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  • Les titres du journal (8 décembre 2019)
    Niveaux débutants : entraînez-vous à comprendre le Journal en français facile.
  • Contestation
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 12/12/2019 20h00 GMT
    TranscriptionRaphaël Delvolve : Et avec moi pour présenter ce Journal en français facile, Clémentine Pawlotsky. Bonsoir Clémentine. Clémentine Pawlotsky : Bonsoir Raphaël. RD : Dans ce journal, nous allons parler des élections législatives au Royaume-Uni. Si les conservateurs, qui promettent le Brexit en janvier prochain, sont donnés gagnants dans les sondages, il n'est pas acquis pour eux d'obtenir la majorité absolue. Un parti écossais, le SNP, pourrait les en empêcher. Nous verrons tout à l'heure ce que veut dire majorité absolue. CP : Nous parlerons aussi d'Israël. Le pays va, à nouveau, élire ses députés en mars prochain. Ce sera déjà la troisième fois en moins d'un an. Nous vous expliquerons pourquoi. RD : En France, les hôtels souffrent beaucoup des grèves contre la réforme des retraites, grèves durant depuis huit jours. Le nombre des réservations diminue beaucoup. Les grèves, elles, devraient encore continuer. CP : Et puis enfin, nous parlerons de sport. Tahiti a été choisie pour accueillir les épreuves de surf lors des Jeux olympiques 2024 censés se tenir à Paris. Un choix devant encore être validé. Nous en parlerons avec Christophe Diremszian. --- CP : Au Royaume-Uni aujourd'hui, il y a les élections législatives, c'est-à-dire l'élection des députés. Des élections très importantes en vue de la sortie du pays de l'Union européenne. RD : Ce que les Britanniques appellent le Brexit. Cette sortie de l'Union européenne a déjà été retardée à trois reprises. Le parti conservateur du Premier ministre Boris Johnson espère obtenir une majorité absolue avec ces élections. Majorité absolue, cela veut dire avoir plus de la moitié des sièges au Parlement. Cette majorité absolue permettrait au parti conservateur de mener le Brexit comme il le souhaite. Un autre parti, bien plus petit et appelé en anglais le SNP, en français le Parti nationaliste écossais, espère lui empêcher aux conservateurs d'obtenir cette majorité en gagnant quelques sièges. Cela lui permettrait de jouer un rôle important pour la suite des évènements. Explication de l'universitaire Emile Chabal. Il travaille à Edimbourg en Écosse. « Si le SNP gagne beaucoup de sièges en Écosse, on pourra peut-être voir une coalition se former avec le Labour Party, mais il faudrait pour ça que le Labour Party gagne pas mal de sièges en Angleterre et au pays de Galles. Tout se joue en Angleterre, mais le SNP peut avoir ce rôle dans un nouveau Parlement britannique. Après, ce qu’il y a de très important dans le prochain Parlement, c’est la question de l’Écosse, le statut de l’Écosse au sein du Royaume-Uni. Et c’est là où les résultats de cette élection peuvent vraiment compter. Parce que si le SNP gagne, on pourra voir se dégager une position autour de l’indépendance, et donc un débat à Westminster sur un referendum sur l’indépendance écossaise. Donc, tout reste très flou. » RD : Les bureaux de vote au Royaume-Uni doivent fermer à 22h en temps universel. Des sondages donneront à ce moment-là une première idée des résultats de ces élections législatives. CP : Des élections législatives, il va de nouveau y en avoir en Israël. RD : Et cela, en raison de l'échec des députés à désigner un Premier ministre, car aucun parti n'avait la majorité. Le Parlement a donc été dissout et des nouvelles élections de députés seront donc organisées. Ce sera le 2 mars prochain. Il s'agira des troisièmes élections législatives en moins d'un an. Comme lors des deux précédents, le grand enjeu sera l'avenir politique du dernier à avoir occupé le poste de Premier ministre, Benyamin Netanyahu. À Jérusalem, les détails de Guilhem Delteil. L'un de ses fidèles parmi les fidèles l'assurait hier soir : après deux échecs, ces élections seront la dernière chance pour Benyamin Netanyahu de constituer un gouvernement. Mais pour cela, il va devoir tout d'abord réaffirmer son autorité sur son parti, le Likoud. Gideon Rahat est professeur de sciences politiques à l'université hébraïque de Jérusalem : « Le dilemme est assez grand pour le Likoud. D'un côté, le Likoud a cette tradition de rester fidèle au chef. Mais d'un autre côté, tous les sondages montrent que la droite israélienne a une majorité. Et si Netanyahu n'est plus capable de rassembler cette majorité, il n'est plus le magicien si connu. Donc je ne sais pas combien de temps le Likoud restera derrière Netanyahu. » Benyamin Netanyahu devra ensuite mobiliser des électeurs qui, selon les sondages, le considèrent comme le principal responsable de l'impasse politique actuelle. Et ce sentiment pourrait avoir un effet démobilisateur sur son électorat : « Je ne pense pas que beaucoup de gens passeront du camp de Netanyahu au camp anti-Netanyahu. Mais peut-être que ça les incitera à rester à la maison ? C'est une interrogation. » Mais le taux de participation a augmenté entre les deux précédents scrutins : en Israël, la réalité déjoue souvent les traités de sciences politiques. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI. CP : Le Niger observe un deuil national de trois jours après la violente attaque contre ses soldats mardi. RD : Une attaque dans le camp d'Inates, situé non loin de la frontière avec le Mali. L'attaque a fait au moins 71 morts parmi les militaires nigériens. Le groupe État Islamique en Afrique de l'Ouest a revendiqué l'attaque ce jeudi. Un communiqué du groupe terroriste a été vérifié par un organisme américain spécialisé dans les groupes jihadistes. CP : En France, les grèves continuent en raison de la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Cela fait déjà huit jours. RD : De nouvelles grèves et manifestations en France aujourd'hui. Dans des villes comme Marseille ou Paris, la majorité des conducteurs de trains continuait à ne pas aller au travail. Résultat, beaucoup de difficultés pour se déplacer en France encore aujourd'hui. Même demain vendredi, ce sera toujours compliqué. Il y a un secteur de l'économie française qui souffre particulièrement de ces grèves, le secteur du tourisme. Il y aurait près de 30 % de réservations en moins dans les hôtels. Reportage d'Aabla Jounaïdi à Paris. [Tanscription manquante] CP : Ça n'est pas encore sûr, mais les épreuves de surf pour les Jeux olympiques 2024 à Paris pourraient avoir lieu à Tahiti. RD : Le comité d'organisation des Jeux de Paris a en tout cas validé ce choix. Début janvier, le Comité international olympique donnera définitivement le feu vert. Le feu vert est une expression en français pour dire donner son accord. Alors, Tahiti a été préférée à quatre autres villes françaises situées en métropole. Tahiti, on le rappelle, située en Polynésie française, à 15 000 kilomètres de Paris. Christophe Diremszian. Qu'importe le surcoût logistique, le bilan carbone explosé et l'agacement des défenseurs des candidatures de Biarritz, Hossegor, Lacanau ou La Torche, en Bretagne, devant une préférence divulguée il y a quinze jours. L'audace des organisateurs de Paris 2024 a pris le pas sur les réticences. Mais le surf à Tahiti, ce n'est pas qu'une touche d'exotisme, c'est l'assurance pour les futurs concurrents d'affronter l'une des vagues les plus puissantes du monde, à Teahupoo, à l'autre extrémité de Papeete, la capitale de la Polynésie française. Un monstre prenant forme à 800 mètres au large et pouvant atteindre 10 mètres de hauteur, bien connu et redouté des habitués du circuit professionnel qui font escale dans l'archipel chaque année, à la fin du mois d'août. Spectacle et images impressionnantes garantis, encore faut-il pouvoir accueillir un public bien supérieur aux 200 à 300 amateurs autorisés d'ordinaire dans des lieux à l'accès restreint. Les élus polynésiens affirment avoir prévu des mesures pour pallier le manque d'infrastructures routières et hôtelières, tout en limitant les effets sur l'environnement. Mais transformer une idée un peu folle en une des initiatives les plus originales de l'histoire des Jeux olympiques reste un véritable défi que le président du CIO, Thomas Bach, d'abord dubitatif, n'a plus l'air de désapprouver.
