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  • Trump et Kim Jong-un au sommet
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Pognon
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.« Les aides sociales coûtent un pognon de dingue ! » Une phrase du président de la République qui suscite la polémique. Et qui d’ailleurs met en avant une expression familière : « de dingue » pour dire « beaucoup ». Et un mot familier, pognon ! Le mot appartient à l’argot, sans être vraiment vulgaire. Et bien sûr le vocabulaire de l’argent est extrêmement bien représenté dans le lexique argotique. L’argent, bien souvent, on ne sait comment en parler ! Et le sujet est un peu tabou. Comme le sexe, l’élimination physique, la mort, le crime, il fait partie de ces matières dont on ne sait trop comment parler… ce qui nourrit évidemment l’argot. Pognon n’est pas un argot tout récent. Il ferait même un peu désuet, mais il s’emploie et se comprend encore. Et comme pour plusieurs mots dont le sens est à peu près le même, on n’est pas trop sûr de son origine. Une histoire pourtant est associée à cette naissance supposée. Le chef-comptable des usines Schneider du Creusot s’appelait Henri Pognon. Il régnait donc sur les salaires, et on peut comprendre que son nom ait été associé à la paye de la fin du mois. D’autres mots, relayant une association d’idées qu’on trouve dans des langues très nombreuses, lie l’argent aux premières nécessités, à la survie, donc à la nourriture. C’est peut-être le cas du mot fric, qui pourrait dériver de fricot : ce qui mijote dans la casserole : on se souvient d’une autre phrase familière : c’est lui ou elle qui fait bouillir la marmite, c’est-à-dire c’est lui ou elle qui gagne l’argent du ménage. Et quand on parle de blé pour désigner l’argent, on est bien sûr dans la même imagerie. Céréale riche par excellence, elle a de surcroît la chance d’être dorée, donc d’évoquer l’or… Et cet argot est souvent très vieux. L’étonnant est que parfois un mot très ancien réapparaît dans l’argot des jeunes gens, après un long purgatoire, pendant lequel il n’était pratiquement plus employé. C’est le cas pour thune, par exemple, mot assez à la mode depuis une ou deux générations, et pratiquement disparu auparavant. La thune ? Au 19e siècle, au 20e, une appellation familière d’une pièce de cinq francs. Et bien avant, un mot qui appartient à l’argot le plus vieux, celui du royaume d’argot. Au moyen-âge, le roi de Thune, qui évoque le roi de Tunis, régnait sur cette pègre qui se déguisait pour mendier. Et la thune était le nom argotique de l’aumône qu’on demandait en mimant l’infirmité. Tout un théâtre qui a fait rêver et qu’on a retrouvé quatre siècles plus tard dans le roman de Hugo, Notre-Dame de Paris. Et pour finir avec un autre mot qui nous vient du moyen-âge, on citera la maille. Là encore le terme est en faveur auprès des locuteurs d’aujourd’hui. Alors que jadis, il désignait la plus petite unité monétaire, celle dont on ne pouvait imaginer utiliser la moitié : ç’aurait été trop peu ! Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr  
  • Journal en français facile 14/06/2018 20h00 GMT
    TranscriptionMaxime Jaglin : 22h à Paris, 20h en temps universel, merci d’écouter RFI. Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Pour le présenter à mes côtés ce soir Zephyrin Kouadio. Bonsoir Zephyrin. Zephyrin Kouadio : Bonsoir Maxime, bonsoir à tous. MJ : À la Une, le Yémen où les combats violents se poursuivent. Les forces progouvernementales tentent de reprendre le port stratégique d’Hodeida aux rebelles Houthis. ZK : Les États-Unis suspendent leurs manœuvres militaires en Corée. Un nouveau signe de détente après le sommet de Singapour, mais Washington maintient en revanche ses sanctions commerciales. MJ : On reviendra également sur un procès de l’horreur en Hongrie. En 2015 71migrants avaient été retrouvés mort étouffé lors de leur voyage vers l’Allemagne. Les principaux trafiquants ont été condamnés à de lourdes peines de prison. ZK : Et puis c’est la première femme noire à devenir maire de la ville de San Francisco. Le portrait de London Breed à découvrir à la fin de ce journal. ----- ZK : On débute Maxime ce journal au Yémen où l’offensive se poursuit sur Hodeida. Les forces pro-gouvernementales tentent depuis 2 jours de reprendre ce port stratégique, le principal du pays, contrôlé par la rébellion houthie. Les combats sont très violents. Il y a déjà eu 39 morts parmi les rebelles et les forces fidèles au pouvoir yéménite. Sami Boukhélifa. Malgré le soutien militaire de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis, les troupes gouvernementales yéménites peinent à avancer. Les rebelles chiites houthis, opposent une farouche résistance. Hodeida, est stratégique à plus d’un titre. Cette ville sur les rives de la mer Rouge, dispose d’un port et d’un aéroport, via lesquels l’aide humanitaire arrive dans le pays. D’où l’inquiétude de la communauté internationale. Au Yémen, la population est déjà très mal en point. La guerre, la famine et les maladies ont fait près de 10 000 morts durant ces trois dernières années. La bataille de Hodeida est la plus importante depuis la fameuse offensive de l’été 2015 qui avait permis aux forces progouvernementales de reprendre plusieurs régions du sud du pays et notamment Aden. Plus au nord, les Houthistes, maintiennent leur position. La capitale Sanaa, est toujours entre leur main. À Hodeida, leurs tireurs embusqués font des ravages... Ils ont tué ou blessé de nombreux soldats selon des secouristes qui interviennent sur place. ZK : La Française Sophie Petronin, otage au Mali depuis fin 2016, apparaît dans une nouvelle vidéo. MJ : Elle a été diffusée par le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. Le film aurait été enregistré le 7 juin 2018 même si rien ne permet de le confirmer. Il dure environ sept minutes pendant lesquelles Sophie Petronin s’adresse aux autorités françaises. On la voit également écouter sur un téléphone un message que lui a envoyé son fils via les antennes de RFI. ZK : RFI 22H04 à Budapest. C’est une histoire dramatique qui avait provoqué l’effroi et l’indignation partout dans le monde. En août 2015 en Autriche 71 migrants avaient été retrouvés morts étouffés dans un camion. Homme, femmes, et enfants. Ils étaient originaires de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan et avaient quitté la Hongrie voisine en espérant rejoindre l’Allemagne. Près de trois ans après le drame, et à la suite d’un long procès, les passeurs, les trafiquants, ont été condamnés à de lourdes peines, allant de 3 à 25 ans de prison. À Budapest, Florence La Bruyere. Le parquet hongrois avait demandé la réclusion à perpétuité. Mais les 4 principaux trafiquants, un afghan et 3 bulgares, écopent de 25 ans de prison fermes chacun, pour complicité d’homicide involontaire. Les dix autres accusés reçoivent des peines allant de 3 à 12 ans d’emprisonnement. D’après la cour, il n’y a pas eu préméditation, mais les trafiquants ont fait preuve de cruauté. Ce jour-là, sur la route, le chauffeur du camion avait alerté son patron par téléphone : « Les passagers crient pour qu’on leur donne de l’air ». Le chef du réseau, un afghan de 31 ans, lui — même réfugié en Hongrie, avait ordonné. « Qu’on les laisse mourir. S’ils meurent, il faut les décharger dans une forêt en Allemagne ». Pour le procureur hongrois, les trafiquants ont montré une indifférence effroyable et une cupidité sans limites. Le lendemain du drame, le gang avait organisé un nouveau transport dans des conditions similaires. Les 67 passagers avaient échappé à la mort de justesse, en défonçant la porte du camion. Le drame du camion charnier avait provoqué une onde de choc en Europe. Cette tragédie avait encouragé Angela Merkel à ouvrir les frontières de l’Allemagne à plus d’un million de demandeurs d’asile. MJ : Ce soir le parquet hongrois a toutefois fait appel de cette décision. ZK : Tabac, jeans, bourbon, motos, voilà les produits américains qui seront bientôt lourdement taxés par l’Union européenne. Les 28 pays membres ont décidé aujourd’hui à l’unanimité de répondre aux nouvelles taxes douanières mises en place par les États-Unis notamment sur l’acier et l’aluminium. Mais la Commission européenne doit encore valider cette mesure prévue pour le début de l’été. Dans le même temps le Fonds monétaire international prévient Washington : « dans une guerre commerciale il n’y a jamais de gagnant, mais que des perdants » voilà les mots de la directrice du FMI Christine Lagarde. ZK : Deux jours après un sommet qualifié d’« historique » entre Kim Jong un et Donald Trump, les discussions se poursuivent pour garantir la paix sur la péninsule coréenne. MJ : Aujourd’hui des hauts responsables militaires du nord et du sud se sont rencontrés à Panmunjom, le village à la frontière entre les deux pays... Ce sont les premières négociations de ce type depuis plus de 10 ans. Objectif : éviter tout conflit entre les deux pays. A Seoul, Frederic Ojardias. C’est un spectacle plutôt inhabituel qu’ont offert les généraux nord et sud-coréens : tout sourire, échangeant des plaisanteries, les deux délégations militaires se sont rencontrées à Panmunjom, le seul point de contact sur la frontière. En guise de bienvenu, le chef de la délégation nordiste a souligné à quel point il était rare qu’un Coréen en uniforme franchisse la ligne de démarcation. Les deux Corées ont discuté du rétablissement de téléphones rouges entre leurs deux armées et de l’organisation régulière de ce type de dialogue. Les Nord-Coréens ont probablement aussi demandé des précisions quant à la suspension des exercices militaires massifs organisés par la Corée du Sud et les États-Unis. Lors de son sommet avec Kim Jong-un, le président américain Donald Trump a en effet annoncé la suspension de ces manœuvres, qu’il a qualifiées de « jeux de guerre » provocateurs, coûteux et inutiles. L’annonce a pris par surprise Séoul, qui n’avait pas été prévenu. Mais la Corée du Sud s’y montre favorable, et a ensuite déclaré cette trêve militaire était nécessaire tant que le dialogue avec le Nord continuait. MJ : les États-Unis continuent de leur côté à mettre la pression sur la Corée du Nord. Washington suspend les manœuvres militaires conjointes avec la Corée du Sud. Mais les sanctions, elles, ne seront levées qu’après une « dénucléarisation complète » selon Mike Pompeo. Le secrétaire d’État américain reconnaît par ailleurs qu’il y a bien un risque de ne pas parvenir à la paix en Corée. ZK : Donald Trump, lui, est empêtré dans une nouvelle affaire aux États-Unis. MJ : le président américain est accusé d’avoir détourné de l’argent de sa fondation pour régler de nombreuses dépenses personnelles. La procureur de New York a porté l’affaire en justice et demande la dissolution de la fondation Trump. Donald Trump a immédiatement répliqué, répondu, il dénonce des accusations « ridicules ». ZK : On reste aux États-Unis, San Francisco rentre dans l’histoire. Pour la première fois, une femme noire a été élue maire de la ville. MJ : Son nom : Londond Breed. Elle sera à la tête de mairie de San Francisco jusqu’en 2020 pour terminer le mandat de son prédécesseur, Ed Lee, décédé en décembre dernier. Au-delà du symbole que représente l’élection d’une femme noire à ce poste, l’élue démocrate issue des quartiers pauvres représente aussi un exemple de réussite sociale. Oriane Verdier. London Breed n’est pas issue de l’élite américaine. Enfant, elle grandit dans un logement social et un quartier connu pour sa violence. La femme politique d’aujourd’hui se souvient des boîtes de conserve comme repas quotidien et du jus de raisin comme produit de luxe. En 2006, London Breed perd sa sœur d’une overdose. Son frère aîné, lui, est emprisonné pour vol. Mais la jeune femme ne se laisse pas abattre. Elle commence sa carrière politique en tant que stagiaire à la mairie de San Francisco à l’office du logement. Une problématique primordiale à ses yeux, dans une ville où les loyers ne font qu’augmenter. En 2012, London Breed, diplômée de l’université de San Francisco, est élue membre du Board of supervisors l’autorité législative du comté de San Francisco. Elle en devient la présidente en 2015. Aujourd’hui à 43 ans, elle lance un message d’espoir aux jeunes de San Francisco je cite : « Peu importe vos origines. Vous pouvez accomplir ce que vous voulez si vous le décidez. ZK : Les premiers chants de supporters, et les premiers buts : la 21e coupe du monde de football en Russie, c’est parti ! MJ : Pour débuter, la première rencontre de la compétition a finalement assuré le spectacle. La Russie, le pays organisateur, s’est imposée largement face à l’Arabie saoudite : 5 à 0. C’est la fin de ce journal en français facile, merci Zephyrin ! ZK : Merci à vous !
