Apprendre le français avec TV5Monde

Apprendre avec Radio France
  • Chercher des noises
    La Puce qui n’est pas du genre à chercher la petite bête revient aujourd’hui sur l’expression « chercher des noises ». Qu’est-ce qu’une noise ? Et quel mot a-t-elle inspiré aux Anglais ? Daniel Lacotte vous dit tout avec la complicité des CM1 de l’école Boulangers à Paris.Une chronique de De vive(s) voix.
  • Académicienne
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Barbara Cassin à l’Académie. C’était déjà officiel, mais c’est aujourd’hui qu’elle prononce son discours d’intronisation et qu’elle doit faire l’éloge de son prédécesseur, l’écrivain et musicologue Philippe Beaussant. Neuvième femme à être admise dans cette prestigieuse assemblée. Une académicienne et non un académicien ! Il est bien certain qu’elle utilisera le féminin pour ce titre qui représente une fonction il est vrai, mais aussi la personne qui le porte. Le point mérite d’être soulevé : de nombreux intellectuels et parmi eux quelques académiciens, et académiciennes, se sont élevés contre la féminisation des titres, faisant valoir que ces titres exprimaient une fonction et que le genre de la personne qui en bénéficiait ne saurait être pris en compte pour affecter le genre du mot. Argument qui peut paraître spécieux, dicté par la difficulté à accepter l’accession des femmes à des postes longtemps réservés aux hommes, ou parfois tout simplement la peur pour les femmes que leur titre féminin soit mal perçu. Mais on peut se souvenir par exemple qu’Hélène Carrère d’Encausse se présente comme Madame le secrétaire perpétuel (et non perpétuelle) de l’Académie. Alors même qu’à l’entrée académicien du dictionnaire de l’académie, on trouve l’exemple « une nouvelle académicienne ». Barbara Cassin est donc une nouvelle académicienne, élue en 2018. Mais cela prend du temps de passer l’état de mortel à celui d’immortel. Pourquoi immortel ? C’est bien comme ça qu’on nomme les Académiciens, pour plusieurs raisons : d’abord, on est académicien jusqu’à la mort (ce qui ne rend pas immortel, j’en conviens…). Ensuite, un académicien qui meurt est remplacé (pas vraiment aussitôt, mais quand on se pique d’immortalité, justement, on n’est pas pressé) par un autre, élu à sa place. Mais on ne dit pas vraiment qu’il est élu à sa place : il est élu à son fauteuil. Pour chaque fauteuil, on a la liste de tous les académiciens qui se sont succédé depuis la fondation de la Compagnie en 1635. On voit donc que tout un vocabulaire s’attache à cette institution, à commencer par ce mot de Compagnie, pour désigner l’Académie, qu’on n’emploie pas si souvent, mais qui est comme un signe de reconnaissance : ça montre qu’on s’y connaît, qu’on sait à qui on a affaire.  Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 16/10/2019 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en TU. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la Une de l'actualité ce soir, le bras de fer entre Washington et Ankara. Le numéro deux américain Mike Pence se trouve en Turquie pour tenter d'obtenir un accord. Mais le président turc Recep Tayyip Erdogan refuse tout cessez-le-feu. SB : Le chercheur français Roland Marchal incarcéré en Iran. Paris demande sa libération, de même que celle de sa collègue franco-iranienne Fariba Adelkhah. RA : Le retour du couple franco-allemand. La chancelière Angela Merkel était aujourd'hui à Toulouse, dans le sud de la France, aux côtés du président Emmanuel Macron pour un Conseil des ministres franco-allemand. À cette occasion, tous deux ont plaidé pour une défense européenne face aux différentes menaces. SB : Et puis le Comité international olympique tire les leçons des Championnats du monde d'athlétisme de Doha. Pour protéger les athlètes de la chaleur, certaines épreuves des Jeux olympiques de Tokyo, l'été prochain, auront lieu dans le nord du Japon. ------- SB : La Turquie rejette tout cessez-le-feu dans le nord de la Syrie. RA : Cela fait exactement une semaine que l'offensive turque a débuté. Elle a été favorisée par le retrait des troupes américaines de la région. Ce qui oblige Washington à jouer un numéro d'équilibriste. Aujourd'hui, le président Donald Trump a déclaré : « Si la Turquie va en Syrie, c'est une affaire entre la Turquie et la Syrie ». Et en même temps, le président américain a envoyé en Turquie son vice-président Mike Pence et son secrétaire d'État Mike Pompeo, dans le but de parvenir à un accord. Et Donald Trump demande au président turc de cesser l'invasion en Syrie. Ce dernier, Recep Tayyip Erdogan, qui lui a répondu aujourd'hui. Hors de question pour lui de parvenir à un cessez-le-feu. À Istanbul pour RFI, Anne Andlaeur. Le président turc refuse la moindre concession. « Nous ne pourrons jamais déclarer de cessez-le-feu. […] Nous ne pouvons pas nous asseoir à la table des terroristes. » C’est ce qu’il a dit devant des journalistes, puis répété quelques heures plus tard devant les députés de son parti. Sommé par les pays occidentaux de mettre fin à son offensive, il pose une condition : « Notre proposition est la suivante : tout de suite, ce soir, que tous les terroristes déposent leurs armes et leurs équipements, détruisent toutes leurs fortifications et se retirent de la zone de sécurité que nous avons fixée. » Recep Tayyip Erdogan écarte donc d’un revers de main les propositions américaines de médiation. Il promet d’aller jusqu’au bout de ses projets, c’est-à-dire jusqu’à la création d’une vaste zone tampon dans le nord de la Syrie. Et il ne semble pas du tout impressionné par les premières sanctions décrétées ces jours-ci par les États-Unis et les pays européens. C’est ce qu’il devrait dire, ce jeudi, à la délégation américaine qui vient le voir à Ankara. Peut-être une rencontre de la dernière chance avant que la Maison Blanche ne prenne d’autres sanctions et que le Congrès fasse de même. Donald Trump a menacé de « détruire » l’économie turque. Ses émissaires viennent sans doute donner à Tayyip Erdogan un avant-goût de ce qui l’attend s’il s’obstine dans son offensive. Anne Andlauer, Istanbul, RFI RA : Côté diplomatique également à retenir, le Conseil de sécurité de l'ONU fait part de son inquiétude quant au risque d'une dispersion des jihadistes. C'est une grande crainte avec l'offensive turque : la possibilité que les prisonniers du groupe État islamique détenus par les Kurdes puissent s'enfuir. Sur le sujet, une très courte déclaration du Conseil de sécurité a été adoptée à l'unanimité. SB : La France demande la libération du chercheur Roland Marchal. RA : On savait depuis le mois de juillet qu'une chercheuse franco-iranienne, Fariba Adelkhah, avait été arrêtée à Téhéran, et incarcérée. Ce que l'on a appris aujourd'hui, c'est qu'un autre chercheur, le Français Roland Marchal, avait également été interpellé. Roland Marchal qui est spécialiste de l'Afrique, il n'était jamais revenu de son voyage en Iran. C'est un rebondissement qui pourrait tendre les relations entre Paris et Téhéran, Eliott Brachet. Une arrestation peut en cacher une autre. Fariba Adelkhah n'était donc pas la seule française à croupir dans les geôles iraniennes. Au mois de juin, à peine avait-il posé le pied à l'aéroport de Téhéran, que son ami et collègue Roland Marchal était également arrêté par les Gardiens de la révolution. Pendant quatre mois, les proches de Roland Marchal ont dû garder ce lourd secret. Car à la demande du Quai d'Orsay, pas question de divulguer la nouvelle de son arrestation afin de faciliter sa libération. Mais plusieurs médias, dont RFI, ayant révélé ce mercredi, son interpellation, Paris a dû réagir. Le ministère des Affaires étrangères a exigé publiquement que les autorités iraniennes mettent fin « sans délai » à cette situation jugée « inacceptable ». Contrairement à sa consœur, qui a la double nationalité, Roland Marchal, lui, a pu recevoir la visite de diplomates français et bénéficie d'un avocat. Il va bien selon ses proches. Les négociations s'annoncent délicates alors que la France mène une médiation entre Téhéran et Washington pour éviter l'escalade dans le dossier du nucléaire iranien. SB : Emmanuel Macron a passé la journée avec Angela Merkel. RA : Les deux dirigeants étaient réunis ce mercredi à Toulouse dans le sud-ouest de la France, à l'occasion d'un conseil des ministres franco-allemand. Il a été question d'économie : la chancelière allemande et le président français ont visité la chaîne de montage de l'A350 qui est le dernier modèle de l'avionneur européen Airbus. Il a également été question de défense, tous deux ont plaidé pour une défense européenne face aux différentes menaces et notamment la guerre en Syrie. Une conférence de presse commune a conclu la journée. En voici le résumé avec Aabla Jounaïdi. [Transcription manquante] SB : Le Brexit évoqué par Angela Merkel et Emmanuel Macron. Des discussions marathon ont lieu actuellement à Bruxelles. RA : Avec un objectif, parvenir à un accord entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, avant le sommet européen qui est prévu ce jeudi. La mission est difficile, les discussions ont duré toute la nuit dernière, elles se poursuivent aujourd'hui. Et c'est le pessimisme qui domine, ce soir une source du gouvernement britannique indique qu'aucune annonce n'est à attendre ce soir. L'un des obstacles concerne la manière d'éviter le retour d'une frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord. SB : En sport, les athlètes du marathon pourraient ne pas courir à Tokyo à l'occasion des Jeux olympiques l'été prochain. RA : Leur épreuve serait déplacée dans la ville de Sapporo qui se trouve dans le nord du Japon. Même chose pour les marcheurs. C'est une piste envisagée par le CIO, le Comité international olympique, et cela dans le but de protéger les athlètes de la chaleur. Explications Olivier Pron. Et si les récents Championnats du monde d'athlétisme de Doha avaient servi d'exemple ? Cela semble une évidence tant il y a quinze jours, les marcheurs et les marathoniens avaient souffert dans la chaleur moite du Qatar. 30° à minuit pour 70 à 80% de taux d'humidité. Les abandons avaient été légion, plus de 30% dans le marathon féminin. Ce déplacement du marathon et des épreuves de marche olympique sur l'ile d'Hokkaido devrait permettre aux athlètes de bénéficier de températures nettement moins élevées qu'à Tokyo : Sapporo qui avait accueilli les jeux d'hiver en 1972 est situé 800 kilomètres plus au sud, il y fait en général 5 ou 6 degrés de moins. Ce projet fait partie d'un « large éventail de mesures » prises par le comité d'organisation. En athlétisme, les courses de 5 000 mètres et plus seront programmées lors des sessions de soirée et non plus en matinée. En rugby à VII, tous les matches programmés en matinée devraient se terminer avant midi. En cyclisme, l'heure du départ des épreuves de VTT sera retardée à 15 heures. Les organisateurs imaginent d'autres parades : brumisateurs géants et neige artificielle projetée sur le public. Les évènements tests qui se sont tenus cet été n'ont fait que renforcer les inquiétudes. Mi-août, la triathlète française Cassandre Beaugrand avait dû être hospitalisée, victime d'une insolation. Une douzaine de personnes ont aussi été prises de malaises lors d'une course d'aviron. RA : Olivier Pron du service des sports de RFI. 22h bientôt 10 ici à Paris. Ainsi s’achève ce journal en français facile. Merci Sylvie. Très bonne soirée à l’écoute de la radio mondiale.
