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  • Défroquer
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Le Pape, nous apprend-on, vient de défroquer deux évêques accusés de pédophilie au Chili. Et le sens de la phrase est très clair, et d’ailleurs repris dans le début de l’article don on vient de donner le titre : Le Pape François a exclu de l’Église catholique deux évêques émérites chiliens. Les défroquer, c’est donc les exclure. Mais on peut être un peu surpris de cette phrase et de cette construction inhabituelle : à l’ordinaire, le verbe défroquer ne s’emploie pas avec un complément direct : on ne défroque pas quelqu’un, ou bien rarement. Et pourtant, la phrase se comprend très bien, et elle a le mérite d’être transparente. D’ailleurs tout dépend des usages : on peut penser au verbe déguerpir, qui en français de France n’est pas utilisé avec un complément. En français d’Afrique, c’est courant : on déguerpit quelqu’un quand on le chasse, quand on l’expulse. Pour défroquer, c’est un peu la même chose. Et si le verbe est compréhensible, c’est qu’on se souvient de ce qu’est un prêtre défroqué : c’est celui qui a abandonné la prêtrise, pour revenir à une vie laïque. Et le mot s’utilise pour un homme comme pour une femme. Un moine, un curé, comme une religieuse, une bonne sœur comme on dit parfois, peut décider d’abandonner cette vie. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’on abandonne ou qu’on renie sa religion. Mais appartenir à l’église demande bien des sacrifices et des dévouements. Et parfois, on revient sur ses engagements pour embrasser une vie différente. On a pris l’habit, ou on a pris le voile, pour un homme ou pour une femme. Et bien on l’enlève. Et si cela se fait de manière brusque, ou parfois un peu culpabilisée, on dit qu’on jette son froc aux orties. En tout cas on se défroque. On voit donc que si l’habit ne fait pas le moine, pour reprendre ce proverbe bien connu, et qui signifie qu’on ne correspond pas toujours aux apparences, aux airs que l’on se donne, sans habit, on n’est plus moine ! Ainsi parle-t-on d’un prêtre défroqué, pour celui qui a été prêtre, mais ne l’est plus. Le froc est donc l’habit ecclésiastique ? Le mot est d’origine germanique et entre en français avec le simple sens de manteau. Mais bien vite, on l’a assimilé à l’habit des gens d’Église. Et on a construit les expressions « prendre le froc » ou « porter le froc » pour évoquer un prêtre. Mais le mot est surtout entendu dans ces expressions toutes faites. Il ne s’est jamais substitué à soutane par exemple. Pourtant le mot continue sa carrière dans un français familier, ou argotique : le froc, comme le falzar, le grimpant, le futal, c’est le pantalon. Familier, mais courant, et qu’on trouve aussi dans une expression bien plus argotique encore, mais courante : baisser son froc, pour dire obéir, se soumettre. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr  
  • Journal en français facile 14/10/2018 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. Zéphyrin Kouadio est à mes côtés pour vous présenter cette édition. Bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir. LB : À la une ce soir : l’Allemagne et les élections en Bavière. Synonyme de revers pour les alliés d’Angela Merkel. La CSU qui perd la majorité absolue. ZK : L’affaire Khashoggi. Ce journaliste saoudien disparu il y a deux semaines à Istanbul. Berlin, Londres et Paris réclament « une enquête crédible » aux autorités turques et saoudiennes. LB : Et puis nous reviendrons sur la canonisation par le Pape François de deux personnalités contestées en leur temps, l’archevêque salvadorien Oscar Romero et le pape italien Paul VI. ----- ZK : On part en Allemagne pour débuter ce journal. En Bavière plus précisément où la chancelière Angela Merkel enregistre une défaite dans les urnes. LB : Une défaite lors d’élections régionales qui auront été fatale à la CSU, le parti conservateur, allié incontournable pour la chancelière. L’Union chrétienne sociale perd sa majorité absolue face à la montée des Verts et de l’extrême droite. À Munich, les précisions de l’envoyé spécial de RFI, Pascal Thibault. La Bavière c’est la CSU » : le raccourci prisé par l’union chrétienne sociale n’est plus tout à fait vrai. Le parti subit une défaite historique dans son fief avec 37 % des voix contre 47 % il y a cinq ans. Une victoire amère, mais la CSU reste le parti dominant. Une alliance avec un parti indépendant de droite pourrait se mettre en place faute de majorité absolueCette défaite sévère des alliés d’Angela Merkel fragilise encore le gouvernement de la chancelière allemande. La CSU va se pencher sur ses erreurs, mais le parti bavarois pourrait aussi accentuer ses attaques contre la chancelière pour expliquer ses problèmes dans son fief. Une défaite de la CSU affaiblit le camp conservateur dans son ensemble alors que la CDU, cette fois, doit affronter une élection difficile dans deux semaines en Hesse. Et l’échec historique du SPD qui passe sous la barre des 10 % en Bavière déstabilise un peu plus un parti au plus mal dans les sondages et pour lequel la grande coalition a été un pis aller. Ceux qui plaident pour une sortie du gouvernement pourraient monter le ton. Pascal Thibaut Munich RFI. ZK : À la une également, les négociations du Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Elle doit dans les faits, intervenir au printemps prochain. LB : Mais les conditions de cette sortie ne sont pas encore définies malgré ce qu’affirmait en fin de journée le site d’information politico. Ce soir, le négociateur en chef de l’UE, le Français Michel Barnier, précise sur Twitter que « certaines questions clés sont encore en suspens ». Les négociateurs européens et britanniques n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur la question de la frontière irlandaise. ZK : Et puis l’affaire Jamal Khashoggi et cette déclaration commune de Paris, Londres et Berlin qui s’adressent à l’Arabie saoudite et à la Turquie. LB : Et qui demandent une « enquête crédible » sur la disparition du journaliste saoudien après une visite au consulat de son pays à Istanbul, c’était il y a deux semaines. Jamal Khashoggi, critique à l’égard du prince héritier Mohammed ben Salmane et qui collaborait notamment avec le Washington Post, n’a plus donné de nouvelles depuis le 2 octobre. Des sources turques affirment qu’il a été assassiné. Les autorités saoudiennes sont soupçonnées d’être impliquées dans ce dossier, ce qu’elles nient en bloc. Hier, Donald Trump a promis « un châtiment sévère » contre Riyad en cas précisément d’implication dans la disparition du journaliste. ZK : Le Président américain qui s’exprimait également sur un autre dossier, sa volonté de séparer les familles de migrants à leur arrivée aux États-Unis. LB : L’objectif pour la Maison-Blanche c’est d’éviter l’immigration clandestine. Un objectif que permettent ces mesures mises en place il y a trois mois. Donald Trump l’a réaffirmé hier. Malgré les nombreuses critiques, aux États-Unis comme à l’étranger, Donald Trump qui persiste et signe : cette tolérance zéro doit se poursuivre. Les explications de Marie Normand. « S’ils sentent qu’ils vont être séparés, ils ne viennent pas ! » Pour Donald Trump, le décret a été efficace. S’il a dû le suspendre en raison de violentes critiques internes, le président américain envisage de le remettre en place, sous une nouvelle forme, dans les prochaines semaines. L’idée, assure-t-il, est avant tout de protéger les États-Unis. « Vous avez des personnes mal intentionnées qui se servent des enfants pour pouvoir rentrer. Ce ne sont pas leurs enfants, ils ne les connaissent même pas ! » En seulement 6 semaines, en mai et juin cette année, plus de 2500 enfants ont été séparés de leurs parents et placés dans des centres de détention spéciaux. L’administration américaine peine maintenant à les réunir, comme le lui demande la justice, car ces mineurs doivent passer devant un juge avant éventuellement de retrouver leur famille. Pour le président cependant, décourager les migrants est le seul moyen d’endiguer ce qu’il qualifie de crise a la frontière mexicaine. « Le pays va si bien sur le plan économique que beaucoup de gens pauvres veulent venir. Nous devons donc être très fermes ». Une fermeté qui ne décourage pas de nombreux migrants d’Amérique centrale. Depuis le début du mois, des milliers de familles guatémaltèques ont par exemple traversé la frontière clandestinement pour se rendre en Arizona. Les centres de détention sont submergés, et les services de l’immigration disent ne plus être en mesure de traiter les dossiers. ZK : 22h au Vatican où l’on se rend à présent, quelques heures après une cérémonie présidée par le Pape François. LB : Une messe de canonisation, soit l’inscription officielle d’une personne sur la liste des saints, c’était ce matin, place Saint-Pierre. Parmi les nouveaux élus, le pape Paul VI ou encore Monseigneur Oscar Romero, l’ancien archevêque de San Salvador assassiné en 1980. Le reportage de notre correspondant au Vatican Eric Sénanque. Un à un, le Pape François a prononcé le nom des sept nouveaux saints, récitant la traditionnelle formule de canonisation. Parfois connus comme le Pape Paul VI ou l’ancien archevêque salvadorien Oscar Romero, ils le sont moins comme ces deux religieuses, l’une allemande, l’autre espagnole qui ont créé des congrégations au service des plus pauvres. Chacun a expliqué François dans son homlie, qu’il soit pape, archevêque ou même simple laïc comme Nunzio Sulprizi, jeune artisan napolitain mort à seulement 19 ans ont traduit par leur vie la Parole de Jésus : « Viens et suis-moi ». Sans calculs, ils ont vécu « avec le désir de risquer et de quitter » a rappelé le Pape François. Dans la foule des nombreux fidèles, des drapeaux, italiens, espagnols, mais aussi surtout salvadoriens. Plus de 5000 pèlerins ont fait le voyage pour fêter Mgr Romero, comme Mercedes, venue avec sa fille, et qui ne cache pas son émotion. « C’est le premier saint de notre pays, le Salvador, il a énormément lutté pour les droits des plus vulnérables et aujourd’hui, il en récolte le fruit, il est récompensé.iI a été canonisé et nous Salvadoriens nous sommes vraiment reconnaissants pour cela ». Sur les tee-shirts ou des casquettes, chacun a affiché le visage d’un des sept nouveaux saints de l’Église catholique, dont le portrait a été accroché sur la façade de la basilique Saint-Pierre. ZK : Cette information avant de refermer ce journal de notre envoyé spécial permanent en Côte d’Ivoire. Des affrontements entre forces de l’ordre et des partisans d’un candidat indépendant dans la région de Séguela dans l’ouest du pays. LB : Affrontements qui ont fait deux morts et plusieurs blessés ce matin. Les partisans du candidat, mécontents de l’issue du vote ont bloqué une route. Sommés de dégager le passage, les manifestants s’en sont pris aux gendarmes qui ont riposté. Fin de ce journal que vous pouvez, je le rappelle, retrouver en version écrite sur notre site rfi.fr. Tout de suite, vous avez rendez-vous avec Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Maryse Condé, grande écrivaine antillaise, vient d’être récompensée par le prix Nobel de littérature alternatif, le nouveau prix de littérature, puisque le Nobel officiel de littérature n’est pas remis cette année. Et à propos de Maryse Condé, RFI a parlé de « monstre sacré ! C’est très élogieux bien entendu : l’expression met en valeur l’importance de l’artiste. Et on emploie cette formule à propos d’une personnalité immense et centrale, dans la littérature, le cinéma, la musique par exemple. Et même le théâtre puisque l’expression a été inventée par l’écrivain Jean Cocteau à propos de la comédienne Sarah Bernhardt, extraordinairement célèbre à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Un monstre sacré donc ! Comme si c’était une personnalité totalement hors-norme, c’est-à-dire qui dépasse nos habitudes. Le monstre sacré a quelque chose de presque surhumain. Comme le monstre. Et sacré, car on n’y touche pas ! Et on peut accepter de cette personne ce qu’on n’accepterait de personne d’autre ! Comme si elle appartenait à la mythologie, aux légendes des anciens. Comme le Minotaure par exemple, moitié homme, moitié taureau, qui vivait dans un labyrinthe et dévorait les hommes qui venait s’attaquer à lui. On ne pouvait même pas dire qu’il était méchant ou cruel : il était au-delà de la justice des hommes et de leur jugement ! Alors lorsqu’on parle de monstre sacré à propos de nos vedettes, on n’en est pas là. Mais cela montre bien qu’ils sortent du lot, qu’ils sont tout à fait à part !