  • Aquarius
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr  
  • Journal en français facile 13/06/2018 20h00 GMT
    TranscriptionMaxime Jaglin : 22H Paris, 20h TU, merci d’écouter RFI. Bienvenue dans votre Journal en français facile. Pour le présenter avec moi ce soir Zephyrin Kouadio bonsoir. Zephyrin Kouadio : Bonsoir Maxime, bonsoir à tous. MJ : À la Une ce mercredi la question des migrants divise l’Europe, notamment le cas de l’Aquarius, ce bateau humanitaire qui provoque des tensions diplomatiques entre Rome et Paris. ZK : Au Yémen la coalition saoudienne a lancé l’offensive pour reprendre le contrôle du port d’Hodeida aux rebelles Houtis. L’aide humanitaire pourrait être gravement menacée. On en parle dans un instant. MJ : On connaît désormais les pays organisateur de la coupe du monde de football 2026 : ce sera aux États-Unis, mais aussi au Mexique et au Canada. ZK : Et puis à la veille du mondial 2018 en Russie, l’Espagne remplace son entraîneur. Un changement de visage qui a surpris tout le monde, y compris à Madrid. On y revient à la fin de ce journal. ----- ZK : On commence donc par cette tempête diplomatique qui se poursuit autour du sort de l’Aquarius. MJ : L’Aquarius, c’est ce bateau d’une organisation humanitaire française avec à son bord près de 630 migrants. Après avoir été refusé en Italie et à Malte, le navire fait désormais route vers l’Espagne qui a accepté de lui ouvrir le port de Valence. Mais l’affaire provoque des tensions entre l’Italie et la France. Rome n’a pas vraiment apprécié les propos d’Emmanuel Macron qui dénonçait hier « le cynisme et l’irresponsabilité du gouvernement italien ». Résultat : la venue du Premier ministre Giuseppe Conte à Paris vendredi semble compromise, menacée. Les explications avec Anastasia Becchio Les responsables italiens sont très agacés : autant dire que si la rencontre de vendredi a bien lieu, elle ne sera pas des plus faciles. Après la convocation au ministère des Affaires étrangères à Rome, de la chargée d’affaires de l’ambassade de France, le ministre de l’Économie, Giovanni Tria a annulé sa rencontre cet après-midi à Paris avec le ministre français Bruno Le Maire. À Bercy, on assure qu’un nouveau rendez-vous aura lieu dans quelques jours. L’homme fort du gouvernement italien, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini réclame des excuses de la France, faute de quoi, prévient-il, Giuseppe Conte devrait annuler sa visite à Paris. Le palais Chigi n’a pas publié de nouvelle déclaration après celle d’hier où il indiquait qu’il n’acceptait pas « de leçons hypocrites de pays ayant préféré détourner la tête en matière d’immigration ». Rome rappelle que sur les quelque 9 800 migrants en provenance d’Italie que Paris s’était dit prêt à accueillir, seuls 640 sont jusque-là arrivés en France. L’Élysée tente pour sa part de calmer le jeu et indique n’avoir reçu à ce stade aucune demande d’excuses de la part de la présidence du Conseil italien. En déplacement dans l’ouest de la France, Emmanuel Macron a tout à l’heure condamné « la politique du pire qui place tout le monde sous l’empire de l’émotion », tout en assurant qu’il continuerait à travailler « main dans la main avec l’Italie. ZK : Au lendemain du sommet qualifié d’“historique” entre Donald Trump et Kim Jong Un, les États-Unis mettent la pression sur la Corée du Nord. MJ : Le régime de Pyongyang n’a pas vraiment donné d’engagement précis lors de cette rencontre. Mais Washington dit avoir “bon espoir” que “l’essentiel du désarmement nord-coréen interviendra d’ici fin 2020. Dans moins de 2 ans et demi, c’est à dire avant la fin du mandat de Donald Trump... Selon Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, la prochaine phase de discussion entre les États-Unis et la Corée du Nord pourrait débuter dès la semaine prochaine. ZK : Au Yémen les forces pro-gouvernementales et la coalition emmenée par l’Arabie saoudite ont lancé l’offensive sur Hodeida. MJ : Des combats ont éclaté dans ce port stratégique, le principal du pays qui est aujourd’hui aux mains des combattants houtis soutenus par l’Iran. Les Nations Unies se disent extrêmes inquiètes après le début de cette offensive, car elle pourrait perturber l’arrivée de l’aide humanitaire. Nicolas Falez Sur les rives de la Mer Rouge, Hodeida compte 600 000 habitants. C’est par ce port que transite une bonne partie des importations, mais aussi de l’aide destinée à la population du Yémen pays pauvre plongé dans une terrible crise humanitaire depuis le début de l’intervention de la coalition arabe en 2015. On mesure donc le risque que représente une offensive armée sur Hodeida. Opération militairement incertaine pour les forces loyalistes du Yémen, appuyées par la coalition arabe en guerre contre la rébellion chiite des Houthis. Opération potentiellement catastrophique pour la population locale et pour les Yéménites dépendants de l’aide internationale déjà insuffisante... Ces derniers jours plusieurs ONG ont tiré la sonnette d’alarme demandant notamment à Emmanuel Macron de faire pression sur les Saoudiens et les Émiriens, les principaux belligérants de la coalition. Ces ONG jugent ‘inconcevable’ de maintenir la conférence humanitaire sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris dans le contexte d’une attaque sur Hodeida. Une conférence que la France organise en concertation avec ses alliés régionaux, qui sont les pays membres de la coalition. Hier, le Président français a eu un entretien téléphonique avec le Prince héritier d’Abu Dhabi Mohammed ben Zayed pour l’appeler « à la retenue et à la protection des populations civiles ». MJ : Le conseil de sécurité de l’ONU se réunira d’ailleurs es demain au sujet de cette offensive à Hodeida au Yémen. ZK : 1 milliard d’euros. C’est l’amende que devra payer Volkswagen en Allemagne. MJ : Le constructeur automobile a accepté la décision de la justice allemande. Le groupe reconnaît ainsi sa responsabilité dans le dossier des moteurs diesel truqués, qui polluaient plus que prévu. Les juges avaient mis en évidence « des manquements, des erreurs, dans le devoir de surveillance de Volkswagen ». ZK : En Argentine, c’est l’heure du choix. Le parlement argentin doit se prononcer aujourd’hui sur la légalisation de l’avortement. MJ : Après 10 ans de lutte féministe dans le pays le sujet arrive enfin au parlement. Le vote des députés s’annonce cependant très serré, cela pourrait se jouer à quelques voies de différence. Le camp du ‘Oui’ a progressé au sein de la population, mais les opposants à l’avortement sont toujours soutenus notamment par l’Église catholique. ZK : Direction le Mexique, où l’entreprise américaine Pepsi a fermé un site de mise en bouteille et de distribution. MJ : La raison : les menaces provenant du crime organisé. Cela se passe à Altamirano, dans l’État de Guerrero, l’un des plus violents du pays. Il y a quelques mois, le concurrent Coca Cola avait également décidé d’arrêter ses activités dans la région. Achim Lippold La situation était devenue intenable pour les ouvriers de ce site d’embouteillage. Ils avaient des menaces d’extorsion de fonds. Certains avaient été arrêtés avec leurs camions par des bandes criminelles qui leur demandaient de l’argent en échange d’une soi-disant ‘protection’. Plus d’une dizaine d’entreprises ont déjà quitté l’État de Guerrero, à cause de l’insécurité. Parmi elles Coca Cola qui a fermé les portes de son site de distribution à Altamirano en mars dernier. Et voilà que Pepsi lui emboîte le pas. Officiellement, l’entreprise parle d’une fermeture provisoire. Les responsables de l’État de Guerrero tentent d’éviter qu’elle devienne définitive. Car plus de 100 salariés perdraient leurs emplois. Mais pour convaincre les entreprises de rester, les autorités locales et fédérales doivent assurer leur sécurité. Ce qui n’est pas le cas. Il y a quelques jours, la principale organisation du Patronat, la Coparmex, a alerté le président mexicain sur l’augmentation des violences et lui a demandé des mesures d’urgence. En guise de réponse, le gouvernement, tout en minimisant sa responsabilité, a appelé le Parlement et la Justice à trouver une solution pour combattre l’insécurité. ZK : À la veille du coup d’envoi de la coupe du monde de football en Russie, les regards se tournent déjà vers le mondial... 2026, et notamment, au Mexique justement. MJ : Oui car on connaît désormais les pays organisateurs : le Mexique donc, mais aussi les États-Unis et le Canada. Les trois pays ont donc 8 ans pour se préparer. Grosse déception en revanche pour le Maroc, qui échoue pour la 5e fois. ZK : Toujours sur la planète football. C’est un coup de théâtre, une surprise dans la sélection espagnole, une des favoris de la coupe du monde. MJ : Julen Lopetegui n’est plus l’entraîneur de l’équipe espagnole. Le président de la fédération de football l’a tout simplement renvoyé, moins de 24 heures après sa nomination comme entraîneur du Real Madrid, et à la veille du mondial. Correspondance à Madrid, Pierre Chaperon. Que ce soit dans les transports en commun ou aux terrasses des cafés... les amoureux de football ne parlent que de ça. Julen Lopetegui congédié, l’annonce est venu comme l’effet d’une bombe. Une décision surprenante et navrante pour Antonio supporter de la première heure. « Ce qu’il s’est passé, c’est une honte pour l’Espagne. Parce que ça déstabilise l’équipe à quelques heures du début de la compétition. Je crois que c’est une très mauvaise chose pour le football espagnol. » Une décision brutale comme on la qualifie de ce côté-ci des Pyrénées, mais qui n’inquiète pas pour autant Horacio. Pour ce buraliste le groupe reste inchangé et pourra faire sans le désormais ex-sélectionneur. « Non, ce n’est pas la meilleure manière de se préparer. Mais ils savent jouer et il y a un groupe derrière avec les adjoints, les préparateurs, les joueurs. C’est suffisant. Je ne crois pas que ça va changer. Si ça se passe bien, cette annonce n’aura aucune répercussion, si ça se passe mal, alors on reparlera de cette destitution de l’entraîneur. » Reste à savoir quel sera l’impact de cette nouvelle sur les joueurs espagnols. Première réponse ce vendredi. L’Espagne entame sa coupe du monde, face au Portugal. MJ : 22h10 à Paris, c’est la fin de ce journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi. Merci Zéphyrin ! ZK : Merci Maxime.