  • Une Française reçoit le prix Nobel
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Oeil du cyclone
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.La ville de Mambij dans l’œil du cyclone. C’est bien ce que nous apprennent les informations de Rfi. Et que peut-on en penser ? Que cette ville est au cœur de la tourmente. Apparemment les forces syriennes la contrôleraient, mais le conditionnel reste de mise. On n’est pas absolument certain de la véracité de cette nouvelle qui émane d’abord de sources russes. Et puis les choses peuvent changer très vite. Les journalistes restent donc prudents. Ce qui semble indubitable c’est que cette ville est un enjeu important pour les forces en présence, une position clé. On peut malgré tout se demander si l’expression dans l’œil du cyclone a été bien employée. A priori, elle n’est pas comprise ici dans son sens d’origine, qui est bien particulier. On sait bien ce qu’est un cyclone : cela se rapproche de la tempête, du typhon, de l’ouragan. Mais l’origine du mot cyclone nous renseigne sur la forme que prennent ces très grosses turbulences : elles tournent en rond, ou au moins en spirale ; ce sont des vents très forts qui se déplacent en tourbillonnant. Cyclone est de la même famille que cycle. Les mots viennent du grec, mais sont apparentés au cercle, qui lui vient du latin. Et ces cercles tempétueux ont toujours un centre, même si celui se déplace. C’est bien ce centre qu’on appelle l’œil du cyclone, et qui par définition n’est pas sur la trajectoire des vents qui sont comme sa circonférence. Donc l’œil du cyclone est l’endroit paradoxalement parfaitement calme, autour duquel tout s’agite. Comme si le cœur de la tourmente était le lieu où la tourmente ne s’exerçait pas. Et parfois on a pu rencontrer cette expression utilisée dans ce sens. Notamment au figuré : on peut très bien lors d’une crise très agitée, dans un gouvernement ou même une entreprise, se retrouver dans une position où étrangement, on n’est pas atteint par ces remous : on voit les balles passer, on observe les coups qui s’échangent, mais tout cela tourne autour de vous sans vous atteindre. Dans la réalité des ouragans, ou même des guerres, les choses sont le plus souvent bien différentes : comme on l’a dit, les cyclones se déplacent. Et ce qui était l’œil du cyclone à un moment donné peut très bien être très exposé peu après. Alors on comprend bien que l’image plaise : elle est pittoresque : pensez donc : l’œil d’un cyclone. Qui fait presque penser évidemment à l’œil d’un cyclope, l’œil unique de ce monstre, celui justement qu’Ulysse a tué dans l’Odyssée : les deux expressions sont très voisines ! Et on peut très bien comprendre que souvent le sens de cette locution change et se transforme en son contraire : comme si être dans l’œil du cyclone c’était être au beau milieu de la violence. Et la formule est si séduisante, qu’on l’entend parfois transformée d’une autre façon encore : être sous l’œil du cyclone. C’est-à-dire être dans le collimateur, sous le regard des juges. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 15/10/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.  Zéphyrin Kouadio : Bonsoir. LB : À la une : l’offensive turque dans le nord de la Syrie. Elle se poursuivra « avec ou sans le soutien » du monde assure Ankara ce soir. Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit se réunir demain sur ce dossier.  ZK : Au Texas, un policier blanc inculpé pour le meurtre d’une femme noire. Il est accusé de l’avoir abattue à son domicile lors d’une banale opération de contrôle. Les détails dans ce journal/ LB : Et puis nous reviendrons sur les conséquences du typhon Hagibis au Japon avec un bilan une nouvelle fois revu à la hausse. Il s’élève désormais à 70 morts. ------- ZK : Le point sur la situation en Syrie, une semaine après le début de l’offensive turque dans le nord du pays. Une offensive qu’Ankara compte bien poursuivre « avec ou sans le soutien du monde ». LB : C’est ce que souligne la présidence ce soir malgré les pressions internationales et les sanctions américaines. Les autorités turques qui annoncent ce mardi la mort de 2 soldats dans les combats tandis que le Nord syrien est en pleine recomposition, car les forces du régime de Damas progressent également dans la région. Nicolas Falez. Les forces du régime syrien sont entrées lundi dans la ville de Manbij qu’elles contrôlent désormais entièrement ainsi que des localités avoisinantes et ce mardi la coalition internationale antijihadiste commandée par les États-Unis annonce qu’elle a quitté Minbej. C’est donc sans combattre que l’armée de Bachar El Assad reprend le contrôle de territoires qui lui échappaient depuis des années, car les Kurdes attaqués par la Turquie et privés du soutien américain n’ont eu d’autre choix que de se tourner vers Damas. Ce tournant dans le conflit en Syrie risque-t-il de dégénérer en affrontements entre forces turques et syriennes ? Non assure la Russie, alliée du régime de Bachar El Assad. Moscou « ne le permettra pas » selon un officiel russe. Les évènements en cours redessinent la carte du Nord syrien, la Turquie tente d’imposer sa fameuse « zone de sécurité » le long de sa frontière. Ces dernières heures, d’intenses combats ont été signalés dans la ville frontalière de Ras Al Aïn où les forces kurdes résistent pour l’instant à l’offensive turque. LB : Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a affirmé que l’opération, qui vise une milice kurde considérée comme « terroriste », se poursuivrait jusqu’à ce que ses « objectifs soient atteints », en dépit d’appels de nombreux pays, États-Unis en tête, à y mettre fin. ZK : Toujours, sur ce dossier de l’offensive turque en Syrie, le Conseil de Sécurité des Nations Unies devrait se réunir à huis clos demain mercredi à la demande de ses membres européens. LB : Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian va de son côté se rendre en Irak pour discuter avec les autorités irakiennes et « les Kurdes » de la « sécurité » des camps où sont détenus les jihadistes étrangers. Tandis que le vice-président américain Mike Pence ainsi que le Chef de la diplomatie Mike Pompeo vont, eux, partir pour la Turquie demain, dans l’espoir de négocier un cessez-le-feu entre les forces turques et kurdes. Autre conséquence de l’offensive turque en Syrie, cette annonce, sur twitter de MSF, Médecins Sans Frontière qui suspend la plupart de ses activités dans le nord-est du pays en raison « de l’extrême volatilité de la situation dans la région ». ZK : Dans l’actualité également, un policier inculpé pour meurtre, et incarcéré hier, au Texas. LB : Pour mieux comprendre, il faut remonter à la nuit de vendredi à samedi. L’agent, un homme blanc avait abattu une jeune femme noire à son domicile de Fort Worth lors d’une banale opération de contrôle. Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur les violences policières envers les Afro-américains aux États-Unis. Stefanie Schüler. Vendredi soir Atatiana Jefferson joue à des jeux vidéo avec son neveu de 8 ans. Pour rafraîchir la maison, la jeune femme de 28 ans diplômée en biologie ouvre la porte d’entrée. Cette porte ouverte pendant plusieurs heures finit par inquiéter son voisin qui alerte la police. Deux agents arrivent sur place. Atatiana entend alors des bruits dans son jardin et se dirige vers la fenêtre. Sa présence est remarquée par l’un des policiers qui crie à toute vitesse « Mains en l’air » avant de tirer quasi immédiatement. Atatiana Jefferson meurt sous les yeux de son neveu avant l’arrivée des secours. Le policier a été suspendu et a présenté sa démission. Il a été inculpé pour meurtre et incarcéré. Des centaines de personnes ont exprimé leur colère ce week-end lors d’une veillée en mémoire de la victime. La maire de Fort Worth a estimé que pour restaurer la confiance de la population envers la police, « de simples mots ne suffiront pas ». Le FBI a ouvert une enquête sur une possible dimension raciste de cet acte. ZK : C’est un bilan qui ne cesse de s’alourdir 3 jours après le passage du typhon Hagibis. La télévision publique parle maintenant de près de 70 morts, une quinzaine de personnes sont toujours portées disparues. LB : Sur place, les sauveteurs sont toujours à pied d’œuvre pour tenter de retrouver des survivants dans les zones inondées et touchées par des glissements de terrain. Caroline Haga, de la Croix rouge internationale, s’en rendue dans trois préfectures affectées par l’inondation. Elle explique pourquoi le bilan humain est si important dans un pays pourtant préparé aux catastrophes naturelles comme le Japon au micro de Christophe Paget. C’est l’ouragan ou le typhon le plus violent à avoir frappé le Japon depuis 60 ans, et sur une zone très étendue : il a affecté toute l’île de Honshu, qui est la plus peuplée. Et personne ne s’attendait à des pluies torrentielles. En 48 heures, dans certaines zones, il est tombé l’équivalent de 40 % des pluies annuelles. On estime qu’à Nagano, l’eau est montée jusqu’à quatre mètres… C’est la préfecture qui a été la plus touchée, l’eau est en train de se retirer, mais cela prend plus de temps que dans d’autres zones. Fukushima aussi a été très affectée, et c’est un des endroits où la Croix Rouge japonaise va concentrer ses efforts. Ce genre de typhon, on peut s’y préparer autant que possible, mais la situation est telle qu’on ne peut jamais complètement prévoir ce que le typhon va faire exactement, et le type de destructions auxquelles on va faire face. C’est pour cela que par rapport à la grande magnitude de la tempête la préparation était très bonne, même si des vies ont été perdues, des gens blessés et qu’énormément d’infrastructures ont été endommagées. Mais c’est malheureusement toujours le cas avec les catastrophes naturelles. ZK : En bref, à deux semaines de la date fatidique du 31 octobre, un accord reste « possible » entre Londres et l’Union européenne. LB : C’est la position de Bruxelles et son négociateur Michel Barnier 48h avant le prochain sommet européen. Un accord pourrait intervenir cette semaine, affirme le Français, à condition, précise-t-il, qu’un texte juridique soit finalisé demain matin au plus tard. ZK : Nouvelle mobilisation des indépendantistes en Catalogne contre la condamnation de leurs dirigeants à de lourdes peines de prison. LB : Peines allant jusqu’à 12 ans de prison prononcées par a Cour suprême espagnole contre 9 séparatistes pour leur rôle dans la tentative de sédition de la région il y a deux ans. Des heurts ont éclaté ce soir entre manifestants et forces de l’ordre dans le centre de Barcelone pour la deuxième soirée consécutive. ZK : En France, les députés ont adopté ce soir en première lecture le projet de loi sur la bioéthique. LB : Il prévoit notamment d’ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes lesbiennes et célibataires. Le texte a été voté par 359 voix contre 114, et 72 abstentions. Le texte doit être maintenant examiné au Sénat, à une date qui n’a pas encore et fixée. ZK : une affiche inédite ce mardi, l’Arabie saoudite a affronté la sélection palestinienne de football. LB : En Cisjordanie occupée dans la cadre des qualifications au Mondial-2022, une première alors que Riyad refusait jusque-là la tenue d’une telle rencontre qui nécessite une autorisation israélienne. Les deux équipes se sont quittées sur un nul 0-0. ZK : Et puis cet autre match de qualification pour le mondial au Qatar, match surréaliste qui vient de se terminer à Pyongyang. LB : La capitale nord-coréenne avec la aussi un score nul et vierge 0-0 entre les équipes masculines des deux Corées au terme d’une rencontre jouée dans un stade complètement vide et non diffusée en direct. Les conditions d’organisation de la rencontre font polémiques en Corée du Sud et elles rappellent à quel point les relations entre les deux pays voisins se sont dégradées depuis l’année dernière. Correspondance à Séoul de Frédéric Ojardias. C’est dans un stade Kim Il-sung absolument désert que s’est déroulé le face à face si attendu entre les deux Corées. Seuls dans les tribunes : des responsables sportifs nord-coréens et Gianni Infantino, président de la FIFA venu à Pyongyang en jet privé. Les Nord-Coréens sont pourtant passionnés de foot et les raisons pour lesquels ils n’ont pas été autorisés à voir ce derby intercoréen ne sont pas claires. Le régime a imposé d’autres conditions tout aussi draconiennes : pas de retransmission en direct, pas de journalistes sud-coréens, aucun fan venu de Corée du Sud. L’équipe sudiste pourra tout de même repartir avec un DVD de la rencontre, ont promis les autorités du Nord. (Les joueurs sudistes n’ont pas non plus été autorisés à venir directement depuis le Sud, que ce soit en bus ou en avion. Ils ont dû passer par Pékin. Ils ont aussi dû obtenir des exemptions de l’ONU pour amener leurs équipements à Pyongyang sans violer les sanctions internationales.) En Corée du Sud, beaucoup se demandent comment la FIFA a pu accepter de telles conditions. Alors que Pyongyang snobe Séoul depuis des mois, ce match nul vient rappeler à quel point le projet sud-coréen d’organiser avec le Nord les Jeux olympiques de 2032 semble aujourd’hui utopique et fantaisiste.
