rôle de sage qu’il n’a pas pu refuser. ZK : Toujours en France, deux ans de prison ferme requis contre Christophe Dettinger. LB : Les images le montrant en train de frapper des gendarmes en marge d’une manifestation de gilets jaunes, le 5 janvier dernier, avaient fait le tour des réseaux sociaux. L’ex-boxeur professionnel comparaissait aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris pour" violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique". Un délit passible de sept ans d’emprisonnement.  ZK : On s’intéresse au sort des insectes pour refermer ce journal. Des insectes dont le nombre est en chute libre, et ce dans le monde entier. LB : C’est le bilan que font des chercheurs australiens qui se basent sur 73 études. Le résultat de leur recherche paraît dans la revue Biological Conversation sous forme de mise en garde contre un effondrement catastrophique. Christine Siebert. C’est le plus massif épisode d’extinction depuis la disparition des dinosaures, selon Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys des chercheurs au sein des universités de Sydney et du Queensland. Selon leur calcul environ un tiers des espèces sont menacées d’extinction". Et chaque année environ 1 % supplémentaire s’ajoute à la liste". Leur conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies. Car pour ces chercheurs, c’est l’agriculture intensive et donc le recours aux pesticides de synthèse, qui est la principale cause de ce déclin. La perte des insectes aurait des conséquences désastreuses, insistent ces chercheurs :" Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont" d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires" :” un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement des écosystèmes naturels qui serait catastrophique". Les études se basent notamment sur les cas de l’Europe et des États-Unis, où l’on dispose des suivis les plus réguliers. Mais pour ces chercheurs, les causes du déclin s’observent dans tous les pays du monde : les insectes subissent donc le même sort dans les pays tropicaux et en développement". LB : Du football avec la suite des 8es de finales aller de la Ligue des Champions. À l’affiche : Tottenham-Borussia Dortmund, Ajax Amsterdam-Real Madrid. Les deux rencontres viennent de commencer. Hier, je le rappelle, le PSG a pris une sérieuse option pour les quarts en allant battre Manchester United, 2-0. L’AS Roma s’est quant à elle imposée 2-1 face au FC Porto. Les sports encore avec le rugby, le sélectionneur de l’équipe de France de rugby conserve sa confiance à son groupe malgré deux défaites dans le Tournoi des 6 Nations. Jacques Brunel convoque les mêmes 31 joueurs pour préparer le prochain match. Ce sera contre l’Écosse, au Stade de France, le 23 février prochain.
  • Retour sur la carrière de Tomi Ungerer
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Journal en français facile 12/02/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir. LB : À la une : l’Espagne et ce procès historique. 12 dirigeants indépendantistes catalans doivent répondre de leur tentative de sédition. C’était il y a un peu plus de deux ans. ZK : À la une également, l’opposition de nouveau dans la rue au Venezuela à l’appel de Juan Guaido. Le président par intérim autoproclamé qui annonce ce soir l’arrivée de l’aide humanitaire bloquée à la frontière colombienne. LB : Et puis le football, avec un match compliqué pour le PSG. En 8e de finale aller de Ligue des Champions, les Parisiens affrontent Manchester United en Angleterre sans leurs attaquants vedettes Neymar et Cavani. ------ ZK : C’est un procès historique qui s’est ouvert aujourd’hui en Espagne, celui de dirigeants indépendantistes catalans accusés de sédition. LB : Comprendre qu’il leur est reproché d’avoir pris position contre le pouvoir. Les faits remontent au mois d’octobre 2017 quand ils avaient tenté d’organiser un referendum sur l’indépendance de la région. Un vote jugé illégal par la justice espagnole. À Madrid, la correspondance de François Musseau. Ce procès, que les médias espagnols qualifient comme étant le plus décisif de ces quarante dernières années de démocratie, a été marqué par les propos très véhéments des leaders séparatistes accusés de rébellion contre l’État espagnol. Carlos Puigdemont, précisément, l’ancien président catalan et chef de file des sécessionnistes, qui se trouve à Berlin pour le Festival de cinéma, a demandé à Madrid, je cite, de rectifier immédiatement et d’absoudre les 12 personnes mises en examen. Des accusés qui, rappelons-le, encourent des peines très lourdes pour avoir, selon l’accusation, tenté de rompre l’Espagne. Jusqu’à 25 ans de réclusion pour l’ex-vice-président catalan Oriol Junqueras. Leurs droits sont totalement bafoués, se sont plaints leurs avocats. L’un d’eux a même affirme que ces leaders séparatistes sont traités, je cite, comme s’ils étaient des terroristes. D’une manière générale, le camp indépendantiste estime qu’il s’agit d’une parodie de justice et que ce procès est la preuve que l’Espagne n’est pas une vraie démocratie. En face, le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, très soucieux de l’image extérieure de son pays, endommagée depuis le début du conflit en Catalogne, a lui assuré au contraire que l’Espagne ne fait qu’appliquer la loi de façon scrupuleuse. ZK : À la une également, la situation au Venezuela où l’opposition est de nouveau dans la rue. LB : À l’appel de Juan Guaido, le président par intérim autoproclamé, qui poursuit donc son bras de fer avec le pouvoir de Nicolas Maduro et qui, en marge de la manifestation, vient d’annoncer une date, le 23 février. Ce jour-là, dit-il sans citer ses sources, l’aide humanitaire bloquée par le gouvernement à la frontière du pays va faire son entrée sur le sol vénézuélien. Vincent Souriau. Pourquoi le 23 février ? D’où partira cette cargaison ? De Colombie ? Du Brésil ? On l’ignore encore. Et surtout, quelle sera la réaction des autorités ? L’armée, qui bloque pour l’instant cette aide humanitaire à la demande du président Nicolas Maduro, va-t-elle laisser passer un ou plusieurs convois sans violences ? Aucune réponse à ces questions pour l’instant. Et aucune réaction du gouvernement. Mais avec cette date précise du 23 février, Juan Guaido frappe fort de nouveau. Il maintient la pression sur le pouvoir en place. Qui va devoir réagir ? Et c’était le but de la mobilisation d’aujourd’hui. Toujours la même stratégie. Mettre en avant la crise économique, alimentaire, sanitaire qui touche le pays. Réclamer que le pouvoir vénézuélien cède. Qu’il laisse entrer l’aide humanitaire afin de soulager la population. Parce que cette crise se lit sur les pancartes des manifestants. « J’ai faim ! J’ai besoin d’un vrai système de santé. Je n’en peux plus de l’inflation ». C’est avant tout un mot d’ordre économique et social. Qui porte ses fruits, en particulier chez les étudiants. ZK : Aux États-Unis, la perspective d’un nouveau « shutdown » s’éloigne. Elle est même jugée « improbable » par Donald Trump. LB : Les parlementaires à Washington ont trouvé un accord de principe qui pourrait éviter une nouvelle paralysie de l’administration fédérale. Un accord sur un projet de financement de la sécurité aux frontières quand le Président américain réclame la construction d’un mur. Un projet auquel Donald Trump dit toutefois ne pas avoir renoncé. ZK : En Turquie, les arrestations se poursuivent contre les soutiens supposés de la tentative de coup d’État au mois de juillet 2016. LB : Plus de 700 personnes soupçonnées de liens avec le prédicateur Fethullah Gülen accusé par Ankara d’avoir organisé le putsch manqué ont été interpellées dans tout le pays. ZK : L’actualité en France et ce chiffre : +74 %. C’est celui de la hausse des actes antisémites dans l’Hexagone. LB : + 74 % par rapport à l’an passé. De nombreux tags ou inscriptions ont été découverts ces derniers jours, comme une croix gammée sur un portrait de Simone Veil ou encore un arbre vandalisé qui avait été planté en mémoire d’Ilan Halimi, tué après avoir été enlevé et torturé en 2006. Au total 541 actes répertoriés en 2018, contre 311 un an plus tôt. Un constat qui s’accompagne d’une condamnation unanime des politiques notamment, opposition et majorité confondue. À commencer par le Premier ministre cet après-midi lors de la séance de questions au Gouvernement. Écoutez Édouard Philippe. [Transcription manquante] ZK : Cette information que l’on apprend ce soir, la mise en examen de Havas Paris dans le dossier Business France. LB : Mise en examen pour « recel de favoritisme » dans cette affaire portant sur un déplacement d’Emmanuel Macron à Las Vegas en janvier 2016. La justice cherche à faire la lumière sur les conditions dans lesquelles Business France a confié au groupe publicitaire l’organisation d’une coûteuse soirée de promotion de la « French Tech » autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie. « Havas Paris conteste fermement les motifs de sa mise en examen » et a posé un recours en annulation de cette décision. ZK : On reste au chapitre judiciaire avec cette affaire qui fait grand bruit dans le cercle du journalisme parisien. LB : Une affaire de harcèlement sur internet, celle de la « Ligue du Lol », du nom d’un groupe Facebook privé. Humour douteux, détournements de photos et d’articles, insultes sexistes, antisémites ou homophobes. Près de 10 ans après les faits, la parole se libère sur Twitter notamment où les victimes semblent prendre leur revanche. Que risquent les anciens harceleurs, aujourd’hui parfois intégrés dans de grands médias, dans cette affaire ? Le point avec Pierre Olivier. Si les faits sont avérés, les personnes mises en cause pourraient subir les conséquences de leurs actes surtout en matière de droit du travail. Car aujourd’hui déjà, plusieurs d’entre elles ont été mises à pied à titre conservatoire, c’est le cas notamment du responsable web du journal Libération ou encore de l’un des rédacteurs du site des Inrockuptibles. Une suspension qui n’est pas définitive : elle permet à l’employeur d’enquêter et de réfléchir à une éventuelle sanction. Sanction pouvant aller jusqu’au licenciement disciplinaire. Mais dans le cas de la ligue du LOL, il faudrait prouver que les faits ont été commis depuis le lieu de travail. En l’absence de plainte contre les anciens harceleurs, il n’y a pas pour l’instant de suites judiciaires. Mais si tel était le cas, l’affaire se heurterait à 2 écueils : la prescription des faits, et le niveau de responsabilité de chacun des membres de la ligue du LOL. Le harcèlement sur Internet est passible de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. ZK : Le football avec le début des 8es de finale aller de Ligue des Champions. LB : À l’affiche AS Rome - Porto, et Manchester United - PSG. Déplacement délicat pour les Parisiens, privés de ses stars Neymar et Edinson Cavani tous les deux blessés. Les deux rencontres viennent de commencer. La mort d’une légende du football, Gordon Banks, le gardien de l’équipe d’Angleterre victorieuse de la Coupe du monde de football 1966 est décédé à l’âge de 81 ans la nuit dernière. Son nom est associé à ce qui est considéré comme « l’arrêt du siècle » quand il avait empêché le Brésilien Pelé de marquer. C’était le 7 juillet 1970, dans le non moins fameux stade mexicain de Guadalajara. 