  • Que va devenir l’Aquarius ?
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Poignée de main
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Une poignée de main, emblème de la rencontre qui a réuni Trump et Kim Jun un à Saïgon. Et on sait que Trump a la réputation d’avoir la poignée de main redoutable. Cette poignée de main c’est d’abord une image, mais bien vite une formule, une expression. Même si on n’a pas de photos le geste est commenté et le symbole est fort. Et depuis bien longtemps, c’est une action qui représente l’amitié et l’accord entre deux personnes. Un sens apparemment très positif, qui s’explique d’abord par une implication négative : si on se serre la main, cela veut d’abord dire « on ne s’attaque pas ! ». La poignée de main sous-entend qu’on se touche à main nue. Donc que la main n’est pas en train de tenir une arme, et le prouve. Et par ailleurs elle est très représentative d’un contact viril : la poignée de main est d’abord masculine, dans l’imaginaire. On ne se touche pas de trop près, mais le contact se fait par ce membre qui évoque la puissance, l’adresse. Et l’acte lui-même se fait avec une certaine force, modérée, soit ; on n’est pas là pour se faire mal, au contraire. Mais il montre bien que la puissance est là, maîtrisée, mais présente. Comme un serment, comme une signature, mais avec un langage du corps peut-être plus archaïque, la poignée est donc un pacte de non-agression, et plus si affinité.. Et elle fonctionne souvent d’ailleurs en guise de réconciliation. Un peu comme l’on utilise cette autre formulation : on enterre la hache de guerre, qui nous vient de l’anglais, qui lui-même l’avait empruntée à un rituel indien. Sûrement authentique, mais largement popularisé et sorti de son contexte par la littérature très populaire américaine : la hache de guerre qu’on déterre ou qu’on enterre doit son succès au western. Mais revenons à notre poignée de main : une poignée c’est ce qui tient dans le poing, c’est ce qu’on serre de la paume de sa main. Le mot évoque donc également une certaine quantité, dont on reconnaît l’existence, mais qui pourtant est modeste. Ce n’est jamais énorme, une poignée. Une poignée de terre qu’on répand sur une tombe : image de la brièveté et de la vanité de la vie : on est bien peu de chose ! Une poignée de pièces de monnaie, ou de dollars pour reprendre encore une fois une image de western, fut-il spaghetti ! La poignée est donc plus importante que la pincée, ce qu’on prend entre le pouce et l’index, pour en saupoudrer une préparation – une pincée de sel ou de safran. Mais moins que la brassée, qu’on peut prendre entre ses deux bras : une brassée de fleurs. Enfin la poignée n’est pas seulement ce qui tient dans le poing, ou ce que serre le poing : c’est aussi ce qu’on peut saisir avec cette main si habile : une poignée de porte ou de guidon.  Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr  
  • Journal en français facile 12/06/2018 20h00 GMT
    TranscriptionNathanaël Vittrant : RFI il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Soyez les bienvenus dans cette édition du Journal en français facile, à mes côtés pour le présenter Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous. NV : À la Une le sommet de Singapour entre Donald Trump et Kim Jong un. Vous l’entendrez les deux hommes sont sortis satisfaits de cette rencontre, même si l’accord qu’ils ont signé ne contient que des engagements très flous. SB : Les 630 migrants de l’Aquarius ont pris la direction de Valence en Espagne. Le navire humanitaire a interdiction d’entrer en Italie, une décision critiquée par Paris. La France qui n’a pas pour autant offert au bateau de faire escale sur son territoire. NV : La Macédoine va changer de nom après un accord avec la Grèce. Elle va se rebaptiser République de Macédoine du Nord. SB : Dans ce journal nous reviendrons aussi sur les violences au Nicaragua. NV : Et puis à quelques jours de la coupe du Monde, les prix grimpent en Russie. ----- SB : On commence par cette poignée de main historique entre Donald Trump et Kim Jong un. NV : Jamais avant aujourd’hui un président américain et un dirigeant nord-coréen ne s’étaient rencontrés. Les deux hommes qui il y a quelques mois encore s’insultaient étaient tout sourire au moment de présenter l’accord qu’ils ont tous les deux signé. Un accord en quatre points, mais sans engagement précis et sans calendrier. Mais pour Kim Jong un, c’est déjà une manière de regarder vers le futur. « Eh bien ça n’a pas été facile d’arriver jusqu’ici. Le passé nous enchaînait, en quelque sorte. Les anciens préjugés et les anciennes habitudes ont mis beaucoup d’obstacles sur notre route. Mais nous les avons tous surmontés, et nous sommes ici aujourd’hui. » SB : Donald Trump après cette rencontre a surpris le Pentagone et ses plus proches alliés dans la région en annonçant la fin des manœuvres militaires communes avec Séoul. NV : Ce n’était pourtant pas dans l’accord. Ces exercices militaires communs avaient mobilisé 17 500 militaires américains l’an dernier. Visiblement surprise, la présidence sud-coréenne a demandé des « précisions ». Mais le président américain assure qu’il reste le grand gagnant de ces négociations. « J’ai remarqué que certaines personnes ont dit : le président a accepté cette rencontre, il a renoncé à tellement de choses. Je n’ai cédé sur rien. Je suis ici. Je n’ai pas dormi depuis 25 heures, mais j’ai pensé qu’il fallait le faire — parce que nous avons négocié littéralement 24 heures sur 24. Mais nous n’avons cédé sur rien, si ce n’est que j’ai accepté de le rencontrer. Et je pense que la réunion était tout aussi bonne pour les États-Unis que pour la Corée du Nord ». SB : Mais alors que contient-il exactement ce texte signé par Donald Trump et Kim Jong un ? Eh bien Sylvie, sur le point clé de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, aucune percée majeure. Christophe Paget Les Américains ont perdu deux mots en cours de route : certes, la Corée du Nord réaffirme son engagement à une dénucléarisation « complète » de la péninsule, mais pas « vérifiable et irréversible » comme le souhaitait Washington. Pas de calendrier non plus pour cette dénucléarisation, encore moins de définitions : les bâtiments américains qui croisent au large de la Corée du Sud sont-ils concernés ? On ne le sait pas, puisque si le texte parle de « garanties de sécurité » américaines envers la Corée du Nord, elles ne sont pas explicitées. Pas un mot non plus des sanctions qui touchent la RPDC et de leur éventuelle levée, pour autant il y a une allusion à l’économie – ce qui intéresse le plus Kim Jong-un, avec le mot « prospérité ». Sans plus. Le texte mentionne la restitution des restes des prisonniers de guerre (la guerre de Corée), mais pas une éventuelle libération des Japonais enlevés dans les années 70 et 80 par Pyongyang. C’est pourtant le sujet le plus important pour Tokyo, le grand allié des États-Unis dans la région. Le mot « paix » est utilisé trois fois, mais pas de mention d’un éventuel Traité de paix entre les deux Corées. Bref quand on lit dans cette déclaration qu’États-Unis et Corée du Nord « s’engagent à des négociations à venir », on veut bien les croire, il y a encore beaucoup à négocier. SB : Emmanuel Macron dénonce l’attitude « cynique » et « irresponsable » du nouveau gouvernement italien après le refus de Rome de laisser l’Aquarius et les 630 migrants à son bord de rejoindre la terre ferme. NV : Édouard Philippe le Premier ministre français a proposé son aide à l’Espagne qui a offert au bateau de rejoindre le port de Valence. Mais malgré les critiques, y compris au sein de la majorité, la France n’a pas proposé d’ouvrir ses ports, pourtant bien situés entre l’Italie et l’Espagne. La France explique ne pas vouloir « créer de précédent ». Rappelons que parmi les migrants de l’Aquarius sauvés en mer on trouve 123 mineurs non accompagnés, 11 autres enfants, et 7 femmes enceintes. Par ailleurs un bâtiment de la marine américaine a repêché 12 cadavres en mer Méditerranée ces jours-ci. SB : L’actualité européenne c’est aussi la Macédoine qui va changer de nom. NV : Le nom de ce petit pays des Balkans ne plaisait pas à Athènes, puisque la Macédoine c’est aussi une région grecque. Cela fait près de 30 ans que le gouvernement grec et son voisin sont en conflit sur le sujet, la Grèce craignait que ce nom n’encourage la Macédoine à revendiquer des territoires aujourd’hui situés dans les frontières de la Grèce. Le Premier ministre grec a annoncé un accord, la Macédoine va donc se rebaptiser République de Macédoine du Nord. SB : Au Nicaragua, la capitale Managua toujours théâtre de violences... NV : La police anti-émeutes et les milices paramilitaires pro-gouvernementales ont attaqué des barricades de manifestants. La répression du mouvement social a déjà fait près de 150 morts en un mois et demi. Ce nouvel épisode intervient 5 jours à peine après la rencontre le président Daniel Ortega et les évêques du pays. L’Église catholique avait en effet proposé un plan de sortie de crise pacifique... Carlotta Morteo « Le président a répondu par les faits » a déclaré hier soir l’évêque de Esteli, membre de la Conférence Episcopale du Nicaragua. « Sa réponse, c’est plus de violence ». Selon les témoignages d’habitants recueillis par la presse nicaraguéenne, les forces de sécurité ont fait irruption vers 6h du matin dans les quartiers est de la capitale, Managua. Sur les vidéos amateurs postées sur les réseaux sociaux, la police, soutenue par des hommes en civil encagoulés, AKA 47 en bandoulière, attaquent les barricades de pavés et de pneus qui bloquent les principales artères de la ville. Des tirs à balle réelle auxquels répondent les quelques jeunes manifestants qui montent la garde à coup de jet de pierres, et de mortiers artisanaux. La principale voie bloquée par les manifestants est l’autoroute qui relie la capitale à Masaya. Située à seulement 25 kilomètres, Masaya, ville historique du Sandinisme, est aujourd’hui devenu le cœur de l’insurrection. Pour les manifestants, les barricades servent à protéger les citoyens des attaques quotidiennes des groupes de paramilitaires, mais aussi à paralyser l’économie du pays pour mettre la pression sur le gouvernement. L’intervention des forces armées hier montre que le président Ortega refuse toujours le plan de négociation proposé par les évêques, et qu’il a fait le choix de la répression. SB : Plus que deux jours avant le premier match de la Coupe du monde en Russie... NV : Le football étant le sport le plus populaire au monde, on attend plusieurs centaines de milliers de personnes dans le pays, et ces visiteurs il faudra les loger, dans les hôtels, mais aussi chez les particuliers. Dans les villes où les matchs vont se jouer, certains espèrent profiter de la Coupe du Monde pour se faire un peu d’argent. Conséquence, les prix ont beaucoup augmenté. Reportage à Samara, de notre envoyé spécial Daniel Vallot. C’est un immeuble vieillissant, à quarante minutes environ du centre de Samara, au cinquième étage, nous découvrons un appartement de cinquante mètres carrés environ, un petit deux pièces, que son propriétaire, a bien l’intention de louer durant la coupe du monde. « Ici c’est le salon, il y a un canapé-lit, deux fauteuils et une télévision, en plus vous avez une armoire et la clim ! bref tout ce qu’il faut pour passer un bon séjour ». Lors de notre visite, le jeune trentenaire proposait son appartement pour 20 000 roubles par nuit, soit environ 270 euros. Plus que le prix demandé, en temps normal, pour un mois de loyer. « Durant la coupe du monde, nous voulons en profiter. Et on s’est bien renseignés, les prix sont comme ça en ce moment ! Avec le Mondial on peut gagner de l’argent alors, on ne va pas rater cette occasion ! » Ivan n’est pas le seul en Russie à vouloir profiter de la Coupe du Monde. Selon les autorités, les prix des chambres d’hôtel eux aussi se sont envolés à l’approche de la compétition. En particulier dans les villes hôtes, où la capacité hôtelière est réduite, et où il sera difficile aux supporters de se loger. Daniel Vallot, Moscou, RFI. NV : Le Real Madrid a tranché : pour entraîner la meilleure équipe d’Espagne, il faut au moins l’actuel sélectionneur de l’équipe nationale. C’est donc à Julen Lopetegui que reviendra la lourde tâche de succéder à Zinédine Zidane. Le club précise que l’entraîneur, ancien gardien de foot, prendra ses fonctions après le Mondial. Zinedine Zidane qui dispute en ce moment avec ses anciens coéquipiers de l’équipe de France 98 un match amical à Paris contre une sélection d’anciens joueurs de l’époque. Un match évènement pour fêter les 20 ans de la première et pour l’instant la seule coupe du Monde des Bleus.