  • Novice
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 14/10/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Julien Coquelle-Roëhm. Bonsoir Julien.  Julien Coquelle-Roëhm : Bonsoir. LB : À la une : la Syrie et les troupes de Bachar al Assad qui progressent en direction de la frontière turque. À la faveur de l’accord conclu hier avec les Kurdes ciblés par Ankara, les forces de Damas annoncent ce soir être entrées dans la ville clé de Manbij. On y revient dans un instant. JCR : La controverse aux États-Unis autour d’une vidéo projetée lors d’une conférence pour les partisans de Donald Trump. LB : Et le Nobel d’Économie pour un trio franco-américain. La Française Esther Duflo est la deuxième femme distinguée dans la discipline. ------ JCR : Tout d’abord, la situation en Syrie et cette offensive turque qui en moins d’une semaine a entraîné la fuite d’au moins 160 000 personnes, c’est ce qu’annoncent les Nations Unies dans leur dernier communiqué. LB : L’ONU dont le secrétaire général Antonio Guterres « appelle à une désescalade immédiate et exhorte toutes les parties à résoudre leurs problèmes de manière pacifique ». En attendant, Ankara poursuit son opération militaire dans le Nord-est syrien. Une opération qui a poussé les Kurdes, hier, a conclure une alliance avec le régime syrien pour défendre leur territoire. Après l’annonce d’un départ des soldats de leurs alliés américains de cette région. Damas qui veut aujourd’hui apparaître en sauveur. À Erbil, dans le Kurdistan irakien, Muriel Paradon. Les troupes du régime se sont déployées dans le nord du pays, dans des villes tenues par les Kurdes, près de la frontière turque. Des chars ont été vus à Manbij ou encore Ain Issa. Et à Ras al Aïn, où de nombreux civils ont été tués et blessés dimanche, l’arrivée des soldats syriens a été saluée par les habitants, soulagés après 6 jours de bombardements turcs. C’est en tous cas l’image que souhaite montrer le régime, dans les médias officiels. Bachar el Assad n’a jamais caché qu’il voulait reprendre l’intégralité du territoire syrien, y compris le nord conquis par les Kurdes à l’issue de leur bataille contre les mouvements djihadistes. Les Kurdes eux, tentent de faire bonne figure en assurant que l’accord conclu avec les autorités syriennes ne concerne qu’une aide militaire. Eux garderaient le contrôle des administrations et donc leur autonomie. C’est à voir. Il semble qu’ils n’aient pas eu le choix. Ils ont dû pactiser avec Damas face à l’avancée des Turcs et de leurs milices supplétives et alors que des combats se déroulaient toujours ce lundi dans plusieurs villes du nord de la Syrie. LB : Cette avancée des forces du Régime de Bachar al Assad est la conséquence directe de l’accord conclu hier entre Damas et les forces kurdes. Pour de nombreux Kurdes, cette annonce signifie la fin d’un rêve d’autonomie dans la région kurde syrienne que les partisans de la cause nomment l’est du Kurdistan. La nuit dernière a donc été une nuit de tristesse pour une grande partie de Kurdes dans le monde entier. Je vous propose d’écouter le témoignage de Bedran Ajar, un des responsables du parti de Libération du Kurdistan à Mardin. Interrogé par notre envoyée spéciale Oriane Verdier. Ce que j’ai ressenti hier soir, c’est le reflet d’une vie de 50 ans dans le mouvement kurde. Il nous est arrivé d’avoir l’espoir qu’un pays nous soutienne pour obtenir certains droits élémentaires nationaux. Hélas à chaque fois nous nous sommes heurtés à des trahisons internes et externes. Malheureusement, je m’attendais à ce que le parti qui dirigeait le mouvement kurde dans l’ouest du Kurdistan le mène lui même à sa perte, et c’est ce qu’il a fait. Je m’attendais au pire. Mais malgré tout j’étais très triste, j’avais le cœur brisé. LB : À noter que ce contexte de l’offensive d’Ankara dans le nord de la Syrie s’invite également dans l’actualité du football. C’est en effet dans ce contexte, et alors que Paris condamne ouvertement l’opération militaire entamée mercredi dernier, que la France reçoit la Turquie ce soir au Stade de France. Match de qualification pour l’Euro 2020. Pour l’instant, les valeurs du sport l’emportent contrairement à ce qui s’était passé au moins de juin dernier. À Konya, les supporters de la Turquie rassemblés dans le parcage visiteur du Stade de France ont majoritairement applaudi la Marseillaise au moment où l’hymne national français a été joué.  JCR : Direction les États-Unis avec cette polémique autour d’une vidéo projetée lors d’une conférence pour les partisans de Donald Trump. LB : C’était la semaine dernière à Miami, les images montrent le président massacrer à l’arme à feu tous les représentants des médias ainsi que quelques-uns de ses adversaires politiques. La Maison-Blanche affirme ne pas avoir vu le film. Correspondance à Washington Anne Corpet. Le clip est directement inspiré de « Kingsman », un film noir comique de 2014. On y voit la tête de Donald Trump superposée sur le corps d’un homme en costume noir et nœud papillon, qui tire au pistolet à l’intérieur d’une église. Les paroissiens visés portent à la place du visage les logos de la grande majorité des médias américains ou la tête de ses opposants politiques. La scène est ultra violente : Donald Trump égorge au couteau, tire en pleine tête, projette Barack Obama contre mur, et frappe le défunt sénateur John Mc Cain dans le dos. À la fin de la vidéo, il contemple sourire narquois aux lèvres l’étendue du carnage. « Ce clip viole toutes les normes que notre société attend de nos dirigeants », a réagi Cyndie Mc Cain, la veuve du sénateur républicain. « Donald Trump n’a pas vu la vidéo, mais d’après ce qu’il en a entendu dire, il la condamne fermement », déclare ce matin la porte-parole de la maison blanche soucieuse d’apaiser le tollé naissant. Mais cette vidéo illustre la haine des médias entretenue par le président. Donald Trump ne cesse de répéter que les médias sont l’ennemi du peuple. JCR : En Tunisie, c’est désormais officiel : Kais Saied est bien le nouveau Président. LB : L’instance électorale confirme ce soir ce que l’on savait déjà en précisant l’ampleur de la victoire de l’universitaire qui l’emporte face à Nabil Karoui avec 72,71 % des voix, soit un million de votes de plus que son adversaire. JCR : Elle, occupe le trône britannique. Elizabeth II a prononcé tout à l’heure le discours qui inaugure chaque nouvelle session parlementaire. LB : Elle a surtout porté le message de Boris Johnson renouvelant l’objectif d’un divorce rapide entre Londres et Bruxelles à 17 jours exactement du Brexit. « Le gouvernement prévoit de travailler à la mise en place d’un nouveau partenariat avec l’Union européenne sur la base du libre-échange et d’une coopération amicale », a-t-elle notamment déclaré. JCR : Au Japon, le dernier bilan du typhon Hagibis revu une nouvelle fois à la hausse. LB : Il s’élève à 56 morts et plus de 200 blessés. Des chiffres auxquels il faut ajouter une quinzaine de personnes portées disparues. Les sauveteurs étaient ce lundi toujours à la recherche de survivants dans les zones inondées et touchées par des glissements de terrain. JCR : Un mot pour refermer ce journal du Nobel d’économie, le dernier remis par l’Académie suédoise.  LB : Prix attribué ce lundi à la française Esther Duflo et aux Américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer. Tous trois sont récompensés pour leurs travaux de terrain en économie expérimentale visant à réduire la pauvreté dans le monde. En clair, ces chercheurs ont analysé les « pièges à pauvreté » et testé l’efficacité de certains dispositifs destinés à améliorer leurs conditions de vie. Les explications de Ilf Bencheikh, directeur adjoint de J-PAL Europe.  [Transcription manquante]
  • Espoir
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 13/10/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir. LB : À la une : les combats dans le nord de la Syrie où l’offensive militaire turque se poursuit pour le 5e jour consécutif. On fait le point en tout début de journal.  ZK : Présidentielle en Tunisie. La télévision publique annonce la victoire de Kais Saied par plus de 76 % des voix. LB : Et puis nous irons à Budapest dans ce journal. On vote également en Hongrie pour des élections municipales. Élections qui pourraient bien rimer avec défaite pour le parti de Viktor Orban. -------- ZK : On ouvre ce journal sur la situation en Syrie où au moins 26 civils ont été tués ce dimanche dans le nord du pays par des bombardements et des tirs des forces turques ou leurs alliés. LB : Une offensive d’Ankara débutée il y a maintenant 5 jours, largement condamnée par la communauté internationale et qui, en plus de ses victimes directes a entraîné la fuite d’au moins 130 000 personnes en moins d’une semaine. Aujourd’hui, Ankara aurait conquis une importante ville frontalière, Tal Abyad. Les précisions de Yelena Tomic.  