  • Iran et Perse
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.L’Iran au cœur de l’actualité d’aujourd’hui ! Et l’Iran on le sait est le nom d’un grand état, la République islamique d’Iran. La république iranienne, l’influence iranienne, la révolution iranienne. Pas de problème, le nom Iran et l’adjectif iranien sont absolument courants, et sans concurrents pour désigner ce qui a un rapport avec cet état. Et pourtant cela ne fait pas un siècle que le pays s’appelle comme ça : cela date du milieu des années 30. Et le 25 décembre 1934, le ministre des Affaires étrangères de Reza Shah Pahlavi adressait une note aux Chancelleries, et aux missions diplomatiques, en demandant qu’on ne parle plus de Perse, mais d’Iran. Et donc, auparavant, on parlait de la Perse, un mot qui n’est plus du tout utilisé aujourd’hui comme un terme politique. Si le nom Iran a un destin officiel depuis un peu plus de quatre-vingts ans, il est beaucoup ancien que cela. Il est né dans la langue persane, renvoie d’abord, comme c’est très souvent le cas pour des noms de territoires, à un nom de peuple. Et il est de la même famille que le mot français aryen. Pourquoi le choisir pour nommer le pays en 1934, ce pays qu’on appelle la Perse ? Par volonté de nouveauté, de rupture du nouveau régime, c’est certain. Mais aussi parce que le mot Perse peut évoquer un usage linguistique étranger à la Perse. Et l’histoire remonte très loin ! On sait bien que dans l’Antiquité les Perses ont été souvent en guerre avec leurs voisins, ou même ceux qui étaient plus loin, notamment les cités grecques. Les Perses veulent à plusieurs reprises envahir la Grèce, et lus tard, c’est un conquérant grec, Alexandre le Grand qui étendra ses prétentions guerrières jusqu’en Perse. Et ce sont les Grecs qui ont répandu dans le monde occidental de mot de Perse. Ils l’avaient trouvé sur place, c’est vrai. Mais si bien intégré à leur langue que parfois ils l’avaient soudé à un mot grec. Par exemple la grande ville, conquise et détruite par Alexandre, c’est Persépolis. Persé est bien un mot perse. Mais polis est grec, et signifie ville. Ce sont donc les Grecs qui ont donné cette appellation qui a franchi les frontières perses. Le mot Perse existe toujours pour nommer l’ancien état. Mais l’adjectif persan est resté d’un usage courant, dans un certain nombre de situations ! Pour la langue par exemple : on parle du persan, qui d’ailleurs, avec quelques variantes, se parle bien au-delà des frontières iraniennes.  Et quand il s’agit d’objets liés à une certaine culture, ancienne certes, mais toujours connue et révérée aujourd’hui, on se sert de cet adjectif ! Les tapis persans et les tentures persanes sont célèbres ! De même que les miniatures persanes, ces sortes de peintures sur manuscrit, qui sont une des formes d’art particulièrement développées en Perse ancienne, qui ont toute une histoire et mêle la calligraphie, l’enluminure, l’art de la couleur et du dessin de façon extrêmement raffinée. Et bien personne aujourd’hui ne parle de tapis iranien ou de miniatures iraniennes avec ce même sens ! Avertissement ! Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.   En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 11/02/2019 20h00 GMT
    Transcription  Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir. LB : À la une : les 40 ans de la révolution islamique en Iran. Des célébrations marquées par un contexte de tensions régionales et par les déclarations virulentes du Président Rohani. ZK : La visite surprise du chef du Pentagone en Afghanistan. Une visite sur fond de discussions avec les Talibans et de retrait prévu des troupes américaines. Les détails, dans ce journal. LB : Et puis en Italie, la défaite dans les urnes du mouvement 5 étoiles dans la région des Abruzzes. Un vote en forme de test avant les élections européennes. ------ ZK : Tout d’abord cette promesse du Président iranien qui prédit l’échec des « plans démoniaques » des « ennemis » de son pays. LB : Hassan Rohani s’exprimait ce lundi à l’occasion du 40e anniversaire de la Révolution islamique. Un anniversaire sur fond de tension régionale après le retrait américain de l’accord nucléaire. Washington répète vouloir exercer une « pression maximale sur la République islamique ». À Téhéran, une foule importante a pris part à au grand rassemblement marquant l’évènement alors que d’autres Iraniens restent volontairement à l’écart des célébrations officielles. Reportage de notre envoyé spécial, Nicolas Falez. L’immense place Azadi se vide après cet anniversaire de la Révolution iranienne. Farzin semble galvanisé par les discours et slogans qui ont résonné toute la matinée. « Aujourd’hui je suis venu pour manifester, pour dire à Monsieur Trump que le Peuple iranien est uni et engagé pour la Révolution. C’est pour donner un coup de poing au visage de Monsieur Trump, pour qu’il ne croie pas que le peuple iranien renoncera à ses engagements et n’abandonner pas son Guide suprême ». Ces jours-ci à Téhéran on croise aussi des Iraniens indifférents aux slogans officiels de la République islamique, d’autres s’inquiètent surtout de la situation économique comme ce trentenaire qui rêve d’une nouvelle vie à l’étranger. [...] Selon le Fonds Monétaire International, l’Iran est entré en récession en 2018 dans la foulée du rétablissement des sanctions américaines. Nicolas Falez, Téhéran, RFI. ZK : À la une également, cette nouvelle semaine sous tension au Venezuela. LB : L’opposition se prépare à une nouvelle manifestation organisée demain mardi à l’appel de son chef de file Juan Guaido. Objectif pour le président par intérim autoproclamé : maintenir la pression sur les militaires pour qu’ils laissent entrer l’aide humanitaire dans le pays. Plusieurs tonnes de médicaments, de nourriture et de produits de première nécessité envoyées des États-Unis. ZK : Les États-Unis et ce déplacement de Donald Trump ce lundi. Le premier meeting de campagne pour le Président américain. LB : Ce sera à 2h TU. À El Paso, au Texas, Donald Trump compte bien aborder de nouveau le dossier du mur qu’il compte faire construire à la frontière avec le Mexique, pour empêcher l’immigration illégale. Un projet pour lequel il se dit prêt à une nouvelle épreuve de force, en l’occurrence un nouveau shutdown. ZK : Lui était en Afghanistan pour une visite surprise. Le chef du Pentagone effectuait son premier déplacement officiel hors des États-Unis depuis sa prise de fonction le 1er janvier dernier. LB : Soit quelques jours après l’annonce de Donald Trump qui a confirmé sa volonté de retirer les troupes américaines d’Afghanistan. L’Afghanistan où les États-Unis sont engagés militairement depuis 17 ans. Sur place, les précisions de Sonia Ghezali. Au programme du jour pour Patrick Shanahan : rencontre avec le président afghan Ashraf Ghani ainsi que le général Scott Miller, commandant en chef des 14 000 soldats américains postes en Afghanistan et chef des forces étrangères déployées sous la bannière de l’OTAN. Cette visite intervient dans un contexte de tractations intenses entre les États-Unis et les Talibans en vue de parvenir à un processus de paix. Si des discussions ont eu lieu en tête à tête entre l’émissaire américain pour la paix en Afghanistan et les représentants des Talibans notamment au Qatar, le gouvernement afghan a jusque là été exclu de ces rencontres. Les Talibans refusent de discuter avec ceux qu’ils considèrent étant un gouvernement illégitime a la botte des Américains. « Il est important que le gouvernement afghan soit impliqué dans des discussions qui concernent l’Afghanistan ». A déclaré le chef du pentagone aux journalistes qui voyageaient : les Afghans doivent décider de leur avenir », a-t-il insisté. Des déclarations censées rassurer les autorités afghanes de plus en plus isolées dans les discussions sur la paix dans leur pays. Il y a 5 jours, les Talibans ont rencontré des membres de l’opposition au gouvernement, le gouvernement n’était pas convié. Ashraf Ghani a appelé aujourd’hui a une Jirga de la paix, une assemble traditionnelle pour discuter des négociations de paix et de l’avenir du pays en cas de résolution du conflit.  ZK : L’actualité de ce lundi, c’est aussi la montée en puissance en Italie de la Ligue, et l’effondrement du mouvement 5 étoiles. C’est le constat que l’on peut faire au lendemain d’une élection régionale. LB : un scrutin considéré comme un test de ce qui pourrait se jouer aux Européennes. Le parti de la coalition au pouvoir perd dans les Abruzzes la moitié de ses voix par rapport aux législatives de mars dernier, largement au profit de la Ligue de Matteo Salvini. Une situation qui fragilise la coalition au pouvoir. Juliette Gheerbrant. C’est une claque pour le mouvement 5 étoiles ; il passe de 40 % à 20,2 % des suffrages par rapport aux législatives de mars dernier. Une claque d’autant plus douloureuse qu’elle survient dans une région où la Ligue n’a aucun ancrage historique. Ce qui n’empêche pas le parti de Matteo Salvini de doubler son score en un an, passant de 14 % à 28 % des voix dans cette région frappée par les séismes meurtriers, où sa présence était jusqu’alors marginale. La coalition de droite, qui réunit Forza Italia, la Ligue et l’autre parti d’extrême droite Fratelli d’Italie est arrivée largement en tête avec 48 % des voix et c’est un ancien membre du mouvement néofasciste MSI qui gouvernera la région, Marco Marsilio. La gauche pour sa part résiste mieux que prévu, avec 31,3 % des voix, en dépit d’un piètre score du Parti démocrate. Le déclin des 5 étoiles était prévu, mais pas dans de telles proportions. Et cette élection aggrave très nettement le déséquilibre du tandem gouvernemental à quelques mois des élections européennes. Même si pour l’instant, Matteo Salvini s’est voulu rassurant vis-à-vis de son partenaire Luigi di Maio : En ce qui me concerne cela ne change rien au niveau du gouvernement a déclaré le patron de la Ligue à l’issue du scrutin. ZK : 21h à Paris, l’actualité