  • À la découverte de la voix
    Notre voix se transforme sans cesse : quand on est fatigué ou de bonne humeur, déçu ou détendu, quand on souhaite convaincre, rassurer ou réclamer. Grâce à ces activités d’écoute, vous allez comprendre ce qu’est la voix, trouver les bons mots pour la décrire et enfin, utiliser votre voix pour jouer. 01'04" - Première diffusion le 12/06/2018
  • Orient Occident
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.La rencontre Trump-Kim fait évidemment la Une des journaux, d’abord parce que, au vu des amabilités que se sont échangées les deux présidents ces derniers mois, elle a longtemps semblé tout à fait improbable, et semble encore aujourd’hui relativement incongrue. Ensuite parce qu’ils semblent représenter deux extrêmes, d’un point de vue politique, géographique ou même culturel. Dira-t-on alors que l’Orient rencontre l’Occident ? Géographiquement, c’est vrai. Enfin, il faut encore s’accorder sur ces notions géographiques qui ne prennent leur sens que par rapport à un genre de méridien médian : c’est une référence européenne qui permet de comprendre ces notions cardinales. Par rapport à l’Europe, l’Amérique est à l’ouest, et l’Asie à l’est. Mais, alors que l’idée de l’occident est parfaitement endossée par l’Amérique, l’Asie ne se sent pas forcément orientale : La Chine se définissait comme l’Empire du Milieu. Ce qui est assez logique : on se définit (presque) toujours comme si on était au centre, comme si les autres étaient périphériques, et gravitaient autour de vous. Et même si la Corée n’est pas la Chine, elle est sûrement plus proche d’une idéologie chinoise qu’européenne. Alors l’Orient, en français et dans de nombreuses langues européennes évoque ce qui est lointain, mais reposant sur des civilisations et des sagesses très anciennes, même si elles sont très étrangères aux habitudes de l’Europe, ou même de l’Amérique. Et l’Extrême-Orient plus encore. L’expression est à saisir par rapport à d’autres : Proche Orient, Moyen-Orient, lié à ces cultures le plus souvent sémitiques avec lesquelles les Européens ont des histoires mêlées. Mais l’Extrême-Orient donne souvent cette idée de monde impénétrable et mystérieux, même si dans le cas de la Corée du Nord, une image néo-stalinienne vient modifier la donne. On se souvient de la célèbre phrase de De Gaulle : « Vers l’orient compliqué, je volais avec des idées simples. » Parle-t-on de manière symétrique d’extrême Occident ? Oui et non. L’expression n’existe pas, mais l’idée existe peut-être. Notamment avec des formules américaines, bien connues en français : le Far West. C’est bien l’ouest le plus lointain qui soit. Et qui porte des conceptions totalement opposées à nos conceptions de l’orient : libéralisme extrême, individualisme parfois brutal de ceux qui se font tout seuls, le tout teinté d’un certain puritanisme d’apparence. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr  
  • Journal en français facile 11/06/2018 20h00 GMT
    TranscriptionNathanaël Vittrant : RFI il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Soyez les bienvenus dans cette édition du Journal en français facile, à mes côtés pour le présenter : Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous. NV : À la Une ce sommet très attendu entre Donald Trump et Kim Jong un à Singapour. Et plus précisément sur l’île paradisiaque de Sentosa. Vous allez voir il y a pire endroit pour une rencontre historique. SB : Les plages de sables chauds qui ne doivent pas faire oublier que les négociations s’annoncent difficiles entre le président américain et le dirigeant nord-coréen, vous l’entendrez. NV : L’Aquarius et les 630 migrants toujours à son bord attend toujours de savoir où il pourra accoster. Après le refus de La Valette et de Rome, l’Espagne a en principe donné son accord pour que le bateau se rende au port de Valence. SB : L’un des principaux suspects des attentats du 13 novembre 2015 mis en examen à Paris. NV : Enfin dans ce journal nous reviendrons sur les préparatifs de la coupe du monde de football. ------ SB : On commence par cette rencontre historique entre Donald Trump et Kim Jong un qui commence dans 5 heures à Singapour. NV : C’est la première fois qu’un président américain rencontrera un dirigeant nord-coréen. Les négociations entre les deux dirigeants n’auront pas lieu dans la capitale de l’archipel, mais sur la petite île de Sentosa. Une île très touristique du sud de Singapour, un décor paradisiaque où s’est rendu Vincent Souriau. Vincent Souriau, envoyé spécial de RFI, reportage dans des conditions très difficiles. Kim Jong un lui aussi a profité de ce sommet pour faire un peu de tourisme. Le dictateur nord-coréen s’est promené avec ses gardes du corps et son entourage dans les rues de Singapour pour découvrir les principales attractions de la ville. C’est ça, Sentosa. Un paradis artificiel où Singapour vend du rêve, de la musique douce le long de la plage, des selfies sous les cocotiers, des soirées popcorn et cinéma sur le sable... On peut aussi visiter les studios Universal, faire du golf ou aller au casino. Oubliée, l’histoire sinistre de ce lieu, ancien camp de prisonniers pendant l’occupation japonaise, Sentosa est devenue une île-spectacle. Un immense parc d’attractions, rien ne dépasse, tout est parfait, sauf la vue... Ce ne sont pas des bateaux de pêche que l’on voit au large, mais les frégates de l’armée singapourienne qui veillent sur le sommet entre Donald Trump et Kim Jong un. La zone de l’hôtel Capella est bouclée, c’est là qu’aura lieu la rencontre. Impossible d’en faire le tour. On sait juste que le rendez-vous ne va pas durer. Kim Jon un devrait repartir très vite vers la Corée du Nord, il a prévu de déjeuner avec le président américain qui s’envole pour Washington dans la soirée de mardi. Vincent Souriau, Singapour, RFI. SB : Et lors de ce sommet, que va-t-il se passer concrètement ? NV : L’enjeu effectivement ce n’est pas le tourisme, mais bien la paix sur la péninsule coréenne. Les États-Unis et leurs alliés souhaitent que la Corée du Nord renonce à son programme nucléaire et à l’arme atomique. En échange Pyongyang veut des garanties sur sa sécurité. Le processus prendra, quoi qu’il arrive demain, plusieurs années. Écoutez Myung lim Park, il est professeur à l’Université de Yonsei et conseiller du président sud-coréen Moon Jae-in, qui travaille au rapprochement des deux Corées. Pour abandonner son arsenal nucléaire, Kim Jong un doit procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses installations nucléaires, ce qui suppose au préalable de signer un pacte de non-agression, deuxièmement de normaliser les relations diplomatiques entre les États-Unis et la Corée du Nord et enfin d’assouplir le régime des sanctions internationales. Pour cela il est nécessaire de signer un accord de paix avec la Corée du Nord. Ce sont des points très sensibles et difficiles à atteindre. Car le processus de dénucléarisation va prendre du temps, il s’échelonnera sur plusieurs étapes, en commençant par un moratoire puis le gel des essais nucléaires et enfin le démantèlement. Entre le moratoire et le démantèlement, des années vont s’écouler, je dirais au moins 5 ans. NV : Il répondait à Yelena Tomic. SB : En Irak, le vainqueur des dernières législatives appelle à l’unité et met en garde contre un risque de guerre. NV : Le religieux chiite Moktada al Sadr réagit après un incendie sur le lieu où étaient entreposées les urnes où se trouvent toujours les bulletins qui ont servi lors de l’élection du 12 mai. De quoi accentuer les tensions alors que plusieurs partis dénoncent des fraudes et que le Parlement a ordonné un nouveau comptage. SB : Ils sont 629, parmi eux 123 mineurs non accompagnés, 11 autres enfants et 7 femmes enceintes. 629 migrants recueillis en Méditerranée par le bateau Aquarius et cela fait deux jours qu’ils sont coincés en mer entre Malte et l’Italie. Aucun de ces deux pays n’a autorisé le navire et ses occupants à rejoindre la terre ferme. Les autorités maltaises se sont contentées d’envoyer de l’eau et de la nourriture, mais juste assez pour fournir un repas demain aux rescapés. L’Espagne a accepté au nom des droits de l’homme d’accueillir les migrants. L’Aquarius sera donc autorisé à rejoindre le port de Valence. Le maire de Valence Joan Ribo s’est félicité de cette décision. Je viens de parler avec la vice-présidente du Conseil, et avec l’ensemble des villes refuges, nous sommes d’accord pour éviter qu’une autre tragédie comme celle de l’enfant Aylan il y a quelques années se répète. Nous croyons qu’il est très important d’agir ainsi, surtout au moment où le gouvernement et les idées d’extrême droite s’installent et s’expriment en Italie pour abandonner à leur sort plus de 621 réfugiés. Il paraît qu’il y a 130 enfants et parmi eux un bébé né cette nuit, parce qu’il y a beaucoup de femmes enceintes. Il nous semble qu’il est absolument inhumain de laisser un bateau à la dérive dans ces conditions et nous pensons que comme nous avons un port à Valence, nous allons faire toutes les démarches pour que Valence puisse rester ce qu’elle a toujours voulu être : une ville refuge. NV : Le maire de Valence Joan Ribo. Sur son compte twitter SOS Méditerranée indique n’avoir toujours reçu aucune instruction. Le bateau et ses occupants sont donc toujours coincés. SB : La Belgique a remis à la France l’un des principaux suspects des attentats du 13 novembre 2015. NV : L’homme de 25 ans a été mis en examen à Paris pour complicité d’assassinats et de tentatives d’assassinats et de séquestration en relation avec une entreprise terroriste. Également suspect des attentats qui ont frappé Bruxelles 4 mois plus tard, il était détenu depuis 2 ans en Belgique. SB : À la veille d’une nouvelle journée de grève des trains et des RER, le projet de loi du gouvernement sur la réforme de la SNCF poursuit son chemin. NV : Les députés et les sénateurs réunis en commission mixte paritaire se sont mis d’accord sur un texte commun. Le projet de loi pourrait donc être adopté de manière définitive dès cette semaine. SB : Le Mondial de Football à quatre jours du match d’ouverture les équipes continuent d’arriver en Russie. NV : Hier les Bleus ont découvert leur camp de base à une cinquantaine de kilomètres de Moscou. Du côté du pays organisateur, la Russie termine les derniers préparatifs avant le début de la compétition. Notamment au stade Loujniki, c’est là que se jouera jeudi le match d’ouverture entre la Russie et l’Arabie Saoudite. À Moscou la correspondance de Daniel Vallot. C’est la dernière ligne droite à Moscou avant l’évènement. Sur la pelouse du stade Loujniki, un match test a permis hier de vérifier le bon fonctionnement des installations, de la sono, et la bonne tenue de la pelouse. Aux alentours les volontaires sont déjà à pied d’œuvre pour orienter les journalistes et les visiteurs et on commence à disposer les souvenirs, les maillots qui seront vendus aux supporters du monde entier. Juste au-dessus du stade loujniki, la Fan Zone a été ouverte hier également, sur le campus de l’université de Moscou avec un écran géant, des animations, et une sono tonitruante. L’emplacement de cette fan zone continue d’ailleurs de susciter la polémique, des étudiants dénonçant les nuisances provoquées par l’évènement alors qu’ils sont en période d’examen. Dans le reste de la ville, l’atmosphère est encore loin de celle à laquelle on pourrait s’attendre pour ce genre d’évènements. Hormis les affiches placardées pour souhaiter la bienvenue aux équipes et à leurs supporters, rien ou presque ne laisse supposer que le pays s’apprête à accueillir le plus grand évènement sportif de la planète. Mais l’essentiel est que la compétition puisse débuter — et que les 11 villes hôtes soient prêtes à temps. Selon la FIFA, la Russie de ce point de vue a parfaitement répondu à ses attentes. Daniel Vallot Moscou RFI. SB : Et puisqu’on parle de préparatifs avant la coupe du monde, la géopolitique se mêle parfois au football. NV : Conséquence inattendue : on ne sait pas quelles chaussures les joueurs iraniens vont porter pendant cette coupe du monde. L’équipementier américain Nike refuse de fournir des chaussures aux joueurs de l’équipe nationale d’Iran. Nike dit devoir respecter les sanctions imposées par Washington à Téhéran. L’Iran doit commencer sa coupe du monde face au Maroc. On espère que les joueurs ne seront pas pieds nus.