  • Journal en français facile 13/10/2018 20h00 GMT
    TranscriptionNamouri Dossi : Vous écoutez Radio France Internationale. Il est 22h00 à Paris, 00h30 à Kaboul, 20h00 en temps universel. Soyez les bienvenus dans le Journal en français facile à mes côtés ce soir Zéphirin Kouadio, bonsoir Zéphirin. Zéphirin Kouadio : Bonsoir. ND : À la une du journal : une moto piégée a causé la mort d’au moins 14 personnes en Afghanistan. Cet attentat s’est produit lors du rassemblement électoral d’une candidate aux élections législatives du 20 octobre. Donald Trump menace dans une interview le président américain affirme que de sévère mesures seront prises si l’implication de l’Arabie Saoudite était prouvée au sujet de la disparition du journaliste Jamal Khashoggi. La colère des organisations de défense des droits humains à la suite de l’élection de certains pays au Conseil des droits de l’homme. Explications à suivre. Enfin nous retrouverons Yvan Amar pour le mot de la semaine. ----- ND : Le triste scénario est connu en Afghanistan. Une foule qui se réunissait pour le meeting d’une candidate aux législatives dans la province de Takhar dans le nord-est, a été la cible d’un attentat à la moto piégé. Au moins 14 personnes sont mortes on compte également une cinquantaine de blessés. Il s’agit de la première attaque menée contre une femme candidate. Mais depuis le début du processus électoral. Certains des 2 500 candidats en lice font l’objet d’attaque et de menaces. C’est dans ce climat de peur et de tension que le scrutin doit se tenir la semaine prochaine. Correspondance à Kaboul. Sonia Ghezali. L’explosion a retenti sur un large terrain où près d’un demi-millier de personnes, en majorité des femmes, étaient rassemblées pour assistera au meeting de campagne de la candidate Nazifia Yousufi Bek. Les explosifs étaient dissimulés dans une moto garée à proximité indique plusieurs sources sécuritaires. La candidate aux élections législatives est arrivée sur les lieux peu après l’attaque, échappant à attentat qui visait le rassemblement.   Deux autres candidats, l’un dans l’est, l’autre dans le sud du pays n’ont pas eu cette chance, succombant a leurs blessures après des attaques qui ont visé leurs meetings politiques les 2 et 9 octobre dernier. Depuis le début du processus électoral, 8 candidats ont été tues dans des attaques cibles revendique ou pas, dans certains cas, les auteurs étaient des hommes armes non identifies, le groupe EI, ou encore les talibans. C’est en ayant conscience de ces menaces que les candidats aux élections législatives mènent leur campagne. Nombreux sont ceux qui ont renoncé à organiser des meetings politiques préférant se limiter à du porte-à-porte, ou à une campagne active sur les réseaux sociaux. Le scrutin qui se tiendra samedi prochain avec 3 années de retard sur le calendrier initial se déroulera dans un contexte sécuritaire plus qu’incertain avec les talibans qui ont appelé à faire échouer le processus électoral. ZK : Andrew Brunson était à la Maison-Blanche ce samedi pour une rencontre dans le bureau ovale avec Donald Trump. ND : Ce pasteur américain était au cœur des tensions diplomatiques entre Washington et Ankara. La justice turque a décidé de le remettre en liberté hier après l’avoir été condamné à trois ans et un mois de prison pour soutien à des organisations terroristes. Cette libération a été saluée par Donald Trump. Le chef d’état américain a remercié son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour son aide. Tout en annonçant un réchauffement des relations entre les deux pays alliés. ZK : La disparition du journaliste Jamal Khashoggi suscite de nombreuses interrogations. Critique du pouvoir saoudien et du prince héritier Mohammed ben Salmane. Ce journaliste exilé aux États-Unis n’a plus donné signe de vie depuis le 2 octobre. ND : Il s’agit de la date de sa visite au consulat saoudien d’Istanbul en Turquie. Depuis la thèse de l’assassinat est évoquée. Pour des responsables turcs, Jamal Khashoggi aurait été tué à l’intérieur du consulat. La culpabilité des autorités saoudiennes n’est pas à exclure pour le président américain. Donald Trump a reconnu que Riyad pouvait bien être derrière cette disparition. Tout en indiquant que les États-Unis infligeront un châtiment sévère à l’Arabie saoudite si le royaume est responsable de cette disparition. « Pour l’instant, ils démentent et ils démentent vigoureusement. Alors, est-ce que ça pourrait être eux ? Oui ! Et dans un futur pas très lointain, je pense qu’on connaîtra la vérité ». Vous pourriez envisager des sanctions ? « Eh bien ça dépend de quel genre de sanctions.  Je vais vous donner un exemple, ils commandent des équipements militaires. Tout le monde à travers le monde voulait décrocher cette commande. La Russie la voulait, la Chine, nous on la voulait aussi. Nous l’avons eue, et nous l’avons eu entièrement. Donc Boeing, Lockheed... je ne veux pas nuire aux emplois. Je ne veux pas perdre une commande pareille. Et vous savez, il y a d’autres manières de punir. C’est un mot très dur, “punir”, mais c’est vrai ! Beaucoup de choses sont en jeu, et surtout peut-être parce qu’il s’agit d’un journaliste. Peut-être que cela vous étonne que je dise ça, mais il y a quelque chose de vraiment terrible et révoltant s’ils sont impliqués. Donc on va voir. On va aller jusqu’au bout de cette affaire et il y aura un châtiment sévère ». ZK : Élections municipales et régionales ce samedi en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens se sont rendus aux urnes dans le calme. ND : En dehors de l’élection des 201 maires et 31 présidents de conseils régionaux. Le principal enjeu de ce scrutin consistait à mesurer le rapport de force entre les différentes formations politiques avant la présidentielle de 2020. ZK : Ce vendredi, le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU renouvelait le tiers de ses membres. Le résultat a provoqué la fureur de plusieurs ONG de défense des droits de l’homme. ND : La raison de cette colère est l’entente préalable entre les différentes nations. Toutes s’étaient mises d’accord pour ne présenter que 18 candidats... pour les 18 postes. À l’arrivée l’ensemble des candidatures ont été acceptées. Problème. Certains pays élus ne sont pas réputés pour défendre les droits de l’homme. Les explications, Christophe Paget. Le Conseil des Droits de l’homme a été créé en 2006 pour promouvoir et protéger les droits humains à travers le monde. Il remplaçait la Commission des droits de l’homme, discréditée selon un rapport de l’ONU par la présence en son sein de nombreux pays ne respectant pas ces droits. Mais après 12 ans d’exercice le Conseil irait dans la même direction que son prédécesseur selon plusieurs ONG, qui dans un communiqué dénoncent l’élection ce vendredi de six pays – Bahreïn, Bangladesh, Cameroun, Érythrée, Philippines, Somalie. De son côtéHuman Rights Watch parle d’un vote « ridicule et sans concurrence », et estime qu’« en favorisant des pays violant les droits de l’homme et en ne présentant qu’un nombre de candidats équivalents au nombre de sièges à pourvoir, les groupes régionaux risquent de saper la crédibilité et l’efficacité du Conseil ». Même son de cloche du côté de l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, qui s’est félicitée que son pays se soit retiré du Conseil en juin dernier – un Conseil que Washington avait accusé d’hypocrisie, notamment à l’égard d’Israël, et qualifié de « cloaque de partis politiques ». Hier avant le vote la présidente de l’Assemblée générale avait rappelé que tous les pays de l’ONU sont habilités à postuler. En 2015 déjà l’élection de l’Arabie saoudite avait été vivement critiquée par les associations de défense des droits de l’homme. ND : Vous êtes sur la radio du monde. C’est le moment de retrouver Yvan Amar pour le mot de la semaine. Le Prix Bayeux vient d’être décerné pour récompenser deux reporters de guerre. Donc des journalistes a priori courageux, qui font un métier à risque, pour nous renseigner sur des situations mal connues. Les reporters sont donc des journalistes. Mais attention ! Tous les journalistes ne sont pas des reporters. A priori le reporter v sur le terrain, comme un observateur. Il raconte ce qu’il voit, le « rapporte ». D’où son nom. Reporter est bien sûr un anglicisme, emprunté au vocabulaire anglais du journalisme. Mais l’anglicisme a été au départ emprunté à la langue française. Et d’ailleurs le français le réemprunté, et refrancisé : on écrit reporteur. Et on trouve le mot dans l’expression JRI, journaliste reporteur d’images, qui s’applique à une journaliste de télévision, ou en tout cas, d’images : il tourne, il filme, il explique et commente les images qu’il a captées. Et en ce moment, le reportage a du prestige, et les reporteurs aussi (ou les reporters... puisqu’on trouve les deux orthographes). On parle des grands reporters, qui envoient de grands reportages : des informations intéressantes et souvent spectaculaires. Cet adjectif « grand » a en ce moment une certaine cote dans le vocabulaire des journalistes : grands entretiens, grand atelier... Alors qu’il y a quelques dizaines d’années, on parlait de Tintin, petit reporter.