en France et la démission, on vient de l’apprendre, d’Ismaël Emelien. LB : Le conseiller spécial d’Emmanuel Macron mit en cause dans l’affaire Benalla, l’annonce dans un entretien au magazine Le Point. Son départ sera effectif fin mars début avril. Il a justifié sa démission par la prochaine parution d’un livre qu’il cosigne sur le progressisme, le chef de l’État ayant interdit à ses conseillers de publier pendant qu’ils sont en poste à l’Élysée. ZK : Emmanuel Macron qui recevait par ailleurs les dirigeants des principaux syndicats agricoles dans le cadre du « grand débat » organisé en réponse à la crise des « Gilets jaunes ». LB : Le Chef de l’Etat leur a réaffirmé son engagement d’interdire le glyphosate en France pour 85 % des usages, assure-t-il. Il ajoute travailler « dès à présent sur les 15 % restant ». ZK : Du football, pour refermer ce journal avec la malchance qui continue de s’acharner sur le PSG. LB : À la veille d’une rencontre cruciale contre Manchester United en huitième de finale aller de Ligue des Champions. Après Neymar, le club de la capitale perd Edinson Cavani sur blessure. Paris s’est envolé ce matin pour l’Angleterre, avec ses doutes et des migraines en perspective pour Thomas Tuchel, l’entraîneur parisien. Antoine Grognet. C’est un geste anodin pour lui, tirer et marquer un penalty. Mais avant la mi-temps du match contre Bordeaux, samedi en Ligue 1, Edinson Cavani a rapidement compris que ce but allait avoir des conséquences négatives. Rien qu’à voir la grimace de son attaquant, Thomas Tuchel lui aussi a compris. Privé de Cavani, l’Allemand perd son meilleur attaquant de 2019, 7 buts. Mais il doit aussi repenser totalement son équipe. Habitués aux coups d’éclat de Neymar et à la finition toujours précieuse de Cavani, les Parisiens vont devoir innover. Faire du neuf avec du vieux ? Pourquoi pas revenir à un système avec trois milieux et trois attaquants. Pas le préféré de Tuchel. Mais l’avantage serait d’offrir une totale liberté offensive à Kylian Mbappé, associé à Julian Draxler et Angel Di Maria. L’Allemand et l’Argentin, plus que des compléments puisqu’ils sont à huit buts à eux deux cette saison. Mais une telle tactique nécessiterait de placer Marquinhos au milieu de terrain, se privant ainsi d’un élément défensif important. Même scénario si Tuchel venait à utiliser trois défenseurs centraux. Déjà utilisé par l’entraîneur parisien cette saison, à de nombreuses reprises, il nécessiterait de placer Marco Verratti devant la défense... Mais l’Italien n’est pas à 100 %. Il faudra pourtant l’être face notamment à un Paul Pogba, maître en son milieu depuis l’arrivée de Solskjaer sur le banc mancunien. De quoi faire regretter encore un peu plus à Tuchel l’intransigeance de ses dirigeants concernant Adrien Rabiot, écarté depuis le début de saison. LB : Rencontre à suivre en direct et en intégralité sur l’antenne de RFI avec nos envoyés spéciaux à partir de 19h55 TU.
  • Une drôle de découverte
    Écoutez une scène de la pièce de théâtre « Amédée sur la plage ». Grâce à cet exercice, comprenez qui sont les personnages et ce qu’ils se disent. La pièce fait partie de la collection « 10 sur 10 »: des textes de théâtre écrits spécialement pour les apprenants de français.
  • Agir pour l’environnement
    À partir d’extraits d’émissions de RFI, découvrez des initiatives et des parcours d’hommes et de femmes engagés pour le climat. Vous trouverez dans ce dossier des exercices à faire en autonomie et des fiches pédagogiques pour la classe, accessibles dès le niveau A2. Après l’écoute, ce sera à vous de passer à l’action !
  • Brigand
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.La mort de Tomi Ungerer nous prive d’un artiste extrêmement sympathique et original. Scénariste, mais surtout dessinateur et peintre, il s’est surtout illustré dans la littérature pour enfants, qu’il a renouvelée, et partiellement inventée, avec une fausse naïveté et aucune mièvrerie. Et l’un des ouvrages qui lui ont valu son succès, c’est la célèbre histoire des Trois brigands ! Que sont donc des brigands ? Le mot est ancien, mais encore courant : les brigands sont des bandits. Et ce sens se comprend par rapport à l’origine du mot : les brigands appartiennent à une brigue. Ce dernier mot existe encore, pas dans le sens qu’il avait jadis : la première brigue était une troupe. Et au départ une troupe de soldats, pas nécessairement malhonnêtes. Mais pas toujours d’une délicatesse ou d’une probité totale. On sait que les soldats en maraude, entre deux campagnes ou entre deux batailles, peuvent avoir tendance à profiter de leur force et de leurs armes pour vivre sur le dos des populations qu’ils croisent : ils se conduisent en pays conquis comme on dit couramment, de façon cavalière et parfois brutale, en exigeant le gîte et le couvert (et on sait qu’au départ ces deux mots désignent à peu près la même chose : l’abri pour la nuit – c’est bien ça le couvert : ce qui vous couvre. Il ne s’agit pas des couverts qui servent à manger !). Mais si l’on revient à notre brigue, on comprend que les brigands ne sont pas toujours faciles à fréquenter. Le glissement a donc été facile pour que le brigand soit synonyme du bandit. L’origine est-elle la même ? On aurait pu le croire : le brigand appartient à une brigue, comme le bandit appartient à une bande. Ce n’est pas exactement ça : bandit dérive d’un vieux mot qui signifie proscrire, bannir, c’est-à-dire punir par éloignement. Techniquement bandit ne vient donc pas de bande. Mais on l’entend bien, les deux mots se ressemblent. Parallèlement, s’est donc développée une sorte d’étymologie populaire, inventée, fausse évidemment, mais si plausible ! Le bandit appartiendrait à une bande, comme le brigand à une bande, comme le gangster à un gang. Et là, l’origine est évidente. Pour ce mot usuel malgré son accent américain, on a un lien très proche entre le gang – la bande – et celui qui en fait partie, le gangster ! Avertissement ! Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.   En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 10/02/2019 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de retrouver votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : l’ouverture du 32e sommet de l’Union africaine. Après le Rwanda, c’est l’Égypte qui en assure la présidence pendant un an. Une journée marquée par le discours du nouveau président de RDC Félix Tshisekedi. SB : Le Venezuela au cœur d’une bataille diplomatique à venir au Conseil de sécurité de l’ONU. Deux résolutions vont s’affronter, l’une portée par la Russie soutien du Président Nicolas Maduro, l’autre porté par les États-Unis qui soutiennent l’opposant Juan Guaido. RA : Et puis comme chaque dimanche Yvan Amar viendra nous expliquer l’expression de la semaine. Il s’agit de l’expression « premiers pas ». ------ SB : L’Égypte prend donc les rênes de l’Union africaine. RA : Prendre les rênes c’est une expression pour dire prendre la tête, depuis ce dimanche donc l’Égypte préside l’institution, pour une année, comme le veut le système. Le 32e sommet de l’Union africaine s’est ouvert à Addis Abeba la capitale éthiopienne. Outre le changement de présidence, c’est aussi l’occasion de voir Felix Tshisekedi, le nouveau président congolais participe à son premier sommet de l’Union africaine, et donc ce dimanche il a prononcé son premier discours devant les chefs d’État de l’organisation. Discours au cours duquel il a tenté de convaincre ceux qui douteraient encore de sa légitimité, on écoute Félix Tshisekedi. [Transcription manquante] RA : Le président de RDC Félix Tshisekedi. Rappelons que pour un autre ancien candidat à la présidentielle, l’élection n’est pas terminée, Martin Fayulu, le grand perdant de ce scrutin, continue de demander le recomptage des voix. Et à l’occasion du sommet de l’Union africaine, il a envoyé une lettre aux chefs d’États présents à Addis Abeba. Il demande à l’organisation de créer un comité spécial de vérification. Ou il propose une autre alternative : celle d’organiser de nouvelles élections dans un délai de 6 mois. SB : Au Venezuela l’opposant Juan Guaido fait à nouveau pression. RA : Cet homme reconnu président par intérim par une partie de la communauté internationale. Il continue de protester contre le fait que l’aide humanitaire reste bloquée en Colombie. Pour rappel cette aide a été envoyée par les États-Unis, ennemis des autorités du Venezuela qui refusent donc son acheminement. « C’est un crime contre l’humanité » s’est emporté ce dimanche Juan Guaido. Le bras de fer au Venezuela qui devrait se retrouver prochainement devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Face à face les États-Unis et la Russe qui défendent deux projets de résolution opposés. Quels sont-ils ? Anastasia Becchio. D’un côté, Washington qui reconnaît le président par intérim autoproclamé Juan Guaido exprime « le plein soutien à l’Assemblée nationale, seule institution démocratiquement élue » et appelle « à un processus politique conduisant à une élection présidentielle libre, juste et crédible ». De l’autre, Moscou, qui soutient Nicolas Maduro, exprime son « l’inquiétude face aux tentatives d’ingérence dans des dossiers par nature nationaux » et « face aux menaces de recours à la force contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique » du pays. Dans la ligne de mire de la Russie : Donald Trump qui n’exclut pas l’option d’une intervention militaire au Venezuela. Le projet russe appelle à « un règlement de la situation actuelle (...) par des moyens pacifiques et prône un dialogue national. De leur côté, les États-Unis insistent sur la nécessité d’éviter une “détérioration supplémentaire” de la situation humanitaire et “de faciliter l’accès et la livraison d’une aide pour tous ceux qui en ont besoin” dans le pays. Une aide en souffrance dans la ville colombienne frontalière de Cucuta le président Maduro ayant assuré qu’elle n’entrerait pas dans son pays. En l’état actuel des choses, aucun