  • Sosie
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.C’est demain le jour de cette rencontre au sommet, à Singapour entre les chefs d’état nord-coréen et américain. Mais depuis quelques jours l’excitation est palpable à Singapour. D’autant que l’arrivée des présidents a été précédée par celle de ses sosies : deux personnages, qui ne sont pas de Singapour, mais ont fait le voyage exprès pour susciter la curiosité, pour anticiper, pour mimer ce rendez-vous. Car l’un comme l’autre ressemble étonnamment aux hommes politiques, dont ils ont déjà souvent incarné la personnalité : des sosies. Le mot date en français du début du 17e siècle et son sens s’explique par le théâtre de l’Antiquité. Mais si Molière n’avait pas été là pour propulser ce mot, il serait certainement resté dans l’ombre. Car Molière, après Rotrou qui l’avait précédé d’une trentaine d’années, donne vie à ce Sosie, en reprenant un vieux mythe antique. On sait bien que les dieux de l’antiquité avaient des personnalités, et des vies même s’ils passaient pour immortels qui n’étaient pas si éloignées de celles des humains. Zeus par exemple est un séducteur impénitent. Alors sa divinité lui donne bien des atouts : avec les séduisantes mortelles, cela sert d’être un dieu. Et il est rare qu’on lui résiste. Et pourtant, dans sa longue carrière d’amoureux, il lui est arrivé de croiser celle qui ne cède pas à se charmes. Elle est belle, et reine, et amoureuse de son mari. À tel point que Zeus, tout divin qu’il soit, comprend vite qu’il n’a aucune chance de lui faire quitter le droit chemin. Alcmène n’aime qu’Amphitryon ! Mais quand on est Zeus, on n’abandonne pas si facilement. D’autant qu’une idée assez perverse peut vous traverser l’esprit. Une idée digne d’Ulysse, le rusé, que pour une fois Zeus imite : Il faut prendre les traits du roi pour se faire aimer de la reine. Sitôt pensé sitôt fait. Zeus fait éclater une guerre entre Amphitryon et ses voisins, et voici le jeune roi qui part en campagne. Et le soir venu, on toque à la porte du palais. Ma parole, c’est le roi qui est revenu, qui a échappé un moment à ses obligations pour quitter le camp et passer la nuit avec sa femme. Hélas non ! Stratagème infâme ! C’est Zeus qui a pris les traits du mari – quand on est le dieu des dieux, on se permet bien des fantaisies - et qui vient usurper la couche conjugale. Vient-il seul ? Non il est accompagné de son fidèle Mercure. Et Mercure, pour entrer chez Alcmène, s’est déguisé aussi, et il a pris les traits du valet d’Amphitryon. Qui s’appelle… Sosie évidemment. Voici donc comment, grâce à cette comédie émouvante, où la grivoiserie s’arrête là où commence la réflexion sur l’identité, ce mot entre français. Et il désigne donc aujourd’hui quelqu’un qui ressemble trait pour trait, ou au moins très fortement à quelqu’un d’autre ! Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr  
  • Journal en français facile 10/06/2018 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : l’arrivée à Singapour de Donald Trump et de Kim Jong un. Les deux dirigeants doivent se rencontrer mardi pour un sommet historique entre les États-Unis et la Corée du Nord. SB : Donald Trump qui a semé le trouble à l’issue du sommet du G7. Il a décidé de se retirer de la déclaration finale. Une décision condamnée par les Européens. RA : Et puis comme chaque dimanche nous retrouverons l’expression de la semaine. Rendez-vous avec Yvan Amar à la fin de cette édition. ----- SB : Ils sont déjà sur place, à deux jours du grand évènement. RA : Donald Trump et Kim Jong un sont arrivés à Singapour ce dimanche, à quelques heures d’écart. Ils ont rendez-vous mardi, pour un sommet historique entre un président américain et un leader nord-coréen. La question du nucléaire de Pyongyang sera au cœur des discussions : Washington exige une dénucléarisation, c’est à dire l’arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord. Mais ce ne sera pas le seul enjeu du sommet. L’avenir des relations entre les deux Corées dépend également des discussions entre les deux hommes. Les deux Corées qui sont toujours officiellement en guerre. Autant dire que le sommet entre Trump et Kim va être suivi de près en Corée du Sud. Reportage à Séoul de Frédéric Ojardias. Beaucoup de Sud-Coréens se demandent si Donald Trump et Kim Jong un proclameront la fin de la guerre de Corée, une guerre qui s’est conclue en 1953 par un simple armistice. La question divise : les conservateurs redoutent que les 28 500 soldats américains stationnés en Corée du Sud partent si un traité de paix est signé. Réactions dans les rues de Séoul. « Il ne faut pas qu’ils signent un traité de paix. Kim Jong-un et notre président cherchent à nous berner avec une paix factice. Je ne crois pas que la Corée du Nord est sincère tant qu’elle garde ses armes nucléaires. » « Je suis opposée à la présence de l’armée américaine sur notre territoire. C’est elle qui a amené en premier des armes nucléaires tactiques sur la péninsule. Nous sommes obligés d’obéir aux États-Unis, nous sommes dépendants d’eux. Un accord de paix est nécessaire, il aidera à résoudre ce problème. » « Moi je suis pour un traité de paix. Ça permettrait un démantèlement nucléaire, même si je sais pas trop comment ! (rire) » La fin de la Guerre de Corée aura-t-elle lieu ? Réponse peut-être demain à Singapour. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI SB : Et dans l’avion qui l’amenait à Singapour la nuit dernière, Donald Trump a beaucoup fait parler de lui. RA : Avec un tweet dont le Président américain a l’habitude, mais qui a détruit le travail effectué ces deux derniers jours lors du sommet du G7. Dans ce tweet, il annonce qu’il retire son soutien au communiqué final. Il rejette la faute sur le Premier ministre canadien, qui accueillait le sommet ces deux derniers jours : Donald Trump accuse en effet Justin Trudeau d’avoir menti lors de sa conférence de presse. Un brusque changement de position qui a été largement commenté et critiqué ce dimanche. En premier lieu par les Européens qui ont participé au sommet du G7. Ainsi la chef de la diplomatie allemande affirme que Donald Trump a détruit une grande partie de la confiance entre les États-Unis et l’Europe. Réaction également de la Présidence française, qui maintient son soutien au communiqué final du G7. Détails avec Marie Normand. L’Élysée qui insiste d’abord sur le compromis qui avait été trouvé sur les questions commerciales. « Nous avons passé deux jours à avoir un texte et des engagements. Quiconque les quitterait le dos tourné montre son incohérence et son inconsistance ». La présidence promet que la France et l’Europe, au contraire, « maintiennent leur soutien au communiqué ». Elle souligne encore que « la coopération internationale ne peut dépendre de colères ou de petits mots ». « Soyons sérieux et dignes de nos peuples ». Cette réponse de l’Élysée est à la mesure de l’affront. Car depuis son arrivée à la présidence Emmanuel Macron s’est attaché à cultiver ses relations avec le président américain... Son entourage aime le présenter comme le « traducteur de Donald Trump en Europe ». Mais cette relation spéciale, cette amitié présumée n’a pas empêché le président américain de torpiller ce G7 si cher à Emmanuel Macron. Un sommet dont justement la France doit prendre la présidence l’année prochaine. Alors que va-t-il advenir des relations entre Washington et Paris ? On remarque qu’Emmanuel Macron n’a pas personnellement commenté ce revirement de Donald Trump... préférant tweeter ce dimanche matin, sur ses premiers souvenirs de football. Preuve, peut-être, que malgré l’affront, le pragmatisme continue de régner. RA : Et des critiques dans le camp de Donald Trump. Ainsi le principal conseiller économique du Président américain Larry Kudlow dénonce « une trahison ». SB : En Syrie, la mort de 11 civils, tués par des bombardements du régime. RA : Cela s’est passé dans la province d’Idleb, dans le nord de la Syrie. Les forces de Bachar al-Assad tentaient de répondre à des attaques djihadistes. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, des bombes seraient également tombées près d’un hôpital pour enfants, rendant ce dernier hors service. SB : Également dans l’actualité, la mort du chercheur malien Ogobara Doumbo. RA : Il était un spécialiste international du paludisme. Il est décédé à Marseille où il était hospitalisé. Ogobara Doumbo avait notamment reçu le Prix Christophe Merieux qui récompense le travail des chercheurs sur le terrain. L’hommage du Professeur Olivier Bouchard, responsable du service des maladies Infectieuses et Tropicales à l’hôpital Avicenne, en région parisienne. [Transcription manquante] RA : L’hommage à Ogobara Doumbo. Propos recueillis par Christine Siebert. SB : En sport, tennis, Rafael Nadal est bien le maître de Roland Garros. RA : L’Espagnol a remporté ce dimanche pour la 11e fois le tournoi parisien. Il a battu en finale l’Autrichien Dominic Thiem en trois sets. SB : Du football, l’équipe de France est arrivée ce soir en Russie. RA : Elle s’apprête à disputer la Coupe du Monde, qui débutera jeudi prochain. Les Bleus doivent rallier leur camp de base situé à Istra, dans les environs de Moscou. Leur premier match dans la compétition est prévu samedi, face à l’Australie. La toute première rencontre de cette Coupe du monde opposera le pays organisateur, la Russie, à l’Arabie saoudite, et ce sera donc jeudi prochain. RA : On a eu chaud. Telle est l’expression de la semaine selon Yvan Amar. Ses explications dans le Journal en français facile. L’équipe de France a eu chaud hier à Lyon. C’est avec cette image que RFI présente le match qui opposait la France aux États-Unis. Et en effet, les Bleus sont sentis le vent du boulet. Un peu plus et ils se faisaient battre par les Américains. Alors voilà que je remplace une image par une autre : ils ont senti le vent du boulet. C’est-à-dire le coup est passé bien près ! Comme s’ils avaient senti le souffle de ce boulet passé à quelques centimètres. Mais lorsqu’on sent le vent du boulet, on en sort indemne : on l’a échappé belle, peut-être, mais on en est réchappé. C’est l’idée qui domine dans toutes ces expressions : de la peur, mais pas de mal ! Et il s’en est fallu de peu : pour exprimer ça, on utilise fréquemment cette idée de l’espace minuscule qui sépare de la catastrophe : c’était moins une. Encore que dans ce dernier cas, il s’agisse plutôt d’un temps très court plutôt que d’un très petit espace : moins une quoi ? Moins une seconde peut-être. À une seconde près ! Alors, pourquoi dire qu’on a eu chaud ? Parce que la peur justement donne chaud. Ou l’émotion. En tout cas c’est comme ça qu’on se la représente. Avec souvent le geste qui va avec : le personnage, rescapé de justesse, qui s’éponge le front comme s’il fallait ôter la sueur qui accompagne ces manifestations. Et souvent également une interjection, un mot expressif, qui évoque un cri étouffé, un soupir de soulagement, un bruit qui prend son sens aux limites du langage articulé : « Ouf ! ».