  • Journal en français facile 12/10/2018 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel. L’heure de votre rendez-vous quotidien avec le Journal en français facile, journal co-présenté ce soir par Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir. LB : À la une ce soir : la disparition en Turquie de Jamal Khashoggi. Le journaliste a vraisemblablement été assassiné. Des soupçons pèsent sur Riyad. Les précisions dans ce journal. ZK : Une Rwandaise à la tête de la Francophonie. Louise Mushikiwabo prend sans surprise la suite de la Canadienne Michaelle Jean à la tête de l’OIF. LB : Et puis un prix de littérature pour compenser une année sans Nobel. Il revient à l’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé, lauréate du premier, et unique « nouveau prix de littérature ». ----- ZK : On débute ce journal par l’affaire Jamal Khashoggi, ce journaliste saoudien disparu il y a 10 jours à Istanbul. LB : Disparu et très probablement mort à l’heure où l’on se parle. Selon le Washington Post, journal avec lequel collaborait ce journaliste, les autorités turques détiendraient des preuves audio et vidéo qui confirment la thèse de l’assassinat. Ce soir, la Maison-Blanche demande des explications à Riyad. Sami Boukhelifa. Les preuves turques seraient irréfutables. Des enregistrements macabres dans lesquels on entend clairement la voix de Jamal Kahshog-gi. Il est entouré d’hommes lui parlant en arabe, des cris retentissent. Tout ressemble à une séance de torture. Le journaliste critique du régime saoudien est finalement tué, mais l’horreur est poussée à son paroxysme, son corps est démembré par un commando de 15 agents, venu spécialement d’Arabie Saoudite. Parmi eux des officiers des forces spéciales saoudiennes, mais aussi des membres de la garde rapprochée du prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman. Des preuves indiscutables donc évoquées par le gouvernement turc auprès de responsables américains. Seulement voilà, elles sont embarrassantes pour Ankara. Cela signifie que les services de renseignements turcs disposent de caméras et de micros dans le consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul, où Jamal Khashog-gi est entré pour ne jamais ressortir. Cela signifie également que les Turcs espionnent toutes les représentations étrangères sur leur territoire. Ce vendredi une délégation saoudienne est arrivée en Turquie pour des entretiens portant sur l’enquête sur cette disparition qui remonte au 2 octobre. LB : Ce soir, l’Arabie saoudite se félicite de la formation d’un groupe de travail chargé d’élucider les conditions de la disparition de Jamal Khashoggi. De son côté, Emmanuel Macron dit « attendre que la vérité et la clarté soient établies » ajoutant toutefois que les « premiers éléments concernant cette disparition sont extrêmement inquiétants ». Déclarations du Chef de l’État français en marge de son déplacement à Erevan où se tenait le 17e sommet de la Francophonie. ZK : Sommet lors duquel la Rwandaise Louise Mushikiwabo a été désignée secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. L’ancienne ministre des Affaires étrangères prend la suite de la Canadienne Michaelle Jean. LB : Une nomination attendue, celle d’une femme à la forte personnalité. Son portrait, Esdras Ndikumana. C’est la consécration pour cette femme de 57 ans, qui est née d’une famille de petits propriétaires terriens en 1961, à Kigali, où elle a fait sa scolarité avant d’entrer à l’université du Rwanda, puis de devenir professeur d’anglais. Louise Mushikiwabo part ensuite pour les États-Unis en 86 pour faire des études d’interprétariat. Cet exil loin de son pays va lui sauver la vie lors du génocide des Tutsi en avril 1994, qui va emporter toute sa famille qui vit au Rwanda. Entre-temps, la jeune femme s’est mariée à un américain et vit à Washington D.C., où elle va travailler notamment pour la Banque africaine de développement. Mais elle n’a pas oublié son pays où elle revient régulièrement depuis la prise du pouvoir par le FPR de Paul Kagame. Celui-ci semble justement l’avoir remarquée. Il lui demande de revenir au pays en 2008 où elle va faire son entrée au gouvernement en tant que ministre de l’Information, avant d’hériter des affaires étrangères une année plus tard. Un poste où elle donne la pleine mesure de sa personnalité. Cette femme parfaitement bilingue anglais-français, que ses nombreux soutiens décrivent comme très brillante, va porter haut les couleurs de son pays à travers pendant près d’une décennie, jusqu’à sa nomination au poste de secrétaire général de l’OIF ce matin. Ses détracteurs eux la dépeignent volontiers comme « la voix de son maître ». ZK : Dans l’actualité également, la libération par la Turquie d’Andrew Brunson. Le pasteur américain y était détenu depuis près de deux ans. LB : Il était accusé terrorisme et d’espionnage, ce qui avait suscité une grave crise entre Ankara et Washington. Sa libération, et son retour annoncé au pays donnent du crédit aux rumeurs d’un accord entre les deux pays sur ce dossier. ZK : Lui va quitter ses fonctions archevêque de Washington, le cardinal américain Donald Wuerl était empêtré depuis plusieurs mois dans une affaire d’agressions sexuelles. LB : Le pape François a accepté ce vendredi sa démission. Donald Wuerl était accusé d’avoir couvert les agissements de prêtres pédophiles dans l’état de Pennsylvanie où il y exerçait comme évêque. Les précisions de Yelena Tomic. Les agressions sexuelles ont été perpétrées pendant des décennies par plus de 300 « prêtres prédateurs », c’est ce qu’affirment les services du procureur de Pennsylvanie dans leur enquête publiée en août dernier et d’ajouter qu’au moins 1000 enfants auraient été victimes de leurs agissements. Le nom de Donald Wuerl revient à plusieurs reprises dans le rapport final rédigé par un jury populaire. L’archevêque démissionnaire de Washington qui était évêque à Pittsburgh entre 1988 et 2006 aurait contribué à étouffer le scandale. Mi-septembre, lors d’une messe en hommage aux victimes des prêtres pédophiles, le cardinal âgé de 77 ans s’était allongé au sol en signe de repentance. Cette démission intervient après plusieurs mois de révélations d’agressions sexuelles étouffées par des responsables ecclésiastiques. Rappelons que le prédécesseur de Donald Wuerl à Washington, Monseigneur Mc Carrick avait lui aussi dû démissionner après avoir été accusé d’avoir lui-même sexuellement agressé un adolescent, une affaire qui remonte à plusieurs décennies. Pour l’instant, le Pape a accepté la démission de Donald Wuerl. Il ne sera plus archevêque de Washington, mais il continuera à exercer une fonction administrative au sein de l’Église, jusqu’à la nomination de son successeur. ZK : Venons-en à cette récompense, unique en son genre : le premier « nouveau prix de littérature ». LB : Il était décerné aujourd’hui par la Nouvelle Académie à l’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé. Et s’il est unique, c’est qu’il remplace le Nobel de littérature qui n’a volontairement pas été remis cette année ainsi que l’avait annoncé l’Académie au printemps dernier après des accusations d’agression sexuelle visant l’époux français d’une académicienne. Catherine Fruchon-Toussaint. Maryse Condé était devenue la favorite de ce prix Nobel inédit. En effet à 81 ans, l’écrivaine guadeloupéenne est l’une des voix majeures des lettres antillaises, caribéennes, mais aussi, plus largement internationales. Longtemps universitaire aux États-Unis, elle est l’auteure d’une œuvre romanesque importante, une trentaine de titres, dont « Segou » qui raconte en deux volumes l’histoire de la société bambara et plus généralement de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que « Moi, tituba, sorcière noire de Salem » dont la narratrice est une esclave. Racisme, sexisme, liens entre l’Afrique et l’Amérique sont perpétuellement questionnés dans ses livres. Et c’est pourquoi le jury l’avait distingué dans cette dernière liste, car selon lui « Condé est l’une des plus importantes auteures francophones. Elle souligne fréquemment comment le colonialisme a changé le monde, et comment ceux qui en ont souffert sont en train de récupérer leur héritage ». Multi-récompensée sur tous les continents, Maryse Condé vit actuellement dans le sud de la France, où elle vient sans doute d’apprendre qu’elle est donc aujourd’hui la lauréate de ce prix Nobel de littérature alternatif, qui après les scandales, fait le choix de récompenser aussi une femme qui donne la parole aux femmes. LB : L’actualité en France et le remaniement gouvernemental quint se fait encore attendre. Dix jours après la démission de Gérard Collomb, aucune annonce à attendre ce soir. Rien avant le retour d’Emmanuel Macron d’Arménie. Les discussions se poursuivent, indique-t-on à l’Élysée. « Les choses avancent », a simplement lâché le chef de l’État en marge du sommet de la francophonie. Emmanuel Macron qui explique essayer de procéder « dans le calme » et de « manière professionnelle ». La suite de l’affaire des présumés emplois fictifs de l’ex FN au Parlement européen et cette nouvelle convocation chez les juges pour Marine Le Pen. La Présidente du Rassemblement National s’est vu signifier une aggravation de sa mise en examen, celle-ci est désormais qualifiée en « détournements de fonds public ». Elle était jusqu’à présent poursuivie pour abus de confiance.   Le football et le match PSG-Etoile rouge Belgrade visée par des soupçons de trucage. La rencontre de Ligue des champions du 3 octobre dernier s’était soldée par une victoire parisienne, 6 buts à. Une victoire par cinq buts d’écart sur laquelle un dirigeant du club serbe aurait parié 5 millions d’euros. Une enquête préliminaire a été ouverte. Ce soir, les dirigeants de l’Étoile Rouge affirment rejeter les soupçons concernant un éventuel trucage.
  • Un journaliste saoudien disparaît
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Velours
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr  
  • Journal en français facile 11/10/2018 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Et c’est l’heure de retrouver votre Journal en français facile, bonsoir à tous. Présenté en compagnie de Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi. Mehdi Meddeb : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : la fin de la première journée du sommet de la Francophonie. Marquée par le discours très combatif de Michaelle Jean. Celle qui occupe actuellement le poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. Mais qui devrait le perdre à l’issue de ce sommet, au profit de la Rwandaise Louise Mushikiwabo. MM : L’affaire Jamal Khashoggi qui continue de prendre de l’ampleur. Du nom de ce journaliste saoudien disparu après être entré il y a neuf jours au consulat d’Arabie saoudite en Turquie. Ankara, Washington et Londres demandent des explications, et menacent Riyad de conséquences. RA : Et puis dans ce journal nous ferons le point sur le match amical de football France Islande qui se déroule en Bretagne. À la mi-temps les Bleus sont menés 1-0. ----- MM : Et on commence par l’hommage du sommet de la Francophonie à Charles Aznavour. [Musique] RA : La chanteuse béninoise Angélique Kidjo qui reprend l’une des plus célèbres chansons de Charles Aznavour, « Emmenez-moi ». Émotionne forte ce soir place de la République à Erevan où se tenait un concert en hommage au chanteur français d’origine arménienne décédé la semaine dernière. Hommage également un peu plus tôt, lors de l’ouverture du sommet de la Francophonie, « Il a porté le nom de l’Arménie », a déclaré le Premier ministre du pays hôte, Nikol Pachinian. MM : Et un sommet de la Francophonie où le principal enjeu, c’est la nomination du nouveau chef de l’OIF, l’Organisation internationale de la Francophonie. RA : Deux femmes sont en concurrence, mais tout porte à croire que c’est Louise Mushikiwabo qui va être élue, car la ministre rwandaise des Affaires étrangères bénéficie du soutien de l’Union africaine et de la France. Face à elle, Michaelle Jean, qui occupe ce poste depuis 2015, mais qui est très seule, car elle a été lâchée par son propre pays le Canada. Michaelle Jean en tout cas qui s’est montrée combative lors de son discours, on l’écoute. [Transcription manquante] RA : Michaelle Jean aujourd’hui à Erevan lors de la première journée du sommet de la Francophonie. À retenir également l’Arabie saoudite qui décide de ne plus demander à adhérer à l’Organisation internationale de la Francophonie. C’est l’OIF qui l’annonce. En toile de fond, l’affaire du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. MM : Et on va évoquer maintenant cette affaire. Car l’Arabie saoudite se trouve de plus en plus sous pression. RA : Une grande partie de la communauté internationale demande des explications à Riyad. Jamal Khashoggi n’a plus été vu depuis qu’il est entré au consulat saoudien d’Istanbul, c’était il y a neuf jours. Pour de nombreux responsables turcs, il a été assassiné. Aujourd’hui le Président turc Recep Tayyip Erdoğan a prévenu que son pays ne resterait pas silencieux. Donald Trump le Président américain, allié de l’Arabie saoudite, a dit prendre l’affaire très au sérieux. Et en Europe la Grande-Bretagne a réagi, et Londres menace Riyad de « sérieuses conséquences » si les accusations qui sont portées contre l’Arabie saoudite étaient fondées. La correspondance de Muriel Delcroix. Comme ses alliés occidentaux, Londres a mis du temps à réagir, néanmoins après plusieurs jours de flottement, le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt a déclaré avoir transmis sa « vive préoccupation » à l’ambassadeur saoudien à Londres et au ministre des affaires étrangères saoudien. Il a notamment rappelé que « l’amitié (entre les deux pays) était fondée sur des valeurs communes » et prévenu que si les accusations d’assassinat du journaliste saoudien à l’intérieur de son consulat à Istanbul étaient prouvées, Londres prendrait « très au sérieux » cette affaire, menaçant Riyad de « graves répercussions ». Le chef du Foreign Office demande également à l’Arabie Saoudite de prouver que Jamal Khashoggi est vivant et réclame des « réponses urgentes ». Quelques mois après la tentative d’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, Londres ne pouvait pas rester silencieux. Et il est clair que si la responsabilité des autorités saoudiennes est avérée, il sera extrêmement difficile pour les pays occidentaux de ne pas sanctionner l’Arabie Saoudite comme ils ont sanctionné la Russie, et ce en dépit des liens militaires et commerciaux étroits entretenus de longue date avec Riyad. Muriel Delcroix, Londres, RFI. MM : L’Australie annonce la fermeture d’un camp de rétention controversé. RA : À Nauru sur une petite île du Pacifique se trouve depuis 2008 un camp où vivent près de 900 migrants. Leurs conditions sont décrites comme épouvantables. À tel point que ce centre est qualifié de Guantanamo australien. Les précisions de Jelena Tomic. Nombre alarmant de tentatives de suicide, de cas d’automutilation, des enfants qui souffrent du syndrome de résignation, incapables de se nourrir ou de boire, l’état de désespoir des migrants que décrivent les médecins de MSF expulsés de Nauru, fait froid dans le dos. Carolyne Lima, psychiatre : « Ils disent : si je m’immole par le feu, je serais libre et débarrassé de cette vie horrible et peut-être que les gens ainsi seront au courant et que d’autres vies pourront être sauvées. Ils disent très clairement qu’à ce stade ils préfèrent mourir plutôt que de rester en vie. Les tentatives de suicide sont bien réelles et le fait qu’elles n’aboutissent pas signifie tout simplement que ces enfants ne savent pas comment s’y prendre ». Dr Beth O’Connor : « Nous avons vu des tentatives de suicide chez des enfants parfois âgés de 9 ans seulement. Le mot qui revenait le plus souvent lors des séances c’était “détruit”, je les ai entendus le dire, mais je l’ai aussi vu dans leurs yeux. » Natalia Hverta Perez, psychologue : « Certains enfants ne mangent plus, ne boivent plus d’eau, restent allongés sans rien faire et ne communiquent même plus avec leurs familles, qui sont obligées de les emmener à l’hôpital pour les alimenter par intraveineuse. Et chaque jour nous constatons toujours plus d’enfants dans ce cas. » Médecins sans frontières a rappelé que la politique d’immigration inhumaine du gouvernement australien et la détention de migrants et de demandeurs d’asile de manière indéfinie dans des camps offshore empêchait toute possibilité de résilience et a appelé à leur évacuation d’urgence. MM : Un incident très rare dans l’histoire de la conquête spatiale. RA : Ce matin la fusée Soyouz a dû atterrir d’urgence seulement deux minutes après avoir décollé d’une base du Kazakhstan. Il y a eu une défaillance dont on connaîtra l’origine à l’issue d’une enquête. À bord de cette fusée se trouvaient deux cosmonautes, un Américain et un Russe. Ils ont été très secoués, mais ils sont sains et saufs. MM : Et puis en football, on suite actuellement le match entre la France et l’Islande. RA : C’est le premier match amical de l’équipe de France depuis sa victoire en Coupe du Monde. On retrouve à Guingamp en Bretagne où se déroule cette rencontre Antoine Grognet. Le match n’a pas très bien commencé pour l’équipe de France : est-ce que la seconde période a débuté ?  [Transcription manquante] RA : Antoine Grognet en direct de Guingamp où se déroule ce match entre la France et l’Islande.