  • Scrutin
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Journée de vote aujourd’hui dans différents pays, notamment au Royaume-Uni et en Algérie. Des scrutins bien différents, puisqu’il s’agit d’élection présidentielle en Algérie, qu’elle soit suivie ou boycottée, et d’élections générales au Royaume Uni, pour élire les 650 députés de la Chambre des Communes. Mais le mot de scrutin s’entend pour les deux consultations. Un mot courant mais dont l’usage témoigne quand même d’une langue surveillée. Dans un vocabulaire politique, journalistique, le scrutin désigne donc l’ensemble des opérations de vote. Et l’on parle de mode de scrutin pour préciser les règles de l’élection : scrutin uninominal, quand chaque électeur vote pour un seul candidat, scrutin par liste, scrutin majoritaire etc. L’évolution de sens du mot est assez étrange puisqu’il dérive d’un mot latin qui signifie fouiller et qui a donné le verbe français scruter. En fait il s’agit d’examiner l’état de l’opinion. Est-ce à partir de ce mot scrutin qu’on explique le mot scrutateur ? Oui et non… On appelle aujourd’hui scrutateur celui qui dans un bureau de vote surveille que tout se passe conformément aux bonnes règles. Il est donc là pour empêcher les tricheries et les fraudes. Et pour ouvrir l’œil, pour scruter. En même temps on sait que le mot existait jadis avec un sens différent et religieux : le scrutateur était un genre de directeur de conscience, qui examinait le fond de l’âme de ceux et celles qui se confiaient à lui. Et sous l’influence du mot scrutin, il a pris le sens politique qu’on lui connait de nos jours. Alors lorsqu’il y a un scrutin, on va aux urnes. Là encore c’est une expression figurée, mais moins officielle et administrative que le scrutin : plutôt une image, et qui est en faveur auprès des journalistes. Quand il y a un scrutin, on est appelé aux urnes. Une urne, au départ, c’est un vase, un récipient. Et le mot est encore très présent dans ce sens lorsqu’on parle d’urne funéraire, qui renferme les cendres d’un mort. Mais dans l’Antiquité grecque, on déposait, pour exprimer son opinion, un jeton ou une boule dans une amphore, dans ce réceptacle qu’on a traduit aujourd’hui par le mot urnes en français. On appelle donc ainsi les boites fermées, qui présentent une fente sur leur couvercle dans laquelle on peut glisser son bulletin de vote. Le mot a donc souvent pris un sens assez général pour désigner le processus du vote. Et on le retrouve pour désigner un certain type de fraude : on bourre les urnes quand on rajoute des bulletins qui ne correspondent à aucun vote. Ou même quand on dépose des bulletins au fond de l’urne avant même le début de la consultation. Mais de façon générale, on dit bourrer les urnes quand il y a des tripatouillages et des manipulations frauduleuses au moment d’une consultation populaire. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 11/12/2019 20h00 GMT
    TranscriptionRaphaël Delvolve : Et avec moi pour présenter ce Journal en français facile, Adrien Delgrange. Bonsoir Adrien. Adrien Delgrange : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous. RD : Dans ce journal nous parlerons de la France, où il y a un mouvement de contestation contre la réforme des retraites. Le Premier ministre a expliqué comment elle allait fonctionner aujourd’hui. Les syndicats ont réagi négativement. AD : Nous parlerons aussi d’une attaque des talibans en Afghanistan. Attaque menée mercredi matin contre la principale base de l’armée américaine à Bagram. RD : Et puis enfin écologie, et le projet de la nouvelle Commission européenne pour arriver à ne pas polluer la planète d’ici 2050. Il a été dévoilé aujourd’hui et vous saurez tout à la fin de ce journal. ------ AD : Après 7 jours de grève, les annonces d’Edouard Philippe étaient très attendues en France aujourd’hui. RD : Le Premier ministre avait dit qu’il dévoilerait l’intégralité de la réforme des retraites ce mercredi. Il l’a fait. Il a fait quelques modifications dans la réforme après des négociations avec les syndicats, notamment sur les générations concernées par le futur système qui fonctionnera par points. Ce seront celles nées après le 1er janvier 1975. En revanche, il a rappelé son intention de mettre fin au régime spécial. C’est à dire des régimes de retraite actuellement en vigueur en France et différents de la plupart des autres en raison des métiers. Par exemple, les personnes travaillant dans le domaine des trains peuvent aujourd’hui arrêter de travailler avant la plupart des autres secteurs de métier. Les syndicats très opposés à la réforme ne sont pas contentés ce mercredi. En particulier dans le secteur des trains. Ceux qui y travaillent sont appelés les cheminots. Ils sont pour un certain nombre en grève et rendent les déplacements compliqués en France depuis 7 jours. Certains grévistes s’étaient réunis à la Gare du Nord à Paris pour écouter les annonces du Premier ministre à la mi-journée. Reportage de notre journaliste, David Baché. Ils ont installé un petit écran à deux pas des rails, après leur assemblée générale du matin. Les cheminots grévistes écoutent les annonces du Premier ministre avec autant d’intérêt que de scepticisme, de colère ou d’amusement. Après une heure de discours, le constat est unanime. Anthony Auguste et Patrick Simon résument le sentiment des cheminots présents. Les cheminots poursuivent donc leur grève, ils prévoient aussi des actions locales dans les jours qui viennent, avant une nouvelle mobilisation nationale et interprofessionnelle mardi prochain. RD : Et mercredi soir à la télévision, Edouard Philippe s’est dit ouvert à la négociation sur certains aspects de la réforme avec les syndicats. « Ma main est tendue », a-t-il notamment déclaré. AD : En Afghanistan, une attaque revendiquée par les talibans près de la base américaine de Bagram. RD : Revendiquer en français, c’est un verbe pour dire que l’on est responsable de quelque chose. En l’occurrence, les talibans afghans se disent responsables d’une attaque sur cette base américaine située au nord de Kaboul. Attaque menée avec une camionnette piégée suivie d’un assaut de 7 hommes armés. Ils ont fait 2 morts et 73 blessés. L’attaque a eu lieu tôt le matin ce mercredi. Les détails de Sonia Ghezali, à Kaboul. Des volutes de fumée, des voitures, des échoppes calcinées, des maisons effondrées, au moins un véhicule piège a explosé selon les autorités locales, la puissante déflagration a fortement secoué le voisinage de la base militaire américaine vers 6h du matin heure locale. Plusieurs habitations ont été détruites. La plupart des victimes sont des civils. L’Explosion a été suivie d’échanges de tirs nourris en provenance d’un hôpital en construction dans lesquels plusieurs assaillants s’étaient cachés pour lancer leur assaut. Ces derniers n’ont pas réussi a pénétrer dans l enceinte militaire, c’est ce qu’affirment des sources sécuritaires. Les talibans sont très présents dans cette zone proche des districts de Surobi et Tagab. Cette attaque intervient alors que talibans et Américains ont repris les pourparlers a Doha il y a quelques jours en vue d’un retrait des troupes américaines. Les discussions avaient été abruptement suspendues par le président américain Donald Trump en septembre dernier. RD : Et puis dans le monde ce mercredi une autre attaque contre une base militaire a eu lieu. Au Niger cette fois. Au moins 70 soldats nigériens ont été tués, selon des sources sécuritaires. On ne sait pas qui a mené l’attaque, mais de nombreux assaillants ont perdu la vie dans les combats, il y en aurait au moins 57. AD : Aux États-Unis à présent, le maire de la ville de Jersey City n’a pas de doute sur le caractère antisémite de la fusillade d’hier. RD : Antisémite, signifie contre les juifs. Jersey City, où il y a eu l’attaque, est une ville située près de New York. 2 hommes ont attaqué un magasin juif. Ils ont tué 4 personnes avant d’être abattus par la police. Plus de précisions avec Anne Corpet à Washington. « Après un examen, des caméras de surveillance, il est maintenant clair que les deux individus visaient une épicerie casher » écrit le maire de Jersey City sur son fil twitter. Et il ajoute « je suis juif et fier de vivre dans une communauté qui a toujours accueilli tout le monde. La haine n’a pas de place ici ». Selon les premiers éléments de l’enquête les deux tireurs armés de fusils, ont d’abord abattu un policier avant de se rendre en voiture devant l’épicerie et d’ouvrir le feu sur les clients. La presse américaine rapporte que l’un des deux assaillants avait posté des messages antisémites et hostiles à la police sur internet la veille de sa macabre équipée. Inquiet le maire de New York situé juste de l’autre côté de l’Hudson river, a ordonné un renforcement de la surveillance des synagogues et des écoles juives de la ville. Les attaques antisémites sont en hausse constante aux États-Unis avec une forte augmentation d’actes violents. Le massacre antisémite le plus meurtrier de l’histoire américaine a eu lieu il y a un peu plus d’un an, avec l’attaque d’une synagogue à Pittsburgh. Onze personnes avaient été tuées. RD : C’est Greta Thunberg qui a été choisie par le Time Magazine comme personnalité de l’année. Elle a selon ce magazine américain, convoqué la plus grande manifestation pour le climat dans l’histoire humaine. Une manifestation de 4 millions de personnes à travers le monde le 20 septembre dernier. La jeune suédoise était à Madrid, en Espagne, pour la Cop 25 au moment d’apprendre la nouvelle. AD : Et nous continuons de parler d’écologie.   Avec le projet écologiste d’Ursula Von der Leyen, il a été dévoilé aujourd’hui devant le parlement européen. RD : La toute nouvelle présidente de la commission a présenté ce « Pacte vert pour L’Europe » à la veille du sommet européen. C’est un document de 28 pages présenté aux eurodéputés réunis à Bruxelles. Document que nous détaille, Joana Hostein.  50 mesures à prendre avant 2050 pour faire de l’Europe le premier continent à parvenir à la neutralité climatique. Voilà pour les ambitions. Pour les propositions concrètes, il faudra attendre le début de l’année prochaine. Une chose est sûre : tous les secteurs seront concernés. Les transports responsables d’un quart des émissions de CO2, l’alimentation, avec une proposition à venir pour réduire l’utilisation des pesticides, la construction avec une législation sur la performance énergétique des bâtiments. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, promet 1000 milliards d’investissements sur 10 ans. « Certains disent que le coût de la transformation est trop élevé, mais n’oublions jamais ce que serait le coût de la non-action. Chaque année, nos économies perdent 10 milliards d’Euros à cause de la sécheresse, et ce n’est que le début… » Pour aider les secteurs et les régions les plus vulnérables, la Commission européenne promet aussi 100 milliards d’Euros sur les 7 prochaines années. Une enveloppe, qui espère-t-on ici, permettra de convaincre des pays comme la Pologne de s’engager dans cette transition écologique, alors que le pays dépend aujourd’hui en grande majorité du charbon pour la production de son électricité.
  • Sport : la Russie sanctionnée
    Chaque semaine, entraînez-vous avec un exercice autour de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Normandie
