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  • Colosse
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Le héros du sauvetage de Notre-Dame, c’est bien Colossus, ce robot qui permet de sauver des constructions et des vies, cet engin assez autonome qui pénètre dans les brasiers sans crainte de s’embraser lui-même qui peut sans conducteur s’orienter, monter des escaliers, identifier les foyers, et tenter évidemment de les éteindre avec son vaillant canon à eau ! Pourquoi colossus ? Parce que ça évoque évidemment le colosse, et qu’évidemment, le colosse, c’est costaud, c’est fort ! Ce mot de colosse, légèrement teinté de familiarité en français d’aujourd’hui, s’emploie surtout à propos d’un être humain. Et le colosse, il est grand et fort. La première syllabe qui est la même que celle de costaud est d’ailleurs peut-être pour quelque chose dans l’affaire, bien que l’origine des deux mots n’ait rien à voir : le costaud c’est au départ celui qui a des pectoraux, des côtes fortes ! Le colosse pour sa part impressionne par sa taille et sa force présumée, mais aussi par sa résistance ! Et il ne se met pas au féminin : les colosses sont presque toujours des hommes. Il en va de même pour costaud en général, bien que sa forme se prête à la flexion féminine et qu’on l’entende aux deux genres en francophonie, notamment en Afrique : celle-là, elle est costaude ! Étonnamment, l’origine et l’histoire du mot colosse viennent contredire son emploi actuel : à l’origine ce n’est pas un être humain, bien au contraire ! C’est la représentation d’un être (humain ou divin d’ailleurs) : c’est une statue. En tout cas c’est le sens du kolossos en grec ancien. Toute sorte de statues ? Oui il semble bien… et pourtant le mot s’est spécialisé, et s’est en particulier attaché à celui qu’on appelle le Colosse de Rhodes. Il faisait partie des Sept Merveilles du Monde et était incroyablement célèbre pendant la brève période où il s’est tenu debout, sur l’île de Rhodes : à peine plus de 50 ans. Il avait été élevé en honneur à Apollon qu’il représente, et pour remercier la divinité d’avoir prêté main-forte à l’île de Rhodes, qui venait de résister à un long siège, et il s’effondra en 225 avant Jésus-Christ, lors d’un tremblement de terre. Alors avait-il les pieds d’argile ? Pas forcément ! Mais c’est ainsi qu’on se représente des statues monumentales, mais qui risquent de mal encaisser les chocs. Pourquoi un colosse aux pieds d’argile ? Là encore on a une référence antique, plus ancienne encore et beaucoup plus légendaire que le colosse de Rhodes dont l’existence concrète semble tout à fait avérée. C’est dans la Bible, et on sait que ce livre est fécond en histoire extraordinaire. Le jeune Daniel a deviné le rêve qu’a fait le roi Nabuchodonosor, un rêve tout à fait symbolique pour un roi si puissant : il a rêvé d’une statue magnifique, un personnage dont la tête est d’or, le torse d’argent et les jambes de bronze. Mais voilà ! ses pieds sont d’argile, et tout ce somptueux édifice et à la merci d’un souffle ou d’une pierre lancée. Et l’expression colosse aux pieds d’argile, un peu littéraire, s’emploie couramment encore à propos d’une organisation, d’un pouvoir, d’un empire qui semble grand et riche et qui en fait est très friable, susceptible de se briser au moindre choc. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 17/04/2019 20h00 GMT
    TranscriptionLoïc Bussières : 22h à Paris. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. Zéphyrin Kouadio : Bonsoir. LB : À la une : toutes les cathédrales de France tournées vers Notre Dame. 48 h exactement après l’incendie sur l’île de la Cité, les cloches de l’hexagone se sont mises à sonner avant une nouvelle cérémonie, demain, devant la mairie de Paris. ZK : La mort au Pérou de l’ancien Président Alan Garcia impliqué dans un scandale de corruption. Il s’est suicidé au moment où les policiers allaient l’arrêter. LB : Et puis le football. Le PSG va encore devoir attendre leur titre de champion. Les Parisiens se sont inclinés ce soir 3-2 sur le terrain de Nantes. ------ ZK : 48 h après l’incendie qui a ravagé une partie de Notre-Dame de Paris l’émotion est toujours très vive en France. À l’image de ces cloches, celles de toutes les cathédrales de l’Hexagone, qui se sont mises à sonner ce soir à 18h50. LB : L’heure du départ du feu, lundi soir. La Conférence des évêques de France l’avait annoncé un peu plus tôt en signe de « solidarité avec le diocèse de Paris ». Demain, une autre cérémonie