des deux textes n’a de chance de passer : la résolution américaine se heurtera au veto russe, quand à la proposition de Moscou, elle n’obtiendrait pas le nombre suffisant de voix. SB : Et puis la colère de la Turquie à propos du traitement des Ouïghours. RA : Les Ouïghours sont un peuple musulman, parlant le turc, et vivant majoritairement en Chine. Et c’est justement leur traitement par les autorités chinoises que critique vivement Ankara. Les mots sont forts, la Turquie parle de “honte pour l’humanité”. Une colère d’Ankara qui est peut-être aussi liée à des questions de politique intérieure. Les explications de notre correspondant en Turquie Alexandre Billette. Le ton du communiqué est sans appel : la diplomatie turque dénonce l’existence de camps d’internement, parle de graves violations des droits de l’homme, évoque la torture et le lavage de cerveau politique des Ouïghours en Chine… Ou plus précisément des “Turcs ouïghours” puisqu’aux yeux d’Ankara ce peuple turcophone est un “peuple frère”. Il y avait longtemps que le ton de la Turquie à l’égard de Pékin n’avait pas été aussi sévère… En 2017 en pleine crise avec l’Europe le chef de la diplomatie turque avait préféré lors d’une visite en Chine développer les relations commerciales… Une visite qui avait été perçue par certains comme un abandon des “frères ouïghours” au profit d’intérêts économiques… Mais aujourd’hui Ankara ne semble plus aussi préoccupé par l’entretien de bonnes relations avec Pékin… Peut-être parce que le pouvoir de RTE dépend notamment du soutien de son allié ultranationaliste qui fait de la cause des peuples frères, un pilier de sa politique chauviniste, un soutien d’autant plus nécessaire à moins de deux mois d’élections municipales décisives. Alexandre Billette Istanbul RFI. SB : Enfin en sport, rugby, la France a subi cet après-midi l’une de ses plus lourdes défaites face à l’Angleterre. RA : Dans le cadre du tournoi des 6 nations, les Anglais se sont imposés à domicile 44 à 8. Les Bleus ont encaissé 6 essais. Et l’Angleterre signe sa deuxième victoire consécutive dans la compétition après son succès en Irlande lors de l’ouverture du tournoi. SB : Et puis tennis, l’équipe de France féminine est qualifiée pour les 1/2 finales de la Fed Cup. RA : Peu de suspense, face à la Belgique les Françaises menaient 2 points à 0 hier soir et aujourd’hui Caroline Garcia remporte le troisième point synonyme de qualification. La numéro 1 Française qui n’avait plus disputé la Fed Cup depuis deux ans. 21h08 ici à Paris, l’heure de retrouver Yvan Amar. Comme chaque dimanche l’expression de la semaine. Ce soir : “premiers pas”. Le tout nouveau président de RDC fait ses premiers pas à l’Union africaine ! Pas de difficultés pour comprendre cette expression : il s’agit de ses premiers gestes politiques, de ses premières actions. Et la formule est empruntée au monde de l’enfance : on fait référence au bébé qui commence à marcher : il s’agit donc de ses premières tentatives pour se déplacer tout seul. Bien sûr, on va lier à cette image l’idée que c’est un peu hésitant : château branlant dit-on aussi à propos des jeunes enfants qui tremblent sur leurs jeunes jambes, qui tombent comme des balles de caoutchouc, et se relèvent courageusement. On a donc cette impression d’essai, et même parfois de maladresse possible, bien qu’excusable et même assez sympathique. Et on a aussi le sentiment que c’est sur ces premières approches qu’on va être jugé, qu’on se livre à l’opinion publique. Comme des premières armes ? Pas exactement ! Cette autre formulation renvoie aussi à une idée de jeunesse qui se déniaise et se lance dans le monde des adultes. Et les premières armes signifient évidemment les premières passes d’armes, les premiers combats. Ce qui nous ramène aussi à l’idée du jeune chevalier : il est inexpérimenté bien sûr, mais peut-être promis à une belle destinée, dans le monde des puissants, des seigneurs : les premières armes ne sont pas pour le paysan. RA : Fin de ce Journal en français facile.
  • Journal en français facile 09/02/2019 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : les gilets jaunes à nouveau mobilisés en France. Plus de 51 000 personnes sont descendues dans la rue cet après-midi partout dans le pays. Il y a eu des incidents, à Paris un manifestant a eu la main arrachée non loin de l’Assemblée nationale. SB : Aux États-Unis l’intervention stupéfiante d’Alexandria Ocasio-Cortez devant le Congrès. Cette jeune démocrate de 29 ans a tenté de convaincre par un jeu la nécessité de parvenir à plus de transparence dans le financement de la vie politique américaine. RA : La mort du français Tomi Ungerer à l’âge de 87 ans. De nombreuses générations se souviennent de ses dessins pour enfants. On reviendra sur sa carrière. SB : Et puis Yvan Amar nous rejoindra à la fin de cette édition pour le mot de la semaine. Il s’agit du mot oligarque. ------ SB : En France des rassemblements et des incidents à l’occasion d’une nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes. RA : Depuis le mois d’octobre, ils descendent chaque samedi dans la rue, c’était donc le 13e samedi de manifestations aujourd’hui. Selon les autorités, la mobilisation est en baisse, le ministère de l’Intérieur affirme que les rassemblements ont réuni partout en France 51 400 personnes, c’est un peu moins que la semaine dernière. On va s’intéresser à la manifestation à Paris à laquelle ont participé 4000 personnes, selon les chiffres officiels, mais ces chiffres sont contestés par les gilets jaunes Christine Siebert. Difficile à dire, combien ils étaient, ce samedi après-midi à Paris... tant le cortège jaune a semblé interminable... un cortège qui a avancé au pas de charge et qui a traversé les plus beaux quartiers de Paris - Champs-Élysées, Saint Germain de Près, Jardin du Luxembourg... en passant près de plusieurs lieux hautement symboliques - le palais de l’Élysée, l’Assemblée nationale, le sénat, - lieux très protégés par les forces de l’ordre et c’est là où les tensions étaient les plus fortes. Un manifestant a eu une main arrachée - selon un témoin par une « grenade de désencerclement », lancée par les forces de l’ordre alors que des manifestants tentaient d’enfoncer les palissades qui protègent l’entrée de l’Assemblée nationale. À part ces points de tension l’ambiance dans le cortège était joyeuse, mais déterminée... et les slogans parfois virulents... aux côtés du traditionnel Macron démission, les manifestants scandaient : Paris debout soulève toi ! Pour eux, une chose est sûre - tant que le gouvernement ne tiendra pas compte de leurs revendications - qui sont nombreuses - justice fiscale et sociale, pouvoir d’achat, service public, référendum d’initiative citoyenne, entre autres - ils retourneront dans la rue. RA : Christine Siebert qui a suivi la manifestation des gilets jaunes à Paris. En début de soirée la préfecture de police indiquait que 36 personnes avaient été interpellées, 16 placées en garde à vue. SB : On revient maintenant sur une intervention qui fait beaucoup de bruit : celle de la plus jeune élue du Congrès américain. RA : Elle s’appelle Alexandria Ocasio-Cortez, elle a 29 ans et elle appartient au parti démocrate. Le parti qui souhaite qu’un projet de loi pour plus de transparence dans le financement de la vie politique soit adopté à la Chambre des représentants. Mais cette dernière est tenue par les Républicains, qui ne sont pas de cet avis. Il en faut plus pour décourager Alexandria Ocasio-Cortez qui a proposé un exercice stupéfiant lors des 5 minutes qui lui étaient imparties. C’est Anastasia Becchio qui nous raconte son intervention. « Jouons à un jeu », annonce Alexandria Ocasio-Cortez face à un panel d’experts. La jeune élue de l’Etat de New York se met dans la peau d’une « grande méchante » qui cherche à s’enrichir. Elle demande tout d’abord ce qui pourrait l’empêcher légalement de mener une campagne entièrement financée par de puissants lobbys industriels : « rien », lui répond Karen Hobert Flynn, prési­dente de Common Cause, un groupe de surveillance des insti­tu­tions. La représentante démocrate poursuit : « Donc maintenant, je suis élue. J’ai le pouvoir de faire du lobbying et de façonner les lois. Fabuleux. Y a-t-il une limite stricte en ce qui concerne la législation que je suis autorisée à toucher ? Y a-t-il des limites aux lois que je peux écrire ou influencer ? »  « Il n’y a pas de limite. » « Il n’y en a pas. Donc je peux être totalement financée par les industries du pétrole et du gaz, par l’industrie pharmaceutique, écrire les lois pour ces industries et il n’y a aucune limite à quoi que ce soit ? » « C’est ça ». Alexandria Ocasio-Cortez en vient à cibler Donald Trump. L’un des experts lui réaffirme qu’il est légal de verser des sommes à des femmes pour les empêcher de parler de relations extraconjugales qu’elles assurent avoir eues avec lui. Elle apprend ensuite par la voix du président du comité d’éthique que « presque aucune loi ne s’applique au chef de l’État ». Elle conclut alors : « c’est déjà super légal pour moi d’être un très mauvais gars. Donc je suppose que c’est encore plus facile pour le président » ? Son interlocuteur acquiesce. SB : Et puis de nombreuses générations ont été bercées par ses dessins : Tomi Ungerer est décédé à l’âge de 87 ans. RA : Il était à la fois dessinateur et auteur, selon son ancien conseiller il disait : « j’écris ce que je dessine et je dessine ce que j’écris ». Tomi Ungerer se définissait comme un pessimiste joyeux. Il laisse une œuvre riche de 30 à 40mille dessins. Muriel Maalouf revient sur sa carrière. Le nom de Tomi Ungerer restera attaché aux Trois Brigands ou Jean de la Lune, des livres pour enfants qu’il a illustré et qui lui ont valu sa renommée. Des ouvrages traduits dans plus de 40 langues et adaptés au cinéma. Le dessinateur a mené une carrière internationale dans l’art graphique depuis 1957. Écrivain, sculpteur, créateur d’affiches, celle qu’il dessine contre la ségrégation raciale Black Power/White Power est célèbre. Et pourtant les débuts du jeune Jean-Thomas Ungerer né à Strasbourg en 1931 et devenu Tomi n’ont pas été simples. Il échoue au baccalauréat, se fait renvoyer pour indiscipline des Arts décoratifs, vit de petits boulots avant de débarquer à New York en 1957 avec un carton de dessins et 60 dollars en poche. Le succès est immédiat. Il travaille pour les journaux et magazines les plus prestigieux et en dix ans il publie pas moins de 80 livres pour enfants aux éditions Harper and Row. Le musée Tomi Ungerer ouvert en 2007 à Strasbourg, conserve aujourd’hui la collection de l’artiste : dessins originaux, estampes, et des milliers de jouets qui proviennent de plusieurs donations de l’illustrateur à sa ville natale. SB : Et puis en football inquiétude pour le Paris Saint-Germain. RA : Le club de la capitale a gagné son match de Ligue 1 cet après-midi, 1-0 contre Bordeaux, mais l’attaquant Edinson Cavani a dû sortir sur blessure, il souffre de la jambe droite, et cela inquiète, car dans trois jours les Parisiens affrontent Manchester United en 1/8e de finale de la Ligue des Champions. 