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  • Mal vivre
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr
  • Journal en français facile 10/12/2018 20h00 GMT
    Transcription  Adrien Delgrange : RFI il est 20h en temps universel, 21h à Paris. Avec Zéphyrin Kouadio je vous présente votre Journal en français facile. Bonsoir Zephyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien. AD : À la une de ce 10 décembre : le discours d’Emmanuel Macron pour tenter de clamer d’apaiser la colère des gilets jaunes. Une allocation espérée, attendue. Le chef de l’état a fait plusieurs annonces, vous l’entendrez dans un instant. ZK : Dans ce journal également Le Brexit ! « Nous allons reporter le vote prévu demain » déclare Theresa May cet après-midi devant les députés britanniques. AD : Et nous parlerons de la chute de Carlos Ghons qui s’accélère... l’ancien PDG de Nissan a appris aujourd’hui qu’il était mis en examen pour avoir caché ses revenus aux autorités japonaises dans ce journal comité de soutien s’est créé dans l’un de ses pays d’origine, le Liban. ZK : Voilà pour les titres bienvenus à tous. ------ ZK : Face Caméra, le ton grave et solennel, Emmanuel a parlé aux Français ce soir. AD : Un discours de 13 min enregistré au palais de l’Élysée. Avec derrière le président le drapeau français et le drapeau européen. Le chef de l’état a commencé par dire qu’il comprenait la colère des gilets jaunes il a tout de même condamné fermement les violences de ces derniers jours dans le pays. Par ailleurs Emmanuel Macron a reconnu qu’il avait pu blesser ses compatriotes à travers ses propos depuis qu’il est élu et puis le président a fait toute une série d’annonces. [Transcription manquante] AD : Extrait de l’allocution d’Emmanuel Macron il y a quelques minutes. La question est de savoir maintenant comment réagiront les Gilets jaunes. Vont-ils poursuivre leurs actions ? Sur internet certains d’entre eux veulent organiser de nouvelles manifestations samedi prochain. ZK : Et pendant ce temps-là, les lycéens poursuivent leur mobilisation contre le gouvernement. AD : Ils protestent contre plusieurs reformes, notamment pour annuler Parcours SUP (la procédure qui donne accès aux études supérieures), le ministère de l’Éducation a recensé aujourd’hui avec 450 lycées perturbés, dont 50 bloqués. Demain mardi les lycéens préparent une nouvelle journée de mobilisation. ZK : Autre titre développé dans ce journal. La Première ministre britannique fait un pas en arrière. Elle a reporté aujourd’hui le vote du Parlement sur l’accord de sortie de l’Union européenne... AD : Theresa May recule devant l’opposition des députés et elle reporte le vote à une date ultérieure ce qui plonge à nouveau le processus de divorce dans l’incertitude. À Londres pour RFI le récit de Muriel Delcroix. Sous les quolibets des députés, la Première ministre a dit avoir « entendu » les inquiétudes de la chambre à propos du backstop, la clause de sauvegarde entourant la frontière irlandaise et annoncé qu’elle retournerait à Bruxelles pour tenter d’obtenir des garanties supplémentaires à ce sujet de la part du bloc européen. Une tentative qui se fera en marge du conseil européen programmé à partir de jeudi à Bruxelles. Mais sans surprise la tentative de Theresa May de jouer la montre et sauver sa position a hérissé la chambre des Communes. « Cette situation de chaos est sans précédent et montre que le gouvernement a complètement perdu le contrôle des événements », s’est étranglé Jeremy Corbyn et le dirigeant de l’opposition travailliste de demander à nouveau à Theresa May de céder la place pour permettre au parti travailliste de former un gouvernement minoritaire afin de renégocier un autre accord de retrait. Plusieurs députés ont d’ailleurs appelé le Labour à déposer une motion de censure contre la Première ministre au plus vite tandis que de leur côté, les adeptes d’un brexit sans concession ont déjà indiqué que si le backstop n’était pas rayé de l’accord purement et simplement ils voteraient contre. Et on peut s’attendre à une nouvelle tentative des brexiters durs conservateurs de faire tomber Theresa May lors d’un vote de défiance interne au parti tory dans les prochains jours… AD : Réaction du président du Conseil européen. Après le report par Theresa May du vote de la Chambre des Communes sur ce projet de traité négocié entre Londres et Bruxelles. Donald Tusk a exclu lundi toute renégociation de l’accord sur le Brexit. ZK : Trois semaines après son arrestation à Tokyo. La chute de Carlos Ghosn s’accélère.  AD : L’ancien PDG de NISSAN a été mis en examen, pour dissimulation de revenus. La justice japonaise reproche à Carlos Ghosn d’avoir caché ses revenus de président du conseil d’administration de Nissan à hauteur de 5 milliards de yens soit (38 millions d’euros) entre juin 2011 et juin 2015. ZK : Au Liban où Carlos Ghosn a grandi, et dont sa famille est originaire, le richissime homme d’affaires est vu comme le symbole suprême de la réussite de la diaspora libanaise... Une campagne de soutien vient d’être lancée dans les rues de Beyrouth. Laure Stephan. Sur les affiches apparues dans des rues de Beyrouth, ce slogan, « Nous sommes tous Carlos Ghosn », accompagné d’un portrait géant. Cette campagne de soutien à l’homme d’affaires détenu au Japon pour soupçons de malversations a été lancée par une société privée. À Achrafiyeh, le quartier où Carlos Ghosn a acheté et rénové une maison, ses voisins jugent cette mobilisation bienvenue, comme le dit Maya. L’arrestation de Carlos Ghosn il ya trois semaines a semé la stupeur au Liban. La thèse d’une cabale est répandue. Souhail Saadé, un autre habitant d’Achrafiyeh, qui connaît la famille Ghosn, y adhère. Pour moi Carlos Ghosn symbolise l’homme qui a réussi. On est fier de lui. C’est un homme très bien, il est revenu dans son pays. Pas comme d’autres Libanais qui ont eu de beaux succès, mais qui n’ont pas essayé de faire quelque chose pour l’économie, à l’inverse de lui. On doit refuser ce qui est en train d’arriver à Carlos Ghosn. Sur internet, des pétitions de soutien ont été lancées, et les milieux officiels insistent sur l’innocence de l’homme d’affaires. Laure Stephan, Beyrouth, RFI. ZK : C’est aujourd’hui le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Parmi les 30 articles que compte cette déclaration adoptée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, figure l’article 19 sur la liberté d’expression et de réunion.  AD : Des droits bafoués en particulier au Bangladesh, où la situation se tend de plus en plus à l’approche des élections législatives du 30 décembre prochain ; écoutez le témoignage d’Adilur Rahman Khan. Au Bangladesh, il n’y a pas de liberté d’expression, d’association, ou de réunion. Les journalistes, les militants sur les réseaux sociaux, et les défenseurs des droits de l’Homme sont régulièrement ciblés par les autorités. Beaucoup ont été arrêtés, certains sont persécutés, et les défenseurs des droits humains qui font particulièrement entendre leur voix contre les injustices du fait du gouvernement, contre les disparitions forcées, contre les exécutions extra judiciaires et la torture, sont attaqués. Voilà l’état du Bangladesh aujourd’hui. Il est regrettable que le Bangladesh ait été élu au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU alors qu’il ne respecte pas ces droits. Le 30 décembre devraient se dérouler les élections parlementaires, mais plus on se rapproche de l’échéance, plus les voix de l’opposition sont bâillonnées. La liberté d’expression a été réduite à une peau de chagrin, et les défenseurs des droits de l’Homme qui tentent de faire entendre la voix des sans voix sont eux aussi attaqués. Nous vivons actuellement dans un contexte très répressif au Bangladesh. AD : Témoignage recueilli par Véronique Gaymard. C’est la fin de ce Journal en français facile.
  • Désistement
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr
  • Journal en français facile 09/12/2018 20h00 GMT
    TranscriptionAdrien Delgrange : RFI, il est 20h en temps universel, 21h à Paris. Avec Zephyrin Kouadio je vous présente votre Journal en français facile. Bonsoir Zephyrin. Zephyrin Kouadio : Bonsoir Adrien. AD : Nous le sommes 9 décembre. Au sommaire : le mouvement de protestations des Gilets jaunes à la Une au lendemain de manifestations toujours violentes partout dans le Pays. Emmanuel Macron faire des propositions aux Français demain soir. ZK : Nous nous intéresserons à la situation au Yémen, avec un réel enjeu, la réouverture de l’aéroport de SANAA. AD : Foot la finale Copa Libertadores à commencer à Madrid... c’est équivalent de ligue des champions pour l’Amérique du Sud. Voilà pour les titres. ------ ZK : Sa parole était attendue ! Emmanuel Macron va parler aux Français demain soir. AD : Le chef de l’état « s’adressera à la Nation » pour reprendre la formule de l’Élysée ce lundi à 20H00. Un peu plus tôt dans la journée, le président de la République va recevoir les partenaires sociaux, donc les syndicats et puis des élus. Comme le président de l’Assemblée nationale et du sénat. Et dans la soirée il devrait apporter des réponses aux revendications des gilets jaunes. ZK : L’heure est aussi au bilan Adrien du nombre de manifestants qui a participé à la journée d’hier. AD : Un bilan revu à la hausse et diffusé par le ministère de l’Intérieur à propos de ce qui s’est passé hier en France : quelque 136 000 personnes ont participé aux manifestations liées au mouvement des « Gilets jaunes ». En nombre de manifestants, c’est l’équivalent des rassemblements du 1er décembre. Cela a donné lieu, sur tout le territoire, près de 2000 interpellations, dont 1.700 gardes à vue. Alors qui sont ces manifestants interpellés par les forces de l’ordre ? La réponse du Procureur de la République de Paris Rémi Heitz. [Transcription manquante] AD : Procureur de la République de Paris, certains d’entre eux vont passer en comparution immédiate, ce qui veut dire rapidement et dans un bref délai, dès demain devant les juges des tribunaux. Nous les appelons Gilets jaunes en France, mais ils sont appelés « Yellow vests » en anglais, ZK : « Gelbwesten » en allemand. AD : Ou encore « chalecos amarillos » en espagnol. ZK : Les quotidiens du monde entier couvrent le mouvement des gilets jaunes et n’hésitent pas à parler de « révolution ». Tour d’horizon de différents journaux sur la