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.La réunion au format Nomandie qui s’est déroulée pour tenter d’améliorer les relations de l’Ukraine et de la Russe a été largement commentée ces derniers jours. Et bien sûr on s’est posé des questions sur cette étonnante appellation « format Normandie », et on en a souvent rappelé le sens. Quant à son origine, on la connaît bien. Elle date de 2014. Le 6 juin, c’est la date anniversaire du débarquement des Alliés en France : ce jour-là commence un nouvel épisode de la Deuxième Guerre mondiale : les armées alliées commençaient à repousser les Allemands des pays qu’ils occupaient, à commencer par la France. Et ce débarquement a eu lieu en Normandie, sur la côte normande. C’est donc là que se déroulent les célébrations. En 2014, de nombreux chefs d’État sont présents à cette occasion, et quatre d’entre eux se réunissent pour essayer de négocier un cessez-le-feu dans la guerre du Donbass, à l’est de l’Ukraine, qui opposait l’armée ukrainienne aux séparatistes, soutenus par la Russie ! Donc, les quatre dirigeants, ukrainien, russe, allemand et français se retrouvent, pour tenter de faire avancer les choses. Et c’est une journaliste américaine, Rahma Sophia Rachdi, qui invente cette expression pour qualifier ce dispositif ! La formule s’est ancrée dans le vocabulaire journalistique et politique, mais ne s’applique qu’à ce type de réunion et reste pour l’instant liée au conflit ukrainien. C’est une nouvelle aventure pour un mot ancien, lié à l’ouest de la France, et qui aujourd’hui fait allusion à des conflits situés à l’extrême est de l’Europe ! Mais de toute façon dès le début de son histoire, ce mot de Normandie jonglait avec la géographie ! Et cette histoire est longue : plus de onze cents ans ! Mais pourquoi ce nom de Normandie ? À la fin du 9e siècle et au début du 10e, des bandes viennent piller, ravager, ou parfois même s’installer sur les côtes de la Manche qui font partie du royaume carolingien. Et ces razzias sont le fait de marins qui viennent du Danemark ou de Suède, ceux qu’on appelle les Vikings. Petit à petit, ils s’installent, prennent pied, étendent leur influence et se fixent. Si bien qu’en 911, un accord est passé entre un chef Viking, Rollon et le roi Charles le Simple. Est-ce que les Vikings deviennent français ? Ce serait aller trop vite que de dire ça : les Français n’existent pas encore. En revanche ces populations reconnaissent la souveraineté du roi carolingien, même si on les appelle d’après leurs origines : ce sont les hommes du nord, nord man en norrois, langue germanique, très importante à l’époque dans la région, ce qui transcrit en latin, donne Normanii.  Le mot Normand, et donc Normandie, sont bien d’origine nordique, mais le français les a repris du latin. Normand existe encore évidemment, mais les échos du nom ont bien perdu les échos belliqueux qu’ils pouvaient avoir à l’époque où on pouvait craindre les déferlements des Vikings. De marins aventureux, ils deviennent, dans l’inconscient linguistique, des paysans attachés à leur terre et le supposé caractère normand change d’image : on l’associe souvent à l’astuce, à la ruse. Mais bien entendu, ce sont toujours les autres, les non-Normands qui accréditent ces réputations – celles de ne pas répondre trop vite, de laisser venir l’interlocuteur, et de faire semblant de ne pas se décider : une réponse de Normand, c’est celle qui ne dit ni oui ni non. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 09/12/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. À l'heure de votre Journal en français facile, journal que je vous présente ce soir en compagnie de Clémentine Pawlotsky. Bonsoir Clémentine. Clémentine Pawlotsky : Bonsoir Loïc, bonsoir à tous. LB : À la une ce soir : la Russie bannie de toutes les compétitions sportives pendant quatre ans, décision de l’agence mondiale antidopage. Le Premier ministre russe parle d’une attaque contre son pays.  CP : À la une également, la Russie, encore. Tout au moins son Président, Vladimir Poutine et son homologue ukrainien réunis pour la première fois depuis trois ans. Un sommet qui se tient à Paris avec Angela Merkel et Emmanuel Macron dans le rôle des médiateurs. LB : Et puis en France, 5e jour de grève contre la réforme des retraites et des transports toujours très perturbés avant une nouvelle journée d’action nationale, demain mardi. ----- CP : Tout d’abord cette annonce de l’agence mondiale antidopage qui dépasse le seul cadre sportif : l’AMA a décidé de bannir la Russie de toute compétition internationale pendant 4 ans. LB : C’est la réponse à la tentative de Moscou de couvrir ses athlètes dopés en manipulant leurs données. Il n’y aura donc ni drapeau, ni délégation russe donc l’an prochain aux Jeux de Tokyo et à ceux de Pékin 2022, même chose pour la coupe du monde de football au Qatar. Cela ne signifie pas que les sportifs russes ne pourront pas y participer, seulement ils devront prouver qu’ils ne sont pas dopés et seront obligés de concourir sous drapeau neutre. En Russie en tous cas, l’annonce de ces nouvelles sanctions a été accueillie avec consternation. À Moscou la correspondance de Daniel Vallot. C’est un nouveau coup de massue pour la Russie qui pensait en avoir fini avec ces accusations, avec cette mise au ban de la communauté sportive internationale… C’était sans compter ces nouvelles manipulations, cette fois sur une base de données remise remise à l’Agence mondiale anti-dopage – après que des centaines de noms en aient été effacées. Face à ce nouveau scandale, et à ces nouvelles sanctions, les autorités russes restent sur la même ligne de défense : certes il y a du dopage en Russie, mais il y en a dans d’autres pays, et si la Russie est sanctionnée, c’est une décision politique, pour l’humilier et pour écarter ses athlètes. C’est ce que a répété Dmitri Medvedev le Premier ministre russe dans le courant de l’après-midi : ces sanctions témoignent « d’une hystérie anti-russe » a déclaré le chef du gouvernement… Rare voix discordante, le patron de l’anti-dopage russe Iouri Ganous a de nouveau reconnu la responsabilité des autorités russes dans le scandale, et demandé une enquête pour identifier les auteurs des manipulations. Iouri Ganous s’est dit très pessimiste, quant aux chances d’une victoire en appel. Et il a demandé solennellement à Vladimir Poutine d’intervenir directement pour en finir une affaire qui continue d’empoisonner le sport russe, plus de cinq ans après les Jeux de Sotchi. Daniel Vallot Moscou RFI. LB : l’actualité de la Russie c’est aussi cette réunion à Paris. Un sommet consacré à la situation en Ukraine. Il se tient à l’Élysée autour de Vladimir Poutine, Volodimir Zelensky, Angela Merkel et Emmanuel Macron. C’est le premier du genre depuis 3 ans et un processus de paix au point mort. C’est aussi la première rencontre entre les présidents russes et ukrainiens. CP : À la une également ce lundi, la situation en Irak où le mouvement de contestation continue contre le pouvoir. LB : Les manifestations sont réprimées dans la violence, avec un bilan, qui s’élève à 450 morts et 20 000 blessés en deux mois. En outre, on a appris qu’un militant actif au sein des manifestations avait été assassiné hier à Kerbala par des hommes armés non identifiés. Et ce n’est pas le premier. Murielle Paradon. Fahem al Taï a été assassiné dimanche soir devant son domicile à Kerbala, selon l’Agence France-Presse. Il rentrait chez lui lorsque des hommes à moto lui ont tiré dessus presque à bout portant. Fahem al Taï, 53 ans, était apparemment actif au sein des manifestations contre le pouvoir en Irak. Il avait subi une campagne d’intimidation sur les réseaux sociaux, mais continuait à se mobiliser. D’autres militants ont été retrouvés morts sans que leur assassinat ne soit élucidé. C’est le cas de Zahra Ali, une étudiante de 19 ans, enlevée le 2 décembre à Bagdad. Son corps sans vie et mutilé a été retrouvé le lendemain près de son domicile. Le meurtre sauvage de la jeune femme a marqué les esprits. Enfin, rappelons le massacre du week-end dernier, toujours à Bagdad. 24 manifestants qui occupaient un parking à plusieurs étages ont été tués par des hommes armés, non identifiés. Certains militants accusent des milices pro-iraniennes d’être derrière cette attaque. Les autorités irakiennes, elles, affirment ne pas avoir d’information sur cette série d’assassinats.  LB : Par ailleurs, 4 roquettes se sont abattues sur une base militaire près de l’aéroport de Bagdad, base abritant des soldats américains. Il y a 6 blessés, apparemment irakiens. C’est la 9e attaque de ce genre recensée en 6 semaines. CP : À Washington, ce chiffre à présent concernant les ventes d’armes dans le monde. Elles ont augmenté de 4,6 % en 2018, dans un marché dominé par les États-Unis, selon un rapport du SIPRI. LB : Le SIPRI c’est l’Institut de recherche sur la paix internationale de Stockholm. Avec 420 milliards de dollars, le chiffre d’affaires des 100 plus gros producteurs d’armes au monde, indique l’étude publiée ce lundi, est en plein essor grâce à la vitalité du secteur aux États-Unis. Franck Alexandre. L’industrie de défense américaine rafle la mise sur le marché mondial des plus gros producteurs d’armes. Sa part s’élève à 59 % et connaît une hausse de 7,2 % sur un an. Un essor qui s’explique notamment par la politique menée par l’administration Trump. Washington souhaitant moderniser sa défense et renforcer la position de son industrie d’armement face à la Russie et la Chine. La Russie justement qui se maintient à la deuxième place du classement, avec 8,6 % du marché, juste devant le Royaume-Uni et la France. L’étude ne prend pas en compte la Chine, car les données disponibles sont insuffisantes, note le Sipri, mais l’institut de Stockholm estime cependant que l’empire du Milieu pourrait compter de trois à sept entreprises majeures du secteur. Le premier fabricant d’armes reste l’américain Lokheed Martin, dont la production représente 11 % des ventes mondiales. Cependant avec un chiffre d’affaires de près de 10 milliards de dollars, Almaz Anteï, première entreprise russe du Top 100 est parvenu à se hisser au neuvième rang mondial, en particulier grâce aux exportations de son système de défense aérienne S-400. CP : En France, l’actualité c’est le dossier des retraites et la grève qui se poursuit contre le projet de réforme. LB : Un texte qui devrait être dévoilé mercredi par Édouard Philippe. Le Premier ministre qui sera le soir même invité au journal de 20h de TF1. En attendant, le mouvement de grève se poursuit dans les transports, notamment, pour la 5e journée consécutive avec, une fois encore, d’importantes perturbations sur le rail et dans le métro parisien avant une nouvelle journée d’action nationale, ce sera demain mardi. Et puis un mot également de cette autre grève chez nos confrères de Radio France où le mouvement est entré aujourd’hui dans son 15e jour perturbant les programmes -malgré un taux de grévistes en baisse. Des grévistes qui protestent contre un plan d’économies et de suppressions de postes. CP : Toujours en France, la conclusion de l’affaire des perquisitions mouvementées au siège de la France Insoumise. C’était il y a pratiquement un an. LB : En octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon et d’autres membres de son parti s’étaient interposés lors d’une perquisition dans le cadre d’enquêtes préliminaires sur les comptes de la campagne présidentielle 2017 et sur les assistants d’eurodéputés de LFI. Le verdict est donc tombé ce matin et le juge a suivi les réquisitions du parquet : Jean-Luc Mélenchon a été condamné par le tribunal de Bobigny pour rébellion et provocation à trois mois de prison avec sursis et 8000 euros d’amende. Après avoir dénoncé un procès politique, Jean-Luc Mélenchon dénonce un verdict politique. CP : On part en Finlande pour refermer ce journal. Le pays a un nouveau premier ministre, une Première ministre, plus exactement. LB : Elle s’appelle Sanna Marin. C’est la plus jeune cheffe de gouvernement de l’histoire du pays. Eliot Brachet. Oui, et à seulement 34 ans, Sanna Marin est aussi l’une des plus jeunes dirigeantes du monde. Originaire de Tampéré, une ville industrielle du sud-ouest de la Finlande, elle a connu une ascension rapide en politique. À seulement 27 ans, Sanna Marin a présidé le conseil municipal de sa ville natale. Celle qui est ensuite devenue ministre des Transports s’est imposée de justesse, dimanche, face au Premier ministre sortant Antti Rinne. Ce dernier avait dû démissionner la semaine dernière, critiqué pour sa mauvaise gestion de la grève de La Poste, alors que l’État finlandais soutenait un plan de baisse des salaires. Sanna Marin prend donc les rênes du pays dans un climat social tendu. Elle devra prêter serment ce mardi devant les parlementaires finlandais, alors qu’au même moment, une grève de trois jours menace de paralyser le pays. De nombreux secteurs économiques vont se mobiliser, dans la chimie, le bois et le pétrole. Ils exigent une revalorisation des salaires. Le parti social démocrate dont est issue Sanna Marin avait promis d’en finir avec l’austérité des gouvernements précédents. Il s’agira donc d’un premier test pour la jeune première ministre qui veut prouver que son jeune âge ne sera pas un obstacle.