21h08 ici à Paris, l’heure de retrouver comme chaque samedi le mot de la semaine avec Yvan Amar. Un mot qui est souvent revenu dans les journaux de RFI depuis deux jours, c’est le mot oligarque. Benalla est-il lié à Iskander Makhmudov, l’oligarque russe ? A priori ce n’est pas impossible… et RFI en fait état comme beaucoup d’autres médias. Mais qu’est-ce au juste qu’un oligarque ? Un homme riche et puissant ? Oui certainement, mais le mot est plus précis que ça. Une construction simple à comprendre : -arque évoque le pouvoir. Et oligos en grec signifie petit, mais surtout peu nombreux. Les oligarques sont donc ceux qui font partie d’une oligarchie, c’est-à-dire d’un état où le pouvoir se partage entre un petit nombre de privilégiés, qui le conservent jalousement, sans le partager. Est-il question de richesse quand on prononce ce mot ? Étymologiquement, techniquement, non ! Mais l’usage s’éloigne du sens d’origine, et c’est bien à la fortune qu’on pense : les oligarques font penser à des milliardaires, et plus précisément à des milliardaires de fraîche date : Rockfeller ? Le baron de Rothschild, des oligarques ? Ce n’est pas comme ça qu’on les appellerait ! Ils sont ancrés, installés dans l’opulence depuis trop longtemps. Et depuis quelques années, ce mot d’oligarque est le plus souvent employé à propos de la Russie, et de ceux qui se sont enrichis très vite après la chute du régime communiste, en développant des pratiques commerciales très profitables et très soudaines. Dans le pétrole ? Pas forcément… mais la ressemblance entre le mot oligarque et la racine oléo -, comme dans oléoduc fait naître le doute : les oligarques sont souvent d’heureux magnats du pétrole ? RA : Fin de ce Journal en français facile.
  • Journal en français facile 08/02/2019 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : au Venezuela la population attend toujours l’aide humanitaire. Elle se trouve en Colombie non loin de la frontière. Mais elle est bloquée par les autorités, car cette aide a été envoyée par les États-Unis, soutien de l’opposant Juan Guaido. SB : Trois jours de deuil décrétés au Brésil. 10 personnes ont trouvé la mort dans l’incendie du centre de formation d’un club de football populaire. La plupart des victimes sont des espoirs du foot. RA : Et puis la question du retour des djihadistes français qui sont emprisonnés en Syrie. Ils seraient au nombre de 150. Et la presse annonce qu’ils pourraient être rapatriés prochainement. ------ SB : Au Venezuela, l’incertitude sur l’acheminement de l’aide humanitaire. RA : Cette aide dont la population a tant besoin. Elle se trouve depuis hier soir dans la ville de Cucuta en Colombie, non loin de la frontière vénézuélienne. Elle a été envoyée par les États-Unis, qui ont reconnu l’opposant Juan Guaido comme président par intérim. Par conséquent les autorités bloquent l’acheminement de cette aide humanitaire. Ce soir le Président Nicolas Maduro assure qu’il empêchera ce qu’il considère comme « le show de l’aide humanitaire », un show c’est un spectacle. Pourquoi dit-il cela ? Car cette aide est arrivée en Colombie sous l’œil des caméras, Romain Lemaresquier. C’est une véritable opération de communication qui a été orchestrée ce vendredi à la frontière entre le Venezuela et la Colombie. Le but : montrer aux caméras du monde entier qu’il s’agît bien d’une aide humanitaire. Et c’est dans le centre d’approvisionnement de Las Tienditas que tout s’est déroulé. Les chargements arrivés jeudi ont été déballés. Des sacs ont été remplis par des volontaires. Chaque sac contenant tous les produits de base disponible par exemple du café, de l’huile, de la farine ou encore du chocolat. Cette opération a été réalisée en présence de l’ambassadeur américain en Colombie, d’un représentant de Juan Guaido, Lester Toledo et du directeur de l’Unité nationale de gestion des risques et des désastres en Colombie, qui aura la charge de distribuer cette aide. Ces premiers chargements d’aide humanitaire seront principalement destinés aux 250 000 à 300 000 Vénézuéliens qui sont en danger de mort faute de médicament et d’aliment selon Juan Guaido. Mais l’acheminement de cette aide au Venezuela va dépendre du bon vouloir de l’armée vénézuélienne. Car à l’heure actuelle la frontière est fermée. Le régime de Nicolas Maduro a fait déposer ces derniers jours des conteneurs et un camion-citerne sur le pont qui relie les deux pays. Lester Toledo, qui représentait Juan Guaido lors de cette présentation, a donc à nouveau lancé un appel à l’armée vénézuélienne afin qu’ils laissent entrer cette aide. RA : Le suspense se poursuit donc sur l’acheminement au Venezuela de l’aide humanitaire. Nicolas Maduro dénonce le « parti pris » du Groupe de contact international. Ce groupe est constitué de pays européens et latino-américains et il appelle à une « élection présidentielle libre » au Venezuela. SB : Et puis le football brésilien qui pleure ce soir. RA : Une tragédie s’est produite ce matin, un incendie dans le centre de formation du club de Flamengo, c’est le club le plus populaire du pays il se trouve à Rio de Janeiro. Le bilan est de 10 morts, et parmi eux une majorité d’adolescents espoirs du football. Vague de tristesse dans le pays. Sarah Cozzolino au Brésil. Devant le grand portail gris du centre d’entraînement de Flamengo, des dizaines de supporters, aux couleurs de leur club, en rouge et noir, venus rendre hommage aux victimes et aux familles. Derrière le portail, les parents arrivaient au compte-gouttes, en pleurs, pour identifier les corps de leurs enfants décédés au petit matin. La plupart des adolescents avaient été sélectionnés par le club pour suivre une formation, ils étaient promis à un avenir dans le monde du football brésilien. On ne connaît pas encore les causes du drame. La plupart des jeunes joueurs du club n’étaient pas présents lors de l’incendie, les entraînements avaient été suspendus après les pluies violentes qui ont causé de graves dégâts à Rio ce mercredi. Ces dégâts, et les coupures d’électricité dans la zone seraient peut-être une piste pour expliquer les débuts de l’incendie. Un des blessés a déclaré que le feu avait pris dans une climatisation, mais une enquête devrait préciser les causes exactes. Pour l’heure, les matchs qui devaient avoir lieu ce week-end ont été annulés. Trois jours de deuil ont été décrétés. Sarah Cozzolino, Rio de Janeiro, RFI. RA : Et les hommages sont nombreux ce soir. Le président de Flamengo évoque la pire tragédie du club en 123 ans d’histoire. Et puis la légende vivante du football brésilien Pelé a exprimé sa solidarité sur Twitter : « C’est une journée très triste pour le football brésilien », écrit-il. SB : Et décidément le football en deuil au lendemain de l’annonce de l’identification du corps d’Emiliano Sala. RA : Le joueur argentin qui avait disparu il y a 18 jours alors qu’il se trouvait à bord d’un avion en direction de la ville britannique de Cardiff où Sala avait été transféré. Son corps a été retrouvé tard hier soir dans l’épave de son avion, au fond de la Manche. « Nous allons pouvoir commencer le deuil de notre fils et de notre frère », a réagi sa famille dans un communiqué. Ce week-end « une minute d’applaudissements sera observée sur tous les terrains » avant le coup d’envoi des rencontres des championnats de France de Ligue 1 et de Ligue 2. SB : Au Proche-Orient comme chaque vendredi depuis des mois, des manifestations aujourd’hui dans la bande de Gaza. Et comme souvent, il y a eu des affrontements. RA : Au moins deux Palestiniens ont été tués selon le bilan du ministère de la Santé du Hamas. Le mouvement islamiste qui est au pouvoir à Gaza depuis 2007, depuis qu’Israël impose un blocus dans ce territoire palestinien. Cela veut dire que c’est Israël qui décide quels biens, quelles marchandises, entrent à Gaza. Ce blocus est dénoncé au niveau international, à plusieurs reprises des bateaux ont tenté de le rompre en essayant de s’approcher de Gaza par la mer. Mais à chaque fois les passagers de ces bateaux ont été interpellés et expulsés. Et Israël renforce encore ce contrôle, car désormais les bateaux peuvent être confisqués par le gouvernement, c’est une décision de la justice israélienne. Correspondance de Guilhem Delteil. Depuis plus de onze ans désormais, Israël impose un blocus terrestre et maritime à la bande de Gaza. Et rapidement, le pays a vu des bateaux chargés d’aide humanitaire tenter de rompre ce blocus par la mer. En mai 2010, l’arraisonnement d’un navire, le Mavi Maramara, affrété par une organisation turque avait causé la mort de dix passagers. L’opération a entraîné une brouille diplomatique avec la Turquie et une enquête de la Cour pénale internationale. Bien que contrées, ces tentatives de rompre le blocus maritime, baptisé « flottilles de la paix », peuvent avoir de lourdes conséquences