sera également organisée dans la capitale, cette fois à l’initiative de la municipalité. Elle aura lieu devant l’Hôtel de Ville. En attendant, l’enquête sur les causes de l’incendie se poursuit. L’inventaire des destructions continue également pour avoir une idée précise de ce qui a été détruit. Dès lundi soir heureusement, beaucoup d’œuvres ont pu être mises à l’abri. C’est ce qu’explique le porte-parole des pompiers de Paris, Gabriel Plus. [Transcription manquante] LB : Micro Olivier Cherman. Par ailleurs, la question de la reconstruction a été largement évoquée aujourd’hui au cours du conseil des ministres. Le Premier ministre Édouard Philippe a d’ailleurs fait part des premières mesures déjà prises par l’exécutif. Parmi elles : un concours international d’architecte pour la reconstruction de la flèche détruite lundi. ZK : On part en Turquie à présent. Plus de deux semaines après les élections municipales du 31 mars dernier, le Haut conseil électoral a enfin reconnu la victoire du candidat de l’opposition, Ekrem Imamoglu. LB : Ce dernier l’avait emporté avec un faible écart devant son rival, l’ancien Premier ministre Binali Yildirim. Mais le camp du pouvoir affirme que des irrégularités ont entaché le scrutin et réclame désormais son annulation. À Istanbul, les précisions d’Anne Andlauer. Après 17 jours d’attente et de recomptages, les Stambouliotes connaissent enfin le nom de leur nouveau maire. Ekrem Imamoglu, candidat de l’opposition, l’emporte par 13 729 voix d’avance dans une mégapole de plus de 16 millions d’habitants. Il entre officiellement en fonctions, mais la bataille n’est pas finie pour autant. Comme le voulait le président Recep Tayyip Erdoğan, son parti, l’AKP, a demandé cette semaine l’annulation du vote et la tenue d’un nouveau scrutin. Les 11 juges du Haut conseil électoral – une institution officiellement indépendante – vont devoir décider si des « événements » ont pu « influencer le résultat du vote » – selon les termes vagues de la loi électorale turque. Depuis le lendemain de l’élection, le parti au pouvoir dénonce des erreurs et des tricheries. Son candidat, l’ancien Premier ministre Binali Yildirim, estime que la victoire lui a été volée. De son côté, l’opposition accuse le président Erdoğan d’être prêt à tout pour conserver Istanbul. Le Haut conseil électoral devrait annoncer sa décision d’ici quelques jours. S’il donne raison à l’AKP, un nouveau scrutin sera organisé le 2 juin. ZK : Au Pérou, l’ancien président Alan Garcia est mort ce mercredi après s’être suicidé à son domicile de Lima. LB : Au moment où il allait être arrêté par la police, dans le cadre d’une enquête sur le scandale de corruption Odebrecht. Une affaire de blanchiment d’argent présumé -comprendre de dissimulation d’argent acquis de manière illégale. En novembre, Alan Garcia avait demandé l’asile en Uruguay, se disant persécuté par le pouvoir en place. Peu avant, il avait reçu le titre de « l’homme politique le plus impopulaire du Pérou ». Son portrait par Emeline Vin. Alan Garcia ne voulait pas qu’on puisse écrire sur sa tombe : « il fut assez stupide pour faire la même erreur deux fois ». Toutefois, ses deux présidences, entre 85 et 90 puis entre 2006 et 2011, ont toutes les deux été entachées de soupçons de corruption. Son premier mandat commence pourtant sous les meilleurs auspices. À 36 ans, surnommé le JFK péruvien, il devient le plus jeune président de l’histoire de son pays. Rien ne semble résister à son éloquence, à son physique. Après des études à Lima, Madrid et Paris, il prend la tête de son parti de centre gauche, l’alliance populaire révolutionnaire américaine. Mais sa présidence est un désastre : inflation à quatre chiffres, montée en puissance des guérillas, exclusion des groupes indigènes des décisions concernant leurs territoires. En 1992, accusé de corruption, il s’exile en Europe. Il revient neuf ans plus tard, à la fin du délai de prescription. Réélu en 2006, il se réconcilie avec les institutions financières, renforce les liens avec les États-Unis, mais n’est pas reconduit dans ses fonctions. L’année dernière, il est à nouveau rattrapé par la justice. Comme trois autres anciens présidents péruviens, il est poursuivi pour blanchiment d’argent dans le cadre du tentaculaire scandale Odebrecht. Alors qu’il allait être arrêté, Alan Garcia s’est suicidé. Il avait 69 ans. ZK : L’actualité de ce mercredi c’est aussi la réponse de Cuba aux États-Unis. La Havane « rejette énergiquement » les mesures de Washington contre