  • Écharpe
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.C’est demain qu’aura lieu la passation de pouvoir en Argentine. Mauricio Macri, le président sortant, qui a perdu la dernière élection présidentielle, remettra l’écharpe à son successeur, Alberto Fenandez. C’est ainsi que Rfi présente la cérémonie, qui tourne autour d’un symbole qui n’existe pas dans tous les pays. Mais dans de nombreux états, l’écharpe est le signe du pouvoir présidentiel, notamment en Afrique et en Amérique latine. Lors des cérémonies officielles et surtout quand le président est intronisé, quand on a tout un rituel autour de sa prise de fonction, il porte cette bande de tissu en travers de la poitrine. En oblique, elle lui barre le torse depuis une épaule jusqu’à la hanche opposée. Et de toute façon depuis l’Antiquité, on voit que la façon de se vêtir est souvent représentative d’une dignité qui vous est conférée. Mais l’écharpe n’est pas réservée au pouvoir présidentiel. En France par exemple, c’est un accessoire qui indique une certaine responsabilité républicaine. Et on parle d’ailleurs de l’écharpe tricolore : elle est bleu blanc rouge, et elle est portée par les maires et les conseillers municipaux, mais aussi par les députés et les sénateurs. Pas de la même façon d’ailleurs : les maires la portent avec le bleu en haut, le bleu au col comme on dit, alors que les députés inversent les couleurs, et mettent le rouge en haut. Alors bien sûr on ne la porte pas tout le temps. Mais pour célébrer un mariage par exemple, c’est la coutume. Et cette pratique de l’écharpe qui distingue vient du moyen-âge : une époque où les chevaliers engagés dans une bataille portaient une écharpe pour qu’on sache à quelle armée, à quel parti ils appartenaient, à une époque où l’on de portait pas d’uniforme quand on allait guerroyer avec ses voisins ! C’est donc un signe distinctif dans les deux sens du mot : l’écharpe vous distingue de vos ennemis ; on sait de quel côté vous êtes. Et au-delà de ça, elle vous distingue comme chef, comme meneur : la piétaille n’en a pas besoin ! Mais le symbole qui fonctionne en temps de conflit est aussi, étrangement, un signe de paix. Pensons à l’écharpe d’Iris ! C’est la jolie image avec laquelle on désigne l’arc-en-ciel. Analogie de forme, juxtaposition des couleurs, ce phénomène optique si passager et qui fait tant rêver. Iris était la messagère des Dieux, et elle représente souvent celle qui peut faire le lien, le pont entre le ciel et la terre. Et cette écharpe flottante, irisée par définition puisque cet adjectif dérive du nom de la déesse, est le signe mobile de sa présence. Il serait tentant bien sûr de voir un lien entre l’écharpe et la charpie. Et pourtant il n’est pas sûr qu’il y en ait un ! Mais c’est bien la charpie, ce chiffon de tissu déchiré, qui est à l’origine du verbe s’écharper, se battre comme si l’on voulait se tailler en pièces, transformer son adversaire en charpie. Écharpe et écharper sont donc des mots presque sosies, mais sans lien de parenté. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.   En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 08/12/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Mehdi Meddeb. Bonsoir Mehdi. Mehdi Meddeb : Bonsoir. LB : À la une : une usine de New Delhi ravagée par le feu. Un incendie « particulièrement atroce » selon les mots du Premier ministre Narendra Modi qui a fait au moins 43 victimes. MM : La Corée du Nord qui annonce un « test très important ». Un test mené de la base de Sohaé, vraisemblablement un essai au sol de moteur de fusée. LB : Et puis en France, 4e jour de grève contre la réforme des retraites avec des transports de nouveaux très perturbés. Réunion ce soir, à l’Élysée autour d’Emmanuel Macron et Édouard Philippe. ----- MM : Tout d’abord ce bilan très lourd, en Inde. Au moins 43 personnes ont trouvé la mort ce matin dans l’incendie d’une usine à New Delhi. LB : Et le bilan pourrait encore s’alourdir, les causes précises du drame ne sont pas encore connues. Sur place, les précisions de Carole Dieterich. Il était environ 5h du matin lorsque l’incendie s’est déclaré dans cette usine, située dans un vieux quartier de New Delhi. Le feu a surpris les ouvriers qui dormaient encore à cette heure-ci, à l’intérieur même de cette usine de plusieurs étages. En Inde, il est fréquent de voir les travailleurs les plus pauvres, venus d’autres régions du pays, dormir sur leur lieu de travail pour pouvoir économiser un peu d’argent. La plupart des victimes de ce drame dormaient et seraient mortes d’asphyxie, selon les premières déclarations de la police. Plusieurs dizaines de personnes ont pu être sorties du bâtiment. Les blessés ont été transportés dans plusieurs hôpitaux de la capitale et le bilan pourrait encore s’alourdir. Dans ce quartier de New Delhi, les allées sont étroites, souvent encombrées, ce qui a compliqué l’accès au bâtiment pour les sauveteurs. Pour le moment, on ne connaît pas encore précisément les causes de l’incendie. On sait qu’à l’intérieur de l’usine se trouvaient de nombreux sacs ainsi que des emballages plastiques, ce qui a accéléré la propagation du feu. Le Premier ministre Narendra Modi a qualifié cet incendie de « particulièrement atroce ». « Mes pensées vont à ceux qui ont perdu des êtres chers », a-t-il ajouté sur Twitter. MM : À la une également, cette annonce de la Corée du Nord qui prétend avoir mené, je cite, « un essai très important » depuis sa base de lancement de fusées de Sohae. LB : C’est ce qu’indique l’agence de presse officielle de Pyongyang. Si aucun détail sur ce test n’est fourni par le régime, il s’agit probablement, non pas d’un tir de fusée, mais d’un essai au sol de moteur de fusée, selon les analystes. Un essai qui vise à accroître la pression sur Washington. Explications à Séoul, en Corée du Sud, de Frédéric Ojardias. La Corée du Nord affirme que ce test a eu lieu hier après-midi, et qu’il aura pour effet de « changer [son] statut stratégique ». Si le régime n’en dit pas plus, cela fait plusieurs jours que les analystes, sur la base de photos satellites (1), estimaient qu’un essai de moteur de fusée, au sol, était en préparation. Ce test de moteur est le prélude probable à un futur tir d’engin capable de mettre en orbite un satellite... Ces lancements sont condamnés par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui y voit des essais déguisés de missiles intercontinentaux. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avait pourtant promis l’an dernier de démanteler son fameux pas de tir de Sohae. Mais en mars de cette année, alors que les négociations nucléaires avec les États-Unis s’enlisaient, des travaux de reconstruction avaient été observés sur le site. L’essai annoncé ce matin peut donc être vu comme une provocation destinée à accroître la pression sur les États-Unis. Pyongyang exige un accord sur le nucléaire et un allègement des sanctions d’ici la fin de l’année. Mais Washington ne montre aucune intention de vouloir céder à cet ultimatum. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI. LB : Et justement, la réaction de Donald Trump ce dimanche. Kim Jong Un a « tout » à perdre à se montrer « hostile », prévient-il sur Twitter. « Il n’a pas envie de gâcher sa relation privilégiée avec le président des États-Unis », ajoute-t-il. MM : En bref, une nouvelle mobilisation à Hong Kong ce dimanche. LB : Les manifestants pro-démocratie étaient des dizaines de milliers aujourd’hui dans les rues de l’ex-colonie britannique, pour un rassemblement anniversaire, celui des six mois de la protestation. Protestation contre le régime de Pékin, mais également les violences policières et réclamer plus de droits, plus de démocratie. MM : Mayotte se prépare à faire face au passage du cyclone Belna. LB : Il est attendu dans la soirée avec des rafales à plus de 250 km/h. L’île française de l’océan Indien a été placée en alerte rouge. Les autorités ont appelé les habitants à faire des réserves d’eau et à rester chez eux. Des évacuations ont été organisées dans certaines zones. MM : En Albanie, l’heure du bilan, près de dix jours après un tremblement de terre meurtrier. LB : Dans une grande partie du pays, les experts locaux et étrangers sont à l’œuvre. Des milliers de logements sont désormais inhabitables et les autorités procèdent à la destruction de centaines d’habitations. C’est notamment le cas dans la ville de Durrës, une station balnéaire aujourd’hui à terre, où les habitants sont dans l’incertitude. Reportage à Durrës de Louis Seiller. À quelques mètres seulement de la grande plage de Durrës, Lorena regarde les déménageurs vider son appartement. Son immeuble est fissuré à plusieurs endroits. Pour cette jeune retraitée, c’en est fini du 7e étage au bord de mer. « On s’en va ! On quitte notre maison parce qu’on a peur, c’est dangereux. Comme Dieu le dit : je te protège, mais fais aussi attention à toi même ! » Un peu plus loin sur un front de mer désormais transformé en gigantesque chantier, Lufti attend devant chez lui. Ce père de famille de 51 ans est inquiet, son appartement est dans un sale état. « En un mot, les murs, ils existent plus, ils sont détruits. Tous les équipements qu’il y avait à l’intérieur, ils sont tous détruits... Deux ingénieurs grecs sont venus, “pas habitable” ils ont dit. Et c’est la seule réponse que j’ai obtenue pour l’instant. » Les 400 habitants de cette résidence de dix étages sont presque tous partis, mais Lufti, lui, est resté. Voilà plus d’une semaine qu’il dort dans sa voiture garée sur la plage. « Je suis dans ma voiture, je n’ai nulle part d’autre où aller ! L’argent je n’en ai pas. À la mairie, on m’a dit de rester là, dans ma voiture, voilà ce que me dit la mairie ! » Assise à la porte d’un immeuble officiellement interdit d’accès, Etleva a la tête dans les mains. Cette mère de famille a refusé d’être relogée à l’hôtel. Le passage d’une équipe d’experts italiens dans son appartement ne l’a pas rassuré... « Ils n’ont pas décidé pour notre immeuble, et maintenant, nous les habitants on ne sait pas ce qu’on doit faire. Rien. On est terrorisé, on a plus de maisons... » Meurtrier, le séisme du 26 novembre a fait de nombreux dégâts. Dans toute la région, des centaines de logements sont inhabitables. Pour la seule ville de Durrës, les autorités ont annoncé la destruction de près de 300 habitations. De retour de Durrës, Louis Seiller pour RFI. MM : Un mot de l’actualité en France au 4e jour de grève en France contre la réforme des retraites. LB : Avec de nouveau d’importantes perturbations dans les transports. Pas d’amélioration prévue d’ici la prochaine journée de mobilisation nationale, ce sera mardi. Du côté du gouvernement, après des consultations durant tout le week-end, Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe réunissaient les ministres concernés ce soir à l’Élysée. Fin de ce journal, on retrouve Yvan Amar et son expression de la semaine. Les informations récentes ont souvent fait entendre cette expression « dans la rue », mais parfois avec un sens bien différent ! Hier et jeudi dernier, en France diverses manifestations ont voulu montrer en France des mécontentements, des colères. En particulier contre la réforme des retraites proposée par le gouvernement. De nombreuses personnes sont donc descendues dans la rue. De même à Hong Kong, aujourd’hui, un grand mouvement de protestation a fait descendre plusieurs centaines de milliers de personnes dans la rue. On comprend le sens de la formule : les gens montrent leur opposition à un pouvoir, à une situation. Ils se font voir et entendre, ils se rassemblent dans les lieux publics, souvent ils défilent. On dit qu’ils « descendent » dans la rue. Et s’ils y descendent, c’est bien qu’ils n’y vivent pas. Ils descendent de leur maison, de leur bureau, de leur atelier, de leur usine, pour aller dans ce lieu anonyme, où l’on passe, où tout le monde passe, mais où personne n’habite. Car on n’habite pas dans la rue. Mais parfois on y vit. Une autre information nous apprend que dans plusieurs grandes villes, des gens, nantis, parfois riches, parfois même célèbres, ont décidé de passer une nuit dans la rue, dans le froid de l’hiver qui vient. Une seule nuit c’est vrai ! Mais c’est pour attirer l’attention du public et des politiques sur la condition de ceux qui vivent dans la rue. C’est-à-dire ceux qui vivent en ville, mais n’ont pas de domicile fixe comme on dit. SDF : sans domicile fixe. ? Et de ceux-là, souvent, on dit qu’ils sont dans la rue : ceux qui dorment dehors, forcés à cette situation dramatique par la pauvreté. Ils vivent donc dans la rue ! Sont-ils à la rue ? Oui d’une certaine façon, mais cette expression a un sens plus vague : on dit qu’on est à la rue quand on n’a plus de domicile, même si c’est provisoire. Au lendemain d’une séparation, d’un divorce, ou même d’une brouille avec ses parents, on peut se retrouver à la rue. On n’a plus d’endroit à soi, mais on peut être hébergé chez un ami, un parent pour quelques jours ou quelques semaines : c’est moins tragique que si c’est une situation permanente qui vous oblige réellement à dormir sans toit et sans abri. Vivre dans la rue, en général, est pire qu’être à la rue !