Dans la phase initiale de l’assaut lancé mercredi, après la prise de Tal Abyad, les forces turques et leurs alliés s’apprêtent à conquérir une autre cible majeure : la ville de Ras Al Aïn. Le ministère turc de la Défense a également annoncé un autre succès majeur : la prise de contrôle d’un important axe routier, l’autoroute M4 qui relie des territoires contrôlés par les Kurdes. La perte de cet axe prive en effet les milices kurdes d’une voie cruciale de ravitaillement et de redéploiement de leurs forces. Depuis le début de l’offensive turque, il y a cinq jours, plus de 130 000 personnes ont fui leurs foyers, en majorité dans les zones rurales autour des localités de Tal Abyad et Ras al Ain. Et selon les estimations de l’ONU, le nombre de déplacés pourrait atteindre 400 000 personnes. Ce dimanche a également été marqué par la fuite d’un camp de déplacés dans le nord de la Syrie, de près de 800 proches de djihadistes étrangers de l’organisation État islamique. Malgré les condamnations et les nouveaux appels à cesser immédiatement l’offensive, le président turc a répondu que rien ne le ferait reculer, pas même l’embargo sur les ventes d’armes annoncé samedi par Paris et Berlin. LB : Ce soir, Emmanuel Macron et Angela Merkel appellent d’une même voix la Turquie à cesser une opération qui « risque de créer une situation humanitaire insoutenable et d’aider Daech à réémerger ». Les deux appellent à la fin du conflit. Par ailleurs, les autorités kurdes ont annoncé la fuite de près de 800 proches de jihadistes étrangers du groupe État islamique. Les faits se sont déroulés dans un camp de déplacés du nord-est de la Syrie, à proximité de combats opposant les forces kurdes et pro turques. ZK : À la une également, la présidentielle en Tunisie et la victoire -annoncée- de Kais Saied. LB : Le juriste est donné vainqueur au second tour avec plus de 30 points d’avance sur l’homme d’affaires Nabil Karoui, selon un premier sondage de sortie des urnes. La chaîne publique Wataniya le crédite de près de 77 % des voix. Les résultats officiels ne seront pas connus avant mardi. ZK : Des élections également en Pologne pour renouveler le Parlement. LB : Élections législatives, pour lesquelles le parti Droit et Justice, au pouvoir depuis 4 ans, est en tête. Les premières estimations accordent aux conservateurs 239 sièges sur les 460 que compte la chambre basse, ce qui devrait leur permettre de conserver la majorité absolue. ZK : En Hongrie, en revanche, le vent semble tourner pour le parti national-conservateur en ce dimanche de vote. LB : On votait pour les municipales aujourd’hui en Hongrie. Nous sommes en ligne avec Anissa el Jabri, envoyée spéciale de RFI. Bonsoir Anissa, vous êtes en au quartier général du Fidesz, le parti du Premier ministre Viktor Orban, où l’ambiance n’était pas vraiment à la fête en début de soirée. Est-ce que les premiers résultats parviennent à inverser la tendance ? [Transcription manquante] ZK : C’est également dans l’actualité de ce dimanche, le pape François qui canonise plusieurs figures du catholicisme. LB : Trois religieuses, une pieuse Suissesse et le cardinal britannique John Henry Newman, qui a vécu au XIXe siècle entre la Grande-Bretagne et l’Irlande. À Dublin, il a contribué à fonder la première université catholique et pourtant, Emeline Vin, jusqu’au dernier moment, aucun représentant irlandais n’était attendu au Vatican. Fondée par John Henry Newman, l’University College de Dublin n’était censée envoyer aucun représentant. L’établissement est aujourd’hui laïc et considérait ne pas avoir sa place dans une cérémonie religieuse. Pourtant, le cardinal a largement contribué à établir un établissement d’enseignement catholique, dans une Irlande alors dirigée par une Grande-Bretagne protestante. John Henry Newman a également institué l’importance de l’esprit critique et l’équilibre entre raison et religion dans l’enseignement. Pour les représentants du clergé en Irlande, l’absence de représentants universitaires est un cruel manque de reconnaissance envers le recteur fondateur et surtout la preuve d’un sentiment anti-catholique. Un évêque s’en est ému cette semaine dans la presse : tous les catholiques, pourtant, ne sont ni octogénaires ni des pédophiles ! s’est ému un évêque dans la presse cette semaine. La UCD a finalement fait marche arrière et le trajet jusqu’au Vatican. De même, le gouvernement irlandais a envoyé la vice-ministre de l’Éducation. De l’autre côté de la mer d’Irlande, c’est le prince Charles qui est venu assister à la canonisation du cardinal John Henry Newman. Emeline Vin, Dublin, RFI. LB : Fin de ce journal, tout de suite, on retrouve Yvan Amar et son expression de la semaine : « souffler ses dix bougies ». Le mouvement 5 étoiles a dix ans ! Et il a fêté ça notamment dans l’une des villes où il est le plus populaire, à Naples, dans le sud de l’Italie. Et Rfi titrait donc, pour faire connaître l’information, que ce mouvement avait soufflé ses dix bougies ! Un double sens donc à cette expression : elle nous informe que le mouvement a dix ans, et qu’il a célébré cet anniversaire. Tout un symbole que ces bougies que l’on souffle. La tradition veut qu’on partage un gâteau pour un anniversaire. Au départ une tradition enfantine, mais on sait que les sociétés modernes s’infantilisent : on se traite tous un peu comme de grands enfants. Et le gâteau est maintenant attendu pour n’importe quel anniversaire, avec des petites bougies plantées dessus. Et celui qu’on fête, qu’on félicite pour son anniversaire doit éteindre toutes les bougies d’un coup, en soufflant dessus. Souffler ses dix bougies c’est donc suivre cette tradition. Et l’expression s’emploie surtout pour un compte rond : on souffle ses dix bougies, ses cinquante bougies, ses cent bougies parfois. Et on voit bien que l’image, le symbole, l’expression ont du succès puisqu’on les utilise pour autre chose que des êtres humains, ici un mouvement politique ! Mais les bougies ne sont pas le seul symbole des années qui passent : elles sont par exemple en concurrence avec les printemps ! On ne souffle pas les printemps évidemment, mais on les fête, on les passe. Et cette saison étant la représentation du renouveau, d’une année qui recommence, elle est souvent associée à une nouvelle année, une année de plus. Avec une coloration supplémentaire qui est celle de la jeunesse : le printemps c’est l’éternel renouveau. On évoque donc souvent les vingt printemps, pour dire les vingt ans. Avec cet écho que vingt ans représente la fleur de la jeunesse, le moment où l’on est sorti de l’enfance et même de l’adolescence, où on est au somment de son charme, avec encore toute une vie d’adulte qui se profile qui se devine devant soi.
  • Journal en français facile 12/10/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir. LB : À la une : les bombardements turcs sur le nord de la Syrie. Ils se poursuivent sans discontinuer depuis 4 jours. Objectif pour Ankara : tenter de prendre des villes proches de la frontière entre les deux pays.  ZK : En France, l’homme arrêté hier soir à Glasgow n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté du meurtre de sa femme et de ses 4 enfants en 2001, il a été innocenté par les tests ADN. LB : Et puis l’exploit sportif d’Eliud Kipchoge. Le Kényan devient le premier homme à passer sous la barre des deux heures au marathon. ----- ZK : Tout d’abord l’offensive turque dans le nord de la Syrie. Elle se poursuit, pour le 4e jour consécutif ce samedi malgré les menaces de sanctions internationales. LB : Selon diverses sources, les militaires turcs, aidés par leurs supplétifs seraient parvenus à prendre la ville frontalière de Ras Al Aïn. Ce que démentent des civils du côté syrien de la frontière. Le point sur la situation avec Romain Lemaresquier. La situation ne change pas à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Tirs nourris de l’artillerie lourde, raids aériens incessants, l’armée turque continue d’avancer au même rythme, même s’il est difficile de confirmer quelles sont les zones conquises. La ville frontalière de Ras Al Aïn en est le parfait exemple. Si le ministère turc de la Défense a salué la prise de cette ville par ses forces, du côté syrien de la frontière, cela ne semble pas si évident. Mais face à la puissance de l’armée turque, les FDS, les Forces démocratiques syriennes, ont du mal à résister et accumulent les pertes. Des soldats turcs figurent également parmi les victimes. Des bilans difficiles à confirmer, car là aussi les versions divergent qu’elles proviennent de sources officielles ou pas. Environ 100 000 personnes ont quitté la zone frontalière avec la Syrie. Des réfugiés qui ne savent pas où se diriger et si un jour ils pourront revenir chez eux. Face à cette situation les forces kurdes en Syrie ont appelé ce samedi Washington à, je cite, « assumer ses responsabilités morales » et à « respecter ses promesses ». Les États-Unis qui sont accusés d’avoir abandonné leurs alliés suite à, je cite, « une décision injuste de retirer leurs troupes de la frontière turque ». LB : Ce soir, la France fait savoir qu’elle suspend tout projet d’exportation vers la Turquie de matériels de guerre susceptibles d’être employés dans le cadre de l’offensive en Syrie ». Décision à effet immédiat précisent les ministères français des Armées et des Affaires étrangères. La France où des manifestations de soutien aux Kurdes de Syrie ont eu lieu, aujourd’hui. Des rassemblements pour dénoncer l’offensive turque. À Marseille, Strasbourg Lyon ou Bordeaux, mais aussi à Paris, des milliers de personnes ont répondu à l’appel de plusieurs associations et notamment du Conseil démocratique du Kurdistan.  ZK : Toujours en France, des centaines de militants de l’ONG Attac mobilisés dans plusieurs villes de France. LB : Pour dénoncer « l’impunité » des multinationales comme Amazon, Total ou BNP Paribas. Dès le matin, un groupe d’une trentaine d’activistes, certains vêtus de combinaisons blanches, a aspergé de peinture noire le siège du groupe pétrolier et gazier Total dans le quartier d’affaires de La Défense. ZK : Et puis cette autre mobilisation, celle des Gilets Jaunes, 48e samedi de manifestations. LB : A Metz, Lille, Bordeaux, Paris ou encore Toulouse, désignée pour l’occasion « capitale nationale » et où le rassemblement a été émaillé d’échauffourées avec les forces de l’ordre. ZK : L’actualité en France, encore, où Xavier Dupont de Ligonnès est toujours introuvable. LB : L’homme arrêté à hier à l’aéroport de Glasgow n’est pas le suspect de la tuerie de Nantes il y a 8 ans. Il avait été interpellé sur la base d’une « dénonciation anonyme », ses empreintes digitales semblaient correspondre avec celles de Xavier Dupont de Ligonnès, selon la police écossaise le test ADN a infirmé cette information. ZK : On part pour la Hongrie à l’occasion des élections municipales.  