  • Journal en français facile 09/06/2018 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir avec Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien. Sébastien Duhamel : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l'actualité ce soir : la fin du sommet du G7 au Canada. Les dirigeants s'orientent vers une déclaration commune. Mais un texte "qui ne règle pas tout" affirme Emmanuel Macron. Vous entendrez le Président français dans un instant. SD : En Syrie la contre-offensive du régime. Les forces soutien de Bachar al-Assad ont repoussé les djihadistes du groupe État islamique qui étaient entrés hier dans la ville de Boukamal, dans le nord du pays. RA : Du football ce soir, l'équipe de France affronte les États-Unis en match amical. 1-0 pour les Américains à la mi-temps. Dernière rencontre pour les Bleus avant le début de la Coupe du monde, dans cinq jours, en Russie. SD : Et puis à la fin de cette édition, nous retrouverons Yvan Amar pour le mot de la semaine. ----- SD : Donald Trump en route pour Singapour. RA : Le Président américain attendu pour son sommet avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, qui est prévu mardi. Il a quitté ce soir le Canada où se tenait un autre sommet, celui du G7, qui rassemble les dirigeants des pays les plus riches du monde. Un évènement au cours duquel les divisions sont apparues au grand jour. Donald Trump a proposé que la Russie fasse à nouveau partie du G7, elle qui en a été exclue il y a quatre ans. Proposition qui a été rejetée par les Européens. Ce samedi le ton s'est voulu plus conciliant, les dirigeants évoquant la possibilité d'une déclaration commune. À la Malbaie au Canada pour RFI, Mounia Daoudi. [Transcription manquante] SD : Un autre sommet se tient ce week-end, et il se déroule en Chine. RA : Le sommet de l'OCS, comme Organisation de coopération de Shanghai. Une organisation qui réunit la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan, et plusieurs pays d'Europe centrale. Bien sûr la question de la bataille commerciale lancée par les États-Unis plane au-dessus de cet évènement. Face à cela, les pays participants tentent d'afficher leur entente : ainsi le président russe Vladimir Poutine a eu un entretien avec son homologue iranien Hassan Rohani, et ce dernier a appelé à un dialogue plus important entre Moscou et Téhéran, notamment après le retrait américain de l'accord sur le nucléaire. SD : En Syrie, cela fait plusieurs mois que le groupe Etat islamique n'avait pas mené une telle offensive. RA : Hier vendredi les djihadistes sont entrés à Boukamal, c'est une ville qui se trouve dans le nord de la Syrie. Ils ont pris le contrôle d'une partie de la ville, en lançant plusieurs attaques meurtrières. Mais ce samedi, la réponse des forces pro régime : elles ont lancé une contre-offensive, qui a obligé les djihadistes à reculer. Le récit de Paul Khalifeh, à Beyrouth. Les djihadistes ont traversé l'Euphrate à bord de canots et de barques pour attaquer, vendredi, la ville de Boukamal, à la frontière syro-irakienne, dans l'est de la Syrie. Avançant à la faveur de l'effet de surprise et d'une vague de kamikazes, ils ont réussi à occuper une partie des quartiers périphériques de cette ville de 70000 habitants, avant la guerre. La garnison s'est repliée sur des positions défensives en attendant les renforts. Une violente contre-offensive, appuyée par l'aviation russe et syrienne, a ensuite été lancée. Les assaillants ont dû reculer devant la puissante de feu et céder le terrain occupé. Même scénario au nord-est de la province méridionale de Soueida. Après une percée initiale, les djihadistes ont été chassés par les troupes gouvernementales qui ont reçu des renforts de la province voisine de Deraa. Selon des sources syriennes, les assaillants seraient les rescapés du camp de Yarmouk à Damas, évacués vers le désert le 22 mai. Ces incidents, ainsi que trois autres attaques, survenues depuis la mi-mai, montrent que le groupe État islamique reprend une posture offensive, après avoir réorganisé ses rangs et activé ses cellules dormantes. Ses cibles privilégiées semblent être l'armée syrienne et ses alliés. Les troupes pro-gouvernementales auraient perdu 190 hommes, dont quatre militaires russes, en moins d'un mois. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI. SD : En sport, d'abord le football, avec actuellement la dernière répétition pour l'équipe de France avant le début de la Coupe du monde dans cinq jours. RA : Les Bleus affrontent actuellement les États-Unis. La rencontre se déroule à Lyon, et vous êtes sur place pour RFI Antoine Grognet. [Transcription manquante] SD : Et puis en tennis, la numéro 1 mondiale remporte enfin un tournoi du Grand Chelem. RA : Il s'agit de la Roumaine Simona Halep. Jusque-là elle avait disputé trois finales dans les tournois majeurs, sans en gagner une seule. Mais cet après-midi elle s'est imposée à Roland Garros en battant l'Américaine Sloane Stephens en trois sets. SD : Et puis dans l'épreuve du double la victoire cet après-midi des Français Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert. RA : Ils ont battu en finale le Croate Pavic et l'Autrichien Marach en deux sets. C'est seulement la troisième fois de l'Histoire qu'une paire française remporte le double messieurs. Enfin demain dimanche la fin de Roland Garros avec la finale hommes. Elle opposera l'Espagnol Rafael Nadal à l'Autrichien Dominic Thiem. RA : RFI 22h08 ici à Paris, l'heure de retrouver Yvan Amar pour le mot de la semaine. Et il s'agit du mot franc. Au G7, des discussions franches sur le commerce international ! C'est ce qu'on apprend sur RFI, qui reprend un vocabulaire tout à fait diplomatique. Ah cette langue diplomatique, on sait qu'elle s'exprime en général par euphémismes. C'est-à-dire qu'on en dit moins pour ne faire comprendre plus ! Le moindre mot a des résonnances, des significations fortes. Alors lorsqu'on parle de discussions franches ... on entend d'abord que tous les participants ne sont pas d'accord. Et qu'ils le font savoir ! Il ne s'agit pas de cacher les dissensions, on ne va pas arrondir les angles. Donc si les discussions ont été franches, c'est qu'elles sont sorties de l'ambiance feutrée, policée des relations diplomatiques. On ne se parle plus par allusions ou par sous-entendu, à demi-mot. Un langage de vérité, précise RFI. Ce qui est bine rare dans ces environnements. Alors quand on parle de franchise, puisque c'est le nom qui correspond à cet adjectif « franc , on pense d'abord à un certain naturel ! Pas de coquetterie, pas d'afféterie, pas de chichi comme on dit très familièrement : on va droit au but. Et souvent cette franchise est associée à une certaine brusquerie ; on est direct, c'est-à-dire qu'on ne cherche pas à minimiser, à réduire. Donc c'est aussi qu'on n'a pas peur du conflit, de l'affrontement. Et fréquemment, on emploie le mot pour annoncer qu'on va être non seulement direct, mais même un peu brutal. Si une phrase commence par « je vais être très franc avec toi... » on peut s'attendre au pire. Ou tout au moins, on sait qu'on va entendre quelque chose qui ne va pas faire plaisir. C'est une façon d'annoncer la couleur. 