  • Journal en français facile 07/12/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Mehdi Meddeb. Bonsoir Mehdi. Mehdi Meddeb : Bonsoir. LB : À la une : Ursula Von der Leyen en déplacement à Addis-Abeba. La toute nouvelle Présidente de la Commission européenne envoie un « message politique fort » avec un premier déplacement au siège de l’Union africaine. MM : Un militaire saoudien qui tue trois personnes sur une base aéronavale de Floride. Il serait l’auteur de messages contre l’Amérique. Le FBI a ouvert une enquête. LB : En France, le mouvement contre la réforme des retraites parti pour durer. 3e journée de mobilisation et des transports toujours très perturbés. ----- MM : Tout d’abord cette visite en forme de « message politique fort » de la toute nouvelle Présidente de la Commission européenne.  LB : L’Allemande Ursula Von der Leyen a pris ses fonctions dimanche dernier, mais elle est déjà en déplacement. Et elle a choisi le continent africain, plus précisément son « cœur » selon les mots qu’elle a elle-même utilisés ce matin. Elle est à Addis-Abeba, au siège de l’Union africaine, elle s’est entretenue avec son homologue Moussa Faki Mahamat. À ses côtés, sa commissaire aux partenariats internationaux. Signe d’un changement de perspective au moins sur le papier. Vincent Dublange. L’Afrique est un continent avec une « immense ambition, des aspirations, mais aussi des besoins » selon Ursula Von der Leyen. Elle n’est pas venue annoncer un « grand plan », mais plutôt écouter. « À propos des tendances qui modèlent l’Afrique et l’Union africaine, à propos du développement sur l’ensemble du continent, à propos des priorités politiques et économiques. » Son homologue, président de la Commission de l’UA souligne le « partenariat stratégique » et « multiforme avec l’Europe » et se félicite de sa « vigueur ». « L’Afrique qui a fait des progrès dans son intégration économique et politique, notamment avec le lancement de la zone de libre-échange continentale. Nous avons un partenariat également très suivi dans le domaine de la paix, de la sécurité et de la stabilité. » Une manière peut-être pour Moussa Faki de rappeler les besoins dans ces domaines. L’UE voudrait par exemple arrêter de payer les salaires des soldats sous mandat de l’UA en Somalie. Le cercle de réflexion Chatham House insiste de son côté sur le besoin d’un soutien plus marqué de l’UE à la zone de libre-échange continentale alors que l’Europe continue de signer des accords qui la mette à mal. Accords de commerce et de partenariat qui sont sur la table de travail de la nouvelle Commission européenne puisque ceux de Cotonou sont censés prendre fin en mars prochain. Vincent Dublange, Addis-Abeba, RFI. LB : La visite de la Présidente de la Commission de l’Union européenne s’est poursuivie ce samedi matin avec un entretien avec Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien. La commissaire aux partenariats internationaux doit signer un accord avec le ministre des Finances. Les deux femmes vont ensuite rencontrer la présidente de la République, Sahle-Work Zewde. MM : À la une également ces questions, elles sont nombreuses, qui restent posées après une attaque dans une base aéronavale de Floride aux États-Unis. LB : Une attaque menée par un militaire saoudien, membre de l’armée de l’air saoudienne. L’homme qui serait l’auteur d’écrits contre les Américains a tué trois personnes avant d’être abattu par la police. Le FBI a lancé une enquête notamment pour savoir s’il s’agit ou non d’un acte terroriste. Achim Lippold. Pour l’instant les mobiles de l’assaillant sont flous. D’après un site de surveillance des mouvements djihadistes, le soldat saoudien a publié des messages hostiles aux États-Unis. Ce que le FBI est en train de vérifier. Pour l’instant les autorités restent prudentes : a-t-il agi pour des raisons idéologiques, s’était-il radicalisé au cours de son entraînement militaire en Floride ? Par ailleurs comment a-t-il pu se procurer un pistolet alors que très peu de personnes sur la base militaire sont autorisées à porter des armes. Dans une première réaction, le ministre de la défense américain a promis de revoir la procédure de sélection des soldats étrangers qui reçoivent des formations aux États-Unis. La base aéronavale de Pensacola en Floride accueille actuellement 200 militaires des pays alliés. Est-ce que cette attaque aura des conséquences sur les relations déjà tendues entre Washington et Riyad ? Il est trop tôt pour le dire. Le président américain ne souhaite visiblement pas jeter de l’huile sur le feu. Pas de propos intempestifs, pas de commentaires hostiles à l’égard des musulmans. Donald Trump s’est contenté de rapporter les condoléances exprimées par le roi Salman. Une retenue qui n’est pas partagée par le gouverneur de Floride. « Je pense que l’Arabie Saoudite a désormais une dette envers les États-Unis, a déclaré Ron DeSantis. LB : Du côté de l’Arabie saoudite, les autorités tentent de prendre leurs distances avec l’auteur de l’attaque en Floride. Dans un appel au président américain Donald Trump, le roi Salmane d’Arabie saoudite a condamné, je cite, l’ » abominable » fusillade ayant fait trois morts et huit blessés sur la base de Pensacola en Floride. MM : Toujours concernant les États-Unis, Donald Trump remercie l’Iran après un échange de prisonniers entre les deux pays. LB : Échange qui intervient alors que Washington accentue chaque jour un peu plus la pression et les sanctions économiques contre Téhéran. Le Président américain évoque une « négociation très juste ». « Vous voyez, nous pouvons parvenir à un accord ensemble », ironise-t-il sur Twitter. MM : L’actualité internationale encore avec l’Irak et le bilan revu à la hausse au lendemain d’une attaque à Bagdad. LB : 24 morts dont 4 policiers après un assaut mené par des hommes armés non identifiés contre des manifestants anti régime tandis qu’à Najaf, c’est la maison de Moqtada Sadr, qui a été visée par un drone. Le leader chiite n’était pas sur les lieux. Un climat de violences qui n’a pas démobilisé les contestataires. Ils étaient encore des milliers à manifester dans les rues des grandes villes ce samedi.  MM : À Canberra, cela fait trois mois maintenant que l’Australie est ravagée par les flammes. LB : Environ 140 incendies sont toujours en cours dans l’est du pays et les secours ont ordonné de nouvelles évacuations. En tout, on compte plus de 300 000 hectares de feux qui se rapprochent dangereusement de Sydney. Le point avec Élodie Vilfrite. Les incendies sont de plus en plus incontrôlables dans l’est de l’Australie et les pompiers pourraient bien échouer à stopper l’avancée du feu. C’est ce qu’affirme le service des pompiers de Brisbane, dans l’état du Queensland. Un État où une quarantaine d’incendies sévissent aujourd’hui ; une centaine ont été recensés dans l’État voisin des Nouvelles Galles du Sud, menaçant pour certains des vies et des habitations. Une situation qui s’aggrave avec des températures supérieures à 40 degrés Celsius relevées à proximité des incendies. Ces feux de forêt grignotent du terrain et s’étendent jusqu’à à peine une heure de voiture de Sydney. Près de la principale ville du pays, ils ont fusionné hier en un seul brasier qui s’étend sur 60 km de long. Sydney qui se retrouve régulièrement recouverte de fumées toxiques. Si les incendies sont fréquents à l’approche de l’été austral, cette année, ils sont apparus particulièrement tôt et leur intensité est inhabituelle. Depuis le début des feux en octobre, 6 personnes sont décédées et plus de 1000 habitations ont dû être évacuées dans l’est de l’Australie. LB : L’heure de retrouver Yvan Amar et son mot de la semaine. Au Gabon, la nomination de Nourredin Bongo au poste de Coordinateur général des affaires présidentielles ne passe pas inaperçue. Le titre qu’on lui donne, un peu long et un peu flou, n’indique pas de manière très précise quels seront son pouvoir et ses responsabilités, mais on a compris que c’était une fonction centrale et importante. Chez les proches du gouvernement, on dit qu’il est parfaitement à sa place. Mais dans l’opposition, on parle de monarchisation du régime. Pourquoi ? D’abord parce qu’il porte le même nom que le président. En effet Nourredin Bongo est le fils d’Ali Bongo. Et Ali Bongo est lui-même fils d’Omar Bongo, le président précédent. Si l’on invente ce mot de monarchisation, un nouveau mot, un mot créé pour l’occasion, on indique que la République gabonaise pourrait avoir des points communs avec une monarchie : un pays dirigé par un monarque. Mais surtout un pays où le pouvoir est réparti de manière familiale, et se transmet de manière familiale, bien souvent de père en fils, mais pas toujours. Et ce mot de monarchisation indique bien non pas un état de fait, une situation, mais plutôt un processus, quelque chose qui est en train de se faire. Et bien entendu, le mot est fait pour critiquer ce mouvement : on en parle comme d’une dérive, comme si une mauvaise direction était en train de se prendre, petit à petit, de façon progressive. Avec un tel mot, on indique indirectement la famille Bongo comme une dynastie.