  • Journal en français facile 10/10/2018 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journaliste en français facile, soyez les bienvenus. Édition présentée ce soir avec Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi. Mehdi Meddeb : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité : l’ouverture demain du sommet de la Francophonie. Il se tiendra à Erevan, la capitale de l’Arménie. Et la grande question c’est la nomination de la nouvelle secrétaire générale de l’OIF, l’Organisation internationale de la Francophonie. MM : La Turquie affirme que Jamal Kashoggi a été tué. Ce journaliste saoudien critique du régime de Riyad n’a plus été vu depuis qu’il est entré dans le consulat saoudien de Turquie, c’était il y a 8 jours. RA : Et puis les propos polémiques du pape ce mercredi à Rome. François a comparé l’avortement au recours à un tueur à gages. ----- MM : En Arménie, tout est prêt pour l’ouverture du sommet de la Francophonie. RA : Il s’ouvre demain dans la capitale Erevan. C’est un évènement considérable qui va durer deux jours, vous pourrez bien sûr le suivre sur RFI. 3500 personnalités ont été invitées, venant de plus de 40 pays. Parmi elles, une cinquantaine de dirigeants dont Emmanuel Macron le Président français attendu dès ce soir à Erevan. Le principal enjeu de ce sommet c’est la nomination du chef de l’OIF, l’Organisation internationale de la Francophonie. Deux femmes sont en concurrence : la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo, qui est soutenue par l’Union africaine et par la France. Et Michaelle Jean, qui occupe le poste depuis 2015, mais qui hier soir a été lâchée par son pays, le Canada. Envoyé spécial de RFI à Erevan, Jean-Pierre Monzat. [Transcription manquante] RA : Et demain, édition spéciale sur RFI pour l’ouverture de ce 17e sommet de la Francophonie. Rendez-vous à p partir de 6h temps universel. MM : L’inquiétude aux États-Unis : l’ouragan Michael a commencé à toucher la Floride. RA : Et il est extrêmement puissant, classé en catégorie 4 sur 5. Il s’accompagne de rafales pouvant dépasser les 240 km/h. Le gouverneur de Floride affirme que la tempête pourrait être meurtrière. L’état d’urgence a été déclaré. Mais Donald Trump le Président américain affirme que son pays « est prêt ». MM : Cette question à présent : qu’est devenu le journaliste saoudien Jamal Kashoggi ? RA : Il n’a plus été revu depuis qu’il est entré au consulat saoudien de Turquie, c’était il y a 8 jours. Selon Ankara l’homme a été tué. On devrait en savoir plus prochainement, car l’Arabie saoudite a donné son autorisation pour que le bâtiment soit fouillé. L’inquiétude est forte, car Jamal Kashoggi est critique du pouvoir de Riyad. C’est donc une affaire qui prend de l’ampleur. Ce mercredi la femme du journaliste en appelle à Donald Trump le Président américain, dans une tribune publiée par le Washington Post, quotidien dans lequel Jamal Kashoggi écrivait. Les explications de Juliette Gheerbrandt. « J’implore le président Trump et la première dame Melania Trump d’aider à faire la lumière sur la disparition de Jamal », écrit la compagne du journaliste dans le quotidien américain. Hatice Cengiz, de nationalité turque, et Jamal Khashoggi allaient se marier, et c’est pour une formalité liée à ce mariage que le journaliste s’était rendu au consulat d’Istanbul. La jeune femme explique que son espoir de revoir Jamal Khashoggi s’amenuise de jour en jour. Consciente que l’affaire risque de provoquer une crise entre les deux pays elle espère dit-elle que l’aspect humain de l’affaire prévaudra. Les autorités saoudiennes démentent toujours toute implication dans la disparition du journaliste, et le président Erdogan, lui, demande à Riyad de donner la preuve que le journaliste est bien ressorti du consulat. Pour la première fois mercredi la télévision turque a diffusé les images de vidéo surveillance des abords du consulat, qui montrent le journaliste y entrer, mais pas en ressortir. Les médias turcs évoquent aussi le bref aller-retour à Istanbul ce jour-là d’une délégation d’officiels Saoudiens ; et le fait qu’un certain nombre de voitures diplomatiques sont entrées et sorties du bâtiment dans les heures qui ont suivi l’arrivée de Jamal Khashoggi. MM : En Syrie, vers la mise en place d’une zone démilitarisée à Idlib. RA : Une zone démilitarisée c’est tout simplement une zone où l’activité militaire est interdite. C’est l’objectif à Idleb, selon un accord qui été conclu par la Russie et la Turquie. Ce mercredi Ankara affirme que la première étape a été franchie : le retrait de toutes les armes lourdes de la zone. Désormais les combattants djihadistes doivent quitter la province, et à ce moment-là la zone démilitarisée pourra être mise en place. L’objectif est d’empêcher un assaut de la part du régime syrien et donc une crise humanitaire dans cette province qui est le dernier grand bastion tenu par les rebelles en Syrie. MM : Des propos du pape qui font polémiques. RA : François s’exprimait ce mercredi lors de sa traditionnelle audience place Saint-Pierre à Rome, et face à ses fidèles. Il a d’abord dénoncé une vie humaine qui selon « se déprécie » c’est-à-dire qui perd de sa valeur, et cela en raison des guerres, de l’exclusion et de l’avortement a dit le pape François, je vous propose de l’écouter. « Il y a une approche contradictoire en ce qui concerne la suppression de la vie humaine dans le ventre de la mère au nom de la sauvegarde d’autres droits. Mais comment un acte qui supprime une vie innocente peut-il être thérapeutique, civil ou tout simplement humain ? Je me le demande ! Est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ? Qu’est-ce que vous pensez ? C’est juste ou pas ? » Les fidèles : « Non, non ». « Est-il juste d’avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème ? Ce n’est pas possible, ce n’est pas juste. Se débarrasser d’un être humain, même tout petit pour résoudre un problème c’est comme avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème. » RA : Le pape François comparant l’interruption volontaire de grossesse au recours à « un tueur à gages », un tueur à gages est quelqu’un qui se fait rémunérer pour assassiner d’autres personnes. Propos polémique ce mercredi Place Saint-Pierre à Rome. MM : Et puis le football belge touché par une grande opération antifraude. RA : Un entraîneur arrêté, de même que des agents de joueurs et des arbitres, le siège des plus grands clubs du pays perquisitionnés : c’est effectivement une vaste opération qui a été menée ce mercredi, en Belgique, mais également dans d’autres pays européens. Les enquêteurs évoquent des fraudes dans le championnat de football belge. La correspondance de Joana Hostein. Une soixante de perquisitions menées dans sept pays, en France, au Luxembourg, en Macédoine, au Monténégro, à Chypre, en Serbie et bien sûr en Belgique. 220 policiers mobilisés ce matin. C’est donc qui opération de très grande ampleur qui secoue le monde du football belge. L’enquête, qui a commencé il y a un peu moins d’un an, porte sur des transactions financières suspectes intervenues lors de transfert de joueurs, sur des commissions cachées sur les salaires de certains joueurs et entraîneurs, mais aussi sur des soupçons de matchs truqués lors de la dernière saison de la ligue 1 en Belgique. Des personnalités de premier plan ont été interpellées : un agent de joueur réputé, Mogi Bayat, l’entraîneur du club de Bruges, qui dispute cette saison la Ligue des champions, deux des plus grands arbitres du football belge. Un grand nombre de personnes ont été arrêtées confirme le parquet fédéral, sans plus de précision pour le moment. Joana Hostein Bruxelles RFI. RA : C’est la fin de ce Journal en français facile.
  • Nouveau rapport sur le climat
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Ashkeut Luis
    « La puce à l’oreille » inaugure sa nouvelle collaboration dans l’émission « de vives voix » et profite du sommet de la francophonie à Erevan pour se mettre à l’Arménien. Mélanie Keledjian, professeur d’Arménien occidental à l’INALCO (institut national des langues et cultures occidentales) et les CM1-CM2 de l’école Tarkmantchatz à Issy les Moulineaux nous donnent la leçon. Une chronique de la De vives voix.