LB : Un scrutin où pour la première fois l’opposition espère pouvoir répondre à la domination écrasante du Fidesz, le parti au pouvoir à tous les échelons de la vie politique à Budapest, mais aussi à Petch à un peu plus de 200 km au sud de la capitale. Petch où comme souvent ailleurs en Hongrie la presse régionale indépendante a beaucoup de mal à exister. Reportage Anissa el Jabri. Attablé à une terrasse de café ensoleillée du centre-ville, Attila Babos fait une pause dans l’écriture de ses articles sur la campagne municipale, ce métier il a pourtant failli l’abandonner, c’était il y a 3 ans un oligarque proche du pouvoir venait de racheter le journal où il travaillait : « on savait tous que quand le journal allait tomber entre les mains des proches du pouvoir, ils se débarrasseraient des journalistes indociles qui refuseraient de faire de la propagande. Donc soit je n’avais plus de travail et je partais à l’étranger, soit je respirais un grand coup et je lançais mon propre média. C’est ce que j’ai fait ». Aujourd’hui les pages politiques du site d’information qu’il dirige c’est 10 à 15 000 lecteurs par jour, 20 % de plus que son ex journal et pourtant : « tous les élus du camp du pouvoir refusent de nous parler, toutes les mairies ignorent nos questions ». Attila Babos a été nommé par le journal Forbes parmi les 25 Hongrois les plus courageux de l’année 2018. Son site d’information primé cette année par la presse hongroise, il n’a pourtant que très peu d’annonceurs, aucun investisseur, sa survie économique reste fragile. Pecs, Anissa el Jabri, RFI. ZK : Les sports avec l’exploit d’Eliud Kipchoge.  LB : Le Kényan devient le premier homme à passer sous la barre des deux heures au marathon aujourd’hui à Vienne. En 1 h 59 min 40 sec -un temps non homologué par la Fédération internationale d’Athlétisme, car il s’agissait d’une course non officielle. C’est 2 min de moins que l’actuel record du monde -dont il est le détenteur. Christophe Diremszian. Eliud Kipchoge était déjà bardé de titres, champion olympique 2016, vainqueur de tous les marathons les plus prisés du calendrier, recordman du monde officiel. Mais à 34 ans, il voulait être aussi un pionnier. Tout avait été organisé dans les moindres détails sur ce circuit de 9,9 km tracé dans une ancienne réserve de chasse dans le centre de Vienne, à parcourir un peu plus de 4 fois. De conditions météo minutieusement étudiées, 41 lièvres de luxe qui se relaient par groupes de 7 pour maintenir l’allure idéale (2 minutes 50 maximum) et protéger Kipchoge du vent, une route asphaltée sans imperfection. Des conditions parfaites, trop parfaites aux yeux de la fédération internationale qui ne validera pas ce record. L’opération a d’ailleurs été critiquée sur la forme pour son côté commercial (elle est notamment sponsorisée par Ineos, géant de la pétrochimie de plus en plus présent dans le sport à travers déjà l’équipe cycliste d’Egan Bernal, dernier vainqueur du Tour de France). Mais qu’importe pour Kipchoge, car l’essentiel pour lui est ailleurs. Il a accolé son nom à un exploit historique, semblable avait-il dit, au fait de « marcher sur la Lune » pour la première fois, et montrée que les limites physiques ne sont pas encore atteintes.  LB : Fin de ce journal. Tout de suite on retrouve Yvan Amar pour son mot de la semaine.  [Transcription manquante]
  • Journal en français facile 11/10/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir. LB : À la une : les bombardements de l’armée turque qui s’intensifient dans le nord de la Syrie contre des cibles kurdes. Depuis mercredi, ils ont poussé au moins 100 000 civils à fuir de chez eux selon les Nations Unies.  ZK : À suivre également, le Nobel de la paix pour le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed salué pour avoir réconcilié son pays avec l’Érythrée. LB : Et puis du football avec Islande -France. Match de qualifications pour l’Euro 2020, 0-0 pour l’instant à Reykjavik. ----- ZK : Tout d’abord, la situation dans le nord de la Syrie, deux jours après le début de l’offensive turque contre des positions kurdes. Offensive qui n’est pas sans conséquence sur les populations civiles. LB : L’ONU parle de 100 000 déplacés en raison des combats du côté turc de la frontière. On retrouve notre envoyée spéciale Oriane Verdier. Les habitants fuient, car ils ne savent pas combien de temps cette situation va durer ni quelle est la capacité réelle de résistance et de réponse des forces kurdes syriennes. Dans certaines villes des opérations d’évacuation ont été menées par les autorités. Plusieurs tirs de mortiers ont touché des bâtiments civils. Dans la ville d’Akcakale où nous nous trouvons, toute la journée nous avons entendu des propos à la gloire du président Erdoğan. « Il faut anéantir les terroristes soutenus par les États-Unis. » Voilà en résumé les propos tenus par ceux qui acceptent de nous parler. Un vieil homme nous confiait tout de même qu’il aurait préféré que les autorités préparent mieux cette opération en prenant en compte les civils, car en réalité tout le monde est dans l’attente. Alors que les rues sont de plus en plus désertes, les détonations des tirs de l’artillerie turque ont rythmé la journée. Ils visent la ville d’en face Tall Abyad pendant que les milices soutenues au sol par Ankara encerclent petit à petit la zone urbaine syrienne. Ainsi à Akcakale depuis un jardin public aux buissons bien ordonnés on peut observer une fumée menaçante s’élever vers le ciel. Un contraste étrange entre le calme côté turc et l’horreur que l’on ne peut qu’imaginer à quelques kilomètres de nous. ZK : Ce soir, le président Recep Tayyip Erdoğan affirme que la Turquie « ne stoppera pas » l’opération qu’elle mène en Syrie. Un peu plus tôt, les États-Unis avaient mis en garde Ankara contre de « graves conséquences » si elle n’interrompait pas son assaut. LB : Autre réaction à cette intervention turque dans le nord-est de la Syrie, celle de Moscou. La Russie qui si elle n’a pas condamné l’offensive militaire de Recep Tayyip Erdoğan, s’inquiète cependant des conséquences sur la région. Notamment de voir se disperser dans la nature les combattants du groupe État islamique, détenus par les Kurdes, c’est ce qu’a déclaré ce vendredi Vladimir Poutine, le président russe. « Dans le nord de la Syrie se trouvent des zones où sont concentrés des combattants de l’organisation de l’État islamique. Jusqu’à ce jour ce sont les Kurdes qui assuraient leur surveillance. Et voilà que l’armée turque intervient, et que les Kurdes abandonnent les camps où ces combattants sont retenus. Or, ils peuvent se disperser facilement. Et je ne suis pas sûr que l’armée turque puisse prendre ces zones rapidement sous contrôle. Selon le service de renseignement de notre état-major, on y trouve des centaines et des milliers de combattants. Ce qui constitue pour nous tous une vraie menace. Où vont-ils se diriger ? Vers la Turquie ? Vers d’autres territoires ? Iront-ils au fin fond de la Syrie pour investir des territoires qui ne sont aujourd’hui contrôlés par personne ? Passeront-ils par l’Irak ou encore d’autres pays de la région ? Nous devons être conscients de la menace qu’ils représentent et mobiliser les ressources de nos services spéciaux afin de contrer cette menace. »  ZK : Lui se dit honoré et ravi. Lui c’est Abiy Ahmed, lauréat du Prix Nobel de la paix. LB : Le Premier ministre éthiopien se voit distingué pour son travail de réconciliation avec l’Érythrée dont il a été l’artisan depuis son arrivée au pouvoir à Addis Abeba, il y a seulement 18 mois. Son portrait par Magalie Lagrange. Abiy Ahmed arrive à la tête du 2e pays le plus peuplé d’Afrique en avril 2018. En quelques mois, il se fait un nom sur la scène internationale. Il signe la réconciliation avec son voisin, l’Érythrée sur un différend frontalier vieux de deux décennies. Une réconciliation marquée par la réouverture d’ambassades, de postes-frontière, et la reprise de liaisons aériennes entre les deux pays. Toutefois, les spécialistes soulignent que peu de choses ont changé concrètement sur le terrain. L’ouverture des frontières n’est qu’intermittente et ne profite qu’aux commerçants. La frontière n’a pas été démarquée. En clair, le chemin à parcourir est encore long pour vraiment régler la situation. Abiy Ahmed, issu de l’ethnie Oromo, a également entrepris de nombreuses réformes à l’intérieur de son pays. Le Premier ministre a fait libérer des milliers de prisonniers politiques. Une commission de réconciliation a été créée. Toutefois, ses réformes lui valent des rancœurs, de la part de la vieille garde du régime. Il faut aussi signaler que le pays fait actuellement face à une flambée de violences intercommunautaires, alors que des élections législatives sont prévues en mai prochain. ZK : L’actualité internationale c’est aussi cet accord entre Londres et Bruxelles pour lancer des négociations intensives à 20 jours de la date butoir du Brexit. LB : Les 27 États membres ont donné leur feu vert à leur négociateur Michel Barnier qui avait rencontré dans la matinée son homologue britannique, Stephen Barclay. L’entretien est qualifié de « constructif » par le Français qui demande toutefois de la patience : « Le Brexit, c’est comme gravir une montagne. Il faut de la vigilance, de la détermination et de la patience » a-t-il expliqué devant les journalistes. ZK : L’Angleterre où un homme d’une quarantaine d’années a été arrêté après une attaque à l’arme blanche à Manchester. LB : Dans le nord du pays, il y a 2 ans, la ville avait été frappée par un attentat à la bombe qui avait fait 22 morts à la sortie d’un concert. Ce vendredi, un homme seul, armé d’un couteau, a blessé plusieurs personnes dans le centre commercial d’Arndale. Ses motivations sont pour l’heure inconnues. ZK : En France, une semaine après l’attaque meurtrière à a préfecture de Police de Paris, deux policiers désarmés » en raison de « soupçons de radicalisation ». LB : Deux fonctionnaires en poste en Ile-de-France, « Une demande de suspension a été faite pour l’un d’entre eux ». Cette décision intervient après le meurtre de 3 policiers et un agent administratif à l’intérieur de la préfecture de police par Mickaël Harpon, un employé soupçonné de radicalisation islamiste. ZK : Et puis cette information qui vient de nous parvenir : l’arrestation à Glasgow de Xavier Dupont de Ligonnès. LB : Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants en 2011 à Nantes. Il était activement recherché depuis. Il a été arrêté à l’aéroport de Glasgow (Écosse), il avait été repéré un peu plus tôt avant d’embarquer à l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle. ZK : Direction l’Islande pour du football : Islande-France, c’est ce soir à Reykjavik. LB : Match comptant pour les qualifications pour l’Euro 2020. On retrouve notre envoyé spécial Antoine Grognet. Dans ce stade au nom imprononçable, pour qui n’est pas Islandais. La 2e mi-temps vient de débuter, à Reykjavik. [Transcription manquante]