  • Journal en français facile 06/12/2019 20h00 GMT
    TranscriptionFanny Bleichner : Vous écoutez RFi il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi. Mehdi Meddeb : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous. FB : À la une de l’actualité ce soir :  la question des violences faites aux femmes, mais aussi les violences de la part de la police en Inde... où 4 hommes suspectés d’avoir violé une femme ont été tués par la police lors d’une reconstitution des faits. Angela Merkel était à Auschwitz aujourd’hui... La chancelière allemande a prononcé un discours dans lequel elle estime que le souvenir des crimes nazis demeure « inséparable » de l’identité allemande, vous l’entendrez. Nouvelle journée de grève dans les transports en France contre la réforme des retraites... mais le gouvernement reste impassible. Nous parlerons aussi de la défaite des Françaises au Mondial de handball... elles se sont inclinées dès le premier tour face au Danemark. ----- MM : C’est une affaire qui fait grand bruit en Inde, les suites d’une affaire de viol collectif. FB : Le viol collectif d’une femme enlevée qui avait ensuite été tuée. C’était fin novembre, on avait retrouvé son corps brûlé. Les 4 suspects ont rapidement été arrêtés, mais ils ont finalement été tués ce matin par la police. Aujourd’hui, les circonstances de leur mort divisent le pays. Les explications de notre correspondante à New Delhi, Carole Dieterich.  C’est un dénouement à peine croyable. Les quatre suspects ont tous été abattus par la police lors d’une reconstitution du crime, qui se déroulait dans la nuit de jeudi à vendredi. Ces hommes étaient accusés d’avoir violé et assassiné, la semaine dernière, une vétérinaire de 27 ans. Toute une partie de la population a immédiatement applaudi le geste de la Police. Des centaines de personnes se sont même rendues sur les lieux de la mort des accusés pour manifester leur joie. Sur les images de télé, on peut voir la foule jeter des pétales de fleurs sur les policiers. La police d’Hyderabad affirme avoir tiré sur les suspects alors qu’ils étaient parvenus à se saisir d’armes de policiers et qu’ils tentaient de s’enfuir. Mais nombreux sont les Indiens à avoir exprimé leur colère face à la tournure des événements. Karuna Nundy, une avocate à la Cour suprême a ainsi tweeté : « Maintenant, personne ne saura jamais si les quatre hommes tués par la police étaient innocents […] ». En Inde, la police est fréquemment accusée de crimes extra-judiciaires : pour couvrir des affaires et même calmer l’opinion. A-t-elle voulu rendre justice elle-même dans cette affaire ? La question est sur toutes les lèvres. Carole Dieterich, New Delhi, RFI.  MM : En Algérie, c’est le dernier vendredi avant l’élection présidentielle du 12 décembre et une immense foule s’est réunie dans les rues d’Alger. FB : Des manifestants qui après la démission d’Abdelaziz Bouteflika, réclament désormais le démantèlement de la totalité du « système » politique. Le vote prévu jeudi prochain est largement rejeté par ces manifestants dont on ignore le nombre précis en raison notamment de l’absence de comptage officiel. Mais la mobilisation semblait comparable à celle du 1er novembre dernier, jour du 65e anniversaire du début de la guerre d’indépendance. MM : Des manifestations étaient aussi organisées aujourd’hui en Irak, à Bagdad. FB : Au moins sept manifestants ont été tués dans la soirée. Ce sont des hommes armés qui ont attaqué et repris un bâtiment que les contestataires occupaient depuis plusieurs semaines. La journée avait pourtant été calme et des représentants religieux s’étaient joints au rassemblement. Des manifestants ont évoqué de nombreux tirs ce soir qui se poursuivaient. Depuis le 1er octobre, le mouvement de contestation en Irak a fait près de 430 morts et 20 000 blessés. FB : La chancelière allemande Angela Merkel s’est rendue aujourd’hui dans l’ancien camp nazi. C’est la première chef d’un gouvernement allemand à le faire depuis 1995. Angela Merkel a insisté sur le devoir de mémoire, on l’écoute. J’ai profondément honte des crimes barbares commis ici par les Allemands. Je n’ai pas de mots pour décrire l’horreur de ce qui a été fait aux femmes, aux hommes et aux enfants dans ce lieu. Quels mots pourraient rendre justice au chagrin que cet endroit a causé ? Le chagrin pour les nombreuses personnes qui ont été humiliées, torturées et assassinées. Et pourtant, bien que ce soit l’endroit où les crimes contre l’humanité les plus horribles ont été commis, nous ne pouvons rester silencieux. Le lieu lui-même nous oblige à garder la mémoire vivante. Nous devons nous souvenir clairement de chaque crime qui a été commis ici et les appeler par leur nom. FB : Propos recueillis par Ludovic Piedtenu. MM : Angela Merkel rassurée quant à sa coalition. FB : Les sociaux-démocrates étaient réunis en congrès aujourd’hui à Berlin. Ils ont voté contre une sortie immédiate de la coalition avec les conservateurs de la chancelière. Le SPD espère l’ouverture de « discussions » avec la droite sur plusieurs thèmes comme la politique climatique, une hausse du salaire minimum ou des investissements dans les services publics. Le 30 novembre deux nouveaux dirigeants issus de la gauche du SPD ont été élus à la tête du parti. MM : En France, nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites. FB : La grève était très suivie dans le secteur des transports principalement où elle va se poursuivre au moins jusqu’à dimanche. Les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation mardi. Édouard Philippe a pris la parole aujourd’hui. Le Premier ministre assure vouloir « la disparition des régimes spéciaux », pour ceux qui disposaient de conditions particulières pour leurs retraites. Il assure que la transition pourrait se faire de manière progressive. Il a également annoncé qu’il présenterait mercredi « l’intégralité du projet du gouvernement » sur cette réforme. MM : Prenons à présent la direction les Samoas, c’est dans le pacifique sud. Depuis hier l’archipel fait face à une épidémie de rougeole qui a déjà fait 63 morts sur une population de 200 000 personnes. FB : Près de 4 400 personnes sont touchées. Il s’agit maintenant de vacciner la population, car avant la campagne d’urgence qui a été mise en place son taux de vaccination était très bas : 30 % à peine… Christophe Paget. « J’avais déjà vu des campagnes de mobilisation massive, mais jamais à travers tout un pays comme ça », a souligné Sheldon Yett, le représentant de l’Unicef dans le Pacifique. Les autorités des Samoas ont fermé commerces et services publics non essentiels, coupé la liaison par ferry entre les îles, demandé aux véhicules de ne pas circuler… Et la population doit rester chez elle pour attendre le passage des équipes de vaccination, les non-vaccinés mettant sur leurs façades un drapeau ou une étoffe rouge pour se signaler. Avec cette mise en garde du gouvernement : aucune désinformation de sera tolérée de la part des anti-vaccins, un militant qui s’opposait à cette campagne a d’ailleurs été arrêté. De fait selon l’OMS la chute de la couverture vaccinale dans l’archipel est due aux campagnes anti-vaccinations, très relayées l’an dernier après la mise en cause du vaccin anti-rougeole dans la mort de deux bébés. Vaccin finalement mis hors de cause, mais après huit mois de suspension du programme de vaccination. Et des messages de militants anti-vaccination qui ont convaincu des parents : aujourd’hui sur 63 décès de la rougeole, on compte 55 enfants. Dans les archipels voisins des Tongas et des Fidjis, des épidémies de rougeoles se sont déjà déclarées, mais sans faire de victimes. La couverture vaccinale y approche les 90 %, c’est l’objectif des Samoas. FB : Christophe Paget du service international. MM : Elles manifestent pour le climat. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues à Madrid. FB : Où se tient la COP 25. L’objectif est de faire pression sur les pays signataires de l’Accord de Paris pour qu’ils agissent contre le réchauffement climatique. En tête de cortège se trouvait la jeune Suédoise Greta Thunberg. MM : Enfin, un mot de sport, du handball, et une grosse déception pour les Françaises aux championnats du monde au Japon. FB : Les bleues, tenantes du titre, favorites à leur propre succession, ont été éliminées dès le 1er tour. Elles se sont inclinées 20 à 18 face au Danemark lors du dernier match du tour préliminaire. C’est leur plus mauvais parcours dans une compétition internationale depuis l’Euro 2008. Christophe Diremszian  Pour des championnes du monde et d’Europe, la chute n’en est que plus vertigineuse. Quitter le Mondial au 1er tour en étant tenant du titre, c’est du jamais-vu depuis 1973. Une perspective inimaginable au coup d’envoi de cette édition, sauf peut-être par le sélectionneur des Bleues lui-même, Olivier Krumbholz, prudent face à la formule de compétition plus sélective cette année (seulement 3 équipes qualifiées pour le tour principal au lieu de 4) et une concurrence assez relevée. Battues d’entrée de jeu par la Corée du Sud, poussives contre le Brésil, les Françaises pensaient avoir retrouvé leur jeu en dominant l’Allemagne, avant de retomber dans leurs travers contre des Danoises portées par leur excellente gardienne, Sandra Toft, qui a écœuré les tricolores avec 15 arrêts, rendant impuissantes des cadres comme Estelle Nze Minko, Grâce Zaadi ou Manon Houette. Pour cette équipe restée sur 4 podiums lors des 4 dernières compétitions, cette élimination est un humiliant coup d’arrêt, sans conséquence à court terme, car la qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo était déjà acquise. Mais la confiance s’est envolée, et le groupe ne pourra pas s’épargner une sérieuse remise en question avant de revenir au Japon l’été prochain. FB : Les Françaises vont devoir disputer deux matches de classement pour espérer finir au mieux 13es sur 24 équipes. RFI il est 21h et bientôt 10 minutes à Paris, 20h10 en temps universel. Merci beaucoup Mehdi Meddeb de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile et merci à vous pour votre fidélité à la radio du monde, restez à notre écoute. Je vous rappelle que ce journal est à retrouver sur notre site savoirs.rfi.fr.
  • Grève générale en France
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Sponsor
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Le Rwanda, nouveau sponsor du PSG. Et effet, l’administration de cette équipe vedette a fait savoir que dans les trois ans à venir, l’état rwandais allait la soutenir. Que veut dire la soutenir exactement ? Les modalités sont nombreuses. Mais le Rwanda donnera de l’argent, invitera les joueurs. Et il espère en retirer des bénéfices, non pas directement en argent, mais sous forme d’image. Le Rwanda sera associé aux succès qu’on peut espérer de la part du club. La popularité de l’équipe rejaillira sur le pays qui la soutient ; le tourisme au Rwanda en sera peut-être dynamisé. Et le drapeau rwandais, les emblèmes du pays seront bien visibles dans tous les déplacements des joueurs, pendant les matchs et sur les écrans de télévision qui les retransmettront. Alors on parle de sponsor, plus que de parrain, alors que les deux mots sont souvent employés l’un pour l’autre. Sponsor a été très courant dans un premier temps, quand il n’y avait pas vraiment d’équivalent. Puis son origine américaine a joué contre lui : les tenants du français s’offusquaient d’un mot qu’on avait emprunté à la culture anglo-saxonne, et on s’est dit que parrain tenait aussi bien cette place. Mais le mot sponsor s’était déjà fait sa place, et le mot est encore très employé ! Est-ce encore un réel anglicisme ? Dans les années 60 ou même un peu avant, on a commencé à utiliser le mot surtout dans le domaine du sport. Et avec un léger accent, en tout cas une façon de prononcer la syllabe « on » légèrement à l’anglaise. D’autre part, on s’est mis à parler de sponsoring pour désigner cette pratique. On avait donc une déclinaison du mot qui suivait un usage à l’anglaise. Et l’on parle encore de sponsoring aujourd’hui, bien que le mot soit en concurrence avec sponsorisation, relativement peu employé. En revanche le verbe sponsoriser s’entend. Avec le temps donc, même si l’emprunt à l’anglais est indéniable, le mot s’est accommodé à la culture française. Et si la terminaison –or n’est pas très francophone, elle n’est pas non plus essentiellement américaine. C’est le latin qui pointe son nez : en effet l’origine lointaine du terme est latine et c’est un détour qu’il a fait par l’Amérique du Nord pour revenir en Europe. Le mot a un passé de latin d’église en fait : sponsor désigne le parrain d’un néophyte, celui qui guide dans la religion chrétienne celui qui s’y est tout nouvellement converti. Il s’agit donc au départ d’un soutien spirituel, en même temps que le sponsor est un garant, une caution de celui qu’il introduit dans cet univers. L’idée du parrainage est donc très présente, et va accréditer le choix de parrain comme équivalent bien français. En plus de sponsor et de parrain, on parle aussi de mécène. Le sens actuel en est très voisin, mais les domaines d’utilisation sont différents. On parle rarement de mécène dans le sport, on en parle beaucoup dans les disciplines artistiques : de grandes entreprises peuvent servir de mécène pour un orchestre, une troupe de théâtre, un lieu de spectacles. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.   En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • TCF - Session de décembre 2019
    Une série d'exercices proposée par le CIEP pour s’entraîner au Test de connaissance du français. Attention : dans les conditions réelles de l'examen, vous n'entendrez le document et la question qu'une seule fois. Alors, écoutez bien.