  • Journal en français facile 08/06/2018 20h00 GMT
    TranscriptionHugo Lanoë : 22h à Paris à l’écoute de RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie ! Sylvie Berruet : Bonsoir Hugo, bonsoir à tous ! HL : Au sommaire de cette édition : Jean Pierre Bemba acquitté, relaxé par la Cour Pénale Internationale. Et pourtant, cette même CPI avait reconnu coupable en 2016 l’ancien vice-président congolais de « crimes contre l’humanité ». Le gouvernement centrafricain se dit consterné et attristé vous l’entendrez dans un instant. SB : Nous irons ensuite en Syrie. Une quarantaine de civils, dont des enfants, ont été tués la nuit dernière, au nord-ouest du pays, dans des bombardements, imputés, attribués à l’aviation russe. HL : Et puis nous parlerons de Singapour, en plein préparatif avant la rencontre historique prévue le 12 juin entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong un. ----- SB : Condamné en 2016 à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crime contre l’humanité, Jean-Pierre Bemba a finalement été acquitté, relaxé ce vendredi par la Cour Pénale Internationale. HL : Les juges ont relevé de sérieuses erreurs dans le jugement de l’ancien vice-président congolais. Une décision qui suscite, qui provoque des réactions, notamment en Centrafrique qui a connu, il y a 15 ans, les actions particulièrement dures, cruelles et féroces du MLC, le mouvement de libération du Congo... une milice dont Jean Pierre Bemba a été le chef. L’heure est à la consternation, à la tristesse pour le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui. Le gouvernement centrafricain et la population centrafricaine sont dans une grande consternation. Nous nous concerterons, nous la partie centrafricaine, pour voir s’il y a des voies de recours, s’il y en a, et nous verrons bien ce qu’il faudra faire. Ce n’est manifestement pas un bon signal qui a été lancé par la justice internationale, par la Cour Pénale Internationale. C’est même un très mauvais signal. Dans notre pays nous avons considéré que parmi les voies de retour à la paix durable, en plus des discussions, de la négociation, des pourparlers, il y avait la justice, il y a les réparations. Aujourd’hui nous vivons dans une situation où les Centrafricaines et les Centrafricains qui par milliers ont été lésés et bien se voient daigner cette justice. Cela pose même un problème de confiance par rapport à la justice internationale. HL : Voilà le porte-parole du gouvernement centrafricain Ange Maxime Kazagui au micro d’Édouard Dropsy. Et puis justice toujours. En Afrique du Sud cette fois-ci. Un procès pour corruption de l’ancien président Jacob Zuma devait s’ouvrir ce matin à Durban. Le procès a été ajourné, renvoyé au 27 juillet. SB : Une quarantaine de civils tués en Syrie cette nuit, dans la province d’Idleb, le dernier bastion, le dernier fief des combattants hostiles, opposés au régime de Bachar Al Assad. HL : Au moins 44 civils tués, dont 6 enfants. Information rapportée par l’OSDH, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme qui attribue ces bombardements meurtriers à l’aviation russe. Murielle Paradon Les raids ont frappé tard jeudi soir la localité de Zardana, dans la province d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie. Le bilan s’est alourdi dans la journée, car des corps ont été extraits des décombres des maisons, détruites par les bombardements. L’aviation russe est soupçonnée d’avoir mené ces raids. Moscou, allié du régime syrien, est régulièrement accusé de frapper des civils, mais affirme cibler des terroristes, en référence aux djihadistes ou aux rebelles. La province d’Idlib est contrôlée en grande partie par des djihadistes, issue de l’ex branche d’Al-Qaïda en Syrie. Idlib une des dernières régions qui échappe au contrôle de Bachar el Assad. C’est là que sont envoyés les combattants rebelles ou djihadistes qui acceptent de déposer les armes après des combats. Cela a été le cas notamment après les affrontements violents dans la Ghouta orientale près de Damas. Mais de nombreux civils vivent également dans cette province d’Idlib, beaucoup sont des déplacés de guerre. Ils craignent d’être la cible de la prochaine grande offensive du régime syrien. SB : Murielle Paradon, sur RFI. Et à 300 km d’Idleb Hugo, l’organisation État islamique confirme qu’elle reste une force à craindre sur le terrain syrien. HL : L’EI a attaqué aujourd’hui la ville de Boukamal dans la province de Deir Ezzor, près de la frontière avec l’Irak. Les terroristes ont repris une partie de la ville contrôlée par les forces fidèles au régime de Bachar Al Assad grâce à 10 attaques suicide. 25 soldats syriens ont péri dans cette offensive, la plus importante menée depuis des mois par l’organisation djihadiste en Syrie. SB : Au moins trois Palestiniens tués aujourd’hui par des tirs de soldats israéliens. HL : Un regain de tension, une recrudescence des violences qui interviennent au cours d’un nouvel épisode de la « marche du retour ». Depuis la fin du mois de mars, les Palestiniens se rassemblent tous les vendredis à la frontière entre Israël et la bande de Gaza pour réclamer leur droit de retourner sur leur terre. Des manifestations violemment réprimées par l’État hébreu. Plus tôt dans la journée, les autorités palestiniennes annonçaient près de 400 blessés... parmi lesquels un confrère, journaliste et photographe de l’Agence France-Presse, touché par balle à la jambe. SB : Après avoir rencontré le secrétaire d’État américain à Washington hier, le chef de la diplomatie singapourienne arrive aujourd’hui en Corée du Nord pour une visite de deux jours. HL : Singapour ne cache pas sa fierté d’accueillir mardi prochain le sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un. Avec ces deux visites officielles, la cité-État située au large de la Malaisie fait tout pour que cette rencontre historique se passe bien. Les explications de notre correspondante à Singapour, Carrie Nooten. Quasiment rien ne pourrait venir perturber la torpeur calme et tropicale de Singapour... et l’organisation de l’événement diplomatique de l’année en Asie ne déroge pas à la règle. C’est à peine si on remarque les préparatifs. Il y a bien des répétitions de cortèges et autres enfilades de bolides rapides, qui filent toutes sirènes hurlantes et gyrophares dehors... des installations de caméras supplémentaires autour de l’hôtel Shangri-La où devrait résider Donald Trump... et des avions de chasse qui s’entraînent à un rythme un poil plus soutenu que d’habitude. Mais les autorités singapouriennes sont déjà expertes en logistique et dans l’art de stopper la circulation de manière rapide, leur territoire est couvert à 80 % par les caméras de surveillance et elles savent qu’elles peuvent compter sur une obéissance sans faille des foules ici. En échange, les citoyens et commerçants s’attendent à un minimum de perturbations en dehors de deux zones spéciales désignées, l’une autour des hôtels des dirigeants américain et coréen, l’autre sur Sentosa, une petite île artificielle dédiée aux attractions touristiques qui pourrait accueillir le sommet. Là, passants et résidents pourront être fouillés, et aucune bannière ou drapeau ne sera toléré. Carrie Nooten, Singapour, RFI. SB : Sur fond de guerre commerciale, c’est un sommet économique houleux, tendu et agité qui s’est ouvert aujourd’hui à la Malbaie au Québec. HL : Oui Sylvie, les dirigeants des 7 puissances mondiales les plus riches sont sur place. Fidèle à lui-même Donald Trump est arrivé avec une heure de retard. Le 45e président des États-Unis a même imposé à ses collègues la liste des sujets qui doivent être abordés, examinés et discutés. En premier plan : la Russie. Donald Trump souhaite que la fédération russe soit de nouveau intégrée à cette réunion économique. Ce soir, les Européens sont catégoriques et déterminés, ils se disent contre, opposés au retour de la Russie. SB : Donald Trump qui souhaite par ailleurs gracier 3 000 personnes qui auraient été traitées injustement par la société américaine. HL : Gracier ça signifie amnistier, pardonner, rendre la liberté à un quelqu’un. Et parmi ces 3 000 personnes figure le boxeur Muhammad Ali décédé il y a deux ans... condamné pour avoir refusé de faire son service militaire en 1967. SB : On reste aux États-Unis Hugo avec cette histoire digne d’une série télévisée. HL : 25 années de prison pour l’ancien chef de la police de Baltimore. Décision d’un juge fédéral après l’un des plus gros scandales de corruption de l’histoire américaine. Devant le tribunal, le sergent Wayne Jenkins s’est excusé. Les précisions sur cette affaire avec Eric de Salves. Selon le procureur de Baltimore, le niveau de corruption du sergent Wayne Jenkins est tel que son impact sur la population est impossible à mesurer : racket de dealers pour leur voler argent et stupéfiants, escroqueries d’habitants afro-Américains pariant sur le fait qu’ils ne déposeraient pas plainte, cambriolages, vols à main armée, fausses déclarations, et ce à un rythme quotidien pendant des années. L’affaire retentissante rappelle le scénario de The Wire, célèbre série télé américaine, qui dépeint justement la corruption policière à Baltimore, une des villes les plus violentes et meurtrières des États-Unis. L’officier de 37 ans était pourtant à la tête Gun Trace Task Force, une unité d’élite chargée traquer les armes dans les quartiers de Baltimore. À la place il alimentait lui-même le trafic et encourageait ses hommes à suivre son exemple. Selon la justice, son unité se comporterait avec la population de la même manière qu’un gang criminel. Réputé intouchable, le sergent Jenkins est finalement tombé au bout de cinq ans. Notamment en raison de dénonciations et d’écoutes téléphoniques. « Du fond de mon cœur j’aimerais pouvoir revenir en arrière » s’est-il excusé en sanglot devant le tribunal, mais il écope d’une peine de 25 ans. Avec lui un autre policier de son unité écope de 18 années de prison. La peine de deux autres policiers ripoux de Baltimore doit être annoncée aujourd’hui. Eric de Salves, RFI. HL : C’est la fin de votre journal en français facile, présenté aux côtés de Sylvie Berruet. Mise en ondes Fabrice Viollet. Merci à vous deux. Merci à vous qui restez fidèle à RFI.
  • « Jurassic World », les dinosaures sont de retour
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Taxi
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. Coproduction du réseau CANOPÉ.www.reseau-canope.fr  
  • Journal en français facile 07/06/2018 20h00 GMT
    TranscriptionHugo Lanoë : 22h à Paris à l’écoute d’RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter ce soir avec Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin ! Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Hugo, bonsoir à tous ! HL : Au sommaire de cette édition : à 5 jours d’un sommet historique entre le président américain et le leader nord-coréen, Donald Trump reçoit aujourd’hui le Premier ministre japonais. Le locataire de la maison blanche se dit optimiste sur sa rencontre avec Kim Jong un. C’est ce que nous expliquera dans un instant notre correspondante à Washington. ZK : Nous resterons ensuite aux États-Unis avec cette vidéo choquante qui fait le tour des médias américains. On y voit un homme calme se faire frapper par plusieurs policiers, avant d’être menotté. HL : Nous parlerons également de la crise diplomatique entre le Qatar et 4 autres pays arabes avant d’aller en France où les téléphones portables sont désormais interdits à l’école et au collège. ----- ZK : Avant de se rendre demain au Québec pour le sommet économique du G7, Donald Trump reçoit en ce moment le Premier ministre japonais à la Maison-Blanche. HL : Oui Zéphyrin, mais avant de parler de la guerre commerciale qui secoue les relations entre les États-Unis et ses partenaires, les deux hommes préparent la rencontre historique prévue le 12 juin à Singapour entre le 45e président américain et le dirigeant nord-coréen Kim Jong un. Pour en parler, on retrouve tout de suite Anne Corpet notre correspondante à Washington. Anne bonsoir, à maintenant 5 jours du sommet de Singapour, Donald Trump se montre optimiste sur l’issue de cette rencontre. Oui Hugo, au point que le président américain s’est dit prêt à inviter Kim Jong Un à la Maison-Blanche si le sommet se déroule bien. Donald Trump veut y croire : « notre rencontre sera un grand succès » a-t-il déclaré « nous avons le potentiel de faire quelque chose d’incroyable pour le monde. » Mais l’hôte de la maison blanche a prévenu : si les discussions ne se déroulent pas comme espéré, il pourrait tout aussi bien quitter la table des négociations. Le président américain s’est engagé à aborder devant Kim Jong un la question des Japonais enlevés par la Corée du Nord dans les années 70 et 80. « J’en suis ravi c’est une de nos plus hautes priorités » a réagi Shinzo Abe. Le Premier ministre japonais espère aussi que la question des missiles à courte moyenne portée des Nord-Coréens sera réglée. « Le sommet de Singapour est une étape cruciale. Donald