  • Grève générale en Équateur
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Joker
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 10/10/2019 20h00 GMT
    TranscriptionVous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. RA : À la une de l’actualité ce soir : de violents affrontements dans le nord de la Syrie. Au lendemain du déclenchement de l’offensive de la Turquie, les forces kurdes affirment avoir repoussé un assaut terrestre d’Ankara. Les pays européens du Conseil de sécurité de l’ONU appellent à un arrêt de l’action militaire. SB : L’un des hommes les plus puissants d’Indonésie, victime d’une attaque au couteau. Il s’agit du ministre de la Sécurité, grièvement blessé, mais ses jours ne sont pas en danger. Selon les autorités, les assaillants sont des membres d’une organisation liée au groupe État islamique. RA : Et puis deux prix Nobel de littérature. Après un report d’un an, la lauréate de l’édition 2018 est l’écrivaine polonaise Olga Tokarczuk. L’Autrichien Peter Handke est le vainqueur de l’édition 2019. ------ SB : L’heure est aux combats dans le nord de la Syrie. RA : Au lendemain du lancement par la Turquie d’une offensive dans cette zone frontalière. « De violents affrontements se déroulent », affirment les Forces démocratiques syriennes, auxquelles appartiennent les Kurdes des YPG qui sont combattus par Ankara. Les forces kurdes qui annoncent avoir repoussé un assaut terrestre des soldats turcs. Et ils affirment être déterminés à défendre leur territoire. Écoutez le témoignage du porte-parole de ces forces kurdes, Mervan Qamishlou. « Les bombardements turcs ciblent l’ensemble de la frontière syro-turque de la ville de Derrik à l’est à Kobané à l’ouest. C’est un territoire qui s’étend sur 450 km. Les raids aériens turcs sont menés à la fois par des avions de combat et par des drones. L’armée turque a également recours à des tirs de missiles de longues portées, des tirs de chars d’assaut, d’obus et d’artillerie. Nous concernant, nous forces kurdes, que ce soient les forces démocratiques syriennes FDS ou les YPG, et bien nous faisons preuve de résistance face à cette offensive barbare menée par la Turquie et ses mercenaires. Il y a des affrontements le long de la frontière entre les deux pays. Les Turcs tentent de prendre certaines positions près des villages de Tel Abyad et de Ras el Ein, mais nous tenons nos lignes pour le moment. Et nous aussi nous parvenons à mener des tirs d’artillerie. Nous avons bombardé des positions en territoire turc ». RA : Le porte-parole des forces kurdes au téléphone de Sami Boukhelifa.  Le bilan de la journée, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme 11 villages ont été conquis par les forces turques. Les Turcs qui annoncent que six civils ont été tués et plusieurs dizaines d’autres blessés par des roquettes tirées par les Kurdes. Et puis les combats qui provoquent déjà la fuite de plusieurs milliers de personnes, au moins 60mille depuis hier selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. SB : Et face à cette situation, les critiques de la communauté internationale. RA : Critiques qui se traduisent par des actes. L’ambassadeur de Turquie en France a été convoqué cet après-midi au ministère des Affaires étrangères. La Norvège, pas de l’OTAN, a décidé de suspendre toute nouvelle exportation d’armes vers la Turquie. L’offensive d’Ankara qui était au menu d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, au cours de laquelle les Européens ont exigé l’arrêt de l’action militaire. Et puis les regards restent également tournés vers les États-Unis, puisque l’offensive turque a été favorisée par la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie. Le Président américain qui doit maintenant affronter de son propre camp. Et c’est le sénateur Lindsey Graham, un fidèle parmi les fidèles, qui mène la fronde. Correspondance à Washington d’Anne Corpet. Très actif sur Twitter depuis le début de la semaine Lindsey Graham implore ce jeudi Donald Trump de rétablir une zone de sécurité en Syrie pour protéger les Kurdes et empêcher la résurgence de l’État Islamique. Il retweete d’ailleurs un message du Premier ministre israélien, proche allié du président, qui condamne lui aussi l’intervention turque. Le sénateur n’est pas le seul à essayer de faire revenir Donald Trump sur sa décision. D’autres élus républicains n’hésitent pas à exprimer leur mécontentement. Les évangéliques protestent aussi contre le retrait des troupes. « Le président des États-Unis risque fort de perdre sa place au paradis » a ainsi déclaré Pat Roberson, un influent télévangéliste. Même chez Fox and Friends une émission habituellement acquise à Donald Trump, un journaliste a parlé de décision désastreuse. Mais le président semble prendre tout cela avec philosophie. Il sait que la politique étrangère n’est pas un sujet qui préoccupe son électorat, plus soucieux de le voir remplir ses promesses. Or le retour des soldats américains est un engagement de campagne. Donald Trump se vantera sans doute ce soir de l’avoir tenu, lors d’un grand meeting prévu dans le Minnesota. Anne Corpet, Washington, RFI. SB : En Indonésie l’un des hommes les plus puissants du pays grièvement blessé lors d’une attaque au couteau. RA : C’est un fait sans précédent, Wiranto c’est le nom de cet homme ministre indonésien de la Sécurité âgé de 72 ans, a été victime de cette attaque lors d’un déplacement dans l’ouest du pays. Les assaillants sont un homme et une femme qui ont tous deux été arrêtés par la police. Ils sont membres d’une organisation liée au groupe État islamique affirment les autorités. C’est une attaque qui intervient à une semaine de l’investiture du Président indonésien Joko Widodo, qui a été réélu en avril pour un second mandat. Jelena Tomic. Wiranto a été grièvement blessé au moment de sa sortie d’un véhicule. Les assaillants, un homme de 31 ans et une femme de 21 ans habillée d’un niqab sombre couvrant son visage ont réussi à s’approcher du ministre, l’homme a frappé Wiranto avec un couteau, la femme s’est quand a elle battue avec la police, selon les témoins et une vidéo amateur tournée sur les lieux et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Le président Joko Widodo a demandé aux Indonésiens de « lutter ensemble contre le radicalisme et le terrorisme ». Et de fait, d’après les services de renseignement, le couple qui était marié appartenait au Jamaah Ansharut Daulah, un groupe qui avait prêté allégeance à l’organisation État islamique. Ce mouvement extrémiste islamiste est responsable de plusieurs attaques armées et attentats suicide à Jakarta notamment. En mai 2018 les terroristes ont pris pour cible plusieurs églises à Surabaya, la deuxième plus grande ville du pays, faisant une vingtaine de victimes. Le ministre Wiranto, 72 ans a été transféré par hélicoptère dans un hôpital de la capitale, ses jours ne seraient pas en danger. RA : « Monsieur Wiranto est conscient, mais doit subir une intervention chirurgicale », indique le président indonésien Joko Widodo. SB : En France Emmanuel Macron fait part de son incompréhension. RA : Le chef de l’État réagissait au rejet de la candidature de Sylvie Goulard au poste de Commissaire européen. Rejet qui constitue une première pour la France et un échec pour Emmanuel Macron. Les eurodéputés évoquent des raisons éthiques pour justifier leur choix, car l’ancienne ministre des Armées est sous le coup d’une enquête judiciaire pour des emplois présumés fictifs d’assistants au parlement européen. SB : Enfin non pas un, mais deux prix Nobel de littérature remis aujourd’hui. RA : Oui, car celui qui devait été décerné l’an dernier ne l’a pas été, suite à un scandale d’agressions sexuelles touchant le comité du prix Nobel. Le vainqueur de l’édition 2018 s’appelle donc Olga Tokarczuk, c’est une écrivaine polonaise considérée comme l’une des intellectuelles majeures de son pays. Et le lauréat de l’édition 2019 est l’Autrichien Peter Handke, considéré comme l’héritier du poète allemand Goethe, mais un homme également controversé, car il avait soutenu le dirigeant serbe Slobodan Milosevic, condamné pour crimes contre l’humanité. En tout cas voilà deux décisions qui ont rassuré les observateurs présents à Stockholm où les prix Nobels ont été décernés. Et où se trouve pour RFI Frédéric Faux. « Le prix Nobel de littérature 2019 est attribué à Peter Handke… » Pas de sifflets ni d’exclamations lors de l’annonce exceptionnelle des deux lauréats du prix Nobel de littérature. Après les scandales qui avaient empêché l’attribution du prix l’année dernière – des affaires de viol et de conflits d’intérêts - la majorité des journalistes et des critiques présents dans la salle des fêtes de l’Académie suédoise soulignait la sagesse de ces choix. Un homme, et une femme, ce qui était attendu. Un profil plutôt controversé, mais dont la qualité littéraire est reconnue dans le monde entier, celui de Peter Handke. Et une auteur plus jeune, Olga Tokarczuk, engagée politiquement à gauche, écologiste et féministe. Yukiko Duke est critique au Svenska Dagbladet. « Cela fait longtemps que Peter Handke était sur la liste des Nobel, mais il ne pouvait pas l’avoir à cause de ses positions politiques. Ce choix pour le Nobel n’est pas politiquement correct, mais Olga Tokarczuk l’est ! Je crois que c’est un choix très équilibré. La crise de l’année dernière a finalement été bonne pour l’Académie. Beaucoup de douleurs, et de luttes, mais elle est sur la bonne voie. » Pour la première fois dans son histoire, l’Académie suédoise s’est fait aider dans son travail par un comité de cinq critiques suédois, qui devraient aussi intervenir dans le choix du Nobel 2020. Frédéric Faux, Stockholm, RFI. RA : Et prochain prix Nobel décerné, demain vendredi, le plus attendu : le Nobel de la paix. La saison des Nobel qui s’achèvera lundi avec l’économie. Fin de ce Journal en français facile.