planète. Heike Schmidt. « L’excès jaune », titre DIE WELT. Ce journal conservateur allemand estime qu’en France, « un souffle de révolution flotte dans l’air » et regrette que « le président affaibli se mure dans un silence angoissé ». Le Soir, belge, parle de Paris comme une ville en « quasi-état de siège », mais temporise : « Les violences dans la capitale sont sans commune mesure avec les scènes de guérilla urbaine de la semaine précédente... qui avaient (…) stupéfié dans le monde entier. » Le New York Times fait le même constat : « L’énorme présence policière dans la capitale (...) semblait bien plus en mesure de contenir la violence. » En Espagne, les « chalecos amarillos », les gilets jaunes, sont à la une des trois quotidiens les plus lus : El Pais, El Mundo et ABC. En couverture d’El Pais la photo d’un gilet jaune le visage en sang. Sur son site, le journal souligne que « la crise des gilets jaunes sape l’autorité du président français ». « Quelle sera la prochaine étape pour Emmanuelle Macron ? » se demande le correspondant de la BBC : « Donnera-t-il aux manifestants ce qu’ils attendent de lui, c’est-à-dire plus d’argent dans leurs poches ? » ZK : Enfin, Mêlez-vous de vos affaires ! C’est en substance ce que dit le ministre français des Affaires étrangères au président américain. AD : Il y a eu ce tweet de Donald Trump sur le mouvement des « Gilets jaunes » : « L’accord de Paris ne marche pas si bien pour Paris. Manifestations et émeutes dans toute la France » ajoutant que les manifestants scandaient « Nous voulons Trump ! ». Il a commis une fake news qu’il adore pourtant dénoncé puisque « We want Trump », c’étaient des images prises à Londres lors d’un déplacement du président américain il y a plusieurs mois", de cela.... a expliqué Jean Yves le Drian. Remonté, le ministre a dit encore ceci : « Nous ne prenons pas parti dans les débats américains, laissez-nous vivre notre vie de nation. » ZK : L’Ouverture, Adrien, ce dimanche à Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite, du sommet annuel des Pays du Golfe. AD : Ouverture de cette réunion dans un contexte tendu, puisque les crises multiples : entre les 6 pays du Golfe. Comme l’affaire Djamal Khashoggi, journaliste saoudien tué à Istanbul et puis la guerre au Yémen. ZK : Le Yémen dont les deux délégations, gouvernementales et rebelles, continuent de négocier au sujet de pourparlers de paix en Suède. Christophe Paget, des discussions qui portent notamment sur l’aéroport de Sanaa. L’aéroport international de Sanaa ne fonctionne plus depuis des années – il a été pris par les rebelles en 2014, et endommagé par les bombardements de la coalition menée par l’Arabie saoudite. Les rebelles houtis veulent sa réouverture, le gouvernement en exil semble d’accord. Le ministre des Affaires étrangères du Yémen Khaled Al Yemany : » Nous sommes prêts à réouvrir l’aéroport de Sanaa. Les Yéménites sont des milliers à vouloir voyager et retourner dans leur pays sans avoir à supporter de longs trajets dans d’autres aéroports. Nous proposons que l’aéroport d’Aden soit le principal aéroport souverain de la république, et que les autres soient réservés aux vols intérieurs : que les vols atterrissent à Aden et partent pour Sanaa, Hodeïda, ou Mukalla, et retournent à Aden pour quitter le Yémen. » Mais ça – des points de transit obligatoire par des villes comme Aden contrôlées par le gouvernement, les rebelles le refusent catégoriquement. Pour autant les discussions continuent. Abdelmaik al-Hajri, de la délégation rebelle : » Il y a eu un dialogue utile concernant l’ouverture de l’aéroport de Sanaa et si Dieu le veut, il y aura des résultats positifs sur ce point, malgré la position rigide de l’autre délégation. » Les rebelles ont prévu de présenter leurs propositions pour la réouverture de l’aéroport de Sanaa ce dimanche. ZK : Retour sur l’expression de la semaine avec Yvan Amar. AD : Yvan le mot « acte ». « Gilets jaunes, Acte IV ! » C’est bien comme ça que toute la presse a annoncé ce week-end et notamment la journée d’hier, attendue et redoutée, puisque c’était celle où devait se dérouler la plupart des manifestations des gilets mécontents. Et cette façon de s’exprimer montre bien les caractéristiques du mouvement : il ne s’agit pas d’une grève, le pays n’est pas paralysé. Mais chaque samedi depuis quatre semaines, des mouvements forts se déroulent, surtout à Paris, mais aussi dans quelques autres villes. Et des actes, parfois violents, ont lieu. Est-ce que c’est pour ça qu’on parle d’Acte IV ? Pas du tout ! Mais cet acte IV correspond au quatrième moment, à la quatrième journée importante. Et le mot vient du théâtre. Les grandes pièces, surtout chez les classiques se divisent en actes : cinq ou trois le plus souvent. Mais toutes les répartitions sont possibles. Et bien souvent, on parle même d’une pièce en un acte. L’acte est donc une unité : à l’intérieur des actes, on trouve des scènes différentes, avec des personnages et des sujets différents. Mais chaque acte a une cohésion, correspond à une certaine situation. Et entre deux actes, il a pu se passer une heure, une journée ou vingt ans : pas de continuité obligée. Et avec les mêmes individus, et la même situation, on part sur des bases différentes. Un peu ce qui peut se passer durant cette crise des « gilets jaunes ». Mais il faut dire que la nommer de cette façon la théâtralise encore un peu plus. Avant ce week-end, on a beaucoup utilisé l’expression, on s’est beaucoup demandé ce qu’allait réserver l’acte IV : on nous met dans une position de spectateurs impatients. Mais pas d’acteurs. Comme si les médias s’adressaient à ceux qui ne faisaient pas partie de l’action. AD : Du football, la finale de Copa Libertadores River Plate - Boca Juniors. La rencontre a débuté il y a une demi-heure au stade Santiago Bernabeu de Madrid et le score Zéphyrin. ZK : 0/0 après 38 min.
  • Journal en français facile 08/12/2018 20h00 GMT
    TranscriptionAdrien Delgrange : Bonsoir à tous, 20h temps universel, 21h à Paris. L’heure de votre Journal en français facile présenté ce soir avec Zéphirin Kouadio, bonsoir. Zéphirin Kouadio : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous. AD : Au sommaire de ce journal du 8 décembre : ZK : Un nouveau samedi de Colère en France. AD : Paris a vécu aujourd’hui au rythme des sirènes de la police avec de nombreuses interpellations... à l’heure actuelle des manifestants sont toujours dans les rues de la capitale française, notamment aux abords de la place de la république. Il y a eu aussi des dégâts, mais beaucoup moins que la semaine dernière. Dans la soirée le Premier ministre, que vous entendez, a pris la parole pour dire il faut maintenant « retisser l’unité nationale ». ZK : Dans ce journal également, le secrétaire général de la Maison-Blanche, John Kelly, va quitter ses fonctions à la fin de l’année. AD : La plus ancienne militante des droits de l’homme russe est décédée aujourd’hui. ZK : Et puis l’armée israélienne a annoncé avoir repéré, trouvé un nouveau tunnel du Hezbollah sur son territoire. ------ ZK : « La vigilance et la mobilisation restent de mise, car à Paris et dans certaines villes de province, des événements, des casseurs sont toujours à l’œuvre ». AD : Parole du Premier ministre Édouard Philippe après une journée particulière mouvementée dans la capitale Paris. Le Premier ministre dans son point presse de 19 heures samedi tend à nouveau la main pour dialoguer avec les gilets jaunes. [Transcription manquante] AD : Prise de parole du président de la république prévue en début de semaine. Près de 1400 personnes interpellées en France dont 975 sont en gardes à vue. Il fait dire que les forces de l’ordre étaient déployées en nombre, près de 90 000 policiers et gendarmes au niveau national avec de nombreux contrôles dans les gares, aux péages des autoroutes et une fois arriver sur le lieu de la manifestation à nouveau un dispositif policier avec de nombreuses fouilles. Reportage aux champs Élysée d’Olivier Rogez. [Transcription manquante] AD : Enfin côté réaction politique Zephyrin. ZK : La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a demandé au président Emmanuel Macron des « réponses fortes » à la « souffrance sociale ». Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lui, a de nouveau évoqué « la dissolution » de l’Assemblée nationale. Et pendant ce temps, d’autres se mobilisent aux pour le climat, nouvelle journée de marche mondiale pour le climat...  AD : À Lyon, par exemple plusieurs milliers de personnes... à Paris également on estime à quelque 2000 le nombre de personnes pour cette marche climat. Certains gilets jaunes se sont également greffés au mouvement, c’est le cas de ce manifestant. [Transcription manquante] AD : Adrien, 21 ans, gilet jaune venu marcher pour le climat à Paris. Place tout de suite au mot de la semaine qui a retenu l’attention d’Yvan Amar. Dix-neuf religieux déclarés « bienheureux », dix-neuf personnes liées à l’Église catholique et tuées pendant la décennie noire, pendant cette période si sanglante en Algérie. Et parmi ces dix-neuf, les sept moines tués au monastère de Tibérine. Ils ont donc été déclarés bienheureux après leur mort, par l’institution catholique, et après une enquête qui conformément à l’usage doit décider s’ils méritent ce traitement. Et c’est un traitement de faveur : tous les chrétiens ne sont pas considérés comme des bienheureux, ils ne sont pas béatifiés. C’est le mot qu’on utilise : une béatification. Les bienheureux sont-ils des saints ? Non. Pas encore peut-on dire : c’est parfois une première étape sur le chemin de la sainteté. Mais la béatification n’est pas la canonisation, le processus qui vous sanctifie, fait de vous un saint. Mais pourquoi bienheureux ? On pense souvent que le bonheur – et le bonheur, c’est le fait d’être heureux – doit s’apprécier durant la vie. Et là il s’agit de ce qui se passe au-delà de la vie, quand la vie est terminée. Et bien cette béatification doit témoigner, doit attester, doit déclarer que vous avez été un chrétien qui a vécu selon les valeurs chrétiennes. Et que donc, vraisemblablement, vous n’êtes pas en Enfer. On se doute bien qu’en Enfer, on n’est pas heureux, et que probablement, on l’est bien plus au Paradis. Mais en tout cas, c’est l’âme qui est heureuse, et non plus le corps qui n’en était que le vêtement. AD : C’est la fin de ce journal.