Trump vous êtes en train de faire l’histoire » a-t-il lancé, un brin flatteur, à l’adresse du président. Le secrétaire d’État américain a lui aussi fait part de ses espoirs ce jeudi : « Kim Jong un m’a dit personnellement qu’il était prêt à dénucléariser » a déclaré Mike Pompéo sans donner plus de détails, avant de préciser « Les États-Unis veulent des avancées concrètes pas de vaines paroles. Donald Trump n’acceptera pas un mauvais accord ». Anne Corpet Washington RFI. HL : Merci Anne Corpet en direct de Washington pour RFI. Et nous l’apprenons à l’instant, la Corée du Nord confirme aux États-Unis qu’elle compte dénucléariser la péninsule coréenne. Et puis le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo annonce qu’il va rencontrer ses homologues, ses semblables Sud-Coréens, japonais et chinois après la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong un. ZK : À la veille du sommet du G7, les États-Unis apparaissent de plus en plus isolés. HL : La preuve en est : le président français, actuellement en déplacement au Canada, va organiser dans les prochaines heures une réunion avec les chefs de gouvernements européens... juste avant le début du G7... le but : unir les forces face à Donald Trump qui a décidé de taxer les importations américaines d’acier et d’aluminium en provenance de l’Union européenne pour combler le déficit commercial de Washington. ZK : On reste outre-Atlantique Hugo, avec cette vidéo choquante qui fait le tour des médias américains. HL : Brutalité policière et violence gratuite, ce pourrait être le titre de cette vidéo qui met en image des forces de l’ordre en train de battre un homme, noir, qui ne montre apparemment aucune agressivité. Les images ont été diffusées par la police elle-même, à Mesa, dans l’Arizona. Murielle Paradon. Sur les images de la vidéo, on peut voir un homme noir, identifié comme Robert Johnson, 33 ans. Il téléphone sur une coursive d’immeuble, lorsque des policiers en uniforme arrivent. Au bout de quelques minutes, après un échange qu’on ne peut entendre, car la vidéo est muette, 4 policiers foncent sur l’homme qui a l’air pourtant très calme. Ils le frappent, surtout au visage, avant de le mettre à terre et de l’emmener, aidés par 2 autres collègues. Selon le chef de la police de Mesa, en Arizona, ses hommes ont été appelés pour un différend personnel et il explique le geste des policiers. Ramon Battista « Les choses qu’il a dites, appuyé contre le mur ont poussé les officiers à lui demander de s’asseoir, mais comme il ne s’est pas assis, ils ont employé la force ». Le chef de la police se dit toutefois déçu par ce qu’il a vu sur la vidéo. Les 4 policiers ont été suspendus le temps d’une enquête. Ramon Battista promet également de donner des instructions pour qu’on ne frappe plus au visage des personnes qui ne sont pas agressives. La police de Mesa dans l’Arizona a déjà été mise en cause l’an dernier. Lorsqu’une vidéo très choquante avait montré un policier tuant un homme a terre dans un couloir d’hôtel. ZK : Murielle Paradon. Une lueur d’espoir au Burundi dans la grave crise que traverse pays depuis 3 ans. HL : Pierre Nkurunziza a surpris tout le monde aujourd’hui. Le président burundais a annoncé qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle de 2020. Et pourtant... la récente révision de la constitution nous laissait penser le contraire. Elle lui permettait notamment de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034. ZK : Direction le Yémen. Enlisé, embourbé depuis près de 4 ans dans guerre civile. Et la situation humanitaire, actuellement catastrophique, ne risque pas de s’arranger. HL : Pour preuve : le comité international de la croix rouge a décidé aujourd’hui de transférer hors du Yémen 71 de ses collaborateurs.... soit plus de la moitié de son personnel. En cause : la situation sécuritaire. Le personnel humanitaire subit des menaces. Conséquence : moins de soins chirurgicaux et moins d’assistance alimentaire... alors que certaines régions du Yémen sont au bord de la famine et victimes d’une épidémie de choléra. ZK : Autre trouble qui bouleverse le golfe Hugo : la crise diplomatique qui oppose le Qatar à quatre autres pays arabes. HL : Parmi lesquels : l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte qui ont suspendu leurs relations avec le Qatar. Cette crise, qui entre dans sa deuxième année, fragilise le Conseil de Coopération du Golfe, l’instance régionale qui réunit les 6 Monarchies pétrolières de la péninsule. Mais l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis ont tenu mercredi soir à Jeddah la première réunion de leur tout nouveau « Conseil de Coordination ». Un rapprochement entre les 2 plus grandes économies arabes, mais pas seulement, Nicolas Falez. Mohammed Ben Salman, Prince héritier d’Arabie Saoudite, et Mohammed ben Zayed, Prince héritier d’Abou Dhabi, deux dirigeants réunis sur les bords de la mer Rouge pour intensifier les relations déjà étroites entre leurs deux pays. Le « Conseil de coordination saoudien-émirati » voit donc le jour pour des projets dans les domaines de l’économie, de la défense ou encore de l’éducation. Le communiqué officiel mentionne un fonds commun dédié à l’énergie nucléaire, des investissements conjoints dans le pétrole et l’agriculture ou encore une initiative pour la sécurité alimentaire. En revanche, aucun détail sur les aspects militaires et sécuritaires de cette alliance. Or l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis sont aujourd’hui les deux principaux belligérants au sein de la coalition arabe qui se bat au Yémen. Ce sont aussi les principaux acteurs du boycott du Qatar qui dure depuis plus d’un an pour punir l’émirat qui n’a pas voulu s’aligner sur les positions de ses voisins, dans les différentes crises régionales. Ce tout nouveau Conseil de coordination apparaît au moment où la crise avec le Qatar affaiblit le CCG, le Conseil de Coopération du Golfe et il illustre une fois de plus la convergence de vue entre le Saoudien Mohammed ben Salman (qui est aussi ministre de la Défense) et l’Émirien Mohammed ben Zayed (également Commandant suprême adjoint des forces armées de son pays, le second étant souvent décrit comme le mentor du premier. Mohammed ben Salman et Mohammed ben Zayed, deux princes héritiers qui ont pour ambition de peser sur le destin de leur région. ZK : Nicolas Falez. C’est une information que nous avons apprise il y a moins d’une heure : un réfugié irakien membre présumé du Groupe État islamique a été arrêté en France. HL : L’homme a été mis en examen le 9 mars à Paris pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste et crimes de guerre. Il a ensuite été écroué, c’est-à-dire, placé en détention. ZK : L’actualité en France c’est aussi cette nouvelle interdiction adoptée par l’Assemblée Nationale : il n’y aura plus de téléphones portables dans les cours de récréation. HL : Et cette question Zéphyrin. Qu’est-ce qui va changer concrètement ? Éléments de réponses avec Elian Delacôte. La mesure sera effective dès la rentrée prochaine. Fini les récrés passées accrochées à son téléphone ; que ce soit dehors ou en cours, les portables seront bannis des établissements scolaires. Les députés LREM, MoDem et UDI ont voté pour, les autres groupes qui dénonçaient un texte inutile se sont abstenus ou ont voté contre. Dans les faits, la moitié des écoles et collèges interdisent déjà l’utilisation du téléphone dans l’enceinte de leurs établissements, ce texte de loi vient donc compléter une mesure déjà existante. Rester à donner une assise légale à cette interdiction, car jusqu’à présent le personnel encadrant ne pouvait légalement pas confisquer les portables ou tout autre objet numérique. C’est désormais possible, un amendement a été adopté dans ce sens. En revanche, le chapitre sur l’extension de l’interdiction des objets connectés aux professeurs a lui été retiré du texte de loi. Reste que cette loi n’est pas très contraignante ; si le règlement intérieur d’un établissement autorise expressément l’utilisation des portables ; la loi ne s’appliquera pas. HL : Elian Delacôte. C’est la fin ce Journal en français facile, merci Zéphyrin. ZK : Merci Hugo !
  • quelques idées sur la vie de nuit
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  • Secouriste
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    🔷 objectifs : prononciation de -ille donner rendez-vous venir / venir de encore / toujours / ne plus niveau : débutant 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/06/dialogue_26.mp3 Marie : Gilles, tu fais quoi dimanche ? Gilles : J’ai un travail en ville le matin, mais à partir de 11h, je n’ai rien. Marie : Il y [...] Proposer une sortie 4 est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • quelque chose ne rien : négation
    La négation de quelque chose est "ne...rien". 🔷 Observez : Déclaratif Tu fais quelque chose. Tu ne fais rien. Interrogatif Fais-tu quelque chose ? Ne fais-tu rien ? Exclamatif Tu fais quelque chose ! Tu ne fais rien ! Impératif Fais quelque chose ! Ne fais rien ! ⚠️ Attention à la place de "rien" [...] quelque chose ne rien : négation est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Accepter refuser vocabulaire
    🔷 Objectifs : Vocabulaire : expressions pour accepter ou refuser Niveau : débutant Thème : vocabulaire 📌 Chaque expression de cette liste doit être replacée dans un contexte approprié pour éviter les malentendus. De nombreux exemples disponibles sur la page dialogue (catégorie "proposer une sortie") 🔷 ACCEPTER Oui, s'il te plaît. Oui, s'il vous [...] Accepter refuser vocabulaire est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Proposer une sortie – dialogue 3
    Proposer une sortie : dialogue 1 | dialogue 2 | dialogue 3 🔷 Objectifs : thème : proposer une sortie niveau : intermédiaire grammaire : conditionnel - valeurs du conditionnel 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/05/dialogue_25.mp3 Georges : Tu fais quoi samedi soir ? Mina : À part regarder des séries sur Netflix, rien. Georges : Un [...] Proposer une sortie – dialogue 3 est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • QUEL _ QUELLE _ QUELS _ QUELLES : ADJECTIF INTERROGATIF
    QUEL _ QUELLE _ QUELS _ QUELLES : ADJECTIF INTERROGATIF 🔷 LE CAS DE « QUEL + ÊTRE + SUJET ? » « quel » s’emploie dans une phrase interrogative « quel » précède le verbe et le sujet inversé « quel » s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il détermine 🔷 Exemples : Quel est ton film préféré ? [...] QUEL _ QUELLE _ QUELS _ QUELLES : ADJECTIF INTERROGATIF est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Compter de zéro à 100
    https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/05/compter-zero-a-cent.mp3 LES NOMBRES 1 un 2 deux 3 trois 4 quatre 5 cinq 6 six 7 sept 8 huit 9 neuf 10 dix 11 onze 12 douze 13 treize 14 quatorze 15 quinze 16 seize 17 dix-sept 18 dix-huit 19 dix-neuf 20 vingt 21 vingt et un 22 vingt-deux 23 vingt-trois 24 vingt-quatre 25 [...] Compter de zéro à 100 est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Proposer une sortie – dialogue 2
    Proposer une sortie : dialogue 1 | dialogue 2 | dialogue 3 Objectif : proposer une sortie pour un musée les heures 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/05/dialogue_24.mp3 Georges : Tu as quelque chose vendredi soir ? Mina : Non, pas vraiment. Georges : Une expo, ça te dirait ? J’ai deux billets pour l’expo Lautrec. Mina [...] Proposer une sortie – dialogue 2 est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • 25 questions sur l’anniversaire
    🔷  Objectifs : série de questions pour parler de l'anniversaire utiliser présent / passé / subjonctif / conditionnel niveau intermédiaire   📌  Répondez aux questions suivantes. Développez vos réponses au maximum. Aidez-vous du vocabulaire situé en bas des questions. 🎧  QUESTIONS : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/05/anniversaire_25_questions.mp3 Votre anniversaire, c’est quand ? Connaissez-vous la date d’anniversaire de vos parents [...] 25 questions sur l’anniversaire est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Proposer une sortie
    Proposer une sortie : dialogue 1 | dialogue 2 | dialogue 3 🔷 Objectifs : thème : proposer une sortie grammaire : verbes en -er / ça te dit de + inf niveau : débutant 🔷 Dialogue 1. https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2018/05/dialogue_23.mp3 Georges : Tu fais quoi ce soir ? Mina : Rien de spécial. Georges : Ça [...] Proposer une sortie est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Delf A1 oral questions
    INTRODUCTION La deuxième partie du DELF A1 consiste à poser des questions à partir d’un document proposé par l’examinateur. Souvent, il s’agit d’une liste de mots. Il faut alors poser une questions en rapport avec le mot de la liste à l’examinateur. Il n’est pas obligatoire de formuler une question avec le mot de la [...] Delf A1 oral questions est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
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