  • Casse
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr
  • Journal en français facile 09/10/2018 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. C'est l'heure de retrouver votre Journal en français facile, bonsoir en tous. Présenté ce soir en compagnie de Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi? Mehdi Meddeb : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : A la une de l'actualité ce soir : un nouveau départ de l'administration Trump. Nikki Haley va quitter son poste d'ambassadrice américaine aux Nations Unies. Elle l'a annoncé depuis la Maison Blanche et aux côtés du Président américain. MM : Une campagne de tous les dangers en Afghanistan. Un candidat aux législatives du 20 octobre a trouvé la mort dans un attentat suicide, 7 autres personnes ont été tuées. Cela s'est produit dans le sud du pays. RA : Autre campagne électorale, au Brésil, le ton est monté ce mardi entre les candidats au second tour de la présidentielle : Jaïr Bolsonaro et Fernando Haddad. MM : Et puis en France le remaniement gouvernemental ne sera pas annoncé ce mardi soir. Précision de l'Elysée à l'issue d'une journée d'attente. La principale question concerne l'ampleur de ce remaniement, provoqué par le départ du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. ----- MM : Nikki Haley va donc quitter son poste d'ambassadrice américaine aux Nations Unies. RA : Elle était l'une des femmes les plus en vues de l'équipe de Donald Trump. A plusieurs reprises on avait vu Nikki Haley à la tribune de l'ONU où elle avait tenu une ligne dure contre la Corée du nord et contre l'Iran, les deux grands dossiers de la politique étrangère des Etats-Unis. Elle a annoncé son départ aux côtes du Président américain, depuis la Maison Blanche. Je vous propose d'écouter ce que l'ancienne gouverneure de Caroline du Sud a déclaré face à la presse. "C'était l'honneur de ma vie de pouvoir diriger l'Etat qui m'a élevée et de servir mon pays que j'aime tant. Je ne partirai pas avant la fin de l'année. Mon objectif est d'assurer une bonne transition avec l'ambassadeur qui me succédera. Je suis fière de faire partie de cette équipe. Je ne sais pas encore ce que je ferai après. En tant que gouverneur de Caroline du Sud pendant six ans j'ai eu à gérer un ouragan, les pires inondations du millénaire, une tuerie dans une église, une autre dans une école et ensuite je suis arrivée à l'ONU pour deux ans de discussions sur la Russie, l'Iran et la Corée du Nord. Ces huit dernières années ont donc été très intenses. Et moi je crois en la limitation des mandats. Il faut être suffisamment désintéressé pour savoir quand il est temps de faire un pas de côté et de laisser quelqu'un d'autre faire le boulot. Et laissez-moi ajouter ceci: non je ne me présenterai pas aux élections en 2020. Mais je me réjouis déjà de soutenir le président lors du prochain scrutin". RA : La clarification de Nikki Haley alors que ce soir les raisons de son départ restent mystérieuses. En tout cas l'annonce de son départ s'ajoute à une liste déjà important de démissionnaires de l'équipe de Donald Trump. MM : En Afghanistan une attaque suicide dans les bureaux d'un candidat aux prochaines élections législatives RA : Cela montre le climat dans lequel se déroule la campagne, alors que les élections sont prévues dans 11 jours maintenant. Les faits se sont produits dans le sud du pays, dans la province du Helmand. 8 personnes ont été tuées, dont le candidat. Correspondance à Kaboul de Sonia Ghezali. Saleh Mohammad Asikzai figure parmi les victimes. L'homme qui briguait l'un des 249 sièges de la chambre basse du parlement était en meeting quand un homme a fait exploser sa charge. Il y a une semaine jour pour jour, c'est un meeting de campagne d'un autre candidat qui subissait une attaque suicide similaire à Jalalabad dans l'est du pays. 13 personnes avaient été tuées, une quarantaine d'autres blessés. L'attaque avait été revendiquée par le groupe Etat islamique. Depuis l'annonce de ces élections, 6 candidats ont été tués selon des modes opératoires différents, des actes qui n'ont pas été revendiqués dans certains cas. A 11 jours du scrutin, la sécurité est l'un des enjeux majeurs. Certains candidats ne cachent pas leur crainte d'être vise par un attentat et confient limiter leurs déplacements, certains ont décidé de ne pas faire de meeting mais d'opter pour du porte à porte. Si les panneaux publicitaires, les murs, les carrefours des grandes villes sont couverts de posters parfois géants des candidats en lice, ces derniers redoublent de vigilance dans leur apparition en public. Leurs craintes se sont encore accentuées après les déclarations des talibans hier qui dans un communique ont appelé les afghans à faire échouer le processus électoral promettant de multiplier les attaques contre les forces gouvernementales. Sonia Ghezali Kaboul RFI. RA : Et pour le moment ce dernier attentat n'a pas été revendiqué. MM : Au Brésil c'est une campagne tendue qui a débuté, avant le second tour de l'élection présidentielle. RA : Seulement deux jours sont passés depuis le premier tour et déjà un échange vif entre les deux candidats à la victoire. Sur Twitter Jaïr Bolsonaro le candidat de l'extrême droite arrivé en tête dimanche a qualifié Fernando Haddad de "marionette du corrompu Lula". "Une réponse du même niveau que le candidat" lui a rétorqué Fernando Haddad qui défend les couleurs du Parti des travailleurs. Les deux hommes qui font la chasse aux voix, il y a de tres nombreux électeurs indécis en vue de ce second tour. Jaïr Bolsonaro en tout cas pourra compter sur le soutien du Président d'un autre pays d'Amérique du Sud, le Chili. Sebastien Pinera a en effet dit tout le bien qu'il pensait du candidat de l'extrême droite, on l'écoute. « Nous savons très peu de choses sur Jair Bolsonaro, mais je connais ses conseillers économiques.  Les signaux qu’ils donnent quant à l'ouverture de l’économie brésilienne, la réduction du déficit, la réforme des retraites et la réduction de l'importance du secteur public (notamment grâce aux privatisations)... ce sont des signaux positifs pour un pays de la taille du Brésil, qui est un géant. Et en plus, il a parlé d’une lutte sans merci contre la corruption. La corruption et le populisme ont été deux  ennemis terribles du Brésil. Ils sont à l'origine de la crise profonde que vit ce pays depuis un bon moment. Tout ça c'est bon. C’est vrai que je l’ai aussi entendu parler avec des allusions homophobes, avec un certain langage agressif envers les femmes. Oui, je l’ai entendu, mais je pense que les gens ont voté plus contre les anciens politiciens, que, pour Jair Bolsonaro. Cela, c'est une source d’incertitude. Mais en ce qui concerne ce qu'il va faire pour développer le Brésil,  je pense qu’il va dans le bon sens. » RA : Le soutien de Sebastian Pinera à Jaïr Bolsonaro. Le Président chilien en déplacement ce mardi à Madrid la capitale espagnole. MM : RFI 22h07 à Paris. En France, le suspense a duré toute la journée, mais finalement le remaniement gouvernemental n'a pas été annoncé RA : Tous les observateurs pensaient pourtant qu'il aurait lieu aujourd'hui mardi, veille du traditionnel conseil des ministres. Mais ce soir l'Elysée a annoncé qu'il faudrait encore attendre, il pourrait donc intervenir demain matin. Plusieurs questions se posent sur l'ampleur de ce remaniement : remplacement poste pour poste après le départ du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, ou bien modifications plus profondes. La deuxième option est tout à fait possible, plusieurs ministres sont menacés comme celui de l'agriculture ou de la culture. Une attente en tout cas toute la journée, qui a entraîné nombre de commentaires de la part de l'opposition. Face à cela la majorité a tenté de se montrer rassurante. Reportage à l'Assemblée nationale de Jeanne Richard. L'annonce du nouveau gouvernement se fait attendre... Et pour Philippe Gosselin, député Les Républicains, cela devient problématique. [...] Et pour le souverainiste Nicolas Dupont Aignan, c'est le signe que le couple exécutif a du mal à renouveler son équipe. [...] Mais peu importe le casting finalement pour Valérie Rabault chef de file des députés socialistes... qui place peu d'espoirs dans ce nouveau gouvernement. [...] Du côté de la majorité... Gilles Le Gendre, président du groupe de la République en Marche tente de calmer les impatients... [...] Mais personne dans l'opposition... ne croit à cette sérénité... Ni au nouveau souffle annoncé par les proches d'Emmanuel Macron. RA : Jeanne Richard à l'Assemblée nationale. MM : Et alors que ce remaniement se faisait attendre, ce mardi était une journée de manifestations partout en France RA : Dans le viseur des manifestants : la politique sociale d'Emmanuel Macron. Des étudiants, des fonctionnaires, des retraités sont descendues dans la rue. Au total entre 160.000 et 300.000 personnes dans les différentes manifestations. Le cortège le plus important à Paris, où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé entre le quartier de Montparnasse et la Place d'Italie.
  • Jacques
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Quarante ans que le grand Jacques est mort. En effet on se souvient aujourd’hui de Jacques Brel, grande vedette de son vivant, et qui mourut il y a juste 40 ans. Le grand Jacques, puisqu’une chanson de lui atteste ce surnom. Mais Jacques est un prénom très courant : Brel n’en a pas le monopole et il le partage avec beaucoup de gens, connus ou pas. Le prénom est vieux, et a un prestige certain : il dérive de Jacob, et c’est le nom d’un des douze apôtres du Christ. Et pourtant, en français, depuis longtemps, il a été associé à la paysannerie, et notamment à la paysannerie pauvre. Le mot désigne donc parfois les gens de la terre, dès le moyen-âge. Le nom générique du paysan, c’est Jacques Bonhomme. Il arrive d’ailleurs que le nom soit lié à des personnages, plus urbains, mais qui font figure de domestique ou de subalternes : Maître Jacques est le nom du personnage de l’Avare, de Molière, au service d’Harpagon tantôt cocher, tantôt cuisinier. Mais il a été associé très tôt aux moissons rouges, aux révoltes paysannes. L’une d’elles, très violente, très brutale, naît en 1358 en Île de France. Et cette secousse sanglante a aussitôt été dénommée Jacquerie. Le mot est resté dans l’histoire, mais il a également pris son indépendance par rapport à cette flambée : toute révolte de ceux qui sont liés à la terre, bien souvent sans la posséder, est communément appelée aujourd’hui jacquerie : des révoltes en général imprévues et au déclenchement très subit, dirigées contre les riches propriétaires terriens, qui possèdent sans travailler directement, ou même contre les urbains, vivant en ville, se nourrissant de ce que leur apporte l’agriculture, sans y participer eux-mêmes. Mais le terme de jacquerie, est presque employé par les historiens comme une citation : ils la nomment ainsi, car c’est ainsi qu’elle est nommée par les témoins et surtout les victimes : l’histoire savante reprend un mot populaire, mais ce mot garde quand même le souvenir d’un accent méprisant, en tout cas négatif. Et cet écho péjoratif du mot Jacques, on peut le retrouver dans d’autres emplois, bien différents. Et là, le Jacques se fait remarquer : Arrête de faire le Jacques, peut-on dire à celui qui parle trop fort, dit des sottises, sort du lot, non pas par ses réussites, mais son ridicule ostensible : il fait l’idiot et ça se voit. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr
  • Journal en français facile 08/10/2018 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Et c’est l’heure de votre Journal en français facile, bonsoir à tous. Présenté ce soir en compagnie de Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi. Mehdi Meddeb : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : le début de la campagne pour le second tour de la présidentielle au Brésil. Il opposera dans 20 jours Fernando Haddad à Jaïr Bolsonaro, ce dernier candidat de l’extrême droite qui a failli être élu dès le premier tour. MM : Le nouveau message des experts sur le climat. Il n’est pas trop tard pour empêcher les effets dévastateurs du réchauffement climatique. Mais le Giec appelle à des transformations profondes et sans précédent. RA : Et puis le prix Nobel d’économie attribué à deux Américains. Leurs travaux sont liés à la question climatique : comment parvenir à une croissance sur le long terme, tout en préservant le bien-être de la population. ----- MM : Au Brésil le duel annoncé aura donc lieu. RA : Dans 20 jours le second tour de l’élection présidentielle opposera Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs, à Jaïr Bolsonaro, le candidat de l’extrême-droite. Ce dernier a été tout près de l’emporter dès le premier tour, il a en effet recueilli 46 % des suffrages. Mais rien n’indique qu’il sera élu président le 28 octobre puisque les indécis sont extrêmement nombreux. Quoi qu’il en soit sa présence au second tour est un évènement, et cela ne semble pas inquiéter les marchés. On fait le point avec Aabla Jounaidi. Deux courbes évoluaient en parallèle ces dernières semaines : celle des sondages qui donnaient Jaïr Bolsonaro favori et celle de la croissance des marchés. La semaine dernière, la bourse de Sao Paulo, la capitale économique du pays, voyait ses titres bondir au lendemain d’un sondage favorable au candidat d’extrême-droite. Jaïr Bolsonaro l’a avoué pourtant : il ne connaît rien à l’économie, n’a pas de solution, ni contre le chômage croissant ni contre la pauvreté qui progresse. Mais il s’est accompagné d’un conseiller ultralibéral, un ancien banquier