  • Journal en français facile 07/12/2018 20h00 GMT
    TranscriptionJeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue, c’est le Journal en français facile sur RFI. Bonsoir Zéphyrin Kouadio. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous. JB : À la une, des dizaines d’arrestations en marge de la mobilisation dans les lycées en France. 400 établissements étaient perturbés aujourd’hui. Et l’indignation ne retombe pas après une opération de police hier à Mantes-la-Jolie. Des dizaines de jeunes menottés, alignés, en rangs, genoux à terre. Les images font réagir y compris à l’étranger. ZK : Le gouvernement lui se prépare à une nouvelle mobilisation des gilets jaunes demain. À paris, de très nombreux magasins vont fermer leurs portes. L’exécutif qui veut éviter de nouvelles manifestations. Les organisations patronales et syndicales étaient reçues aujourd’hui par plusieurs ministres. JB : Enfin le Yémen, une délégation de rebelles et du gouvernement est réunis en suède sous l’autorité de l’ONU. Mais les désaccords sont nombreux. On en parle avec Muriel Paradon. ----- ZK : Et on commence Jeanne par la mobilisation lycéenne qui ne faiblit pas en France. Au moins 400 lycées étaient perturbés ou bloqués aujourd’hui. JB : Des lycéens qui ont profité du mouvement des gilets jaunes pour lancer leur propre mobilisation contre les réformes de l’orientation et du baccalauréat. Plusieurs véhicules ont été brûlés en Seine-Saint –Denis, en banlieue de Lyon, dans l’Oise ou encore dans l’Essonne. Un policier a également été sérieusement à Mulhouse. Des violences lors des manifestations qui expliquent, pour le ministre de l’intérieur, une opération d’interpellation hier à Mantes-la-Jolie. Des dizaines de jeunes dont certains, menottés ont été alignés, en rangs, genoux à terre, en silence, mains derrière la nuque. Une scène qui fait polémique en France, mais aussi à l’étranger, Marie Normand. Oui, la vidéo est reprise par de nombreux sites de médias étrangers. En une de la section Europe de la BBC, qui évoque « l’humiliation des élèves ». La chaîne américaine Fox News parle de son côté d’arrestation brutale. « Des images-chocs en provenance de la France. C’est ainsi que la police de Macron arrête des dizaines d’élèves ». Voilà le titre du tabloïd Bild, la publication à plus fort tirage en Allemagne. Pour le journal suisse Basler Zeitung, « il s’agit de la dernière escalade en date dans les émeutes qui tiennent la France en haleine depuis des jours ». « Ce ne sont pas des images d’archives d’un putsch militaire ou tirées d’un reportage sur une dictature », note toujours en Suisse, la Neue Züricher Zeitung. Ceci est la France en décembre 2018, dans une banlieue à l’ouest de Paris ». Pour le journal allemand Taz, « de telles violences policières scandaleuses à l’encontre d’adolescents devraient enflammer davantage le climat social déjà explosif en France ». « Le mouvement des élèves risque sans aucun doute de se radicaliser, croit savoir le quotidien de gauche, en raison notamment des réactions brutales des forces de l’ordre ».  JB : Les précisions de Marie Normand. Et le défenseur des droits annonce l’ouverture d’une enquête sur l’interpellation de ces 151 jeunes. ZK : Le mouvement des gilets jaunes lui se poursuit avec des manifestations attendues demain notamment à Paris. JB : Oui le gouvernement redoute, craint, des manifestations extrêmement violentes dans la capitale. Résultat, de très nombreux magasins ont annoncé qu’ils fermaient leurs portes. Des dizaines de musées seront également fermés. Et puis cette fois dans le Nord le préfet annonce l’interdiction de manifester dans quatre villes ce week-end. Enfin on apprend ce soir que 28 cocktails Molotov, des armes incendiaires ont été saisies sur un rond-point occupé par des gilets jaunes à Montauban. ZK : Et pour éviter de nouveaux incidents, le gouvernement multiplie les consultations. JB : Oui, Édouard Philippe a rencontré ce soir une délégation de « gilets jaunes libres » qui ont appelé à ne pas manifester demain à Paris. Le gouvernement qui prépare également l’après gilets jaunes. Aujourd’hui les organisations patronales et syndicales étaient reçues par plusieurs ministres. Les précisions de Mehdi Meddeb. Priorité : désamorcer la crise des gilets jaunes. Pour cela, le gouvernement multiplie les réunions. Organisations patronales et syndicales se sont retrouvées autour de la table à l’exception de la CGT qui boycottait. Le but : identifier les thèmes qui seront débattus lors des concertations nationales et locales à partir de mi-décembre. Cinq grands sujets retenus : transport, logement, fiscalité, accès aux services publics et d’abord le pouvoir d’achat. En la matière, les propositions fusent : le gouvernement veut mettre les entreprises à contribution. Le Medef, qui représente les patrons, se dit pour une prime exceptionnelle à condition qu’elle soit défiscalisée. Elle pourrait être de 1000 euros et serait versée tout au long de l’année. Le Medef qui se dit prêt également à trouver des solutions concrètes pour les 5 millions de salariés qui ne sont pas couverts par la prime transport. Le tout de concert avec les collectivités locales. Cette prime transport, préoccupation qui fut l’un des déclencheurs de cette fronde inédite. Des premières discussions qui se font en l’absence des gilets jaunes. Signe qu’un bras de fer intense s’annonce lors de ces concertations pour obtenir de réelles avancées socioéconomiques. ZK : En Allemagne, pas de rupture en vue à la CDU. Le parti conservateur a élu une centriste à sa tête. JB : Une centriste et une fidèle d’Angela Merkel. Elle s’appelle Annegret Kramp-Karrenbauer et elle était opposée à Friedrich Merz, partisan d’un virage à droite pour le parti. La chancelière allemande Angela Merkel quitte donc la CDU après 18 ans à sa tête. Après plusieurs revers électoraux, elle avait annoncé son départ à l’automne. Aujourd’hui elle a été ovationnée pendant près de 10 minutes. Aux États-Unis, Donald Trump a confirmé aujourd’hui deux importantes nominations. Celle de Heather Nauert, comme ambassadrice américaine aux Nations Unies. Cette ancienne journaliste à Fox News succède à Nikki Haley. Et puis autre nomination, celle de William Barr, comme ministre de la Justice. William Barr est un juriste expérimenté et un habitué de la politique. Il avait déjà occupé le poste de ministre de la Justice, sous le mandat de Georges Bush père. ZK : Atmosphère tendue en Suède où se tiennent des discussions sur le Yémen. JB : Des discussions sous l’autorité de l’ONU et qui ont commencé hier. Le médiateur des Nations Unies avait prévenu : ce ne sont pas des négociations de paix. Le but c’est d’établir un dialogue entre la délégation de rebelles Houthis et la délégation gouvernementale yéménite. Et au 2e jour des consultations, Murielle Paradon, les premières tensions sont apparues. Deux points de désaccord sont apparus. Les rebelles Houthis réclament la réouverture de l’aéroport de Sanaa, la capitale du Yémen qu’ils détiennent. Le gouvernement est d’accord sur le principe, mais pose des conditions. Cet aéroport est fermé depuis l’intervention en 2015 de la coalition arabe menée par l’Arabie saoudite qui contrôle depuis, l’espace aérien. Autre désaccord : le port de Hodeïda, détenu par les rebelles. Ces derniers ne veulent absolument pas en partir alors que le gouvernement exige leur retrait, accusant les rebelles de faire transiter des armes par ce port. Si les Houthis ne transigent pas, le gouvernement yéménite pourrait relancer une offensive militaire sur Hodeïda, a prévenu un membre de la délégation, alors que les combats s’étaient arrêtés ces dernières semaines. Le port de Hodeïda est stratégique, les trois quarts des marchandises et de l’aide humanitaire destinés au Yémen y transitent. Aujourd’hui la majorité de la population a besoin d’une aide pour survivre, après quatre années de guerre qui ont fait au moins 10 000 morts et provoqué une grave crise humanitaire. JB : Murielle Paradon. Enfin Le Japon va interdire l’accès des équipements téléphoniques des groupes Huawei et ZTE à ses marchés publics. Tokyo veut éviter le risque de cyberattaques. La correspondance de Frédéric Charles. [Transcription manquante] JB : Et c’est la fin de ce Journal en français facile. Restez avec nous à l’écoute de RFI.
  • Y’a pas de lézard !
    Dans la puce aujourd’hui : « y’a pas de lézard ! » Lucie Bouteloup revient sur cette nouvelle locution en compagnie de Sylvie Brunet et des CE2-CM1 de l’école Nordmann à Paris. On est cool aujourd’hui dans la puce ! Une chronique de De vives voix.
  • Einstein : une lettre qui vaut de l’or
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Albinos
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr
  • Journal en français facile 06/12/2018 20h00 GMT
    TranscriptionJeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21heures à Paris et à Stockholm, 16 heures à Caracas. Bonsoir et bienvenue, c’est le Journal en français facile sur RFI. Bonsoir Sylvie Berruet. Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous. JB : Edouard Philippe a de nouveau défendu toute la journée les mesures prises par le gouvernement pour faire face à la crise des gilets jaunes. Il annonce que 89 000 forces de l’ordre seront déployées ce week-end en France. Le gouvernement craint notamment des violences à Paris. La tour Eiffel sera fermée ce samedi. Et puis de nouveaux blocages et des perturbations rapportées dans plus de 200 lycées. On apprend ce soir que plus de 700 lycéens ont été interpellés aujourd’hui. SB : En Suède, on ne peut pas parler de discussions de paix, mais les deux délégations yéménites, les rebelles et le gouvernement, ont commencé à se mettre au travail. L’ONU sert d’intermédiaire. JB : Enfin, la disparition de l’écrivain français Joseph Joffo, auteur d’un sac de billes, livre autobiographique sur l’occupation allemande. ------ SB : Nouvelle journée compliquée pour le gouvernement français.  JB : Edouard Philippe était cet après-midi devant les Sénateurs pour défendre ses mesures pour apaiser, pour calmer, la crise des gilets jaunes. Le gouvernement sous pression. Et c’est le moment qu’ont choisi plusieurs secteurs pour annoncer des grèves. Les syndicats du transport routier ont été reçus ce matin par la ministre des Transports. Ils ont décidé de maintenir leur appel à la grève à partir de dimanche soir. Des transporteurs qui approuvent le mouvement des gilets jaunes, mais qui ont des revendications différentes. Le reportage de David Baché. Depuis le début, les gilets jaunes revendiquent la spontanéité de leur mouvement. Ni politique ni syndical. Ce qui n’empêche pas un grand nombre de salariés syndiqués de faire partie du mouvement. Patrice Clos, secrétaire général FO Transports, se montre strictement solidaire. Les syndicats FO et CGT du transport routier appellent à la grève à partir de dimanche soir, sur leurs revendications propres, qui concernent les majorations de leurs heures supplémentaires. Pour la journée gilets jaunes de samedi, pas d’appel à la mobilisation. Mais une invitation à se sentir libre. Jean-Marc Lambert de la CGT Transports. Dimanche soir, certains camionneurs seront en grève à l’appel des syndicats, ils seront susceptibles de bloquer la circulation. D’autres resteront mobilisés, à titre individuel, avec les gilets jaunes. Et seront susceptibles de bloquer la circulation.  JB : Et de nombreux syndicats ont prévu une grande journée de mobilisation interprofessionnelle le 14 décembre. SB : Le gouvernement qui a peur d’une mobilisation très violente ce samedi à Paris. JB : Oui et pour éviter ces violences 89 000 forces de l’ordre seront mobilisées dans toute la France dont 8000 à Paris. La préfecture de police de Paris appelle aujourd’hui les commerçants du secteur des Champs-Élysées à fermer leurs magasins. La tour Eiffel et plusieurs musées seront fermés. Des évènements et des matches de football ont également été reportés. On fait le point avec Alexis Bedu. Il ne risque pas d’y avoir beaucoup de touristes samedi sur la plus emblématique avenue parisienne. Aux abords des Champs-Élysées, les musées seront fermés. C’est le cas du Grand Palais, du musée Carnavalet ou encore de la crypte de Notre Dame de Paris. Ordre de la préfecture : il faut à tout prix éviter les débordements et la casse de ces deux derniers week-ends.   Ces fermetures suffiront-elles ? Samedi dernier les portes de l’Arc de Triomphe étaient bien scellées. Et cela n’avait pas empêché plusieurs dizaines de casseurs de s’attaquer au monument. La soirée télévisée du téléthon qui devait se tenir place de la Concorde est, elle, rapatriée dans les studios de France Télévisions. Autre annulation : les matchs de football. Le PSG - Montpellier de samedi après-midi est reporté. Tout comme Toulouse - Lyon, Saint-Etienne-Marseille et le derby du sud-est Monaco - Nice. Le pays est en ébullition. Dans les petites villes, certains matchs du huitième tour de la coupe de France sont reportés. En région Ile-de-France, aucune rencontre amateur ne se tiendra ce week-end. À Paris, la marche pour le climat, elle, est maintenue malgré la demande de report du ministère de l’Intérieur. Mais elle a été déplacée. Elle se tiendra finalement entre les places de la Nation et de République.  JB : Et dernières annonces deux matches de football supplémentaires reportés : Angers-Bordeaux et Nîmes-Nantes.  SB : Et puis plus de 700 lycéens interpellés aujourd’hui en France. JB : Interpellations après de nouveaux blocages et des perturbations dans plus de 200 lycées de France. Certains lycéens dénoncent la réforme du baccalauréat et le fonctionnement de « Parcoursup », la plateforme d’orientation dans l’enseignement supérieur. Mais il y a parfois plus de violences que de slogans avec des casseurs qui se mêlent, qui se mélangent aux étudiants. Dans plusieurs villes, Toulouse, Lyon, Bordeaux et Mantes-la-Jolie, en région parisienne, les manifestations ont tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre.  SB : Dans l’actualité encore, la Suède. Il n’est pas encore question de négociations de paix, mais le médiateur de l’ONU « parle d’opportunité unique ». JB : Oui des discussions sur la guerre au Yémen ont commencé aujourd’hui. L’ONU est parvenue à faire venir deux délégations. D’un côté des rebelles Houthis, de l’autre des représentants du gouvernement yéménite. Nicolas Falez, pour l’instant, les deux camps ont posé leurs conditions pour la poursuite du dialogue. Les rebelles Houthis du Yémen doivent se retirer totalement de la ville portuaire de Hodeïda, exigence formulée ce matin par le ministre yéménite des Affaires étrangères qui dirige la délégation loyaliste, présente en Suède pour ces consultations. Hodeïda, ville stratégique puisque c’est par son port que transite l’aide humanitaire, mais aussi les importations destinées à la population du pays. Simultanément, un haut responsable de la rébellion houthie du Yémen rappelait son exigence d’une reprise du trafic aérien civil sur l’aéroport de Sanaa (la capitale du Yémen contrôlée par les rebelles). Revendication assortie d’une menace : celle d’empêcher les avions de l’ONU d’utiliser l’aéroport. Ces messages en disent long sur la difficulté de la tâche de Martin Griffiths, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen a pour délicate mission de nouer le dialogue entre les deux camps. Des belligérants qui ont fait des gestes avant de s’envoler pour la Suède puisque des rebelles blessés ont pu être évacués ces derniers jours et qu’un accord d’échange de prisonniers a été conclu.  JB : Nicolas Falez. Au Rwanda, l’opposante Diane Rwigara a été acquittée aujourd’hui par un tribunal de Kigali. Connue pour être une personnalité critique du président Paul Kagamé. Elle était poursuivie pour incitation à l’insurrection et falsification de documents. En 2017, la candidature de l’opposante à l’élection présidentielle avait été invalidée avant qu’elle ne soit arrêtée. Dans ce dossier, les cinq coaccusés, dont la mère de Diane Rwigara ont également été acquittés. SB : Le Pape François est attendu aux Émirats Arabes-Unis, l’annonce a été confirmée aujourd’hui par le Vatican. JB : Le pape participera à une rencontre interreligieuse sur le thème de la « fraternité humaine ». La correspondance et les explications d’Eric Sénanque. Le Pape a répondu positivement à l’invitation qui lui avait été faite il y a un peu plus de deux ans par le prince héritier d’Abou Dabi, le cheikh Bin Zayed Al Nahyane, alors en visite au Vatican. Si le programme de la rencontre interreligieuse n’est pas encore connu, son thème sera « Fais de moi un instrument de ta Paix », selon les mots de la prière de saint François d’Assise, tout un programme pour le pape dont le Saint-Siège précise qu’il viendra comme « un messager de paix ». « Un parfait exemple de la culture de la rencontre » promue sans relâche par François a commenté le porte-parole du Vatican. Ce voyage aura lieu aussi à l’invitation de la petite communauté catholique locale, vivant aux Émirats arabes unis (900 000 chrétiens, dont 70 % de catholiques selon les chiffres officiels) pour la grande majorité des immigrés indiens ou philippins. Les Émirats où siège un vicaire apostolique et où la liberté religieuse est garantie : huit églises catholiques ont pu y être construites ces dernières années. Comme il l’a fait au Caire l’an dernier et le fera au Maroc fin mars, François s’adressera une nouvelle fois aux musulmans, dans un lieu inédit : Il jamais en effet un pape ne s’est encore rendu jusqu’ici dans un pays du Golfe. JB : Enfin on a appris aujourd’hui le décès du romancier français Joseph Joffo à l’âge de 87 ans. Ses mots auront expliqué à des dizaines de milliers d’enfants et de jeunes l’occupation et la déportation des juifs de France « Un sac de billes » roman autobiographique est paru en 1973. Il s’est écoulé à 20 millions d’exemplaires. C’est la fin de ce Journal en français facile, restez avec nous à l’écoute de RFI.