  • Mobilisation
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Journée de protestation forte en France, journée de grève, journée paradoxale. Pourquoi ? Parce qu’elle est marquée par une certaine immobilité. Grève suivie des chemins de fer et des transports publics dans les villes, métro, bus trams… On a donc beaucoup de mal à se déplacer. En même temps qu’on parle d’une forte mobilisation. Le résultat de la mobilisation est donc d’immobiliser le pays. Et ce mot de mobilisation est fréquent dans le vocabulaire politique, et pas seulement d’ailleurs. Mais il renvoie à l’idée d’une réaction forte, d’une prise de position et d’une action qui répond à une situation particulière : on se mobilise pour ou contre quelque chose, pour le soutenir ou pour l’empêcher ; mais en tout cas on se bouge, on se concentre sur l’attitude à adopter. Et cette mobilisation concerne bien souvent une collectivité : la profession s’est mobilisée pour défendre les avantages acquis. C’est-à-dire que beaucoup de gens ont répondu présents. Ils se sont sentis concernés et ont décidé de réagir sans tarder ; ils n’ont pas été indifférents. Et on dit qu’un syndicat par exemple a pu mobiliser une bonne partie de ses troupes : on a appelé à une manifestation et beaucoup sont venus. Mais le mot peut aussi s’appliquer à une seule personne. Il s’est mobilisé. Comme s’il avait fait appel à toutes les parties de son corps ou de son esprit. De manière unifiée il a réagi. Comme si toutes ses facultés étaient sur le pied de guerre pour la même cause. Et ce mot implique à la fois le nombre, la quantité, et la qualité, l’intensité de la réponse donnée. Avec cette idée qu’on abandonne ce qu’on était en train de faire, ou même notre vie quotidienne, pour se tourner vers cette nouvelle direction. Quand on est mobilisé, on n’est donc pas pris par surprise, on est conscient de ce qui est en train de se jouer. Et le mot correspond souvent à une certaine agressivité : si l’on est mobilisé, on est prêt à mordre. Il convient également peut faire le lien avec le sens militaire du mot : un état, un gouvernement mobilise quand il appelle sous les drapeaux tous ceux qui sont susceptibles de porter les armes, de se retrouver dans l’armée. On parle même de mobilisation générale quand cet ordre concerne l’ensemble de la population. Et ces mobilisations générales sont en général un prélude à la guerre : en 1914 et en 1939 par exemple si l’on pense à l’histoire de France. Et Raymond Poincaré avait beau déclarer « La mobilisation n’est pas la guerre ! » on sentait que c’était presque la guerre, en tout cas que c’était l’indice de sa venue très prochaine. Inversement, la guerre finie, ou parfois la guerre perdue, on est démobilisé, c’est-à-dire rendu à la vie civile. Et de façon plus figurée, en se souvenant de l’autre sens du mot, on peut dire de quelqu’un qu’il est démobilisé par rapport à une question, un problème, une urgence, quand il s’en désintéresse, ne se sent pas vraiment impliqué et intéressé. La démobilisation correspond donc à une certaine inaction.  Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.   En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 04/12/2019 20h00 GMT
    TranscriptionVous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Hugo Lanoé, bonsoir Hugo. Hugo Lanoé : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : la confusion à l’issue du sommet de l’OTAN. Donald Trump a annulé sa conférence de presse et quitté précipitamment Londres. Le Président américain vexé par des moqueries de plusieurs dirigeants étrangers, dont le Premier ministre canadien. HL : Donald Trump au cœur d’une procédure de destitution qui se poursuit. Ce mercredi la deuxième phase de la procédure a débuté, place désormais au débat judiciaire. RA : Et puis un jeudi noir attendu en France. Il s’agira de la première journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Les transports devraient être paralysés et de nombreuses écoles fermées. ------ HL : Donald Trump s’est donc montré très en colère lors du sommet de l’OTAN. RA : Ce sommet dont l’objectif était délicat, tenter d’apaiser les désaccords entre États membres. Et ce sommet qui s’achève dans la confusion, le Président américain annulant sa conférence de presse et quittant Londres avant la fin de la réunion. La raison : Donald Trump n’a pas du tout apprécié une vidéo où plusieurs dirigeants étrangers, dont le Premier ministre Justin Trudeau, semblent se moquer de lui. Un évènement symbolique des tensions qui persistent au sein de l’OTAN. Envoyée spéciale de RFI dans la capitale britannique, Anissa El Jabri. Très vexé Donald Trump. Il faut dire que les 25 secondes de vidéo où les Premiers ministres néerlandais canadiens britanniques ainsi qu’Emmanuel Macron donnaient le sentiment de se moquer de lui. Cette vidéo, la presse américaine à ce sommet ne parlait que de ça… « le Premier ministre canadien est un hypocrite », a dit Donald Trump piqué au vif avant de quitter le sommet… avant tout le monde. Au chapitre des dissensions sur le fonds des discussions ça ne s’arrange toujours pas entre Paris et Ankara : « pas de consensus possible avec la Turquie sur la définition du terrorisme », c’est signé Emmanuel Macron. Le communiqué final reste très vague sur cette notion. Il place en revanche d’abord la Russie comme menace… Emmanuel Macron n’a pas eu de gain de cause sur ce sujet. Le terrorisme reste la préoccupation de sécurité principale de la France a dit le président… qui met la pression sur les alliés du G5 Sahel : « l’ambiguïté perdure à l’égard des mouvements antifrançais » dit le président. Il leur demande d’assumer l’opération Barkhane. Un sommet est prévu en France mi-décembre. Anissa el Jabri Londres RFI. RA : Et à l’occasion de ce sommet seront invités les Présidents des pays membres du G5 Sahel, à savoir le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et la Mauritanie. C’est Emmanuel Macron qui l’a annoncé depuis Londres. HL : Nous partons maintenant aux États-Unis où a débuté la deuxième phase de la procédure de destitution contre Donald Trump. RA : Jusque-là c’est une enquête parlementaire qui était menée. Le rapport de cette enquête a été rendu hier soir. « C’est une blague » a d’ailleurs réagi Donald Trump. Désormais c’est la commission judiciaire qui a la main. Concrètement 4 experts juridiques sont appelés à témoigner pour démontrer que Donald Trump a violé la loi en demandant auprès d’un chef d’État étranger -le Président ukrainien- l’ouverture d’une enquête sur son adversaire politique, Joe Biden. Pour lancer cette deuxième étape, le Président de la commission Jerry Nadler s’est exprimé aujourd’hui dans une déclaration préliminaire. Et il a souligné les tentatives d’obstruction -donc de blocage- du Président dans cette procédure. On l’écoute. « Le niveau d’obstruction de cette administration est sans précédent. Aucun autre président n’a promis de combattre toutes les assignations du congrès comme l’a fait le président Trump. Pendant la procédure de destitution de 1974, le président Nixon a produit des douzaines d’enregistrements. En 1998, le président Clinton a physiquement donné son sang. Par contraste, le président Trump a refusé de fournir le moindre document et ordonné à tous les témoins de ne pas témoigner. Ce sont des faits. Les faits sont indiscutables : le 25 juillet, le président Trump a appelé le président Zelensky d’Ukraine pour, selon ses propres termes, lui demander une faveur. Cet appel fait partie d’une série d’efforts concertés du président et de ses hommes, en vue de solliciter un avantage lors des prochaines élections. Dans ce cas précis, en demandant l’aide d’une puissance étrangère ». RA : Jerry Nadler, président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants. HL : Et puis une crise diplomatique entre l’Allemagne et la Russie. RA : Le point de départ de cette crise, c’est le meurtre au mois d’août à Berlin, d’un Géorgien. Dans cette affaire, le principal suspect est un Russe de 54 ans, qui a été arrêté juste après les faits alors qu’il possédait une fausse identité. Aujourd’hui tout s’est accéléré puisque le parquet fédéral allemand s’est saisi de l’enquête, et surtout Berlin a pris une décision forte : celle d’expulser deux membres de l’ambassade russe dans la capitale allemande. La correspondance de Pascal Thibaut. « Un crime commis soit pour le compte d’entités étatiques de la fédération de Russie, soit pour le compte de la république autonome de Tchétchénie ». Le communiqué du parquet fédéral ce mercredi est clair : il met en cause la responsabilité de la Russie ou de la Tchétchénie dans le meurtre de l’opposant géorgien. Le parquet fédéral donne par ailleurs de nombreux détails. L’auteur du meurtre Vadim K. alias Vadim S. a été recherché en Russie pour meurtre avant que l’avis de recherche ne disparaisse et que l’intéressé n’obtienne un passeport en 2015. Devenait-il par là un agent des forces de sécurité ? Le numéro de fax figurant sur le document d’un employeur pour l’obtention d’un visa Schengen revoit vers deux entreprises appartenant au ministère de la Défense russe. La victime Tornike K. dirigeait une milice tchétchène durant la deuxième guerre entre la république autonome et la Russie au début des années 2000. Il a plus tard été chargé par la Géorgie de diriger une milice pour défendre l’Ossétie du Sud. Autant dire qu’il était un ennemi clair de Moscou. En 2015, Tornike K. avait été victime d’un attentat en Géorgie auquel il avait survécu. Il s’était installé plus tard en Allemagne. Pascal Thibaut Berlin RFI. RA : Et Moscou s’est exprimé à propos de cette affaire. La Russie a nié toute implication. « Nous ne sommes absolument pas au courant de cet incident », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. Quant à la décision de l’Allemagne d’expulser deux membres de l’ambassade russe à Berlin, Moscou prévient que cette décision ne resterait pas sans réplique. HL : RFI 21h07 à Paris : l’actualité en France dominée par le début demain jeudi de la mobilisation contre la réforme des retraites. RA : Une première journée de mobilisation annoncée comme extrêmement forte, voilà pourquoi on parle d’un jeudi noir. La France devrait fonctionner au ralenti. Les transports devraient être paralysés, de nombreuses écoles fermées. Dans la rue ce sont 245 rassemblements qui sont attendus. Le plus important à Paris. Le gouvernement met en garde contre le risque d’une présence d’éléments radicaux dans le cortège. Alors pour éviter toute violence 6000 membres des forces de l’ordre seront déployés dans la manifestation parisienne. Sont attendus côté à côté de nombreux corps de métiers : des cheminots, des enseignants, des étudiants, des policiers ou encore des avocats. Tous inquiète par le projet du gouvernement de fusionner la quarantaine de systèmes de retraite qui existent aujourd’hui, en un seul système universel, qui fonctionnerait par points. Un système qui pourrait menacer les femmes. Les explications de David Baché. Le futur système de retraites « protégera beaucoup mieux les femmes. » C’est le Premier ministre, Édouard Philippe, qui l’assure. Côté gouvernemental, on estime en effet que la réforme va réduire les inégalités : en revalorisant le minimum, retraite, notamment, qui passera de 900 euros en 2020 à 1000 euros après la réforme. Or 70 % des bénéficiaires en sont des femmes. Mais du côté de la CGT, on considère au contraire que « le calcul des droits dans un système à point, par nature moins redistributif, entraînerait une forte baisse des pensions des femmes. » Et cela en raison de leur temps de travail inférieur à celui des hommes et de leur plus grande précarité. Aujourd’hui, 80 % des emplois à temps partiel sont assurés par des femmes, et ce sont elles qui connaissent, et de loin, le plus d’interruptions de carrière, pour s’occuper des enfants. Leur retraite est donc déjà inférieure à celle des hommes : près de 40 % de différence. Un écart que le nouveau système « aggraverait », selon la plupart des syndicats et associations familiales. Sans compter d’autres reculs : sur les pensions de réversion, en cas de décès du conjoint, ou sur le calcul des droits familiaux. HL : Et puis en football le dernier match en ce moment de la 16e journée de Ligue 1. RA : Le coup d’envoi a été donné il y a quelques instants : le Paris Saint-Germain, à la tête de la Ligue 1, reçoit Nantes. Un peu plus tôt dans la soirée, Monaco avait dominé Toulouse et Saint-Étienne avait battu Nice. Fin de ce Journal en français facile.