pour Israël et le gouvernement voudrait les voir cesser. Pour dissuader ces militants, l’exécutif a décidé de confisquer les bateaux arraisonnés. Une première tentative sur une embarcation arrivée au large des côtes de Gaza en 2012 a été rejetée par la Cour suprême : l’instance avait estimé que les dix mois écoulés entre l’arraisonnement du bateau et sa confiscation étaient un délai trop long. Cette fois-ci, un juge du tribunal de Haïfa a estimé que la confiscation du Zaytouna-Olivia, arraisonné en septembre 2016, avait tenu compte des critiques de la Cour suprême et l’a donc validée. Guilhem Delteil Jérusalem RFI. SB : Et puis le retour des djihadistes français qui sont détenus en Syrie se profile. RA : C’est une question très délicate pour les autorités : que faire des Français qui ont combattu aux côtés du groupe État islamique. Ils seraient au nombre de 150. Faut-il les laisser en prison en Syrie, avec les risques d’évasion que cela représente, ou faut-il les juger en France ? Ce vendredi la presse annonce que ces djihadistes pourraient rentrer en France. Ils seraient ramenés à bord de deux avions américains. Les explications de Grégoire Sauvage. Ce sont les forces spéciales américaines qui pourraient superviser le retour des djihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie. C’est en tout cas l’une des options envisagées par les autorités françaises même si selon une source gouvernementale rien n’est acté à ce stade. Selon ce scénario, le rapatriement s’effectuerait en deux temps : un premier avion atterrirait sur la base militaire de Villacoublay en région parisienne avec à son bord les combattants les plus dangereux notamment Adrien Guihal et Thomas Barnouin, deux proches des frères Clain, ou encore Quentin Lebrun. Suivrait un deuxième avion, réservé aux femmes et aux enfants. Seuls des Américains seraient présents à bord, mais le comité d’accueil lui serait composé de membres du GIGN. À leur arrivée en France, les suspects majeurs, qui font l’objet d’un mandat d’arrêt international, seront immédiatement présentés à un magistrat du pôle antiterrorisme afin d’être mis en examen. Les autres seront placés en garde à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure. Les enfants, eux, seront pris en charge par les services sociaux. SB : Et puis c’est la fête de la musique française ce soir. RA : Les Victoires de la musique débutent en ce moment, il s’agit de récompenser les meilleures artistes, la meilleure chanson, le meilleur album de l’année, pour ne citer que ces catégories. Cela se déroule à la Seine Musicale, non loin de Pars. C’est la 34e édition. L’an dernier c’était le triomphe du rap. Qui seront les grands vainqueurs cette année ? On attend particulièrement la jeune génération : retenez ces noms, Jeanne Added, Eddy de Pretto, Angèle, ou encore Foé. Mais les historiques sont toujours là : en compétition ce soir Étienne Daho ou encore Vanessa Paradis.
  • Débat sur l’avortement en Allemagne
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Colonne
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.L’armée française le reconnaît : elle est intervenue récemment au Tchad, non pas contre des forces terroristes, mais pour défaire une colonne rebelle qui se dirigeait vers Ndjamena. Une colonne ! L’image est claire et dans ces paysages désertiques on imagine facilement la théorie, c’est-à-dire la succession de véhicules et de forces armées, qui progressent à la queue le leu, c’est-à-dire les uns derrière les autres. Le mot appartient depuis longtemps au vocabulaire militaire : une colonne est un corps d’armée en marche ! Mais le terme peut bien sûr s’appliquer à n’importe quelle procession, n’importe quel convoi en marche : une colonne de fourmis par exemple. Et même si la file est à l’arrêt, le mot peut être utilisé : une colonne de plaignants qui font la queue au Commissariat. La forme est déterminante pour comprendre le sens : une colonne est une succession, un déroulement : c’est long et étiré, ce qui fait qu’on peut l’employer à propos d’une suite d’objets disposés les uns derrière les autres : la colonne vertébrale, qui représente toutes les vertèbres liées les unes aux autres. Si l’on revient à notre usage militaire qui est fréquent, on fera une mention spéciale de la cinquième colonne : celle de l’espionnage, celle qui est camouflée. Et l’origine de cette expression, assez récente somme toute, nous faire remonter à la guerre d’Espagne : en 1936, les forces franquistes prennent le contrôle de Madrid, grâce à quatre colonnes de blindés, et grâce aussi à l’appui d’une propagande efficace, d’une action psychologique clandestine et détournée qui utilisait notamment la forte influence de l’Église catholique. Toutes les colonnes dont on vient de parler se déploient sur le sol (à l’exception bien sûr de la Cinquième, plus invisible). Mais dans son usage premier, la colonne évoque plutôt ce qui s’élève, ce qui est en position verticale. La colonne est d’abord un élément d’architecture : une mince envolée de pierre ou de bois ou même d’un matériau de synthèse – ciment, plâtre… qui supporte la partie supérieure d’un édifice, et qui est couronné parfois de façon décorative par un chapiteau. La tradition des colonnes remonte loin et on se souvient que l’architecture grecque nous a transmis des formes différentes : colonnes ioniques, doriques corinthiennes, etc. Une colonne peut même être constituée d’un fût de pierre, à visée décorative : la colonne Vendôme à Paris ! Et évidemment, la forme peut être utilisée comme une comparaison : en particulier dans la typographie de la presse, dans les grands journaux, les articles sont disposés en colonne, et ne s’étalent pas sur toute l’horizontalité de la page. Combien de colonnes ? Cinq souvent. Ce qui fait que lorsqu’un titre est particulièrement important, au point d’éclipser tous les autres, on lui donne toute la place sur la première page de journal, la Une. Et on titre ainsi Cinq colonnes à la Une, expression étrange qui a été utilisée pour servir de titre à une célèbre émission de télévision des années 60.   Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.   En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 07/02/2019 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. C’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : la crise diplomatique entre Paris et Rome. La France annonce qu’elle rappelle son ambassadeur en Italie. Elle proteste contre des déclarations des dirigeants italiens qui remettaient en cause la politique d’Emmanuel Macron. SB : Les négociations sur le Brexit toujours dans l’impasse. Aujourd’hui la Première ministre britannique Theresa May avait rendez-vous avec les dirigeants européens à Bruxelles. « Toujours pas de percée en vue » a réagi le Président du Conseil européen Donald Tusk. Cela veut dire pas d’avancée. RA : Le groupe Etat islamique contrôle moins de 1 % du territoire qu’il avait conquis. C’est la coalition anti djihadiste qui l’affirme. Mais de nombreuses questions ne sont pas réglées comme celles du retour des réfugiés, en raison des restes d’explosifs qui se trouvent sur le territoire. SB : Et puis peut-être le dernier épisode dans la bataille judiciaire autour de la maison natale d’Adolf Hitler. L’État autrichien a été condamné à verser 1millions 500mille euros à la propriétaire de cette maison qui avait été forcée de quitter les lieux. ------- SB : Paris a donc décidé de rappeler son ambassadeur à Rome. RA : C’est une décision d’importance, la dernière fois que la France s’est retrouvée sans représentant à Rome c’était en 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi une telle décision ? La crise couvait depuis quelques semaines, les tensions étaient de plus en plus fortes. Ainsi à la fin du mois de janvier le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini avait dit qu’il espérait que la France se libère bientôt d’un « très mauvais président ». Mais surtout mardi Luigi Di Maio, le vice-premier ministre italien, est allé à la rencontre des gilets jaunes qui contestent la politique d’Emmanuel Macron. Et il a déclaré « le vent du changement a franchi les Alpes ». Ce sont des déclarations outrancières, des attaques sans précédent a réagi le ministère français des Affaires étrangères. Qui a donc annoncé le rappel de son ambassadeur en Italie. Une décision commentée ce soir par le gouvernement italien, qui n’appelle cependant pas à l’apaisement. À Rome pour RFI Eric Senanque. « Nous ne voulons pas nous fâcher avec la France, les polémiques ne nous intéressent pas » a déclaré Matteo Salvini dans un communiqué, livrant sa lecture de la crise diplomatique… « Nous sommes des gens concrets et nous défendons les intérêts des Italiens », a précisé le ministre de l’Intérieur qui se dit par ailleurs prêt à parler avec Macron. Salvini, qui se pose en interlocuteur numéro un de Paris oubliant qu’Emmanuel Macron ne discute qu’avec Giuseppe Conte, le président du Conseil. Mais derrière le ton conciliant du début, Salvini reste à l’offensive. Selon lui le dialogue ne pourra se renouer qu’à trois conditions : la fin des refoulements de migrants à la frontière franco-italienne, le retour d’une quinzaine de « terroristes italiens » qui selon ses mots « mènent la belle vie en France » et la fin des contrôles des travailleurs italiens frontaliers. « Le peuple français est notre ami et notre allié » a réagi pour sa part, Luigi di Maio sur son compte Facebook, justifiant sa rencontre il y a deux jours avec les gilets jaunes comme « pleinement légitime ». Le gouvernement italien, précise le chef du 5 étoiles applique toujours le principe de non-ingérence dans les affaires internes d’un pays, et cela vaut aussi pour la France. Eric Senanque, Rome, RFI. RA : Et pour le moment pas de réaction à cette affaire de la part du chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, qui se trouve en déplacement au Liban. SB : Également dans l’actualité européenne, Theresa May qui a du mal