  • Cadeau
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Le 6 décembre, il est de tradition dans la culture chrétienne de fêter la Saint Nicolas. Pas partout, mais dans l’Est et le Nord de la France, et dans de nombreux pays européens. Et c’est le jour des cadeaux pour les enfants, ce qui ailleurs, correspond au jour de Noël ! Décembre, Noël… période des cadeaux de toute façon, qui accompagne cette fête de solstice, qui avoisine cette nuit la plus courte de l’année, où l’on se réjouit d’envisager les jours qui recommencent à s’allonger. Et il est certain que ce mot est le plus simple et le plus courant en français pour parler de ce qu’on offre à quelqu’un, en général pour lui faire plaisir, et aussi pour le plaisir de donner. Très bizarrement, ce mot tout à fait courant est récent dans le sens qu’on lui connaît : autour de 1700. Auparavant, le mot n’existait donc pas ? Si, mais avec des significations toutes différentes. Le mot cadeau est en effet apparenté à des mots aussi différents que chef ou chapeau ! Il apparaît en français vers le 15e siècle, et on l’emprunte au provençal. Le mot appartient au départ au langage de la calligraphie : un cadeau, un capdel, c’est simplement une capitale, c’est-à-dire une lettre initiale, qui commence un paragraphe ou une ligne, et qui va être tout spécialement ornée et décorative. Et le sens va légèrement se déplacer du mot vers tout ce qui permet de l’agrémenter : il désigne donc l’ornementation luxuriante qui améliore la lettre elle-même, tout ce qui est apparemment inutile, mais qui sert au plaisir de l’œil, et qui meuble la page : quantité de fioritures qui s’échappent du corps du texte pour remplir les espaces blancs de la page. Premier déplacement important, on va appeler cadeaux tous les effets de langage qui n’apportent aucune information concrète, mais rendent le discours plus plaisant à écouter, tout ce qui permet de séduire. Ces cadeaux seront donc les fleurs de rhétorique qu’on trouve dans les discours qui cherchent à convaincre, notamment ceux des avocats. Et à partir de là, un glissement de sens qui s’apparente d’ailleurs plus à un saut qu’à une simple glissade installe le mot dans le langage de la galanterie : un cadeau c’est ce qui cherche à plaire, ou plutôt c’est ce qu’on offre pour plaire, et ça va devenir un souper, une fête organisée pour les beaux yeux d’une dame qu’on aimerait éblouir. C’est à partir de là que le mot prendra son sens actuel, qui s’est singulièrement éloigné de son usage d’origine. Le terme est aujourd’hui fort banal, et s’utilise avec des verbes différents : faire un cadeau, offrir un cadeau, même si ça peut paraître un peu pléonastique : en effet si on l’offre, c’est qu’il s’agit d’un cadeau et si l’on fait un cadeau, c’est qu’il est offert. Mais peu importe, offrir un cadeau est fréquent et ne pose pas de problème. On dit d’ailleurs parfois offrir en cadeau, c’est-à-dire donner à titre de cadeau. En revanche le terme cadeauter n’est en usage qu’en Afrique où il s’entend beaucoup et où il s’utilise comme un verbe ordinaire : mon père m’a cadeauté ce beau ballon pour mon anniversaire. C’est-à-dire qu’il m’a fait cadeau de ce ballon. Il est vrai que le verbe africain est d’un usage beaucoup plus direct que l’expression faire cadeau de… Enfin, le mot cadeau s’emploie pas mal dans des expressions toutes faites dont le sens est figuré : c’est cadeau, en langue familière veut dire c’est gratuit, en général à propos de ce qui est donné en plus lors d’une transaction. On va déjeuner au restaurant, et le patron nous offre le café : c’est cadeau. Quant à l’expression c’est pas un cadeau, elle également familière, plus grinçante, plus ironique, s’emploie à propos d’une personne difficile à supporter : on a un nouveau chef de service… Eh bien, c’est pas un cadeau ! Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr
  • Journal en français facile 05/12/2018 20h00 GMT
    TranscriptionJeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris. 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Bonsoir Sylvie Berruet. Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous. JB : À la une de ce journal, la crise des gilets jaunes et l’appel à la responsabilité d’Edouard Philippe devant les députés. Le Premier ministre demande à tous les acteurs de veiller à la sécurité des Français et des institutions. SB : Cinq anciens présidents américains réunis à Washington pour la cérémonie d’obsèques de George Bush. Nous rejoindrons Anne Corpet sur place. JB : Enfin une lettre d’Einstein s’est vendue à près de 3 millions de dollars. Dans la lettre, le physicien remet en cause l’existence de Dieu. ----- SB : Édouard Philippe s’est à nouveau exprimé aujourd’hui devant les députés à l’Assemblée nationale JB : Le Premier ministre a prononcé un discours d’une demi-heure dans le cadre d’un débat sur la fiscalité écologique et ses conséquences sur le pouvoir d’achat. Le débat s’est terminé il y a moins d’une heure par un vote. Alors pas de grande annonce d’Édouard Philippe, mais il a tout de même reconnu qu’il fallait changer quelque chose en pleine crise des gilets jaunes. Un discours qui n’a pas convaincu l’opposition. Anne Soetemondt. Face à une colère qu’il reconnaît « inédite », Édouard Philippe est venu convaincre les députés que les gilets jaunes ont été entendus par l’exécutif. Un exécutif prêt, au-delà des taxes sur les carburants et de la grande concertation, à ouvrir d’autres débats comme sur l’impôt sur la fortune. Une déclaration en forme de bilan, mais aussi de mise en garde. « Ce qui est en jeu c’est la sécurité des Français et de nos institutions. Tous les acteurs du débat public : responsables politiques, responsables syndicaux, éditorialistes, citoyens seront comptables de leurs déclarations dans les jours qui viennent. Oui je lance ici un appel à la responsabilité ! » L’insoumis Jean-Luc Mélenchon balaie les réponses de l’exécutif et son appel au calme. « Il paraît que vous demandez aux gens raisonnables de rester chez eux samedi. Et bien ils iront quand même dans la rue. Allez dire au monarque présidentiel que les gens raisonnables sont sur les ronds-points et qu’ils n’en partiront pas avant que vous ayez cédé pour de vrai, où que vous soyez parti ». Même tonalité du côté du républicain Christian Jacob qui évoque un « gouvernement en perdition » « Ouvrez les yeux, Monsieur le Premier ministre, la solution c’est la suppression pure et simple de toutes les taxes à venir sur les carburants ». Un débat animé, mais sans conséquence pour le gouvernement qui a fait le plein des voix. JB : Le plein des voix, car l’Assemblée nationale a approuvé les annonces d’Édouard Philippe par 358 voix pour, 194 voix contre. Emmanuel Macron, lui, a appelé toutes les forces politiques et syndicales à lancer « un appel clair et explicite au calme. » SB : Le gouvernement français qui craint la contagion, la multiplication des actions. JB : Et oui puisque plusieurs secteurs ont déjà annoncé des mobilisations. Le secteur du transport routier, mais aussi les agriculteurs. Et puis plusieurs dizaines de lycées étaient toujours perturbés aujourd’hui. Les blocages ont parfois été suivis par des violences comme à Mantes-la-Jolie, près de paris. Quatre personnes ont été interpellées après des heurts, des affrontements entre des jeunes et les forces de l’ordre.  SB : Les pourparlers de paix sur le Yémen. Ils se préparent en ce moment en Suède.  JB : Le début officiel des discussions ce sera demain, sous l’autorité de l’ONU. Hier, une délégation de rebelles houthis est arrivée dans le pays. Aujourd’hui, c’est la délégation gouvernementale yéménite qui était attendue sur place. Ce sont les premières négociations de ce genre depuis 2016. SB : Direction les États-Unis. Journée de deuil national en mémoire de l’ancien président George Bush, décédé ce week-end à l’âge de 94 ans. JB : Oui, aujourd’hui les administrations fédérales et les marchés financiers resteront fermés. Une cérémonie d’obsèques avait lieu il y a quelques heures en la cathédrale de Washington. Cinq anciens présidents américains étaient présents. À Washington, Anne Corpet. Courage, gentillesse, modestie et humour. Ces qualités de Georges Bush ont été célébrées tout au long de la cérémonie, offrant un saisissant contraste avec la personnalité de l’actuel occupant de la Maison-Blanche, assis, impassible aux côtés de trois autres anciens présidents américains. Un historien a salué le jeune pilote de la Seconde Guerre mondiale, miraculeusement sauvé dans le Pacifique après que son avion a été abattu... L’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney a évoqué le rôle de George Bush au moment de la fin de la guerre froide et a précisé « Quand George Bush était président des États-Unis, les dirigeants du monde entier savaient qu’ils avaient affaire à un vrai gentleman ». Tous les orateurs ont cité quelques-unes des réparties du feu président et fait rire l’assistance. Mais l’éloge la plus émouvante a été celle prononcée par le 43e président américain, qui a rappelé la douleur intime de son père, avec la perte d’un enfant, Robin, morte à l’âge de trois ans, et les attentions qu’il avait constamment pour sa famille. C’est d’ailleurs les larmes aux yeux que George Bush a achevé son hommage à son père. Le 41e président américain sera inhumé ce jeudi au Texas, sa terre d’adoption. Anne Corpet Washington RFI. JB : La justice française donne son accord à l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso. Le frère de l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré est mis en cause dans l’affaire du meurtre d’un journaliste Norbert Zongo. C’était en 1998. Son avocat annonce qu’il va se pourvoir devant la Cour de cassation, autrement dit, qu’il va tenter de faire annuler cette décision. François Compaoré avait été arrêté fin octobre à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Il avait été laissé libre, mais avec l’interdiction de quitter le territoire français. SB : Les débats sur le traité de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Ils ont commencé hier au Parlement britannique et Theresa May est en grande difficulté. JB : Elle est accusée d’avoir voulu cacher certains détails de ce texte. Conséquence : et bien une majorité de députés a voté hier une motion « d’outrage au parlement ». Le gouvernement, lui, continue de répéter son message : il faut un Brexit, mais avec un accord. Liam Fox est le secrétaire d’État britannique au commerce international. Il y a un vrai risque que la Chambre des Communes, dont la majorité des membres sont favorables au maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, essaie de voler le Brexit au peuple britannique, ce qui serait un affront démocratique. Je préfère le Brexit, j’ai voté en faveur du Brexit, j’ai fait campagne pour la sortie de l’Europe, mais j’espère que nous le ferons de manière graduelle et ordonnée. Je veux quitter l’Union européenne, je l’ai toujours voulu, parce que je crois que, pour des raisons constitutionnelles, nous devrions être maîtres de notre destin politique. Je ne crois que nous devrions payer de larges sommes d’argent à quelqu’un pour qu’il nous gouverne. Et je crois que nous devrions garder le contrôle de nos frontières. Je crois que nous devons quitter l’Union européenne parce que le peuple britannique nous l’a demandé. Ce n’était pas simplement une consultation : nous avons en réalité offert notre souveraineté au peuple britannique et nous lui avons dit : prenez la décision de savoir si nous devons rester ou partir de l’Union européenne, et nous nous plierons à cette décision. JB : Liam Fox, le secrétaire d’État britannique au commerce international. Et le vote sur l’accord de sortie aura lieu mardi prochain. SB : C’est une lettre signée Albert Einstein qui vaut désormais près de 3 millions de dollars ! JB : 2,89 millions de dollars très exactement, pour cette lettre où le physicien le plus célèbre du monde met en doute l’existence de Dieu. Les explications de Muriel Maalouf. La lettre manuscrite date de 1954. Einstein l’écrit en allemand et l’adresse au philosophe Eric Gutkind. Le plus grand physicien du XXe siècle, juif ayant fui l’Allemagne après l’avènement d’Hitler, y met en doute toute croyance religieuse. Il écrit : « Le mot Dieu n’est pour moi rien d’autre que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes vénérables, mais malgré tout assez primitives ». Fin de citation. Ces mots, le chercheur établi à New Jersey les écrit un an avant sa mort en avril 1955. Le père de la théorie de la relativité poursuit, n’épargnant pas sa propre religion : « Pour moi la religion juive est, comme toutes les autres, l’incarnation d’une superstition primitive ». « Et le peuple juif auquel j’appartiens fièrement, et à la mentalité duquel je me sens profondément ancré, n’a pas pour autant une forme de dignité différente des autres peuples ». Avant d’être vendue hier pour 2,89 millions de dollars, la lettre avait été acquise par un collectionneur privé en 2008 pour 404 000 dollars. Une autre lettre d’Einstein où il mettait en garde Franklin Roosevelt des projets atomiques allemands en 1939 avait été, elle, vendue pour 2,1 millions de dollars en 2002. JB : Muriel Maalouf. Les sports et la 16e journée de Ligue 1. 7 matches ce soir. L’Olympique Lyonnais s’est incliné 2 à 0 face au Stade rennais. Défaite également pour Marseille face à Nantes 3 à 2. C’est la fin de ce Journal en français facile, restez avec nous sur RFI.