  • Extinction
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Extinction Rébellion. Une appellation qu’on peut prononcer à la française, de même que ses initiales, XR. Initiale vraiment ? Non pas exactement : on attendrait plutôt ER. Mais cette désignation abrégée nous vient de l’anglais, langue dans laquelle la première syllabe ex se prononce à peu près comme la lettre « x ». Et le mouvement que désigne cette formule est né, il y a un an, en Angleterre et ses premières manifestations importantes se sont déroulées à Londres. Il s’agit d’un mouvement d’activistes écologistes qui voudrait sensibiliser les populations et les gouvernements à l’urgence d’une politique de climat qui soit plus radicale et qui prend des mesures rapides et efficaces pour lutter contre le changement climatique et ses conséquences. Et ces conséquences pourraient, pensent les militants de XR, amener l’extinction de nombreuses espèces vivantes qui ne pourront survivre si l’environnement continue de se modifier comme il le fait actuellement. Et ce mot d’extinction a déjà été employé par les paléontologues, les chercheurs qui s’intéressent à l’évolution des espèces animales, et qui ont déjà recensé, dans un passé plus ou moins lointain, plusieurs grandes extinctions. Extinction, c’est-à-dire disparition. Mais c’est le mot qu’on emploie quand on parle de ces genres d’animaux qui ne se reproduisent plus. Il s’agit donc pour les militants XR de se rebeller pour éviter cette extinction, même si cette rébellion prend des formes non-violentes de désobéissance civique. Extinction : un nom qui dérive du verbe éteindre et qui peut avoir des sens très différents. Concrets d’abord : on parle de l’extinction des feux, dans une langue assez administrative, formelle : il s’agit du moment où on éteint la lumière dans un lieu collectif, un dortoir par exemple : c’est l’heure de dormir maintenant, tout le monde dans le noir ! Mais on se souvient que le mot a aussi été en usage dans des textes plus théoriques : Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III prévoyait l’extinction du paupérisme : c’est le titre d’un ouvrage qui imaginait une politique pour mettre fin à la pauvreté. Mais le verbe s’éteindre lui-même signifie souvent mourir. On l’utilise comme un euphémisme, et il y en a beaucoup pour éviter ce verbe qui fait peur, et qu’on répugne à nommer. Mais il y a quand même un effet de sens lorsqu’on emploie ce mot : il s’agit d’une mort douce, presque tranquille et progressive : on ne l’emploierait jamais en cas de mort violente, accidentelle. Mais si l’on dit que quelqu’un s’est éteint, on sous –entend qu’il a quitté tout doucement cette vie, comme la flamme d’une chandelle qui finit par disparaître. Alors même que dans le cas de cette fameuse extinction rébellion, l’extinction est proportionnellement brutale ! Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 09/10/2019 20h00 GMT
    TranscriptionVous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.  RA : À la une ce soir : l’offensive de la Turquie en Syrie. Comme Ankara l’avait annoncé, les premiers bombardements ont été menés aujourd’hui dans le nord de la Syrie. Inquiétude exprimée par la communauté internationale. Demain le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence. SB : Des milliers de manifestants à Quito. La capitale équatorienne au cœur de la grève générale illimitée qui a débuté aujourd’hui pour protester contre la hausse des prix du carburant décidée par le gouvernement du Président Lenin Moreno. Et déjà des incidents signalés ce soir. RA : Et puis en Russie un nouveau coup porté à Alexeï Navalny. L’organisation de l’opposant a été classée « agent de l’étranger » par les autorités russes. ------ SB : Pour la troisième fois en trois ans, la Turquie a donc décidé de lancer une offensive en Syrie. RA : Une offensive qui semblait inévitable après l’annonce des États-Unis dimanche soir de retirer leurs troupes dans le nord de la Syrie. C’est une région située à la frontière avec la Turquie. Depuis, la Turquie avait prévenu qu’elle se préparait à intervenir pour combattre son ennemi kurde. Et c’est donc cet après-midi que l’offensive a été lancée, c’est le Président turc lui-même qui l’a annoncé : « l’opération Source de paix, dans le nord de la Syrie, a débuté », écrit Recep Tayiip Erdoğan sur Twitter. Et quasiment en même temps, une explosion a été entendue dans la région de Ras Al Aïn. Le point sur ces premiers bombardements avec la correspondance régionale de Paul Khalifeh. L’aviation et l’artillerie turques ont pris pour cible plusieurs localités frontalières du nord de Syrie, contrôlées par les Forces démocratiques syriennes, une coalition dominée par les milices kurdes et comprenant aussi des combattants de grandes tribus arabes syriennes. Le pilonnage intensif a notamment visé Tal Abyad, Ras Al Aïn, Qamichli et Aïn Issa. Cette dernière ville est située à 55 kilomètres au nord de Raqqa, l’ancienne capitale du califat auto-proclamée du groupe État islamique. Les raids aériens turcs ont été menés par un escadron de 25 chasseurs-bombardiers, et des canons de gros calibres ont tiré des dizaines de projectiles sur des cibles militaires et civiles. Face à l’intensité des bombardements sur Ras Al Aïn, les civils ont commencé à fuir dans un grand désordre. Cette ville semble être un objectif prioritaire de l’armée turque, qui cherche à établir une zone tampon de 120 kilomètres de long et 20 kilomètres de profondeur, en territoire syrien. Les Kurdes sont décidés à résister à une éventuelle offensive terrestre turque. Alors que Ras Al Aïn se vidait de ses habitants, des combattants armés de lance-roquettes ont commencé à se déployer dans les rues de cette grande bourgade frontalière, qui comptait avant la guerre 50 000 habitants arabes, kurdes et arméniens. Paul Khalifeh-Beyrouth-RFI. RA : Et ce soir la Turquie annonce le début de la phase terrestre de l’offensive. Premier bilan des bombardements menés par la Turquie en Syrie : au moins deux civils ont été tués annoncent les Forces démocratiques syriennes qui regroupent notamment les Kurdes des YPG que la Turquie combat. SB : Et la communauté internationale fait part de son inquiétude. RA : Les condamnations se sont multipliées tout au long de la journée, dernière en date de la part de l’Arabie saoudite. Donald Trump le Président américain a réagi dans la soirée. Dans un communiqué il déclare que l’offensive de la Turquie est une « très mauvaise idée ». Le Président américain qui se trouve dans une position délicate, car l’offensive d’Ankara a été favorisée par sa décision de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie. Autre réaction, celle de l’Union européenne, on va écouter le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, il menace la Turquie de lui retirer des financements. On l’écoute. « La Turquie a des préoccupations sécuritaires sur sa frontière avec la Syrie. Cependant, j’appelle la Turquie ainsi que les autres intervenants à la retenue et à cesser les opérations déjà en cours. Cette action militaire ne conduira pas à de bons résultats et nous devons faire entendre ceci à nos amis turcs. Et je dois dire que si le plan turc implique la création d’une prétendue zone de sécurité, n’attendez pas que l’Union européenne paie quoi que ce soit. Une solution durable au conflit syrien peut seulement être obtenue par une transition politique générale. » RA : Jean-Claude Juncker le Président de la Commission européenne. Propos recueillis à Bruxelles par Pierre Benazet. Dernière information à retenir : demain jeudi le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion consacrée à l’offensive de la Turquie en Syrie. SB : En Allemagne un attentat antisémite. RA : Cela s’est déroulé dans la ville de Halle, en plein Yom Kippour qui est l’une des plus importantes fêtes juives. Un homme armé a tenté d’entrer dans la synagogue dans laquelle se trouvaient plusieurs dizaines de personnes. Il n’y est pas parvenu. Il a ensuite tué deux personnes et en a blessé grièvement deux autres. L’homme a filmé la fusillade et l’a diffusé sur internet. Ce soir la police indique que le suspect de l’attentat a été arrêté. SB : En Équateur c’est parti pour une grève générale illimitée. RA : Mouvement à l’appel d’organisations indigènes et de paysans. Ils sont plusieurs milliers actuellement à défiler dans le centre de la capitale. Quito où la présence policière est massive, et déjà des incidents sont signalés par l’Agence France presse. Les manifestants protestent contre la hausse des prix du carburant décidée par le gouvernement du Président Lenin Moreno. Ce dernier montré du doigt par son prédécesseur, l’ancien Président d’Équateur Rafael Correa. Il l’accuse d’avoir provoqué cette crise. Lenin Moreno lui a retourné l’accusation. Les explications de Romain Lemaresquier. C’est depuis Bruxelles en Belgique, où il réside depuis la fin de son second mandat présidentiel que Rafael Correa suit l’évolution de la crise en Équateur. Attaqué par le président Lenin Moreno qui l’accuse d’être derrière ce mouvement de contestation, l’ancien chef d’État équatorien se défend d’avoir un quelconque lien avec les manifestants. Au contraire, face à la presse ce mercredi, Rafael Correa a réitéré son appel à des élections anticipées et sa disponibilité si d’aventure elles se tenaient : « S’il le faut je serai candidat, mais le gouvernement m’a déclaré inéligible… Il a tout fait pour m’exclure, et d’une façon illégale et inconstitutionnelle. Je n’ai aucun problème pour me présenter pour la vice-présidence ou tout autre mandat, mais ce sont eux qui vont créer les problèmes, qui vont tout faire pour empêcher ma candidature parce qu’ils savent que nous remporterons les élections. Donc, je ne sais pas ce qu’ils vont inventer, cette fois. Ils vont dire que ce ne sera pas possible parce qu’il y a un mandat d’arrêt contre moi… Et alors ! Qu’ils m’arrêtent, mais qu’ils me laissent déposer ma candidature d’abord. » Le président Lenin Moreno a rejeté l’éventualité de convoquer des élections anticipées. Mais les députés équatoriens peuvent s’appuyer sur l’article 130 de la Constitution selon Rafael Correa, un article qui permet de convoquer des élections après un vote au deux tiers des députés. Une éventualité qui n’a pas encore été évoquée par la classe politique équatorienne. SB : En Tunisie Nabil Karaoui est sorti de prison. RA : Une décision qui intervient à quatre jours du second tour de la Présidentielle qui l’oppose au juriste indépendant Kais Saied. L’homme d’affaires était en prison depuis le mois d’août pour fraude. SB : En Russie, le pouvoir porte un nouveau coup à l’organisation d’Alexeï Navalny. RA : Le Fond de lutte contre la corruption, dirigé par l’ennemi du Président Vladimir Poutine, est désormais classé « agent de l’étranger ». Décision du ministère russe de la Justice. Cela signifie que l’organisation va être encore + surveillée. À Moscou pour RFI, Daniel Vallot. L’étau se resserre autour d’Alexeï Navalny et de son organisation le Fonds de lutte contre la corruption. Après les manifestations de l’été dernier, une enquête pour blanchiment d’argent avait été lancée par les autorités – s’en était suivies une série de perquisitions, la saisie d’ordinateurs et de cartes bancaires. Cette fois c’est le statut de l’organisation qui est visé : la classification « d’agent de l’étranger » implique des contraintes administratives et financières et une surveillance accrue de la part des autorités. Pour Alexeï Navalny, cette décision est « illégale » - l’opposant sur les réseaux sociaux assure que son organisation n’a pas reçu « un seul Kopeck » de l’étranger. « Nous demandons au ministère de la Justice qu’il apporte la preuve de ses accusations », ajoute Alexeï Navalny. Créé en 2011, le Fonds de lutte contre la corruption s’est fait connaître par une série d’enquêtes et de vidéo très partagées sur les réseaux sociaux. Toutes ont pour point commun d’épingler le train de vie fastueux des élites au pouvoir en Russie. Daniel Vallot Moscou RFI. SB : Et puis les batteries de nos téléphones portables à l’honneur du prix Nobel de chimie. RA : On appelle ces batteries batteries au lithium-ion, et ce sont leurs inventeurs qui ont reçu le prix Nobel de chimie aujourd’hui. Un Américain, un Britannique et un Japonais. Demain c’est le Nobel de littérature qui doit être attribué. Fin de ce Journal en français facile.