les entreprises étrangères. LB : C’est ce que fait savoir le ministre des Affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez qui dénonce sur Twitter "une attaque au droit international et à la souveraineté de son pays". L’explication, c’est cette décision des États-Unis qui autorise les poursuites contre des entreprises étrangères qui utilisent à Cuba des biens confisqués à des Américains après la révolution de 1959. C’est ce qu’a annoncé ce mercredi le secrétaire d’État américain Mike Pompeo. Il s’appuie sur une disposition datant de 1996. Un texte qu’aucun président n’avait jusqu’à maintenant appliqué justement pour ne pas froisser les alliés des États-Unis. C’est donc un virage de la politique cubaine de Washington. Écoutez les explications de Mike Pompeo. [Transcription manquante] ZK : En bref, le football et le PSG qui va encore devoir attendre avant d’être sacré champion de France de Ligue 1.  LB : Les Parisiens auraient pu remporter le titre dès ce soir, mais ils ont perdu à Nantes 3-2, un match en retard de la 28e journée. Le PSG reste en tête du classement, et ne peut plus être rejoint par ses concurrents. Et puis toujours en football, 2 matches de Ligue des champions sont à l’affiche ce soir : Porto-Liverpool et Manchester City- Tottenham. Les vainqueurs rejoindront le FC Barcelone et Ajax Amsterdam en demi-finale.  Un dernier mot pour signaler la disparition d’Aziz Chouaki. Le dramaturge et écrivain algérien est décédé brutalement d’un arrêt cardiaque à l’âge de 67 ans. Il était notamment l’auteur de L’étoile d’Alger, Les Oranges ou encore Esperanza -qui a pour thème le drame des migrants clandestins (et sera rejoué cet été à Avignon dans le cadre du festival Off). Nos pensées vont tout particulièrement ce soir à son épouse Yasmine, notre consœur, qui présente En Sol Majeur sur RFI. 
  • Notre-Dame en flammes
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité. Exceptionnellement, cet extrait vient de l'Édition spéciale pendant l'incendie de Notre-Dame de Paris.
  • Bâtir
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Depuis le désastreux incendie qui a ravagé une bonne partie de Notre-Dame, tout le monde essaie de regarder vers l’avenir, et de penser à la reconstruction. On parle donc de reconstruire la cathédrale, parfois de la réhabiliter, car elle n’est pas totalement détruite. Mais on entend souvent aussi qu’on va la rebâtir. Un verbe qui semble être particulièrement indiqué, car justement on dit souvent qu’elle a été bâtie aux douzième et treizième siècles. Et on parle tout aussi souvent des bâtisseurs de cathédrales, et on a dans l’esprit toute cette foule de travailleurs, architectes, maçons, manœuvres, artistes de toute sorte, spécialistes de sculptures, de bas-reliefs, de vitraux, puisqu’on sait que ces cathédrales sont des œuvres à la fois collectives et anonymes. Et il y a dans cette expression « bâtisseurs de cathédrales » une noblesse, un respect évident. Une expression figée pour englober justement tous ces corps de métier qui unissaient leur savoir-faire. Mais pourquoi le choix de ce verbe, alors que bien sûr le mot le plus simple, le plus banal et qui vient spontanément à l’esprit, c’est construire ? C’est que les deux mots n’ont ni le même écho ni vraiment la même signification. Construire est plus neutre et peut s’appliquer à bien des situations : bien sûr on peut construire une maison, mais on construit aussi un bateau. Ou une voiture. Ou un jouet. Ou même un appareil électrique. On a donc l’idée qu’on élabore et qu’on réalise quelque chose ; mais qui peut être de volume et d’usage très différents, du plus petit au plus gros. Et qui n’est pas toujours ancré dans le sol. Car là est la grande différence : de nos jours, lorsqu’on parle de bâtiment, on a bien l’idée d’une construction qui prend pied par terre. D’où une impression de force et de solidité. Liées à d’autres d’ailleurs : quand on bâtit, on fabrique de A à Z, on commence avec rien et on finit quand le projet est terminé. Bien entendu, on peut bâtir une hutte ou une cabane, mais justement, on a l’idée sous-jacente qu’elle est presque construite comme une cathédrale, même si c’est avec les moyens du bord, avec les matériaux et les instruments de fortune qu’on a pu se procurer. Quant au résultat, on a plusieurs mots pour le nommer : une bâtisse, un terme presque péjoratif en tout cas qui désigne une construction sans grand caractère, un peu indéfinissable. Et un bâtiment, moins négatif, mais assez vague. Pourtant ce bâtiment on peut le trouver ailleurs que sur terre : c’est ainsi qu’on appelle un grand bateau, imposant par ses proportions. Bâtir a aussi des emplois figurés qui sont moins nobles : si l’on bâtit une théorie, c’est qu’on l’invente de toute pièce, sans trop savoir si elle correspond ou pas à la réalité. Enfin on se souvient bien sûr que les tailleurs parlent du bâti. En couture on a une étape provisoire où tous les éléments qu’un vêtement tiennent déjà ensemble sans qu’ils soient définitivement cousus. Et le bâti est cette première couture, ce qui rappelle l’origine du mot puisque cette racine, qui vient d’une langue germanique, évoque tout d’abord un tissage. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 16/04/2019 20h00 GMT
    TranscriptionRomain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous RA : À la une de l’actualité ce soir : Emmanuel Macron promet que la reconstruction de la cathédrale Notre Dame se fera d’ici 5 ans. Le chef de l’État s’est exprimé au lendemain de l’incendie qui a gravement endommagé cette cathédrale, l’un des symboles de Paris. SB : Et l’émotion est toujours très forte 24h après le sinistre. Toute la journée des milliers de personnes se sont déplacées aux abords de la cathédrale dont le toit a été détruit dans l’incendie. RA : Dans l’actualité internationale également des prisonniers palestiniens qui cessent une grève de la faim dans des établissements israéliens. SB : Et puis la mort à 64 ans d’Aziz Chouaki. Dramaturge et écrivain algérien à l’œuvre considérable. ----- SB : Au lendemain de l’incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, le Président français s’est donc exprimé à la nation RA : Un discours court, moins de 6 minutes, au ton très solennel. Et un discours qui est intervenu 24h après l’allocution que le chef de l’État devait prononcer, pour annoncer des mesures suivant le grand débat. Mais cette allocution a été reportée, en raison du drame qui a touché l’un des symboles de Paris. Ce soir Emmanuel Macron a d’ailleurs évoqué cette concordance des évènements, écoutez un extrait de son discours ce soir. [Transcription manquante] RA : Emmanuel Macron s’exprimant à la nation ce soir. Une annonce à retenir de ce discours, le Président français a promis que la cathédrale Notre Dame de Paris serait reconstruite d’ici 5 ans. C’est la grande question du jour au lendemain de l’incendie, la reconstruction. Elle va coûter très cher. Toute la journée les dons se sont multipliés, ils dépassent actuellement les 750 millions d’euros. On va notamment citer les trois plus grandes fortunes de France qui à elles trois ont donné 500 millions d’euros. SB : Car les dégâts sont considérables. RA : Le feu n’a été maîtrisé que dans la matinée, après que plusieurs centaines de pompiers ont lutté contre les flammes pendant 15h. Toute la charpente ainsi que la toiture ont brûlé. En revanche les deux tours de Notre Dame qui sont l’emblème de la cathédrale, sont toujours debout. Mais les autorités se voulaient prudentes aujourd’hui, le secrétaire d’État à l’Intérieur Laurent Nunez a affirmé que des « vulnérabilités avaient été identifiées », c’est-à-dire qu’il y a encore des incertitudes sur l’état exact de la cathédrale. 24h après le choc, l’émotion est encore très forte, et toute la journée les réactions des dirigeants étrangers ont encore afflué. Et puis aux abords de la cathédrale, ce sont des centaines, des milliers de personnes qui ont voulu voir la cathédrale endommagée. Parmi eux de très nombreux touristes étrangers. Marine de La Moissonnière leur a tendu son micro. À quelques mètres de Notre-Dame, au milieu des caméras des télévisions étrangères, des touristes prennent la cathédrale en photo ou plutôt ce qu’il en reste. Beatriz Arregui, venue d’Espagne, s’estime privilégiée d’avoir pu la voir entière. « Nous avons eu la chance de voir Notre-Dame dans toute sa splendeur hier après-midi, mais nous n’avons pas pu rentrer parce qu’il y avait trop de queue. Alors ce matin, on s’est dit, c’est obligé, il faut qu’on revienne voir dans quel état elle est. C’est impressionnant. C’est une tragédie ce qui s’est passé. Il ne reste quasiment rien de la partie arrière. La façade tient encore debout, mais on voit des traces de fumée. » Un peu plus loin, une touriste américaine regarde elle aussi les dégâts. Logée dans un hôtel juste en face, elle a tout vu hier et n’en revient toujours pas. « Je suis tellement désolée pour les Parisiens et pour le monde entier. Ce qui m’inquiète le plus, c’est