  • Bayer aux corneilles
    Savez-vous que l’expression « bayer aux corneilles » s’orthographie comme ceci ? Voilà de quoi scotcher vos prochains adversaires au scrabble ! Sylvie Brunet revient sur le sens et l’origine de cette locution et les CE2-CM1 de l’école Nordmann à paris s’essaient aux définitions pour notre plus grand plaisir. Tendez l’oreille !Une chronique de De vives voix.
  • Australie : les enfants manifestent
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Désamorcer
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Le gouvernement français essaie comme il peut de désamorcer la crise, en annulant les augmentations des carburants pour six mois. On comprend très bien ce que ça veut dire : il s’agit de neutraliser la colère populaire. Comment ? En lui coupant son ressort, en supprimant ce qui l’a mise en route, en annulant ce qui lui donne de la dynamique et de l’énergie. Et l’image est claire, et s’appuie sur le fonctionnement des armes à feu : il faut une amorce, un concentré de poudre qu’on fait éclater pour faire partir le coup. Si on enlève cette amorce, le chien ne provoquera pas cette explosion. Et l’expression fait penser à un genre de castration : on châtre le mouvement. Et bien sûr ce dispositif de mise à feu a pris facilement un sens figuré. Une amorce a d’abord été l’équivalent d’un hameçon pour un pêcheur. Mais cette idée apéritive, qui s’apparente à une incitation ou en tout cas qui fait naître un mouvement a été abandonnée : une amorce, c’est juste un début. Mais à peine un début, où l’on reconnaît tout juste ce qui va suivre : un embryon, le germe de ce qui va se développer. Et dans ce sens le verbe, amorcer est presque plus fréquent que le nom amorce : on amorce un rapprochement… c’est-à-dire qu’on fait un geste presque insensible. Pas encore une main tendue, mais un déplacement imperceptible de l’épaule, qui peut faire penser que l’idée d’une réconciliation est envisagée. L’amorce n’est donc pas loin de l’esquisse, amorcer, c’est un peu esquissé. Ou alors ébaucher. Et ces deux derniers verbes renvoient à un début de dessin, un commencement de représentation crayonnée. Et nous voilà bien loin de l’explosive amorce, dont on retrouve l’écho dans une autre expression un peu familière : le pétard mouillé ! Il est évident qu’un pétard mouillé ne peut exploser : l’eau interdit tout crépitement. Mais dit-on qu’on mouille un pétard quand on désamorce une situation ? Du tout ! Mais un pétard pouillé, c’est justement une situation explosive qui n’arrive pas à exploser, qui se désamorce toute seule avant même de sauter. Il y a un début… mais on en reste là : quelque chose vient court-circuiter le système et l’empêche de fonctionner. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr
  • Journal en français facile 04/12/2018 20h00 GMT
    TranscriptionJeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris. 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Journal présenté avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet  : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous. JB :  Et à la une, trois mesures pour calmer les gilets jaunes en France. Elles ont été annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe. Mais l'opposition et une partie du mouvement des gilets jaunes estiment que ce n'est pas suffisant. SB : Theresa May en difficulté au parlement britannique. Les débats sur le traité de retrait de l'Union européenne ont pris du retard. Les députés accusent le gouvernement d'outrage au Parlement. JB : Enfin nous serons à Nancy avec Christophe Diremszian pour l'Euro féminin de handball. La France affronte ce soir le Monténégro. ----- SB : Plus de trois semaines après le début du mouvement. Le gouvernement français a fait un premier pas vers les gilets jaunes aujourd'hui. JB : Le Premier ministre Edouard Philippe annonce plusieurs mesures : la suspension de la hausse, de l’augmentation, des taxes sur les carburants pendant six mois. Il promet qu'il n'y aura pas d’augmentation des tarifs de l'électricité et du gaz «pendant l'hiver». Enfin le durcissement du contrôle technique des véhicules est lui aussi reporté. "Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l'unité de la nation", c'est ce qu'a déclaré le Premier ministre. L'opposition  juge ces mesures insuffisantes. Julien Chavanne était cet après-midi à l’Assemblée nationale.  « Trop peu, trop tard ». Le gouvernement lâche du lest, mais pour le député Les Républicains, Damien Abad, on est encore loin du compte. « Trop peu face à une colère profonde et légitime des Français à l’égard de votre politique de matraquage fiscal permanente. Trop tard face à une colère sociale qui est l’expression d’une profonde fracture territoriale ». Ce recul, ce n’est qu’une stratégie politicienne aux yeux de Sébastien Chenu, député du Rassemblement national. « Le gouvernement est complètement à côté de la plaque. Le gouvernement essaye de gagner du temps. Il essaye d’arriver aux élections européennes autrement qu’en miettes. Donc, ces mesures qui vont tenir six mois viennent simplement colmater des brèches ». Sébastien Chenu appelle les « gilets jaunes » à continuer le mouvement. Il portera leurs revendications ce mercredi lors du débat organisé dans l’hémicycle. Tout comme le chef du Parti communiste, Fabien Roussel. « Enfin ça arrive, ça aurait dû venir beaucoup plus tôt. Mais un débat, ça ne suffira pas. Il faut que le gouvernement et le Premier ministre ouvrent ses deux oreilles. Pour l’instant, il n’entend que de l’oreille droite ». Mais l’ombre d’un grand absent planera sur le Palais Bourbon, regrette le socialiste Boris Vallaud. « Où est le président de la République ? La maison brûle et il regarde ailleurs. On a entendu le Premier ministre, très bien, mais on aurait aimé entendre le Président de la République ». Emmanuel Macron parlera demain à l’Élysée, mais il le fera dans le huis clos du Conseil des ministres.  JB : Et plusieurs figures du mouvement des gilets jaunes critiquent les mesures du gouvernement. Ils appellent à une nouvelle mobilisation ce week-end. Dans la ville de Brest, en revanche, le blocage du dépôt pétrolier a été abandonné après le discours d'Edouard Philippe. Enfin ce soir les syndicats CGT et Forces ouvrières du secteur du transport routier appellent à une grève illimitée à partir de dimanche soir pour défendre le pouvoir d'achat. SB : Le climat politique particulièrement tendu également au Royaume-Uni. JB: C'est aujourd'hui que devait commencer le débat sur l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Débat au Parlement britannique. Il doit durer cinq jours. Mais le débat a pris du retard. Les députés ont voté une motion d'"outrage » au Parlement. La raison, le gouvernement a refusé de publier l'intégralité du texte en débat. Theresa May, elle, continue de défendre cet accord. Elle s'exprimait tout à l'heure au Parlement. [Transcription manquante] JB : La Première ministre britannique Theresa May. SB : Au Yémen, une délégation de rebelle Houthis a quitté aujourd'hui Sanaa pour se rendre en Suède. JB :  La  délégation est accompagnée par le médiateur de l'ONU Martin Griffith. Annonce alors que des discussions  de paix doivent avoir lieu dans la semaine. Les représentants du gouvernement yéménite pourraient arriver sur place dans la journée de demain. Le Yémen où quasiment "toute la population" a besoin de protection et d'assistance humanitaire. Nouvelle alerte des Nations Unies lors de son appel humanitaire mondial pour 2019. SB : Direction la Papouasie, une province de l’est de l’Indonésie. Là-bas entre 24 et 31 ouvriers d’un chantier de construction ont été tués ce dimanche. JB :  C'est ce qu'affirme en tout cas la presse locale qui cite la police. Ces meurtres seraient le fait des rebelles séparatistes.  Policiers et militaires ont été déployés, envoyés, pour enquêter, mais un soldat a été tué. Le récit de Christophe Paget. Si ces meurtres se vérifient, ce serait l’incident le plus grave depuis des dizaines d’années dans les heurts qui opposent les forces de sécurité et la rébellion séparatiste. La Papouasie avait déclaré son indépendance du colonisateur hollandais en 1961, mais dès 1963 l’Indonésie avait pris le contrôle de cette zone riche en ressources naturelles, et qui fait pourtant face à une extrême pauvreté.  Les ouvriers qui auraient été tués par balles ce dimanche bâtissaient une portion de 275 kilomètres de la route qui doit traverser toute la Papouasie. Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, le président indonésien Joko Widodo a mis en place tout un programme de développement des infrastructures dans la région – mais ses détracteurs estiment qu’ils ne s’attaquent pas aux problèmes de fond, discrimination et violation des droits humains. De nombreux papous réclament l’indépendance. Le week-end dernier des centaines de militants ont été arrêtés dans toute l’Indonésie par la police, dans sa répression des manifestations du 1er décembre, date anniversaire pour beaucoup de Papous de leur indépendance. Ces arrestations ont été condamnées par l’ONG Human Right Watch, qui dénonce le harcèlement, les intimidations et donc les arrestations auxquelles ont encore dû faire face les Papous cette année.  JB :  Aux États-Unis, de nombreux Américains ont rendu un dernier hommage ces dernières heures à Georges Bush, décédé ce week-end à l’âge de 94 ans. Sa dépouille est exposée dans la rotonde du Capitole. Elle sera transférée demain à la cathédrale nationale de Washington pour la cérémonie d'obsèques. C'est la première marque de luxe du monde à ne plus utiliser de peaux exotiques. La maison de haute couture Chanel annonce qu'elle va renoncer aux peaux de crocodiles, de serpents ou encore de lézards. Les sacs en peau de python ont ainsi été retirés cet après-midi du site web de Chanel. SB : Les sports. L'équipe de France féminine de handball  affronte le Monténégro en tour préliminaire de l'Euro 2018. JB : Les deux équipes ont déjà validé leur ticket pour le tour principal. Mais le match reste capital pour la suite de la compétition et la qualification pour les demi-finales. Christophe Diremszian, vous êtes à Nancy. Le coup d'envoi de la rencontre  vient d'être donné. [Transcription manquante] JB : Christophe Diremszian en direct de Nancy ! Et puis la 16e journée de ligue 1 Match nul tout à l’heure 0-0 entre l'OGC Nice et Angers. Et puis Monaco l'a emporté 2 à 0 sur la pelouse d'Amiens. À suivre en ce moment, également pour le compte de la 16e journée de ligue 1, Montpellier qui affronte le LOSC, le club de Lille. Il est 21heures 10 à Paris, c’est la fin de ce Journal en français facile présenté avec Sylvie Berruet. Excellente soirée à tous sur nos antennes.