formé à l’École de Chicago ; Paulo Guedes a concocté un programme résolument libéral avec la privatisation des grands groupes publics à commencer par Petrobras. Un recul de l’État qui rassure les marchés à défaut de soulever leur enthousiasme. Le véritable favori des investisseurs et du puissant lobby de l’agroalimentaire, c’était le centriste Geraldo Alckim, mis hors-jeu depuis des semaines. Dans un scrutin aussi polarisé, les marchés ont donc fait le choix de l’extrême-droite. Une première depuis le retour de la démocratie. Mais un choix par défaut, contre la gauche de Fernando Haddad, rendue responsable des dérives économiques des dernières décennies au Brésil. MM : Au Cameroun le candidat Maurice Kamto annonce sa victoire à la présidentielle. RA : Il s’est exprimé face à la presse cet après-midi à Yaoundé. Et voilà ce qu’il a déclaré : « j’ai eu pour mission de tirer le penalty, je l’ai tiré. Le but a été marqué ». Il a utilisé l’image du football, car Maurice Kamto était devenu le principal opposant au Président sortant Paul Biya après le ralliement d’Akere Muna. Il demande justement à Paul Biya « d’organiser une passation de pouvoir pacifique ». MM : Non, il n’est pas trop tard pour limiter les effets du réchauffement climatique. RA : C’est le message du rapport du Giec, les experts sur le climat, qui a été rendu public ce lundi. Mais un rapport dans lequel il est précisé qu’il va falloir engager des transformations rapides et sans précédent. Tous les secteurs sont appelés à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone, qu’il s’agisse de l’industrie, l’énergie ou les villes. Objectif, limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré, et non 2 degrés. Seulement un demi-degré, mais qui change tout selon les experts. Détail du rapport avec Anne-Cécile Bras. C’est le grand enseignement de ce rapport. Un demi-degré de réchauffement global du climat de notre planète de plus et nous basculons dans un autre monde. Dans les deux cas, les impacts sont sévères et se font déjà sentir, mais avec 1,5 degré au lieu de deux : la hausse du niveau de la mer sera inférieure de 10cm. C’est peu pensez-vous, mais près des deux tiers de la population mondiale vit à moins de 60 km des côtes donc plus de 10 millions de personnes seraient épargnées. Dans la plupart des régions habitées, l’intensité des vagues de chaleur grimpera de 3 °C dans un cas, de 4 °C dans l’autre. Les précipitations torrentielles seront aussi plus importantes avec 2 °C, en particulier dans les hautes latitudes de l’hémisphère nord, en Amérique du Nord et en Asie. Les conséquences sur nos économies ne sont pas non plus les mêmes avec un demi-degré d’écart : les pêcheries verront leurs prises annuelles chuter de 1,5 million de tonnes dans le premier cas, de plus de 3 millions de tonnes dans le second. Mais les auteurs du rapport sont clairs sur un point il faut agir tout de suite, hors selon l’OCDE seulement 9 pays ont soumis aux Nations Unies des programmes concrets pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Et « les gouvernements continuent de consacrer près de 500 milliards de dollars par an pour subventionner les énergies fossiles ! La mobilisation n’est donc toujours pas à la hauteur… MM : Cela nous amène à évoquer le prix Nobel d’économie qui a été remis aujourd’hui. RA : Oui, car il y a un lien avec le climat. Ce sont deux Américains qui ont été récompensés, William Nordhaus et Paul Romer. Leurs travaux répondent à un défi actuel : comment parvenir à une croissance sur le long terme, tout en préservant le bien-être de la population. Détails avec Francine Quentin. L’académie royale des sciences de Suède a récompensé cette année deux chercheurs dont elle estime que les travaux ont élargi le champ de l’analyse économique. Et ce, en expliquant comment l’économie de marché, loin de fonctionner en circuit fermé, interagit avec l’environnement et le progrès des connaissances, afin de conjuguer croissance durable et bien-être de la population. Le premier nobélisé, William Nordhaus, professeur à Yale, âgé de 77 ans, est connu pour ses recherches sur les conséquences économiques du réchauffement climatique. Le second Paul Romer, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, puis professeur à l’université de New York, 63 ans, a mis en relief les limites d’une croissance basée sur les seules ressources naturelles, alors qu’une autre ressource, la connaissance, n’est pas seulement abondante, mais, selon lui, infinie. Le choix de ces deux nobélisés reflète le tournant pris ces dernières années par la science économique, plus ouverte qu’auparavant aux sciences sociales et humaines, comme la sociologie ou la psychologie. Avec un net recul des modèles mathématiques et d’un “homo economicus” abstrait. MM : La France devrait connaître un remaniement gouvernemental dans les prochaines heures. RA : On parle de remaniement quand le chef du gouvernement modifie son équipe. Cette modification est indispensable suite à la démission du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. Mais le remaniement pourrait être plus profond, afin de permettre au gouvernement de se relancer dans une période difficile. MM : Et puis une star américaine rend publique ses opinions politiques. RA : Elle s’appelle Taylor Swift, vous ne la connaissez peut-être pas, mais c’est une star pop âgée de 28 ans, très influente sur Instagram où elle est suivie par 112 millions d’abonnés. C’est d’ailleurs sur ce réseau social qu’elle a fait son annonce : à l’occasion des élections de mi-mandat, au mois de novembre, elle votera démocrate. Une prise de position qui n’est pas sans risque Marie Normand. Jusqu’ici, les fans de Taylor Swift en savaient beaucoup plus sur ses ruptures... que sur ses opinions politiques. Jamais elles ne les avaient affichées. Mais dans un long message posté dimanche, la chanteuse de 28 ans dit avoir changé d’avis. “Terrifiée”, c’est le mot qu’elle emploie, par les choix politiques de la républicaine Blackburn. Une sénatrice qui a par exemple, explique-t-elle, voté au Congrès “contre l’égalité salariale entre les hommes et les femmes” et qui “croit que les entreprises peuvent refuser de servir les couples homosexuels”. “Ce ne sont pas mes valeurs pour le Tennessee”, conclut la star qui est originaire de cet État du Sud conservateur.... et dont les fans appartiennent avant tout à la jeunesse blanche. Des fans qu’elle invite à s’inscrire sur les listes électorales et à faire entendre leurs voix. Cela pourrait sembler anecdotique si Taylor Swift n’était pas une immense star aux États-Unis. 112 millions d’abonnés sur Instagram. Une prise de risque qui lui attire de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. Moins de 24h après avoir été posté, son message récoltait d’ailleurs plus d’un million 300 mille “j’aime”. MM : Et puis en football, un nouveau rassemblement de l’équipe de France, avant deux matchs prévus dans les 8 prochains jours. RA : La première échéance ce sera ce jeudi face à l’Islande. Il y a un fossé entre les deux équipes : d’un côté la France championne du monde, et de l’autre l’Islande qui a participé pour la première fois au Mondial cette année. Et puis mardi 16 octobre une affiche de gala : France- Allemagne au Stade de France. Dans le groupe sélectionné, à retenir des revenants comme Dimitri Payet et Mamadou Sakho.
  • Ouaférendum
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr
  • Journal en français facile 06/10/2018 20h00 GMT
    TranscriptionFanny Bleichner : Bonsoir et bienvenue dans ce Journal en français facile présenté avec Zephyrin Kouadio, bonsoir Zephyrin. Zephyrin Kouadio : Bonsoir Fanny, bonsoir à tous. FB : À la une de l’actualité : le Sénat américain qui vote ce soir. Il se prononce sur la nomination du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Il s’agirait d’une victoire pour Donald Trump. ZK : La sécurité est au cœur de l’élection présidentielle au Brésil. Jour de vote demain. Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro pourrait arriver en tête. FB : C’était une grande voix de l’opéra, elle était connue dans le monde entier. La soprano espagnole Montserrat Caballé est morte ce samedi à 85 ans. ZK : Enfin nous vous parlerons de la Nuit blanche à Paris. C’est un événement consacré à l’art contemporain. Des œuvres sont à découvrir dans différents lieux de la capitale.  ----- ZK : Ce sera dans un mois exactement. Le 6 novembre, les élections de mi-mandat se tiendront aux États-Unis. FB : Elles permettent de renouveler la Chambre des représentants, ainsi qu’un tiers du Sénat américain. Le Sénat qui vote ce soir pour la nomination du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Sauf surprise, sa candidature devrait être validée. Il est pourtant accusé d’agressions sexuelles par trois femmes. Le président Donald Trump le soutient. Et cette victoire pourrait peser dans les élections à venir. Explications de Romain Lemaresquier. Il est parvenu à obtenir un nouvel accord de libre-échange avec le Mexique et le Canada, l’une de ses principales promesses de campagne, alors que cela semblait impossible. Le taux de chômage n’a jamais été aussi bas depuis 1969, 3,7 %. Son candidat pour un poste de juge à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, devrait finalement obtenir le feu vert des sénateurs dans la soirée. La bourse de New York quant à elle n’en finit plus de battre des records. Tout semble aller pour le mieux pour le 45e président des États-Unis, alors que ces détracteurs ne lui prédisaient que des échecs. À un mois des élections de mi-mandat, les fameuses midterms qui sanctionnent traditionnellement l’administration en place, les indicateurs semblent au vert pour Donald Trump. Confiant dans le fait que sa base électorale ne le lâchera pas, il rêve même de renforcer la présence des Républicains dans les deux chambres du Congrès. Une issue qui semblait impossible il y a quelques mois, mais les derniers succès affichés par le président américain lui permettent de l’envisager sérieusement. Face à ce rouleau compresseur, le parti démocrate patine. Sans ligne directrice, sans véritable leader, les démocrates semblent incapables de renverser une tendance qui se confirme de jour en jour. ZK : L’organisation de coopération policière internationale, Interpol, s’interroge sur la disparition de son président et demande une clarification à la Chine. FB : Meng Hongwei n’a pas donné signe de vie depuis fin septembre au moment où il regagnait son pays. Son épouse, qui réside en France, aurait indiqué à la police avoir été victime de menaces, notamment sur les réseaux sociaux. Une enquête a été ouverte. ZK : Les Brésiliens sont appelés aux urnes demain. Ils vont voter et choisir leur nouveau président. FB : Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro fait figure de favori. Aujourd’hui, sur Facebook, il a de nouveau évoqué la question de la sécurité. Lui-même a été attaqué au couteau en septembre. La violence est le sujet de préoccupation numéro 1 des Brésiliens. La plupart des candidats à la présidence proposent une plus grande répression et l’augmentation du nombre de policiers. À Recife, le pasteur Tales Ferreira mène différentes actions dans les quartiers violents. Il appelle les autorités à penser une politique de sécurité à long terme. [Transcription manquante] FB : Propos recueillis par notre envoyé spécial Achim Lippold. ZK : En République démocratique du Congo aujourd’hui, un accident a eu lieu entre un camion-citerne et un bus. FB : Les faits ont eu lieu à une centaine de kilomètres de Kinshasa. Le ministre de la Santé parle d’une vingtaine de morts. L’explosion a provoqué un incendie et on compte une centaine de blessés graves. ZK : Les recherches se poursuivent en Indonésie, huit jours après le séisme sur l’île des Célèbes. FB : Selon un nouveau bilan, le tremblement de terre a fait au moins 1649 morts. Plus de 1000 personnes sont toujours portées disparues. Les espoirs de les retrouver en vie s’amenuisent, ils sont de plus en plus faibles. Les sauveteurs craignent que de nombreux corps en décomposition se trouvent sous les décombres des bâtiments. ZK : C’est une « mobilisation citoyenne »... Des milliers de personnes ont répondu aujourd’hui à l’appel lancé par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières. FB : Elles demandent que le navire humanitaire Aquarius puisse poursuivre sa mission de sauvetage des migrants au large des côtes libyennes. Des manifestations ont eu lieu dans une cinquantaine de villes françaises, mais aussi à Madrid, Bruxelles, Berlin et Palerme pour dénoncer « l’inaction criminelle » des gouvernements européens. ZK : On parle culture à présent Fanny. FB : Avec d’abord la nuit blanche organisée ce samedi à Paris. C’est la 17e édition. Une nuit blanche cela signifie une nuit durant laquelle on ne dort pas. Là c’est un événement artistique avec des lieux ouverts toute la nuit. Environ 80 œuvres sont à découvrir autour de 4 grands espaces, notamment aux Invalides, près de la Tour Eiffel. C’est là où vous vous trouvez actuellement Sophie Torlotin. [Transcription manquante] FB : Sophie Torlotin, en direct des Invalides. ZK : Culture toujours et une journée de deuil national était organisée aujourd’hui en Arménie, après la mort du chanteur, Charles Aznavour. FB : Il est décédé lundi dernier à l’âge de 94 ans. La journée de ce samedi a été marquée par la mort d’une autre voix, la chanteuse d’opéra Montserrat Caballe. ZK : Soprano c’est d’ailleurs le mot de la semaine sur lequel s’est penché Yvan Amar. [Transcription manquante] FB : Le Journal en français facile est à retrouver sur notre site internet savoirs.rfi.fr.