à faire avancer les négociations sur le Brexit. RA : La journée s’annonçait compliquée pour la Première ministre britannique en déplacement à Bruxelles. Sa mission : essayer d’obtenir de nouvelles garanties européennes. C’est la question de la frontière irlandaise qui est au cœur des négociations. Theresa May a donc rencontré Jean-Claude Juncker le Président de la Commission européenne, puis Donald Tusk le Président du Conseil européen. Donald Tusk qui a écrit sèchement sur Twitter :" Toujours pas de percée en vue. Les discussions se poursuivent". Theresa May se voulait un peu plus optimiste après ses entretiens, je vous propose d’écouter la Première ministre britannique. « Nous avons eu des discussions denses, mais elles ont été constructives. J’ai expliqué notre position et elle est claire : nous devons obtenir des modifications juridiquement contraignantes à l’accord de retrait pour répondre aux préoccupations du parlement concernant le backstop. Si nous apportons ces changements au backstop et qu’en parallèle nous avançons sur d’autres dossiers comme les droits des travailleurs, nous parviendrons à trouver une majorité stable au parlement. Et c’est ce que je continuerai à faire valoir. Ce ne sera pas facile, mais de manière décisive, le président Juncker et moi-même sommes convenus que des discussions allaient à présent débuter pour trouver une issue, un moyen d’avancer pour répondre aux préoccupations du parlement, et au final, obtenir une majorité. Je dis avec clarté que je vais mettre en œuvre le Brexit, que je vais le mettre en œuvre dans les temps. C’est ce que je vais m’efforcer de faire pour les Britanniques. Je vais négocier dur dans les prochains jours pour aboutir à ce résultat ». RA : Theresa May la Première ministre britannique ce jeudi à Bruxelles. Prochaine échéance d’importance dans les négociations sur le Brexit : lundi Michel Barnier le négociateur en chef de l’Union européenne doit rencontrer le ministre chargé du Brexit Steve Barclay. Cela intervient à moins de deux mois du divorce entre Londres et Bruxelles, qui est prévu le 29 mars prochain. SB : Cette question maintenant : est-ce bientôt la fin du groupe Etat islamique ? RA : C’est en tout cas ce qu’annonce la coalition internationale qui lutte contre les djihadistes en Syrie. Elle affirme que le groupe Etat islamique contrôle moins de 1 % du territoire qu’il avait conquis en 2014. Propos en échos à ceux de Donald Trump dont le pays se trouve à la tête de la coalition. Hier le Président américain déclarait que la reprise à 100 % des territoires conquis par les djihadistes devrait être annoncée la semaine prochaine. Mais même si la guerre contre l’organisation est gagnée, la page ne sera pas tournée de sitôt. De nombreux réfugiés ne sont pas prêts de rentrer chez eux. En Irak ils sont 2 millions à avoir trouvé refuge à l’étranger. Car il y a encore dans les rues des restes d’explosifs ; illustration à Mossoul, la deuxième ville du pays, libérée il y a plus d’un an et demi. Pehr Lodhammar est le responsable en Irak du service de lutte anti-mines de l’ONU. « Les zones urbaines représentent une grande partie des zones contaminées. C’est nouveau pour nous. Rien qu’à Mossoul, il y a 7,6 millions de tonnes de gravats à fouiller, remplies d’explosifs. Plus de 100 000 bâtiments partiellement ou totalement détruits avec peut-être des explosifs à l’intérieur. Nous ne sommes pas devant un champ de mines, où on procède au déminage avant de le rendre à la communauté pour qu’elle puisse cultiver à nouveau dessus. Là, nous sommes dans un environnement avec des restes humains, des ceintures d’explosifs, des débris... Tout ça dans des immeubles qui font parfois 8-9 étages. Ça n’a rien à voir avec des mines antipersonnel qui pèsent entre 200 grammes et un peu plus de 3 kilos. Là il s’agit de bombes de 10 à 20 kg chacune. En cas d’explosion, les victimes ont plus de chances d’être tuées que seulement blessées. » RA : Propos recueillis par notre correspondant à Genève Jérémie Lanche. SB : Et puis peut-être le dernier épisode dans un feuilleton judiciaire qui concerne la maison natale d’Adolf Hitler. RA : Une femme se trouve au cœur de ce feuilleton, c’est l’ancienne propriétaire de la maison située en Autriche. Elle s’appelle Gerlinde Pommer. Elle avait été expropriée par l’État, c’est-à-dire qu’elle avait dû quitter son logement et en échange l’État lui avait versé 310mille euros. Mais Gerlinde Pommer réclamait plus, et la justice autrichienne vient de lui donner raison puisqu’elle condamne l’État à verser 1million 500mille euros. L’État qui peut encore faire appel. On fait le point sur cette bataille avec notre correspondante en Autriche Isaure Hiace. C’est au nord de l’Autriche, à Braunau am Inn, que se trouve la maison de la discorde, celle où naquit Adolf Hitler le 20 avril 1889. Une vieille bâtisse jaune de 800 mètres carrés qui déchaîne les passions depuis des décennies. Pour éviter qu’elle ne devienne un lieu de pèlerinage des néo-nazis, le gouvernement autrichien fait voter en 2016 une loi pour pouvoir exproprier Gerlinde Pommer. Cette dernière conteste la décision, mais la Cour constitutionnelle donne raison à l’état, qui devient donc le nouveau propriétaire et verse à Gerlinde Pommer 310 000 euros de dédommagement. Un montant trop faible aux yeux de cette dernière qui vient donc, à son tour, d’obtenir gain de cause, en vertu de la décision d’un tribunal régional qui enjoint l’état autrichien à lui verser 1,5 euro. Jugement dont l’état autrichien peut toutefois encore faire appel. Cette bataille juridique illustre la controverse persistante en Autriche autour de cet héritage gênant. Certains prônant la destruction de la maison, d’autres la création d’un lieu éducatif sur le nazisme. Le bâtiment devrait finalement être conservé, mais on ne sait toujours pas quelle fonction il aura. Isaure Hiace, Vienne RFI. SB : Enfin en football actuellement la dernière rencontre comptant pour les 1/8e de finale de la Coupe de France. RA : Un match entre clubs de Ligue 1 : le déplacement de Lyon, troisième au classement sur la pelouse de Guingamp. Les Lyonnais mènent 1-0 en première période.
  • Facial
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Les procédures de reconnaissance faciale sont donc autorisées dans deux lycées du sud de la France. De quoi s’agit-il ? D’éviter que des personnes étrangères à l’établissement ne puissent y pénétrer sans qu’on les repère, en se mêlant à la foule des élèves. On met donc en place une expérimentation (car nous en sommes encore au stade expérimental) et on installe un dispositif qui pourra comparer les personnes qui se présentent à l’accueil aux photos que l’administration a prises. Quand ça concorde, on ouvre le portail : c’est ça la reconnaissance faciale : reconnaissance de la physionomie, des traits… de la face !  Mais la reconnaissance faciale, est-ce la reconnaissance au faciès ? Non Dieu merci ! Le mot faciès existe, et il est même assez courant, mais, même s’il n’est pas péjoratif au départ, il l’est devenu à cause des circonstances dans lesquelles on l’emploie, et des échos qui lui sont associés. Avec d’abord les fameux contrôles au faciès, ces vérifications d’identité qui se font à la tête du client : si vous avez une « bonne » tête, vous y échappez. Mais si votre apparence ne revient pas aux policiers, il faut vous expliquer. Est-ce uniquement une histoire de faciès ? Non bien sûr : cela peut dépendre de votre habillement, de votre style. Mais aussi de votre visage, et de ce qu’il témoigne de vos origines. Et c’est bien pour ça que ces contrôles au faciès posent problème : on peut discriminer ceux qu’on contrôle, en faire des suspects en fonction de leur appartenance. Et entre le contrôle au faciès et ce qu’on appelle le délit de faciès, il n’y a qu’un pas. Ce serait un délit d’avoir tel ou tel visage. On parle même, de façon nettement plus familière de « délit de sale gueule ». C’est familier, mais au moins c’est clair ! Ce mot faciès n’est pas un mot très courant en français. Au départ il fait partie d’un vocabulaire savant, ce qui n’est plus vraiment le cas aujourd’hui : il s’agit de la langue savante du 18e siècle. Et faciès est le mot latin, d’où dérive face, et qui a été repris sans changement par la langue scientifique. Mais revenons à notre face, qui désigne également l’apparence du visage : c’est en tout cas le premier sens de ce mot qui en a beaucoup. Et il évoque la forme, la singularité d’un visage. Est-il synonyme du mot physionomie ? Pas exactement, car ce dernier terme fait plutôt allusion à un aspect expressif : Selon que je suis gai ou triste, bien réveillé ou encore à moitié endormi, je n’ai pas la même physionomie, même si j’ai la même face.  Et la face se retrouve aussi dans des expressions assez nombreuses : à la face de quelqu’un signifie par exemple devant lui, en sa présence. Et on dit qu’on dévoile quelque chose à la face du monde, quand on le fait savoir publiquement. Et perdre la face, c’est se ridiculiser, perdre sa dignité. Alors qu’à l’inverse, sauver la face, c’est sauver les apparences, sauver l’honneur. Tout ça dans un français de France, parce qu’au Québec, le mot « face » est encore bien plus fréquent dans des expressions très nombreuses : Je vais te le dire en pleine face ; il m’est tombé sur la face, il m’a réprimandé ou m’a insulté ; avoir la face comme un couteau de table : être très maigre. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.   En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)  
  • Avoir maille à partir avec quelqu'un
    La puce revient aujourd’hui sur l’expression « avoir maille à partir avec quelqu’un ». Une expression construite autour de deux mots aux origines surprenantes. C’est ce que va nous raconter le linguiste Jean Pruvost qui vient de faire paraître « les secrets des mots » aux éditions de la librairie Vuibert. Avec nous aussi, les élèves de Muriel Heiny de l’école Forest à paris. Une chronique de De vives voix.