  • Journal en français facile 03/12/2018 20h00 GMT
    TranscriptionClément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Un journal que je présenterai ce soir en compagnie de Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie ! Sylvie Berruet : Bonsoir. CF : À la une, le gouvernement français tente de sortir de la crise des « gilets jaunes ». 48 h après les violentes manifestations à Paris, une réunion était organisée avec plusieurs personnalités politiques. Le gouvernement, qui promet de nouvelles mesures à venir. SB : Au Yémen, alors que de discussions de paix doivent s’ouvrir prochainement, l’émissaire (l’envoyé) de l’ONU est sur place. Dans le même temps, la coalition arabe a autorisé l’évacuation de rebelles blessés. CF : Le monde ne va pas dans la bonne direction pour lutter contre le changement climatique selon Antonio Guterres. Le secrétaire général des Nations Unies s’exprimait en Pologne au 2e jour de la COP24, la conférence de l’ONU sur le climat. « Le changement climatique avance plus vite que nous et nous devons rattraper notre retard avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il insisté. ----- SB : Après les violences de ce week-end à Paris en marge des manifestations des gilets jaunes, l’exécutif tente de reprendre la main. CF : Une grande consultation politique était organisée aujourd’hui à Matignon. Consultation qui doit amener à l’annonce de nouvelles mesures par le gouvernement. Julien Chavanne, les responsables des différents partis et invités à participer à cette réunion. Ils avaient 30 minutes pour se faire entendre. La trentaine de responsables politiques de droite, de gauche et de la majorité ont défilé dans le bureau d’Edouard Philippe, avec leurs nombreuses doléances. De la dissolution de l’Assemblée à un Grenelle de la fiscalité en passant par la hausse du salaire minimum. Mais une revendication les rassemble tous, à l’exception des écologistes : l’annulation ou la suspension de la hausse de la taxe sur les carburants. Le Premier ministre les a poliment écoutés, mais à la sortie, les positions des uns et des autres n’ont pas bougé. Une motion de censure circule toujours entre les partis de gauche. L’organisation d’un débat à l’Assemblée mercredi et jeudi au Sénat n’a rien changé non plus. C’est trop tard par exemple pour Laurent Wauquiez, le chef du parti Les Républicains. D’ici là, Edouard Philippe doit annoncer des premières mesures, autrement dit lâcher du lest. Mais est-ce que ce sera suffisant ? Le collectif de « gilets jaunes » conviés par Matignon demain a finalement décliné l’invitation d’Édouard Philippe. SB : Voilà pour la réponse politique, mais il y a aussi la réponse judiciaire. CF : À la suite des violences de samedi, au moins 57 personnes ont été présentées devant le tribunal de Paris aujourd’hui. Au total depuis deux jours, 139 suspects ont été présentés devant le Parquet. Ils sont poursuivis pour actes de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique", « dégradations », « regroupements en vue de commettre des violences », ou bien encore « port d’armes ». Dans l’attente des « mesures » promises par le gouvernement, les gilets jaunes ont poursuivi leur mobilisation ce lundi. Plusieurs dépôts de pétrole étaient bloqués. Résultat, des ruptures de carburants, totale ou partielle, dans certaines régions, comme la Bretagne. Le trafic était lui aussi perturbé sur plusieurs axes routiers où les manifestants ont mis en place des barrages filtrants. CF : Et puis à ce mouvement des gilets jaunes, celui des lycéens s’est ajouté aujourd’hui. Plus d’une centaine de lycées étaient bloqués en partie ou totalement. Les lycéens protestent contre la réforme de l’Éducation et parfois même affichent leur soutien aux gilets jaunes. SB : Dans l’actualité internationale, au Yémen, l’Arabie Saoudite autorise l’évacuation de rebelles Houtis blessés. CF : Ils ont été évacués vers le Sultanat d’Oman. Un peu plus tôt aujourd’hui, le médiateur de l’ONU, Martin Griffiths, est arrivé à Sanaa, la capitale contrôlée par les rebelles. Murielle Paradon, l’autorisation par Riyad de cette évacuation vise à faciliter de nouvelles discussions de paix. Cinquante rebelles blessés ont quitté Sanaa, direction Oman, pour y être soignés. Le porte-parole de la coalition arabe anti-rebelles parle d’« une mesure destinée à instaurer la confiance » avant de nouveaux pourparlers de paix. À la tête de la coalition : l’Arabie saoudite qui contrôle le ciel aérien yéménite et qui a donc autorisé les rebelles à partir à bord d’un avion affrété par l’ONU. L’évacuation des blessés constituait une demande forte des rebelles houthis et était en partie à l’origine de l’échec des derniers pourparlers de paix sur le Yémen, en septembre dernier. De nouvelles discussions doivent avoir lieu en Suède, dans les jours qui viennent, sous l’égide de l’ONU. L’émissaire onusien s’est rendu à plusieurs reprises au Yémen ces derniers temps pour préparer le terrain et il était encore là ce lundi. La communauté internationale fait également pression pour que les pourparlers de paix puissent aboutissent. Quatre ans de guerre ont fait au moins 10 000 morts et plongé le Yémen dans une grave crise humanitaire. La moitié de sa population est aujourd’hui menacée par la famine. CF : Les précisions de Murielle Paradon. Et la délégation, les représentants, des rebelles yéménites devant participer aux négociations de paix, quittera Sanaa pour Stockholm en Suède, demain mardi. C’est ce qu’annonce le ministre des Affaires étrangères du Koweït. SB : Il était membre de l’OPEP depuis 57 ans, le Qatar va quitter l’organisation des pays exportateurs de pétrole. CF : Ça se fera en janvier prochain. L’influence du Qatar au sein de l’OPEP est limitée en raison de sa faible production de pétrole. Altin Lazaj, le pays souhaite désormais se tourner vers le gaz. Le Qatar voit son avenir économique dans la production gazière, le pays est le premier exportateur de GNL, le gaz naturel liquéfié. L’objectif est de produire 110 millions de tonnes de gaz par an contre 77 millions actuellement. Mais la production pétrolière du Qatar au sein de l’OPEP est faible : 600 mille barils par jour. Ce qui ne justifie plus, estime officiellement l’émirat, sa présence dans l’organisation. Mais on connaît la dégradation des relations avec le chef de file de l’OPEP. L’Arabie saoudite, soutenue par les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte a décidé en juin 2017 d’imposer au Qatar un embargo économique et politique. Riyad accuse Doha de soutenir le terrorisme et d’être trop proche de l’Iran, principale adversaire de l’Arabie saoudite dans la région. Le Qatar participera cependant à la réunion ministérielle de l’OPEP le 6 et 7 décembre, où se décidera peut-être une réduction de l’offre du brut. SB : 3 jours après sa mort, l’hommage national à George Bush père a débuté aujourd’hui aux États-Unis. CF : Un hommage qui durera une semaine. Aujourd’hui, le cercueil du 41e président américain est transféré du Texas à Washington. Il doit être exposé sous le Capitole jusqu’à mercredi, jour de deuil national et des funérailles. George Bush père est mort vendredi dernier à 94 ans. SB : C’est un choc politique en Espagne. Pour la première fois, un parti d’extrême droite fait son entrée dans un parlement régional. CF : Ça se passe en Andalousie, la région la plus peuplée du pays. Le parti Vox, c’est son nom, a remporté 12 sièges au parlement andalou, lors d’élections législatives anticipées. Il met ainsi fin à la domination de la gauche dans la région. C’est un revers, une défaite, pour le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez. Le Parti Populaire, de droite, et Ciudadanos, de centre droit, n’ont pas exclu une alliance avec Vox. SB : L’heure est grave pour le climat. C’est le message délivré par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à la COP24. CF : La 24e conférence des Nations Unies se tient en ce moment en Pologne. Pour Antonio Guterres, le monde ne va pas dans la bonne direction pour lutter efficacement contre le changement climatique. D’où son cri d’alarme lancé à la tribune. Nous avons un grave problème de changement climatique. Il avance plus vite que nous, et nous devons rattraper notre retard le plus vite possible avant qu’il ne soit trop tard. Pour beaucoup de gens, de régions, même de pays, c’est déjà une question de vie ou de mort. Et cette rencontre est la plus importante sur le changement climatique depuis la signature de l’accord de Paris. Et c’est à nous de souligner l’urgence de la situation. Alors que nous sommes les témoins d’impacts climatiques dévastateurs provoquant le chaos à travers le monde, nous ne faisons toujours pas assez, nous n’allons pas assez vite pour empêcher des perturbations climatiques irréversibles et catastrophiques. SB : En football, on connaîtra ce soir le nom du gagnant du Ballon d’Or. CF : 3 Français figurent parmi les favoris, les attaquants Kylian Mbappé, Antoine Griezmann et le défenseur Raphaël Varane. Mais les champions du monde pourraient se faire griller la politesse, et se faire battre par le milieu de terrain croate Luka Modric. Verdict vers 21h heure temps universel, 22h heure de Paris. Football toujours, en attendant le Ballon d’or, on connaît les affiches des demi-finales de la Ligue des Nations. Le Portugal et la Suisse s’affronteront le 5 juin prochain, tandis que les Pays-Bas rencontreront l’Angleterre le lendemain... C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci à Sylvie Berruet de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée ! SB : Bonne soirée...