  • Journal en français facile 05/10/2018 20h00 GMT
    TranscriptionMaiwenn Bordron : Il est 22h à Paris, deux heures de moins en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter ce soir avec Zéphirin Kouadio. Bonsoir Zéphirin. Zéphirin Kouadio : Bonsoir Maïwenn, bonsoir à tous ! MB : Au sommaire de cette édition : la mobilisation se durcit dans la bande de Gaza. Comme tous les vendredis depuis 6 mois, des manifestants palestiniens se sont rassemblés à la frontière avec Israël. Au moins trois Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens. Reportage au début de ce journal. ZK : Deux lauréats pour le Prix Nobel de la Paix, le médecin congolais Denis MUkwege et la jeune Yézédie Nadia Murad ont été récompensés ce vendredi. Dans ce journal, vous entendrez le gynécologue, surnommé l’homme qui répare les femmes. Il témoignait sur notre en antenne en 2007. MB : Les adieux au chanteur français, le plus connu à l’étranger. Un hommage national était organisé à Paris ce vendredi. Plus de 2000 personnes ont participé à la cérémonie. Une cérémonie qui était également retransmise à Erevan, la capitale arménienne. Reportage de notre envoyée spéciale dans ce journal. ZK : Enfin, nous reviendrons sur une affaire de viol qui secoue le club de football italien de la Juventus de Turin, et plus particulièrement le joueur portugais Cristiano Ronaldo. L’action de la Juventus de Turin a chuté de près de 10 %. Précisions dans ce journal. ------ ZK : Des dizaines de milliers de Palestiniens ont à nouveau manifesté, ce vendredi, le long de la barrière de séparation entre la bande de Gaza et le territoire israélien. MB : Ils étaient environ 20 000 selon l’armée israélienne. La mobilisation se durcit alors que la Marche du retour, ce mouvement de protestation pour réclamer la levée du blocus imposé à l’enclave, a commencé il y a 6 mois. Une manifestation marquée ce vendredi par la mort d’au moins trois Palestiniens, dont un enfant de 14 ans. Il y aurait également 126 autres blessés par balle. Reportage à Gaza de Hassan Jaber et Guilhem Delteil. Quelques centaines de mètres de la barrière de séparation, sous des bâches abritant les participants du soleil, la sono crache à plein. Orateurs et groupes de musique se succèdent au micro. [...] Dans un message télévisé, le nouveau chef du Jihad islamique qui vit en Syrie lance aux protestataires « vous faites face aux meurtriers. Mes héros, mon peuple, vous êtes ici pour continuer le combat de la libération de la Palestine ». [...] Devant cet espace de rassemblement, quelques jeunes hommes gonflent à l’hélium des ballons, auxquels peuvent être attachés des engins incendiaires. Ils sont ensuite lâchés dans le ciel : le vent les pousse vers le territoire israélien. [...] Plus proche de la barrière de séparation, des milliers de personnes sont rassemblées, faisant face aux soldats israéliens. Comme à l’habitude, des pneus sont incendiés pour créer un écran de fumée. Les soldats répliquent en faisant usage de gaz lacrymogènes. Mais le claquement des balles se fait aussi entendre. Un adolescent se trouvant un peu à l’écart de la foule tombe au sol. Il est blessé au cou et évacué précipitamment. Les autorités gazaouies ont annoncé son décès à l’hôpital. Hassan Jaber et Guilhem Delteil, Gaza, RFI. ZK : Aux États-Unis, le juge Brett Kavanaugh se rapproche de la Cour Suprême, la plus haute juridiction américaine. MB : Le candidat choisi par le président Donald Trump a remporté un premier vote ce vendredi. Les sénateurs doivent confirmer ou non sa nomination demain dans un vote final. ZK : Le Prix Nobel de la Paix attribué au médecin congolais Denis Mukwege et à la jeune Yézédie, Nadia Murad. MB : Ils ont été récompensés « pour leurs efforts pour mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre ». C’est ce qu’a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien. Denis Mukwege lui avait déjà reçu le prix Sakharov en 2014. Ce gynécologue est connu comme étant l’homme qui répare les femmes. Il a fondé en 1999 l’hôpital de Panzi, qui vient en aide aux femmes violées dans les conflits de l’Est congolais. En 2007 sur notre antenne, Denis Mukwege témoignait déjà des événements très durs qu’il avait pu observer. Écoutez-le. [Transcription manquante] MB : Plus de 1000 personnes encore portées disparues ce vendredi en Indonésie. Le bilan s’est encore alourdi, 7 jours après le séisme et le tsunami qui ont ravagé l’île des Célèbes : 1571 personnes ont trouvé la mort selon les autorités. Les secours tentent encore de trouver des survivants, mais ils se concentrent désormais sur l’aide humanitaire. Un avion humanitaire français doit rejoindre l’Indonésie samedi. À son bord, 18 générateurs électriques et une unité de traitement d’eau. Objectif fournir de l’eau potable à 80 000 personnes par jour. ZK : Une marche est organisée dans les rues d’Erevan, la capitale arménienne, ce vendredi soir en hommage à Charles Aznavour. MB : La journée de ce vendredi était consacrée au chanteur franco-arménien. En France, un hommage national lui a été rendu aux Invalides à Paris. 2000 personnes étaient invitées à la cérémonie. Le président Emmanuel Macron a pris la parole. Cette cérémonie était également retransmise en direct à Erevan, sur un écran géant, sur la place Charles Aznavour. Reportage à Erevan, de notre envoyée spéciale, Anastasia Becchio. Les yeux rivés sur l’écran géant, l’assistance se fige dans un silence recueilli et ému lorsque le cercueil de Charles Aznavour pénètre dans la cour des Invalides, porté par la garde républicaine sur une musique traditionnelle arménienne. Lorsque Nikol Pachininan dans son éloge funèbre évoque le descendant de rescapés du génocide de 1915, en saluant une « victoire remportée par ce grand homme sur le destin », Araik Sarkissian essuie une larme. « J’ai eu l’immense honneur de le rencontrer ici en Arménie il y a deux ans. On s’est tout de suite compris parce que lui aussi comme moi, était un descendant de rescapés du génocide. Je suis immensément reconnaissant à la France qui a été un terreau pour que ce petit homme d’un mètre 60 puisse atteindre cet immense succès ». En communion avec Paris, les applaudissements retentissent sur la place Charles Aznavour de Erevan lorsque le cercueil quitte la cour des Invalides. Garnik est ému : « Pour l’Arménie, il était comme un père. C’était un grand homme qui aimait son peuple. Il aimait la France, mais il aimait aussi l’Arménie. Il a beaucoup soutenu l’Arménie, en particulier lors du tremblement de terre. Il a beaucoup aidé le peuple arménien. » Les hommages se poursuivent en Arménie. Demain sera un jour de deuil national. ZK : Paris s’interroge sur la disparition inquiétante de Meng Hongwei. MB : Le président chinois d’Interpol est porté disparu depuis son départ en Chine, il y a plus d’une semaine. Une enquête a été ouverte à Lyon, siège de l’organisation internationale de coopération policière ce vendredi. Dans un communiqué, le ministère français de l’Intérieur se dit également préoccupé par les menaces reçues par la femme de Meng Hongwei. ZK : C’est une affaire qui secoue la Juventus Turin depuis le début de la semaine. MB : Cristiano Ronaldo, d’un des joueurs du club de football italien est accusé dans une affaire de viol. La star de l’équipe du Portugal dément catégoriquement... Christophe Jousset. À la mi-journée, l’action de la Juventus de Turin était en baisse de près de 6 %. Une inquiétude qui faisait écho à celle exprimée par les sponsors du quintuple Ballon d’or. Nike notamment qui a un contrat à vie avec Cristiano Ronaldo se dit « profondément préoccupé » et évoque des « accusations inquiétantes ». Les accusations viennent de Kathryn Mayorga. Elle affirme avoir été sodomisée de force par le footballeur le 13 juin 2009 dans un grand hôtel de Las Vegas, elle avait alors 24 ans. Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel qui a révélé l’affaire, l’Américaine avait dans un premier temps refusé de donner le nom de son agresseur par crainte d’être humiliée publiquement. Puis elle aurait passé un accord financier avec lui, 375 000 dollars contre l’abandon de toute poursuite. Ensuite, un avocat a convaincu Kathryn Mayorga de changer d’avis. La police de Las Vegas a annoncé lundi la réouverture de l’enquête. La Juventus de Turin vante le professionnalisme et le dévouement de Cristiano Ronaldo et ajoute que « les faits incriminés remontant à presque dix ans ne changent pas cette opinion. » Quant au principal intéressé, il dit (également sur Twitter) avoir « la conscience claire ». Selon son entraîneur, il est prêt à jouer ce samedi en championnat d’Italie. MB : C’est la fin de votre Journal en français facile ! Très bonne soirée à tous !
  • Prix Nobel de chimie 2018
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • La Danse des mots
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr
  • Journal en français facile 04/10/2018 20h00 GMT
    TranscriptionMaiwenn Bordron : Il est 22h à Paris, deux heures de moins en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter ce soir avec Zéphirin Kouadio. Bonsoir Zéphirin. Zéphirin Kouadio : Bonsoir Maïwenn, bonsoir à tous ! MB : Au sommaire de cette édition : les recherches se poursuivent en Indonésie pour trouver les derniers survivants, 6 jours après un séisme et un tsunami qui ont touché l’île des Célèbes. Reportage à suivre dans ce journal. ZK : La Russie, seule face à plusieurs pays occidentaux. Moscou est accusé d’avoir mené plusieurs opérations de cyberespionnage. Les Pays-Bas ont expulsé quatre agents russes ce jeudi. MB : Nous irons ensuite en Jordanie, dans un camp palestinien, géré par l’UNRWA. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens est soulagée, elle doit recevoir 118 millions de dollars qui doivent lui permettre de faire face à ses problèmes financiers. ZK : Enfin, nous terminerons ce journal en musique, on vous présente le dernier album du chanteur français Dominique A. ----- ZK : La France envoie quarante spécialistes en Indonésie pour aider les victimes à avoir de l’eau potable. MB : Ils vont arriver samedi sur l’île des Célèbes qui a été dévastée par un séisme et un tsunami, il y a 6 jours. Sur place, il y a déjà de nombreux secouristes internationaux qui sont venus en renfort. Selon le dernier bilan des autorités, 1 411 personnes ont trouvé la mort. Il y aurait une centaine de disparus, le bilan pourrait donc encore s’alourdir. Sur place, il reste encore beaucoup de travail. Reportage de l’un de nos envoyés spéciaux, Joël Bronner. On ne peut pas dire que Jukwang Park soit inexpérimenté en termes de catastrophes naturelles et de séismes. Cet humanitaire coréen est notamment passé par Haïti en 2010 et le Népal en 2015. Pourtant a Palu, depuis son hôtel sans chambres aux airs de squat qu’il a mis plus de 10 heures de route a rallier, il peine a cacher son abattement. « Haïti par exemple était un pays très pauvre, mais on pouvait utiliser des voitures, on pouvait remplir le réservoir... et on était plutôt bien loge. Mais regardez ou on vit ici... vous voyez on à même du acheter deux tentes sous lesquelles on dort... En termes d’hygiène, on ne s’est pas lavé les mains, on ne s’est pas douchés. Et même les toilettes sont cassées ici. » Sous le climat chaud et humide de Palu, tout paraît rapidement hostile. Face a un hôtel Mercure éventre, Philippe Besson, fondateur de pompier d’urgence internationale, explique en quoi, sa mission est aussi très périlleuse. « C’est dangereux parce que toute la structure du bâtiment a été endommagée. Donc tous les murs porteurs sont entièrement fissurés. On parle de fissures traversantes, c’est-à-dire qu’on voit le jour à travers toutes les fissures. Donc y’a aucune stabilité du bâtiment et c’est surtout en cas de réplique qu’il peut y avoir un problème pour nos équipes. » L’effondrement de l’hôtel Mercure est tellement important, qu’il parle de mille-feuilles dans son jargon de pompier. Pour lui, aucune chance de retrouver ici des survivants. ZK : Plusieurs pays occidentaux accusent la Russie de cyberespionnage ce jeudi. MB : Quatre agents russes ont été expulsés des Pays-Bas ce jeudi. Ils font partie du GRU, c’est le service de renseignement de l’armée russe. Le GRU est accusé d’avoir piraté le système informatique de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, dont le siège est basé à La Haye. Ces révélations des Pays ont provoqué des réactions en cascade ce jeudi. La justice américaine accuse également sept