France Bienvenue
  • Hanane et son petit garçon (suite)
    Vous avez fait connaissance avec Hanane la semaine dernière. Voici aujourd’hui plus de détails sur la façon dont sa vie s’est organisée depuis la naissance de son petit garçon il y a deux ans. Le temps passe si vite qu’il est même déjà question d’école maternelle pour la rentrée prochaine ! Discussion donc d’une jeune […]
  • Portrait d’une jeune maman bien occupée
    On peut reprendre des études après être entré dans la vie professionnelle. C’est ce qu’a décidé Hanane, après quelques années passées dans le monde du travail. Elle est pleine d’enthousiasme et de motivation, même si ce n’est pas facile tous les jours, comme elle nous l’explique aujourd’hui. Mais le jeu en vaut la chandelle*. Voici […]
  • Un après-midi de liberté
    Ce qu’il y a de bien dans la vie d’étudiant, c’est que parfois, la journée ne se déroule pas comme prévu. Eh oui, il arrive qu’un cours soit annulé et reporté au dernier moment. Pour Wafa, c’était la bonne surprise du jour ! Juste avant de quitter l’IUT, elle nous a raconté ce qu’elle allait […]
  • Les cours reprennent !
    Après les vacances de Noël, retour en cours à l’IUT ! Aurélia questionne Aline sur son état d’esprit pour la rentrée et elle nous parle de ce nouveau semestre, le semestre 4. Mais malgré leur intérêt pour les cours, on voit qu’elles ont déjà hâte quand même d’être aux prochaines vacances ! Transcription: A : Aline […]
  • Voyageuse
    Aline aime beaucoup voyager. Elle revient aujourd’hui sur ses différentes expériences de voyage à travers le monde et les partage avec Anne, Mathilde et Lydia. Alors, quelle sera sa prochaine destination ? Et la vôtre ? Transcription : A : Aline / An : Anne / M : Mathilde An : Bon, Aline, vous nous avez dit que vous […]
  • Lendemain de fêtes
    Les vacances ne sont pas tout à fait terminées ! Alors, pour rester encore un peu dans l’ambiance des fêtes, Aurélia nous raconte dans cette conversation comment s’est déroulé son réveillon de Noël et ce qu’elle a fait le lendemain. C’était juste après le 25 décembre, alors elle évoquait aussi ce qu’elle comptait faire pour […]
  • Qu’est-ce que vous faites pour le Nouvel An ?
    Il y en a qui réveillonnent le 31 décembre, d’autres qui font un repas de fête le 1er janvier, d’autres qui font les deux. En famille, entre amis, entre copains. A la maison, au restaurant, ou ailleurs. Tout est possible. Matteo, lui, ne sera pas à Marseille pour passer en 2019. Transcription M : Matteo / […]
  • Noël, c’est en famille !
    Aujourd’hui, 21 décembre, c’est le premier jour de l’hiver. C’est aussi le début des vacances de Noël. Ou tout au moins, d’un long weekend pour beaucoup de Français. Il y a de l’agitation un peu partout, comme toujours à cette époque de l’année ! Mattéo et Léa nous racontent comment ça se passe chez eux […]
  • Petite conversation entre deux cours
    Quand deux copines se croisent dans les couloirs de l’IUT ! Voici une petite conversation entre deux cours, juste le temps de prendre des nouvelles du weekend de Sybille. Transcription L: Lydia / S: Sybille L : Salut (1), Sybille, ça va ? S : Ça va. Et toi ? L : Ça va nickel (2). Dis-moi, qu’est-ce tu as […]
  • Ça marche pour Mathilde !
    Mathilde marche. Mathilde marche même beaucoup ! Mais pas tout à fait comme vous et moi… Un peu plus vite ! Aujourd’hui, elle nous fait découvrir son sport, la marche athlétique. Voilà un sport peu connu en France et même dans le monde entier, alors qu’il fait partie de l’athlétisme, la discipline phare des Jeux […]

Je dis, tu dis, il dit, nous disons
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Podcast français facile
  • 25 questions sur l’obligation et la nécessité
    Objectif : exprimer l'obligation et la nécessité en français Vocabulaire : obligation 🔷 QUESTIONS : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/02/25-questions_obligation.mp3 Répondez aux questions suivantes en développant vos réponses au maximum. Selon vous, un professeur est obligé de faire quoi ? Pourquoi ? Selon vous, qu’est-il nécessaire à un étudiant pour réussir ses études ? Pourquoi ? De quoi a-t-on [...] 25 questions sur l’obligation et la nécessité est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Cette petite garce de Morphée !
    Objectifs : Vocabulaire : expressions idiomatiques "être dans les bras de Morphée", "recoller les morceaux", " dire quelque chose à froid", "faire une tête". Niveau : Delf B2 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/02/dialogue_25.mp3 Phil : T’en fais une tête qu’est-ce qui t’arrive ? Chloé : C’est Michel. Tout est fini entre nous. Phil : Michel ? Mais [...] Cette petite garce de Morphée ! est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Venir de + provenance
      Pour indiquer une provenance, on utilise "venir de" + pays, ville, région, lieu... Attention à la préposition "de". Il faut appliquer la règle de l'article contracté. 🔷 (re)VENIR DU + nom masculin singulier Nom commun Pays, régions Tu viens du cinéma. Il revient du restaurant. Nous venons du Japon. Vous venez du Maroc. [...] Venir de + provenance est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Raymond le ramoneur
    🔷 Objectifs : culturel : parler des feux de cheminée découverte d'expressions familières : C'est pas de refus. / Ben dites donc. / Vous inquiétez pas. / C'est pas le tout. / Ça va pas se faire tout seul / Je m'y mets. 🔷DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/02/dialogue_24.mp3 Raymond : Bonjour madame Dutrou. Je viens pour ramoner votre [...] Raymond le ramoneur est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Chandeleur
    🔷 La Chandeleur, qu'est-ce que c'est ? La Chandeleur est la fête des chandelles. Autrefois, on allumait toutes les bougies de la maison le soir de la Chandeleur. La Chandeleur est une fête très ancienne. Elle est devenue au fil du temps une fête chrétienne. Aujourd'hui, elle est surtout célébrée comme le "jour des crêpes" [...] Chandeleur est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • An ou année ?
    TESTEZ-VOUS 📌 Règle : AN : ➜ On utilise toujours "an" après des nombres cardinaux. "An" est utilisé comme unité de temps. Exemples : ✅ Ces étudiantes ont vingt ans. ✅ Mon père a travaillé pendant quatre ans en Espagne. ANNÉE : ➜ On utilise "année"  avec des adjectifs, avec des nombres ordinaux [...] An ou année ? est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Et si, et si, et si …
    🔷 Objectifs : Hypothèse au présent et hypothèse sur le futur Imparfait/conditionnel Parler de soi 🔷 Situation : Nina pose des questions à Phil. Ses questions portent sur des hypothèses commençant par "si". Phil répond. Le dialogue termine sur une question très intime. 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/02/dialogue_23.mp3 Nina : Et si tu pouvais choisir entre [...] Et si, et si, et si … est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • aimer + animal
    🔷 Objectifs : utilisation de aimer + animal 📌 Règle 1 aimer + animal au pluriel = animal de compagnie Exemple :  J'aime les lapins. = J'aime les lapins comme animal de compagnie. Les lapins, c'est mignon. 📌 Règle 2 aimer + animal au singulier = viande Exemple :  J'aime le lapin. = [...] aimer + animal est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Liste de livres à lire
    🔷 Objectifs : parler du lecteur et de sa perception d'une oeuvre découverte d'auteurs et d'oeuvres hypothèse sur le présent 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/02/dialogue_22.mp3 Nina : Tu fais quoi ? Phil : J’écris une liste de livres à lire pour un garçon de 17 ans. Nina : Pourquoi tu précises qu’il a 17 ans ? [...] Liste de livres à lire est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Coup de main – dialogue pronom COD
    🔷DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/01/dialogue_21.mp3 Nina : Est-ce que je peux t’aider à quelque chose ? Phil : Oui, tu peux éplucher les carottes ? Nina : C ‘est fait. Tu veux que je les coupe ? Phil : Non, tu vas les râper. Nina : D ‘accord ! Phil : Tiens, mets tout dans ce bol ! Nina [...] Coup de main – dialogue pronom COD est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
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