  • Surfer sur la vague
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Bref, tout le monde essaie de surfer sur la vague, mais chacun a énormément de mal à ajuster les choses. C’est la phrase de conclusion d’un entretien, enregistré pour RFI avec un spécialiste, Arnaud Mercier. Et cette phrase est une tentative de description de la situation politique actuelle, et de la crise des gilets jaunes. Tout le monde essaie de surfer sur la vague, c’est-à-dire ? Le sens est clair : tout le monde essaie de profiter de la situation, et surtout de prendre position par rapport à ce vaste mouvement de mécontentement ! D’en profiter d’une certaine façon, et plutôt en s’y associant. Mais en précisant sa position : plus ou moins radicale, plus ou moins nette, en se dissociant, ou pas de ceux qu’on appelle les casseurs. Mais ce n’est peut-être pas la seule façon de prendre position : on peut être contre et expliquer pourquoi. Mais si on surfe sur la vague, ça donne bien l’idée qu’on utilise ce mouvement, sa force, son élan, son dynamisme. L’image est très claire, et nous rappelle ce sport dont l’image est très populaire. Et même si on ne le pratique pas, on sait de quoi il s’agit : on reste debout sur une planche qui glisse sur la crête d’une vague. Et c’est bien difficile : la vague qui vous porte est mouvante et il faut rester en équilibre sur le sommet de ce rouleau d’eau qui se déplace jusqu’à ce qu’il s’épuise et s’affaisse. Le nom de l’activité dérive tout droit de l’expression anglaise, surf riding. Et le mot surf désigne un certain type de vague particulièrement porteuse. C’est le mot qui est passé en français, avec une prononciation qui se rappelle vaguement cette origine anglophone. Le mot a eu beaucoup de succès en français, avec des emplois et des effets de sens tout à fait intéressants. D’abord, celui qu’on vient de remarquer : on surfe sur une vague quand on se laisse porter par elle : une vague de popularité ou parfois d’enthousiasme. Et cela s’entend toujours de manière figurée : le pouvoir politique a pu surfer sur la vague de la victoire des bleus à la dernière Coupe du Monde. C’est-à-dire essayer de faire rejaillir cette énergie à son profit. La nuance d’instabilité, de recherche constante d’équilibre par des mouvements qui contrebalancent ceux de l’énergie porteuse est essentielle. Et on n’arrive pas très loin du zig-zag. Je suis entré dans une entreprise où je ne suis pas très aimé : on m’en veut, on glisse des peaux de banane sur mon passage, on me donne le travail le plus risqué, le plus difficile : il faut que je surfe entre toutes ces embûches, que je les évite, que je slalome entre les unes et les autres. Mais, usage très courant, on dit aussi qu’on surfe sur le net. C’est-à-dire qu’on navigue, qu’on passe d’un site à l’autre, en utilisant les hasards et les rencontres heureuses, pour chercher des informations, ou simplement pour être en contact avec des contenus divers, qu’on ne cherchait pas forcément, mais qu’on est content de rencontrer… Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr
  • Journal en français facile 02/12/2018 20h00 GMT
    TranscriptionClément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Sébastien Duhamel est avec moi ce soir pour le présenter. Bonsoir Sébastien ! Sébastien Duhamel : Bonsoir. CF : À la une de ce journal, après les violences d’hier à Paris en marge des manifestations des gilets jaunes, le gouvernement tente de reprendre la main. Le président Emmanuel Macron est allé constater les dégâts sur place. Il a également convoqué une réunion de crise cet après-midi. SD : La COP24 débute demain en Pologne. Ce sommet des Nations Unies sur le climat s’ouvre dans un contexte particulier. Alors que les catastrophes climatiques se multiplient et que certains pays s’éloignent de la lutte contre le changement climatique. CF : Et puis en fin d’édition, Yvan Amar décortiquera pour nous une expression dans l’actualité. Aujourd’hui, l’expression « dialogue de sourds ». ------ SD : Le gouvernement français cherche comment surmonter la crise provoquée par les émeutes d’hier à Paris, lors des manifestations des gilets jaunes. CF : Des violences, à la suite desquelles je vous le rappelle, 378 personnes ont été placées en garde à vue et 133 ont été blessées. En première ligne aujourd’hui, le président lui-même. À peine rentré du G20 en Argentine, Emmanuel Macron s’est rendu à l’Arc de Triomphe pour constater les dégâts. Il a ensuite convoqué une réunion de crise à l’Élysée avec une partie de son gouvernement. Jeanne Richard, l’exécutif a indiqué qu’Emmanuel Macron ne s’exprimerait pas aujourd’hui. Toutefois des décisions ont été prises lors de cette réunion. L’exécutif veut renouer le dialogue. Et c’est encore une fois le Premier ministre Édouard Philippe qui sera en première ligne pour tenter de résoudre cette crise. Emmanuel Macron lui a en effet demandé de recevoir les chefs des partis politiques représentés au Parlement, ainsi que des représentants des gilets jaunes. Ceux en tout cas, qui ont exprimé leur volonté de discussion. Edouard Philippe commencera ces consultations dès ce lundi en recevant également la maire de paris Anne Hidalgo. Autre point évoqué : le bilan des violences. Le chef de l’État a demandé au ministre de l’Intérieur Chistophe Castaner de réfléchir à faire évoluer le dispositif de sécurité. Il s’agit d’éviter de nouvelles scènes de guérillas urbaines lors des prochaines manifestations. En revanche, contrairement à ce qu’avait suggéré le porte-parole du gouvernement plus tôt, la possibilité d’instaurer l’état d’urgence n’a pas été évoquée. Ni d’ailleurs la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale comme le réclame une partie de l’opposition. Emmanuel Macron a par ailleurs insisté sur la nécessité « qu’aucun des actes » survenus samedi « ne reste sans réponse judiciaire ». Au total, à Paris, 412 personnes ont été interpellées et 378 placées en garde à vue selon la préfecture de police. CF : Reste à savoir si cette nouvelle tentative de dialogue fonctionnera. Avant-hier, un premier essai avait échoué. Seuls deux des « Gilets jaunes » invités à rencontrer le chef du gouvernement s’étaient présentés à Matignon. Et l’un d’eux avait rapidement quitté les lieux. SD : Le G20 s’est terminé hier en Argentine, avec un accord entre les présidents américains et chinois. CF : Donald Trump et Xi Jinping ont conclu une trêve commerciale. Les deux chefs d’état « ont trouvé un accord pour mettre fin à la mise en œuvre de nouveaux droits de douane » a dit le ministre chinois des Affaires étrangères. Le vice-ministre du Commerce chinois a précisé que Washington renonçait à augmenter de 10 à 25 % les droits de douane sur la moitié des importations chinoises. Mais la Maison-Blanche a fait savoir que cette décision n’était que suspendue pour une durée de 90 jours. SD : Au lendemain de sa prise de fonction, le président mexicain frappe un grand coup pour marquer l’opinion. CF : Andrés Manuel Lopez Obrador a ouvert au public la résidence de Los Pinos à Mexico. C’est dans cette luxueuse demeure qu’ont vécu les précédents chefs d’État. Lui-même a toujours dit qu’il refusait de l’occuper, Alix Hardy. [Transcription manquante] SD : Des dizaines de milliers de Georgiens ont manifesté aujourd’hui dans les rues de leur capitale. CF : Ils protestent contre le résultat de la dernière élection présidentielle. Un scrutin remporté par la candidature, et que les manifestants estiment truqué. Ils réclament des élections législatives anticipées. Cette semaine, l’ex-diplomate française Salomé Zourabichvili a été élue présidente avec plus de 59 % des voix au second tour de l’élection. Mais l’opposition refuse de reconnaître ces résultats. SD : Ce n’est pas demain, comme je l’annonçais en sommaire, mais c’est bien aujourd’hui que c’est ouverte en Pologne la 24e conférence des Nations Unies pour le climat. CF : La COP24 réunit plus de 20 000 personnes. Un objectif : faire avancer la lutte contre le changement climatique. Mais le contexte est compliqué. Alors que les évènements climatiques extrêmes s’enchaînent, le dernier rapport de l’Organisation Météo mondiale prévoit une augmentation de la température de 3 degrés d’ici la fin du siècle. Un constat inquiétant, d’autant plus que les dirigeants des États-Unis et du Brésil semblent accorder peu d’importance à la préservation du climat. Alors qu’attendre de cette COP24, Agnès Rougier ? Ce sont principalement des points techniques qui vont être discutés à Katowice, des sujets qui s’inscrivent dans la suite de l’accord de Paris visant à limiter le réchauffement en dessous de 2 degrés, voire un degré et demi, d’ici la fin du siècle. Il y a d’abord la production d’un document, qui fait l’objet de négociations depuis la COP22 à Marrakech. Ce « rule book » ou « livre des règles » va permettre d’encadrer et d’évaluer les actions et contributions des pays pour arriver à 0 émission de gaz à effet de serre en 2050, ainsi que leur contribution à l’effort international. Les points clés qui seront discutés à la COP24 sont d’abord : la définition d’un cadre qui s’applique à tout le monde, en tenant compte des capacités de chacun ; les engagements financiers ; et enfin les mécanismes de coopération carbone, qui permettent à un pays de compenser ses émissions de CO2 en achetant des crédits à un pays moins émetteur. À Katowice, ce sera également l’aboutissement du « dialogue de Talanoa », processus initié par les îles Fidji à la COP23, qui vise à faire avancer la discussion politique, mais qui risque de se terminer à la COP24 sans le soutien de la Pologne, car le pays qui accueille cette année la COP, milite activement contre le relèvement de l’ambition européenne. CF : Comme tous les dimanches, « l’expression de la semaine » d’Yvan Amar. Aujourd’hui, « dialogue de sourds ». [Transcription manquante] CF : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci à vous de l’avoir écouté. Et merci à Sébastien Duhamel de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée. SD : Merci Clément. Bonne soirée à tous.