agents russes d’avoir espionné des instances sportives internationales. Dans le même temps, l’Union européenne et l’Australie ont publié des communiqués pour dénoncer les cyberattaques menées par la Russie. Moscou a réagi, en dénonçant un acte de propagande de la part des Pays-Bas. Les précisions de notre correspondant dans la région, Pierre Bénazet. Le dix avril dernier, quatre Russes munis de passeports diplomatiques atterrissent à l’aéroport d’Amsterdam Schiphol. Ils descendent dans un hôtel de La Haye proche du siège de l’OIAC, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. C’est dans cet hôtel qu’ils seront arrêtés sur instructions du MIVD les services de contre-espionnage bataves qui surveillaient les quatre hommes depuis leur atterrissage. Expulsés vers la Russie, ils sont accusés je cite de « tentative d’espionnage à distance rapprochée » selon la ministre néerlandaise de la Défense. La voiture des quatre hommes était stationnée en face du siège de l’OIAC qui à ce moment-là se penchait sur le poison novitchok utilisé à Salisbury contre les Skripal ; ce véhicule était équipé d’appareils électroniques destinés capter le réseau wifi de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et de tenter de pénétrer dans ses serveurs informatiques. Les Pays-Bas affirment avoir retrouvé dans le véhicule un reçu de taxi pour un trajet vers un aéroport moscovite au départ du siège du GRU, les services de renseignements de l’armée russe. Un ordinateur en leur possession contenait par ailleurs des informations sur le vol MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine. ZK : L’agence des Nations Unies, qui vient en aide aux réfugiés palestiniens, traverse une crise historique depuis plusieurs mois. MB : L’UNRWA, c’est son nom, a d’importants problèmes financiers. Les États-Unis ont décidé d’arrêter de participer au budget de l’agence. D’autres États ont dû prendre le relais. La semaine dernière, en marge de l’assemblée générale de l’ONU à New York, d’autres pays ont fait une promesse de dons de 118 millions de dollars à l’Unrwa. Parmi les contributeurs notamment, les pays du Golfe et l’Union européenne. Un soulagement pour l’agence, les écoles qu’elles gèrent ne devraient donc pas fermer. C’est le cas de celle du camp palestinien de Bahaqa en Jordanie. Reportage de notre correspondant, Jérôme Boruszewski. C’est une véritable bouffée d’oxygène pour les comptes publics, plus d’un milliard de dollars, un versement qui vient combler le déficit budgétaire de cette année et qui va surtout permettre de contrebalancer les chiffres catastrophiques communiqués ces dernières semaines au sujet de la santé de l’économie jordanienne. La dette publique continue d’enflé, plus de 96 % du produit intérieur brut. Le chômage est en augmentation, il touche presque 19 % de la population active, une femme sur quatre est à la recherche d’un emploi en Jordanie. La croissance peine à dépasser 2 %, le taux d’inflation, lui, a doublé depuis janvier. Tous les indicateurs sont dans le rouge et le gouvernement d’Omar Razzaz souffre de ces contre-performances. Il est en place depuis un peu plus de cent jours et il plonge déjà dans les enquêtes d’opinion. Cette aide financière massive en provenance d’Arabie saoudite, du Koweït et des Émirats fait aussi l’objet de critiques, car la stabilité de Jordanie dépend énormément de la générosité de ses alliés. Pour certains opposants, le pays a perdu son indépendance, ces opposants souhaitent que les autorités redressent l’économie en facilitant les créations d’entreprises et d’emplois et donc en réduisant les taxes. MB : Soixante-quatorze migrants secourus cette semaine dans le nord du Niger, en plein désert près de l’Algérie.Annonce ce jeudi de l’OIM, l’Organisation internationale pour les migrations. Les 74 rescapés étaient dans le désert de Assamaka, une ville nigérienne près de la frontière avec l’Algérie, où ils étaient arrivés après une longue marche à pied. Ces migrants venaient de 9 pays de l’ouest de l’Afrique. ZK : On termine ce journal en musique avec Dominique A. Un artiste qui a sorti deux disques cette année. MB : Après « Toute Latitude » en mars dernier, le pilier de la nouvelle scène française des années 90, sort ce vendredi « La Fragilité ». C’est son 13e album et José Marinho l’a écouté pour nous.  [Transcription manquante] ZK : Charles Aznavour sera enterré samedi après-midi à Monfort-l’Amaury, dans les Yvelines à l’ouest de Paris. Une petite cérémonie, dans la plus stricte intimité. C’est dans cette ville que repose une partie de sa famille, ses parents et son fils Patrick, décédé à l’âge de 25 ans.  MB : Un hommage national au chanteur décédé à est organisé ce vendredi aux Invalides à Paris. Le président Emmanuel Macron prononcera un discours. C’est la fin de votre Journal en français facile, présenté aux côtés de Zéphirin Kouadio. Mise en ondes Claude Battista. Merci à vous deux. Je vous rappelle que vous pouvez lire et réécouter cette édition sur notre site savoirs.rfi.fr. Très bonne soirée à tous !

France Bienvenue
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    Mélodie a repris l’équitation à la rentrée. Cette semaine, Gervaise a quelques questions à lui poser pour comprendre ce qui la pousse à monter sur ces grands animaux ! Transcription : M: Mélodie / G: Gervaise M : Salut tout le monde ! C’est Mélodie et Gervaise. G : Bonjour. M : Bah aujourd’hui, on va vous parler donc […]
  • Comme chien et chat
    On dirait que la nouvelle équipe aime les animaux ! Laëtitia a un chat. Mélodie a un chien. Et depuis peu, Tina a un chat ET un chien ! Alors, côté cohabitation, comment est-ce que ça se passe ? C’est ce qu’elle nous raconte aujourd’hui. Transcription: L: Laëtitia / T: Tina L et T : Bonjour […]
  • La surprise du jour
    Marseille et son soleil. Marseille et son climat méditerranéen… Ici, on est habitué à des hivers plutôt doux, même s’il ne fait pas chaud parfois à cause du mistral. Alors quand on ouvre ses volets un matin et que le paysage ordinaire a changé, c’est un petit événement ! Laëtita, Gervaise et Tina reviennent aujourd’hui […]
  • Mais qui est Bouboule ?
    Depuis notre dernier enregistrement, vous connaissez le chien de Mélodie. Mais dans notre groupe, elle n’est pas la seule à avoir un animal de compagnie. Donc aujourd’hui, c’est au tour de Laëtitia de nous parler de son petit compagnon à quatre pattes. Et vous, avez-vous un animal ? Transcription: G: Gervaise / L : Laëtitia […]
  • Un compagnon à quatre pattes
    Cette semaine, Laëtitia interroge Mélodie sur son quotidien avec son chien. Être étudiant en ayant un chien, est-ce compatible ? C’est qu’un chien, il faut s’en occuper ! Et vous, êtes-vous plutôt chien ou chat ? Transcription: M: Mélodie / L: Laëtitia M : Salut (1) tout le monde, c’est Mélodie et Laëtitia. L : Salut ! M : Aujourd’hui, […]
  • Balade à Porquerolles
    C’est l’automne mais il fait encore si beau ! Alors, cette semaine, Tina vous fait découvrir une île du Sud de la France : Porquerolles, accompagnée d’un ami ! Venez découvrir avec elle cet endroit magnifique et ces paysages à couper le souffle ! . Transcription : T : Bienvenue à Porquerolles. Aujourd’hui, je vais […]

Je dis, tu dis, il dit, nous disons
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Podcast français facile
  • 25 questions – cinéma
    Voici une série de 25 questions. Répondez en développant et en variant les réponses. Aidez-vous du vocabulaire ci-dessous. https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/10/25-questions_film.mp3 Allez-vous souvent au cinéma ? Avec qui allez-vous au cinéma ? Pourquoi va-t-on au cinéma ? Est-ce qu'il y a un cinéma dans votre quartier ? Citez trois films français. Quels films ont eu le plus [...] 25 questions – cinéma est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Vouloir & pouvoir : prononciation de EU
    🔷 Informations techniques Les lèvres sont légèrement avancées. La langue est en avant. La langue touche les dents du bas. Consigne : Écoutez attentivement et répétez exactement les phrases ci-dessous. 🔷 Exercice 1 : écoutez et répétez https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/10/vouloir_1.mp3 je veux tu veux il veut elle veut on veut je peux tu peux il peut elle [...] Vouloir & pouvoir : prononciation de EU est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • FLE exercice pronoms compléments COD + COI + passé composé
    📌  Exercice limité aux verbes voir, apercevoir, entendre, parler, sourire, faire la bise Exemple : Mon voisin ? Je l’ai vu. Je lui ai parlé. (l’ & lui = mon voisin) 📌📌 L’accord est nécessaire avec le COD quand il est placé avant. Exemple : Mes voisines ? Je les ai vues. Je [...] FLE exercice pronoms compléments COD + COI + passé composé est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Crise de nerfs – dialogue FLE
    🔷 Situation : Jean dirige une un garage. Il a eu un problème avec la voiture d'un client. Il fait porter la responsabilité sur ses employés. Il est très en colère après eux. 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/10/dialogue_14.mp3 Jean : Mais quelle bande de … Céline : Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Jean : Il m’arrive, il [...] Crise de nerfs – dialogue FLE est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Dialogue à propos d’un décès – dialogue FLE
    Situation : Deux amis viennent d'assister aux obsèques d'un de leurs amis. Il se retrouvent après. DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/10/deces-dialogue-fle.mp3 Yann : Il avait quel âge ? Gina : 47 ans. Yann : Non… Gina : Mais, il est mort de quoi ? Yann : Je crois qu’il est mort d’un infarctus. Il est mort dans [...] Dialogue à propos d’un décès – dialogue FLE est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Renseignements pour des cours de natation.
    OBJECTIFS : demander des renseignements parler au téléphone DIALOGUE https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/10/cours-de-natation.mp3 M. Bernin : Bonjour, je me présente, je suis Paul Bernin. Je vous appelle au sujet de mon fils qui souhaiterait apprendre à nager. Secrétaire : Oui, ne quittez pas, je vous passe le responsable des cours. Mme Geoire : Anna Geoire, je [...] Renseignements pour des cours de natation. est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Modification de billet d’avion
    Objectifs : modifier un billet d'avion parler au téléphone 🔷 SITUATION : Monsieur Boitard souhaite changer la date retour de son billet d'avion. Il a essayé de le faire sur Intenet mais en vain. Il téléphone directement à l'agence de voyage. 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/10/reserver-un-billet-changer-date.mp3 M. Boitard : Bonjour, je vous appelle pour changer les [...] Modification de billet d’avion est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • 25 questions – pronoms relatifs
    Contenu en relation : dialogue  - exercice ( que  ) - phrases modèles 📌  Répondez aux questions suivantes. Développez vos réponses au maximum. Aidez-vous du vocabulaire situé en bas des questions. 🎧  QUESTIONS : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/09/25-questions-pronoms-relatifs.mp3 Parlez-nous … de la ville où vous êtes né. de la ville où vous habitez. du quartier où vous vivez. du [...] 25 questions – pronoms relatifs est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Dialogue FLE – Vacances à Amsterdam
    Objectifs : français familier Se moquer gentiment d'un ami mise en relief Situation : Frédo parle de ses vacances à Amsterdam. Manon lui pose des questions et le reprend plusieurs fois. DIALOGUE :  https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/09/dialogue-fle-vacances-en-hollande.mp3 Manon : Tu es allé où finalement cet été ? Frédo : Avec Lucie, on est allés à Amsterdam. [...] Dialogue FLE – Vacances à Amsterdam est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Enquête d’opinion – Dialogue FLE – ce qui – ce que – ce dont
    voir aussi ce texte court sur le même sujet 🔷 Situation :  Camille fait une enquête d’opinion. Elle interroge un passant dans la rue. 🔷 Dialogue : Camille : Excusez-moi, c’est pour une enquête. Vous pourriez répondre à quelques questions ? Il s’agit de répondre librement, sans trop réfléchir. Un passant : C’est [...] Enquête d’opinion – Dialogue FLE – ce qui – ce que – ce dont est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
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