  • Soldats français tués au Mali : Charlie Hebdo crée la polémique
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Plomber
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Le Sommet de l’OTAN qui se tient à Londres se déroule dans une atmosphère bien tendue, à cause des divergences souvent fortes entre certains participants. Est-ce que ça empêche d’avancer ? Oui d’une certaine manière. En tout cas Rfi annonçait cette rencontre comme plombée par les différends. Plombée ? C’est-à-dire alourdie. Pas vraiment paralysée, mais pourtant on n’en est pas si loin : difficile de prendre une direction commune, de rendre cette organisation efficace et crédible. Et ce mot de « plombé » n’est pas si mal choisi. Comme si des semelles de plomb vous empêchaient d’avancer : chaque pas est compliqué. Et le plomb souvent se caractérise par cette particularité : c’est lourd, pesant. Et donc ça entrave, ça gêne, ça immobilise. En un mot, ça plombe. Expression légèrement familière, qui donne là l’un des sens figurés de ce verbe plomber. Il en a eu plusieurs, et depuis assez longtemps : notamment on était plombé quand on était contaminé par un virus, par une maladie, et notamment une maladie vénérienne, ce qu’on appelle maintenant plutôt une MST, une maladie sexuellement transmissible : cette dernière appellation est moins moralement péjorative, plus neutre et plus médicale. On voit donc que le plomb est un métal qui porte une image peu noble. Métal qui peut rendre bien des services, d’autant qu’il n’est pas très cher. Paradoxalement c’est peut-être ce côté bon marché du plomb qui le plombe justement : il est facilement considéré comme grossier, ordinaire : le contraire du métal noble. Le contraire de l’or par exemple, et parfois les deux matières sont opposées, comme dans la littérature alchimique par exemple. Et depuis qu’on a découvert que les installations d’acheminement d’eau ou de gaz par des tuyaux de plomb pouvaient dégager des émanations très toxiques, ça n’a pas arrangé la réputation de notre matériau. C’est la plomberie tout entière qu’on regarde d’un sale œil ! Mais heureusement, ce mot de plomberie, de même que le mot plombier ne sont plus consciemment associés à ce métal. De nombreuses expressions sont liées à ce mot : pour désigner certaines situations historiques, par exemple, on a parlé d’années de plomb ! Au Chili après le coup d’état de Pinochet en 1973, en Algérie durant les années 90. Mais aussi dans des pays où la violence était bien moins importante, mais sensible quand même : en Italie ou en Allemagne au début des années 70 : des groupes extrémistes se faisaient connaître par quelques attentats. Et tous les groupes liés à cette mouvance politique étaient épiés et surveillés de près par les polices de ces états. Le tout sur un fond idéologique contrasté : d’un côté un ordre moral encore très fort, et de l’autre une revendication à la liberté d’une jeunesse qui sortait des révoltes soixante-huitardes. Donc l’expression années de plomb renvoyait à la fois à la présence policière qui étouffait les milieux étudiants, et à une certaine peur des attentats.  Traditionnellement les plombs étaient aussi ce qui permettait de charger les fusils de chasse. De là des expressions, encore tout à fait courantes comme « il a du plomb dans l’aile ». Au sens propre, on voit très bien le chasseur qui a touché la grive ou la perdrix qu’il visait. L’oiseau n’est pas mort sur coup, mais il ne pourra plus voler, et sa mort est presque assurée. Et on utilise cette expression de manière figurée, à propos d’un projet, d’une entreprise qui a essuyé un coup terrible : c’est mal parti ! Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.   En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)  
  • Journal en français facile 03/12/2019 20h00 GMT
    TranscriptionVous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Hugo Lanoé, bonsoir Hugo. Hugo Lanoé : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : un échange tendu entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Le Président américain et le Président français sont à Londres où se tient demain le sommet de l’OTAN. L’Alliance qui est au cœur de leur querelle. HL : Une étape importante dans la procédure de destitution qui vise le Président américain. Les démocrates du Congrès viennent de rendre leur rapport. C’est le fruit de deux mois d’enquête. RA : Et puis l’ONU tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la question du climat. L’année 2019 sera l’une des trois années les plus chaudes enregistrées depuis 1850. ----- HL : Comme on pouvait s’y attendre, l’ambiance est donc tendue à Londres, où s’ouvrira demain le sommet de l’OTAN. RA : L’Alliance qui fête ses 70 ans, mais qui est au cœur de critiques. Les plus fortes, formulées par le Président français Emmanuel Macron qui avait déclaré le mois dernier que l’OTAN était en état de « mort cérébral ». Ce sont des propos « très insultants » a réagi aujourd’hui Donald Trump, présent dans la capitale britannique. Le Président américain qui a ensuite eu un échange avec Emmanuel Macron au cours duquel il a adouci son ton. Mais la tension reste forte. Et pas seulement entre les deux hommes : Vladimir Poutine s’en est également pris à l’OTAN. Le Président russe s’est exprimé depuis Moscou, et il a dénoncé le comportement « grossier » de l’Alliance. On écoute le Président russe. « À plusieurs reprises, nous nous sommes dits prêts à coopérer avec l’OTAN. Sur le terrorisme international, les conflits locaux et le risque de prolifération des armes de destruction massives. Nous avons fait plusieurs fois des pas en direction de l’Alliance, nous avons proposé une feuille de route constructive, nous avons participé à des événements communs. Mais après 2008, cette coopération a cessé, car l’Alliance s’est comportée envers la Russie de manière incorrecte, et même grossière ! Je reconnais que les intérêts de notre sécurité commune, un avenir stable et pacifique pour notre planète sont une priorité. Mais aujourd’hui force est de constater que l’élargissement de l’OTAN et le développement de ses infrastructures militaires, à proximité de nos frontières, représentent une menace potentielle pour notre sécurité. » RA : Vladimir Poutine le Président russe qui s’exprimait lors d’une réunion à Sotchi avec son ministre de la Défense et le chef d’État-major des armées. Propos recueillis à Moscou par Daniel Vallot. HL : Nous évoquions Donald Trump, qui se trouve donc à Londres. Mais pendant ce temps-là, à Washington, la procédure de destitution engagée contre lui se poursuit. RA : Et ce soir une étape importante a eu lieu : les démocrates du Congrès viennent de rendre leur rapport, à l’issue de deux mois d’enquête. Rapport qui sera rendu public puis transmis à la commission judiciaire en charge de la rédaction de l’acte d’accusation du Président. Parallèlement à cela, les Républicains ont rédigé leurs propres conclusions dans l’affaire ukrainienne. Et sans surprise, les deux rapports sont très différents. À Washington pour RFI, Anne Corpet. Ce sont deux lectures radicalement opposées des faits relatés pendant deux semaines d’auditions publiques. « Aucun des témoins n’a apporté la preuve de corruption, d’extorsion ou de tout autre crime ou délit grave » écrivent les républicains « Le président a utilisé son pouvoir pour faire pression sur l’Ukraine afin qu’elle enquête sur son rival politique. Ce faisant, il a porté atteinte à notre sécurité nationale », réplique Adam Schiff, le démocrate qui préside la commission du renseignement. Et il y a peu de chances que quiconque change d’avis. Mais le feuilleton de la destitution va se poursuivre sous le regard des Américains. Après le vote de la commission du renseignement, la commission judiciaire de la chambre va prendre le relais et prévoit dès ce mercredi de nouvelles auditions publiques. La fin de ce grand spectacle politique est, sauf surprise majeure, déjà annoncée : la chambre à majorité démocrate votera l’acte d’accusation d’ici la fin de l’année. Et le sénat, à majorité républicaine, se prononcera in fine contre la destitution du président. Reste une grande inconnue, et elle essentielle : c’est l’impact de cette procédure sur l’élection présidentielle en novembre prochain. Les accès de colère de Donald Trump contre les démocrates semblent indiquer qu’il s’en inquiète. Anne Corpet Washington RFI. HL : Également aux États-Unis, une candidate à la Maison-Blanche qui jette l’éponge. RA : Jeter l’éponge c’est une expression qui signifie abandonner : et il s’agit de Kamala Harris, qui se présentait à l’investiture démocrate. La sénatrice, ancienne procureure de Californie, opposante à Donald Trump, et qui voulait devenir la première Présidente noire des États-Unis. Elle abandonne, car elle manque de fonds pour financer sa campagne. HL : En Corée du Nord, l’inauguration ce matin d’un projet monumental, en présence de Kim Jong Un. RA : Il s’agit tout simplement de faire revivre une ville, la ville de Samjiyon, qui se trouve non loin de la frontière avec la Chine. Pour y parvenir, le régime a dépensé des sommes folles, pour en faire, selon les mots du dirigeant nord-coréen, « une utopie urbaine du socialisme ». La correspondance régionale de Frédéric Ojardias. Kim Jong-un, vêtu d’un long manteau de cuir noir, le sourire débonnaire, a inauguré le projet monumental de Samjiyon, au son d’une fanfare et sous les acclamations d’une foule chaudement vêtue. La ville nouvelle, couverte de neige, se situe en effet dans une région très froide, au pied du mont Baekdu, le plus haut sommet du pays. La propagande prétend que sur ses flancs serait né Kim Jong-il, le père du dirigeant actuel. Selon les médias officiels, le projet comprendra 10 000 logements, des hôtels, des pistes de ski, des centres commerciaux... ainsi qu’une usine de conditionnement de pommes de terre et de myrtilles, deux des principales ressources de la région. « Le peuple coréen avance sur le droit chemin qu’il a choisi, sans vaciller malgré les épreuves », affirme la presse officielle. Le régime veut ainsi montrer qu’il est insensible aux sanctions, alors que le bras de fer se poursuit avec les États-Unis. Pyongyang vient d’ailleurs de menacer Washington d’un « cadeau de Noël » si aucun accord sur le nucléaire n’était trouvé d’ici fin décembre. FO, Séoul, RFI. HL : Et puis 2019 n’est pas encore terminé, mais on sait déjà que ce sera l’une des trois années les plus chaudes dans le monde depuis 1850. RA : C’est l’ONU qui l’annonce. Une alerte qui intervient alors que se déroule actuellement à Madrid la COP25, la 25e Conférence sur les changements climatiques. Une nouvelle alerte, car en matière de climat les mauvaises nouvelles ne font que s’accumuler. À Genève en Suisse où se trouve l’agence de l’ONU pour le climat, Jérémie Lanche.  La semaine dernière, l’ONU annonçait déjà des concentrations record de gaz à effet de serre dans l’atmosphère en 2018. Sans aucun signe de ralentissement. Aujourd’hui, les Nations unies confirment que ce qui se dessine, c’est le scénario du pire. Accélération de la fonte des glaces, élévation du niveau des mers, acidification des océans. Sur les dix premiers mois de l’année, la température moyenne a été plus élevée d’environ 1,1 °C comparé à la période préindustrielle. C’est-à-dire le milieu du 19e siècle. Autre chiffre pour mesurer l’ampleur du phénomène : sur les 10 millions de personnes qui ont été déplacées entre janvier et juin 2019, 7 millions l’ont été à cause d’événements climatiques extrêmes comme les ouragans et les inondations. 2019, année noire pour le climat. Ce ne sera sans doute pas la dernière. Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, on se dirige vers 3 à 5 degrés en plus à la fin du siècle. Très loin donc de l’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement à 1,5 degré. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs avait dit Jacques Chirac. Ce que dit l’ONU aujourd’hui, c’est qu’en plus, nous jetons de l’huile sur le feu. Jérémie Lanche Genève RFI. HL : En France, les prévisions dans les transports ont été annoncées pour la journée de jeudi. RA : Le fameux 5 décembre, journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Le mouvement s’annonce très dur et cela se vérifie dans les prévisions annoncées : un TGV sur 10 en circulation, 3 % seulement des trains express régionaux qui fonctionneront, selon les chiffres de la direction de la SNCF. À Paris, sur les 14 lignes de métro 11 devraient être fermées. Et puis c’est assez rare pour être souligné : jeudi l’Assemblée nationale ne siégera pas, en raison des mouvements sociaux. Rappelons qu’il s’agit d’un appel à une grève illimitée. HL : Enfin en sport football : quatre rencontres comptant pour la 16e journée de Ligue 1. RA : L’Olympique de Marseille se déplaçait à Angers. Marseille a gagné 2-0. Deux autres rencontres ont eu lieu : Brest a dominé Strasbourg 5-0. 5-0 également pour Bordeaux face à Nîmes. Et puis le coup d’envoi il y a quelques instants d’une quatrième rencontre : Lyon contre Lille. Suite et fin des rencontres de cette 16e journée demain mercredi.

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