  • Journal en français facile 01/12/2018 20h00 GMT
    TranscriptionClément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bienvenu dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Un journal que je présenterai en compagnie de Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien ! Sébastien Duhamel : Bonsoir à tous. CF : À la une, nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes. Ils étaient quelque 75 000 dans toute la France. À Paris, les rassemblements ont été marqués par des violences. Une centaine de personnes ont été blessées et plus de 200 interpellées. SB : Dans l’actualité également, la mort d’une figure de la politique américaine. George Bush est décédé hier à 94 ans. Il avait été président des États-Unis de 1989 à 1993. On revient sur son mandat dans ce journal. CF : Et puis, à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le SIDA, on s’intéressera à un aspect peu connu de l’épidémie. La contamination des seniors. En France, près de 1 200 personnes de plus de 50 ans apprennent chaque année qu’elles sont infectées par le VIH. ----- SB : Les gilets jaunes de nouveau mobilisés en France. CF : 3e journée nationale d’action aujourd’hui. Ils étaient 75 000 manifestants dans tout le pays, dont 5 500, à Paris selon les chiffres du gouvernement. Paris où des violences ont éclaté notamment autour de la place de l’Étoile. Des violences tournant parfois aux scènes de chaos. Et ce, malgré l’opposition de certains manifestants pacifistes, David Baché. Juste sous l’Arc de Triomphe, des gilets jaunes pacifistes s’assoient devant la tombe du Soldat inconnu pour la protéger des casseurs. Cette scène surréaliste est à l’image de ce qui s’est passé toute la journée autour de la place de l’Étoile. Les manifestants les plus violents brûlent des voitures, jettent des grilles d’arbres et des barrières... Certains sont équipés de barres de métal ou de fumigènes. Mais les CRS n’ont pas attendu les violences pour utiliser abondamment leurs bombes lacrymogènes et leurs canons à eau. Comme l’explique Bruno Dubreuil, gilet jaune venu de Seine-et-Marne. Les CRS interpellent les casseurs ; ils empêchent également les manifestants pacifistes de se rassembler. Les groupes épars vont d’un point à un autre, au gré des nuages de fumée, des heures durant. Comme Louisa, qui ne donne que son prénom. Les gilets jaunes protestent contre le coût trop élevé du carburant et, plus globalement, contre une politique gouvernementale jugée inéquitable. Des revendications qui, sur les champs Élysée, aujourd’hui, se seront moins fait entendre que les détonations. CF : Le reportage de David Baché. Et à la suite de ces débordements au moins 110 personnes ont été blessées dont 17 parmi les forces de l’ordre. Les forces de l’ordre qui ont procédé à 270 interpellations, arrestations, d’après les derniers chiffres de la préfecture. Ce soir la situation est « plus apaisée », mais « pas totalement sécurisée » a expliqué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Emmanuel Macron de son côté a dénoncé ces violences. À Buenos Aires, à l’occasion du G20, le président a jugé que cela n’avait « rien à voir avec l’expression pacifique d’une colère légitime ». Il a également promis que les responsables de ces violences seraient poursuivis. SB : Le G20, vous en parliez Clément, où doivent se rencontrer Donald Trump et Xi Jinping. CF : Les présidents américain et chinois se rencontrent en marge du sommet. Au programme, des négociations sur une éventuelle trêve commerciale entre les deux pays. Avant cela les 20 pays participants se sont mis d’accord sur la nécessité, le besoin, de réformer l’OMC, l’Organisation mondiale du Commerce. SB : Aux États-Unis, les réactions sont nombreuses après la mort hier de l’ancien président George Bush père. CF : « Peu d’Américains peuvent ou pourront rivaliser avec le président Bush pour la façon dont il aura servi les États-Unis » a déclaré son successeur à la Maison-Blanche, Bill Clinton. Autre ancien président, Barack Obama a salué « un patriote » dont la diplomatie a contribué, a aidé « à mettre fin à la Guerre Froide sans tirer un coup de feu ». George Bush père donc, est mort à 94 ans. Il a dirigé les États-Unis de 1989 à 1993. Un président, Domitille Piron, considéré comme assez éloigné des préoccupations des Américains. Né dans un environnement privilégié, George Bush était le fils d’un sénateur, il avait fait fortune dans le pétrole au Texas, avant un mandat en tant qu’ambassadeur à l’ONU et la vice-présidence de Ronald Reagan durant 8 ans. Mais l’ancien aviateur durant la Seconde guerre mondiale et ancien étudiant de la prestigieuse université de Yale était assez déconnecté des réalités des Américains. Le bilan du mandat de George Bush père est surtout reconnu à l’international, avec la guerre du Golfe ou encore l’intervention militaire au Panama. Mais le 41e président des États-Unis était perçu comme étant bien plus intéressé par établir un « nouvel ordre mondial » que par le redressement de l’économie américaine. Durant sa campagne en 1988, il avait prononcé cette phrase célèbre « lisez sur mes lèvres, pas de nouveaux impôts » promesse qu’il ne tiendra pas. Deux ans après son élection, Bush avait été contrait d’accepter augmentation d’impôts et des réductions des dépenses. La fin de son mandat est marquée par une forte hausse du chômage et la récession. Et sa déconnexion vis-à-vis du peuple américain sera marquée par un incident provoquant la moquerie générale durant sa campagne pour sa réélection, à la découverte des supermarchés George Bush était resté fasciné devant un scanner de code-barre. Et cet éloignement vis-à-vis des électeurs américains explique en partie pourquoi George Bush ne parviendra pas à se faire réélire face à Bill Clinton. CF : Les funérailles nationales de George Bush « sont en cours d’organisation » annonce la porte-parole de la Maison-Blanche. Des funérailles auxquelles assistera Donald Trump. L’actuel président américain a également décrété un jour de deuil national mercredi prochain. SB : Le Yémen est au bord « d’une crise majeure » prévient un haut responsable de l’ONU. CF : Mark Lowcock, secrétaire général adjoint pour les affaires humanitaires des Nations Unies achevait aujourd’hui une visite dans le pays. Dans un communiqué, il déplore la détérioration de la situation humanitaire depuis son dernier séjour au Yémen il y a un peu plus d’un an. Mark Lowcock appelle à de nouvelles aides humanitaires pour l’année prochaine. SB : Aujourd’hui, samedi 1er décembre, marque la journée mondiale de lutte contre le sida. CF : En France, environ 6 000 personnes découvrent chaque année qu’elles sont infectées par le VIH. Parmi elles, à peu près 1 200 ont plus de 50 ans. Les seniors, comme on les appelle, auxquelles s’est intéressée l’Agence Santé Publique France. Elle a mené une étude sur cet aspect de l’épidémie dont on parle peu, Valérie Cohen. Les seniors ne sont pas épargnés par l’épidémie. Et d’ailleurs pourquoi le seraient-ils ? Ils ont une sexualité, ne vivent pas forcément en couple fidèle et stable depuis des décennies, et tous ne se protègent pas, à l’image du reste de la population. Dès lors le risque d’être infecté est bien réel : en 2016, 20 % des personnes qui ont découvert leur séropositivité avaient dépassé la cinquantaine. Parmi elles, les ¾ avaient entre 50 et 59 ans, et près de 1/4 entre 60 et 70 ans. Pour la grande majorité, ce sont des hommes, homosexuels ou hétérosexuels. Au vu des chiffres, il semble que les plus de 50 ans soient moins touchés par le VIH que les autres. Reste qu’ils se font moins souvent dépister. En cause : ils auraient une perception du risque de contamination plus faible. Les médecins seraient parfois mal à l’aise pour discuter de sexualité avec eux, et moins enclins à leur proposer de se faire dépister, considérant eux aussi qu’ils sont peu exposés au risque VIH. Des perceptions à faire changer donc. Le nombre de seniors ayant découvert leur séropositivité augmente de 2 % chaque année depuis 2004, en France et dans l’ensemble des pays de l’Union européenne. CF : Comme tous les samedis on retrouve le « Mot de la semaine » d’Yvan Amar. Aujourd’hui « protéiforme ». [Transcription manquante] CF : C’était Yvan Amar.

France Bienvenue
  • Ça marche pour Mathilde !
    Mathilde marche. Mathilde marche même beaucoup ! Mais pas tout à fait comme vous et moi… Un peu plus vite ! Aujourd’hui, elle nous fait découvrir son sport, la marche athlétique. Voilà un sport peu connu en France et même dans le monde entier, alors qu’il fait partie de l’athlétisme, la discipline phare des Jeux […]
  • Au travail ! Voici la onzième équipe !
    Anne discute avec Aline, Lydia et Mathilde, trois des membres de l’équipe de France Bienvenue pour cette nouvelle année universitaire. Ces dernières nous parlent un peu d’elles-mêmes. Un tout petit peu seulement ! On a hâte d’en savoir plus… Transcription: Aline = A / Lydia = L / Mathilde = M / Anne : An […]
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    Vous avez fait la connaissance de Dérine la semaine dernière. Aujourd’hui, elle nous parle de sa religion. Comment cela se passe-t-il au travail, dans notre pays dont l’un des principes est celui de la laïcité ? Transcription D: Dérine / H: Hanane / A: Anne A : Bon alors, Dérine, vous avez dit que vous étiez […]
  • Quel travail pour Dérine ?
    Et voilà, c’est la rentrée et le début d’une nouvelle année universitaire! Nous avons repris il y a deux semaines. Donc il est temps de remettre en route ce site, en sommeil depuis quelques mois ! En attendant que la nouvelle équipe d’étudiants soit parfaitement prête, remettons-nous dans l’ambiance du travail avec Dérine, pleine d’énergie. […]
  • Le rêve de Mina
    Il n’est pas toujours facile de combiner études, passions et job d’étudiant. Aujourd’hui, nous allons à la rencontre de Mina, une étudiante pour qui études, passion et projet professionnel ne font qu’un. Transcription: G: Gervaise / M: Mina G : Donc je suis avec Mina. Mina, tu es étudiante et en même temps, tu travailles […]
  • Quand Tina et Laëtitia font leur cinéma
    Que faites-vous dans votre temps libre ? Tina et Laëtitia vous parlent aujourd’hui d’une de leurs passions : le cinéma. Elles voient beaucoup de films, des films français et étrangers, des bons et des moins marquants. En écoutant cette conversation, vous saurez quels sont leurs films fétiches. On attend vos commentaires avec vos films à […]
  • Le cheval, c’est génial !
    Mélodie a repris l’équitation à la rentrée. Cette semaine, Gervaise a quelques questions à lui poser pour comprendre ce qui la pousse à monter sur ces grands animaux ! Transcription : M: Mélodie / G: Gervaise M : Salut tout le monde ! C’est Mélodie et Gervaise. G : Bonjour. M : Bah aujourd’hui, on va vous parler donc […]
  • Comme chien et chat
    On dirait que la nouvelle équipe aime les animaux ! Laëtitia a un chat. Mélodie a un chien. Et depuis peu, Tina a un chat ET un chien ! Alors, côté cohabitation, comment est-ce que ça se passe ? C’est ce qu’elle nous raconte aujourd’hui. Transcription: L: Laëtitia / T: Tina L et T : Bonjour […]
  • La surprise du jour
    Marseille et son soleil. Marseille et son climat méditerranéen… Ici, on est habitué à des hivers plutôt doux, même s’il ne fait pas chaud parfois à cause du mistral. Alors quand on ouvre ses volets un matin et que le paysage ordinaire a changé, c’est un petit événement ! Laëtita, Gervaise et Tina reviennent aujourd’hui […]
  • Mais qui est Bouboule ?
    Depuis notre dernier enregistrement, vous connaissez le chien de Mélodie. Mais dans notre groupe, elle n’est pas la seule à avoir un animal de compagnie. Donc aujourd’hui, c’est au tour de Laëtitia de nous parler de son petit compagnon à quatre pattes. Et vous, avez-vous un animal ? Transcription: G: Gervaise / L : Laëtitia […]

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Podcast français facile
  • À propos du foot – dialogue FLE
    🔷Objectifs : raconter un souvenir au passé niveau : Delf A2 - Delf B1 grammaire : imparfait / passé composé 🔷DIALOGUE :   Phil : Tu regardes le foot, toi ? Nina : Oui, j’aime bien. Je regarde le foot depuis que je suis enfant, c’est mon père qui m’a donné le virus. On regardait [...] À propos du foot – dialogue FLE est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Les articles définis et indéfinis (pour débutant).
    🔷 Objectifs : Les articles définis et indéfinis Niveau : grand débutant https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/12/dialogue_17.mp3 🔷 MODÈLE 1 : Phil : Qu’est-ce que c’est ? Léa : C’est un livre. C’est un livre de grammaire. Phil : C’est le livre de Guillaume ? Léa : Non, c’est le livre du voisin. 🔷 MODÈLE 2 : Phil : [...] Les articles définis et indéfinis (pour débutant). est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Parler au futur en 25 questions
    🔷 Répondez aux questions en utilisant le futur simple. Qui inviterez-vous à votre anniversaire ? Où irez-vous en vacances la prochaine fois ? Où n’irez-vous jamais passer vos vacances ? Où ferez-vous vos courses la semaine prochaine ? Avec qui passerez-vous les prochaines fêtes de famille ? Qu’est-ce que vous mangerez ce soir ? Avec [...] Parler au futur en 25 questions est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Faire des crêpes – dialogue FLE pour débutant
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    🔷 Être obligé de : définition https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/11/oblige1.mp3 "Être obligé de" signifie "être dans l'obligation de", "devoir", "être contraint de" Exemple : Tu es obligé de tenir tes promesses. 🔷 EXERCICE : TRANSFORMEZ SELON L'EXEMPLE https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/11/etre_oblige_de.mp3 Exemple : Elle doit absolument rester jusqu'à 23 heures. Elle est obligée de rester jusqu'à 23 heures.   Tu dois [...] être obligé de – devoir – exercice est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
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