  • Des hommes et des animaux
    Notre rapport aux animaux change, de nouveaux concepts naissent et le vocabulaire s’enrichit : la Commission d’enrichissement a donné un nom français au terme anglais animal hoarding : « syndrome de Noé » – qui s’apparente à celui plus connu de Diogène. Elle se préoccupe de « bientraitance animale », d’alimentation strictement végétarienne ou « flexivégétarienne »… mais certains hésitent encore à adopter « l’entomophagie » !Végétalisme intégral Domaine : Tous domaines. Définition : Mode de vie refusant l’utilisation des animaux au profit de l’homme et excluant en conséquence la consommation, directe ou sous forme de produits transformés, d’animaux et de produits d’origine animale. On trouve aussi le terme « véganisme », qui n’est pas recommandé. Voir aussi : végétalien(ne) intégral(e). Équivalent étranger : véganism (en).Journal officiel du 19 août 2015 ------ Syndrôme de Noé Domaine : Santé animale, santé et médecine, psychiatrie. Définition : Comportement pathologique consistant à héberger un grand nombre d’animaux, généralement de compagnie, dans des conditions de vie et d’hygiène inadaptées, susceptibles d’altérer leur santé. Équivalent étranger : animal hoarding (en).Journal officiel du 7 septembre 2018----- Entomophagie Domaine : Alimentation. Définition : Pratique alimentaire qui consiste à consommer des insectes. Équivalent étranger : entomophagy (en).Journal officiel du 16 mai 2019 
  • Après les feux, la pluie en Amazonie
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Bidon
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Trump, dans un de ces fameux gazouilles… je veux dire un de ses tweets, dénonce un tribunal bidon, à propos des audiences organisées par l’opposition démocrate qui tente de valider la procédure de destitution. Un tribunal bidon… voilà une expression bien française. Ce ne sont pas les termes employés par Trump bien sûr, qui a parlé d’une kangaroo coutr pour la déconsidérer. Un tribunal kangourou. Voilà une expression bien américaine qu’on ne saurait traduire littéralement en français et qui désigne ironiquement, mais de façon assez cinglante un faux tribunal, une cour qui n’est pas habilitée à juger, dont les décisions sont connues d’avance et défavorable à l’accusé. Pourquoi un tribunal kangourou ? L’image se rappelle une histoire ancienne américaine, qui remonte au 19e siècle ? Et le 19e siècle, c’est de l’histoire ancienne aux États-Unis. La formule fait référence aux juges qui sautaient, tels des kangourous, d’un tribunal à l’autre pour présider au plus grand nombre de jugements possible, car ils étaient payés en fonction du nombre de jugements rendus. Et puis l’expression s’est conservée pour désigner une cour illégale, dont les verdicts étaient sévères et établis à l’avance. Comment traduire ça en français ? On parle de tribunal bidon. Et ce mot familier désigne ce qui est faux, mais se fait passer pour vrai : une apparence, un faux-semblant. Un contrat bidon est un faux contrat, qui n’a pas de valeur ni de légalité, qui ne recouvre rien de réel. Un emploi bidon est plus ou moins un emploi fictif. Et si j’ai été victime de fausses promesses, je peux très bien dire : tout ça c’était du bidon : on m’a fait croire des choses qui n’existaient pas, on m’a fait miroiter des possibilités totalement imaginaires, et dans le but de me tromper. Comment comprendre ce sens argotique, sachant qu’au sens propre, un bidon est un récipient : on parle d’un bidon d’eau, d’huile, d’essence… De vin ? Ce sens n’est plus vraiment attesté de nos jours, mais il a dû l’être par le passé, puisqu’on a formé, de manière familière déjà le verbe bidonner, dont l’un des premiers sens a été boire, et même boire trop, donc s’enivrer. Et le sens péjoratif de bidon dérive donc des paroles de l’ivrogne, ou de celui qui est ivre : Il dit n’importe quoi… mais surtout, on le soupçonne d’invention, de vantardise et de bluff : ****sous l’empire de l’alcool, il trompe son monde, raconte ce qui n’a jamais existé. Et à partir de là, le mot désigne ce qui n’est qu’apparence et que faux-semblant. En particulier en parlant de quelqu’un de creux ou de lâche : tout ce qu’il prétend, tous ses bons sentiments, sa loyauté, sa droiture, son courage… rein de tout cela n’existe à l’épreuve de la réalité : il est bidon. Quant au verbe bidonner, il appartient en propre à l’argot des médias ou de ceux qui les pourfendent. Une interview bidonnée par exemple est une interview fictive, mise en scène : un trucage destiné à tromper. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)

France Bienvenue
  • Nouvelle année, nouvelle équipe (2)
    Avec l’enregistrement de cette semaine, vous allez découvrir les deux derniers membres de notre équipe. Comme ça, cette fois, vous connaîtrez tout le monde ! Voici donc Rayan et Yéléna, qui en profitent pour vous expliquer pourquoi ils n’avaient pas pu être là la semaine dernière. Transcription : R: Rayan / Y: Yéléna / A: […]
  • Nouvelle année, nouvelle équipe
    France Bienvenue 2019 – 2020. Huit étudiants. Des goûts différents. Et plein d’idées. Nous sommes la nouvelle équipe pour vous accompagner en français tout au long de cette nouvelle année universitaire! Aujourd’hui, vous allez faire connaissance avec six d’entre nous : Marie, Meriem, Camille, Alexane, Quentin et Rizlane. Transcription: Ma: Marie, M: Meriem, C: Camille, […]
  • Bijoutier en ligne
    Jérémy a la passion de créer des bijoux. Mais une fois imaginés et réalisés, si on veut en vivre, il faut les vendre. Alors, faut-il avoir une vraie boutique, dans une vraie rue ? C’est ce que Jérémy a expliqué à Samuel. Transcription: S: Samuel / J: Jérémy S : Alors, tout d’abord, quel est votre […]
  • On peut y trouver son bonheur !
    C’est la rentrée ! Nous voici donc de retour sur ce site. La nouvelle équipe vient d’être formée pour cette nouvelle année universitaire. Alors en attendant les premiers enregistrements, qui ne vont pas tarder, voici aujourd’hui une conversation qui sent encore un peu l’été : on vous emmène faire les vide-greniers, avec Emilie et Véronique […]
  • Une année spéciale pour Louise
    Le baccalauréat s’est terminé mi-juillet. Tous les élèves qui l’ont réussi vont devenir étudiants et enchaîner en septembre avec la suite de leurs études. Cependant, certains décident de faire une pause et de vivre autre chose pendant un an, avant de poursuivre. C’est ce que Louise, qui est passée par là, raconte aujourd’hui. Transcription: L: […]
  • Festival à la plage ! C’est bientôt !
    Cette fois-ci, le festival où on vous emmène se déroule chez nous, à Marseille. Après le cinéma à Cannes la semaine dernière, voici un grand rassemblement très original car il offre une très grande diversité d’activités. Un festival jeune et pour les jeunes: le Delta Festival a sa propre personnalité et fait vibrer la plage […]
  • Cinéma, stars et paillettes à Cannes
    Aujourd’hui, il fait vraiment un super temps pour aller se balader en bord de mer ! Christelle a choisi d’aller à Cannes, mais pas pour la plage. Non, Christelle va à Cannes pour son festival international de cinéma. Elle nous parle de cet événement renommé qu’elle connait bien et ça donne très envie d’aller y […]
  • De Marseille à Cassis… Mais pas par la route !
    Avec les beaux jours qui reviennent, certains ont des fourmis dans les jambes* ! Romain aime la rando. Il a aussi des talents d’organisateur. Alors pendant le weekend, il a emmené une bande d’amis sur les sentiers des calanques qu’il connaît bien. On y va aussi ? En route ! Transcription R: Romain / A: […]
  • Prudence !
    Cette semaine, Héléna et Samuel nous racontent leurs mésaventures respectives en voiture. Héléna était passagère dans la voiture d’une amie. Samuel était au volant de sa voiture. Tous les deux s’en sortent bien mais ça aurait pu être plus grave. Ces deux accidents sont en tout cas l’occasion pour eux de réfléchir aux enjeux de […]
  • Sur les traces du Grand Bleu
    Aujourd’hui, nous vous emmenons en voyage. Un voyage au sens habituel du terme, en Méditerranée. Mais aussi un petit voyage dans le temps, à la fin des années 80 ! Vous êtes prêts ? Transcription : Bonjour. Je vous présente un magnifique panorama. Alors ici, on est à Taormine, une très jolie petite ville en Sicile. […]

Je dis, tu dis, il dit, nous disons
  • Erreur, le flux RSS est probablement en panne. Essayez plus tard.

Podcast français facile
  • Qu’est-ce que vous avez fait hier ?
    https://youtu.be/UJm0pUdRCDs 🔷 OBSERVEZ : au présent au passé composé Je lis un livre. J'ai lu un livre. Je vois un film. J'ai vu un film. Je bois un thé. J'ai bu un thé.   → Le participe passé de LIRE, VOIR et BOIRE est LU, VU, et BU. → Liste des participes passés. Exemples [...] Qu’est-ce que vous avez fait hier ? est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français FLE.
  • Froid de canard – Expressions idiomatiques
    🔷 OBJECTIFS : thème : parler du temps Niveau : Delf B2 Registre : familier Situation : Jean essaie de convaincre Nina de sortir faire une promenade. Elle ne veut pas. Il insiste. 🔷DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/10/dialogue_09_16.mp3 Nina : Oh là, là… Il fait un temps à pas mettre le nez dehors. Jean : Qu’est-ce que tu [...] Froid de canard – Expressions idiomatiques est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français FLE.
  • Argent facile – comment gagner de l’argent sur Internet
    Dialogue :  Objectif : parler du moyen de s’enrichir sur Internet Niveau : Delf B1 Registre : courant  DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/10/dialogue_09_15.mp3 Nina : Alors, tu es passé auto entrepreneur ? Tu as lâché ton job ? Jean : Oui, ça y est ! Je me suis enfin lancé. Nina : Et tu fais quoi exactement [...] Argent facile – comment gagner de l’argent sur Internet est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français FLE.
  • Les jours de la semaine
    Les jours de la semaine sont : lundi - mardi - mercredi - jeudi - vendredi - samedi - dimanche https://youtu.be/Y96iyB-RoCk Les jours de la semaine est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français FLE.
  • La quille !
    Dialogue pour étudier la grammaire :  Niveau : Delf B1 Registre : courant - soutenu 🔷Situation : Jean part à la retraite, Nina plaisante puis lui demande ce qu'il va faire après. 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/10/dialogue_09_14.mp3 Nina : Le discours, le discours, le discours ! Jean : D’accord, mais je serai très court. Nina : [...] La quille ! est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français FLE.
  • Une super occase ! dialogue pour étudier la concession
    Dialogue pour étudier la grammaire : Objectif : la concession : adverbes, locution verbale, conjonctions et préposition Niveau : Delf B1 Registre : courant - soutenu Situation : Nina et Jean sont chez un concessionnaire de voiture. Ils regardent un coupé sport. 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/10/dialogue_09_13.mp3 Nina : Alors, tu décides quoi ? Jean : [...] Une super occase ! dialogue pour étudier la concession est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français FLE.
  • Rupture et concession – dialogue FLE
    Dialogue pour étudier la grammaire : Objectif : la concession : adverbes, locution verbale, conjonctions et préposition Niveau : Delf B1 Registre : courant - soutenu Situation : Mathieu parle de ses soucis à Claire, son amie et confidente. 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/09/dialogue_09_12.mp3 Claire : Vous vous êtes quittés ? Pourtant, tu m’avais dit l’autre [...] Rupture et concession – dialogue FLE est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français FLE.
  • Au restaurant – phrases types
    🤵Le serveur dit ... Bonjour, vous avez réservé ? Vous êtes combien ? En terrasse ou en salle ? Nous n'avons plus de table en terrasse. 👨‍🦳Le client dit .. Bonjour, il vous reste de la place ? Nous sommes deux. En terrasse, si possible. Tant pis. [...] Au restaurant – phrases types est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français FLE.
  • Pronoms démonstratifs : celui, celle, celles, ceux
     Les formes simples : 🔷 Tableau : 🔷 Utilisation : ➥ Cas 1 :  groupe prépositionnel   Le livre de Pierre est bleu, celui de Paul est rouge. → celui = livre La voiture de Pierre est garée dans la rue, celle de Paul est dans le garage. → celle = la voiture Les amis de Pierre [...] Pronoms démonstratifs : celui, celle, celles, ceux est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français FLE.
  • Manifestation – dialogue FLE – passif – hypothèse
    🔷 DIALOGUE https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/05/dialogue_09_04.mp3 Louise : Comment ça tu ne vas pas aller manifester samedi ? Mathieu : Non, ma décision est prise, je n’irai pas ! Louise : Explique-toi ! Mathieu : La loi va certainement être votée. C’est fini. Louise : Mais pas du tout ! L’année dernière, grâce aux manifs, une commission a [...] Manifestation – dialogue FLE – passif – hypothèse est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français FLE.
Publicités