ce qui a été détruit à l’intérieur. Dieu merci, j’avais déjà visité Notre-Dame. J’avais pu admirer toutes les merveilles à l’intérieur : les vitraux, les orgues… J’espère qu’il en reste quelque chose. On ne peut pas remplacer l’histoire. » Tous les touristes rencontrés ce matin espèrent qu’il sera possible de reconstruire la cathédrale, mais ils savent que cela prendra des années. RA : Cinq années selon le président français, c’était Marine de La Moissonnière aux abords de la cathédrale Notre Dame. SB : Dans l’actualité internationale, des prisonniers palestiniens qui arrêtent leur grève de la faim RA : Ils sont détenus dans des prisons israéliennes et depuis 8 jours refusaient de s’alimenter. Le point de mécontentement concernait l’accès au téléphone dans les prisons, un point sur lequel un accord a pu être trouvé. C’est ce qu’annonce le club des prisonniers palestiniens. Correspondance de Guilhem Delteil. D’un côté comme de l’autre, la question des détenus est éminemment politique et il est toujours difficile de faire la part des choses. Même le nombre de personnes en grève de la faim était contesté : une centaine selon les services pénitentiaires israéliens, 400 selon des sources palestiniennes. Mais ce lundi soir, tous les détenus ont accepté de recommencer à s’alimenter : selon le club des prisonniers palestiniens, organe représentant les détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, un accord a été trouvé. Mais une fois encore, la teneur de cet accord varie d’une source à l’autre. Le bras de fer est né de l’accès au téléphone. Selon les services israéliens, des portables frauduleusement introduits en prison servaient à planifier des attaques. Des brouilleurs d’ondes ont donc été installés, entraînant des tensions dans plusieurs prisons en février et mars, puis ce mouvement de grève de la faim. Selon le club des prisonniers palestiniens, l’installation de ces brouilleurs d’onde doit être arrêtée et des téléphones publics mis en place pour permettre aux détenus d’appeler trois fois par semaine leur famille. En revanche selon les Israéliens, les brouilleurs d’ondes seront maintenus. Mais des téléphones seront bien installés pour les détenus dits « de sécurité »... après que ceux-ci aient remis leurs téléphones portables, précise toutefois les médias israéliens. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI. SB : Également au Proche Orient, en Égypte, c’était attendu : un vote du Parlement qui pourrait permettre au Président Abdel Fattah al-Sissi de rester à la tête du pays jusqu’en 2030. RA : C’est une modification de la Constitution. Car aujourd’hui en Égypte il n’est pas possible d’exercer plus de deux mandats présidentiels. L’amendement qui a été adopté aujourd’hui précise qu’Abdel Fattah al-Sissi pourra être réélu pour un troisième mandat de six ans. Et surtout, que son mandat actuel pourra être prolongé de deux années supplémentaires. Le vote du Parement doit encore être suivi d’un référendum qui devrait être organisé dans les prochains jours. Tout cela inquiète les ONG. SB : Et puis on a appris aujourd’hui la mort d’Aziz Chouaki. RA : Dramaturge et écrivain algérien. Il est mort brutalement à l’âge de 67 ans et laisse derrière lui une œuvre très importante, composée principalement de nouvelles, de romans et de pièces de théâtre. Retour sur sa carrière avec Catherine Fruchon-Toussaint. Aziz Chouaki était d’abord musicien. Un artiste qui ensuite a fait danser les mots. Sur le sol de son Algérie natale où il naît en 1951, il commence par écrire des poèmes, des nouvelles et un premier roman intitulé "Baya". Des débuts prometteurs un peu sur les traces de son grand-père, premier instituteur musulman sorti de l’école normale sous la colonisation et cité par Albert Camus dans un de ses livres. Mais en 1991, le pays se fracture, il est sur la liste des intellectuels indésirables, il est chassé par le Front islamique et s’exile en France. La blessure ne se refermera jamais, l’écriture sera son nouveau territoire. Que ce soit avec "L’étoile d’Alger" son roman ou "Les oranges" très vite adapté sur scène, Aziz Chouaki affiche un univers sombre, cynique, accusateur, traversé parfois d’éclairci, mais surtout il se sert de l’oralité théâtrale pour faire claquer les mots, pour ciseler la langue française, quitte à associer ses textes au hip-hop ou au rock. En 2015, sa pièce "Esperanza" consacrée à la migration clandestine est interprétée au festival d’Avignon, dans le cycle "Ca va, ça va le Monde", diffusé sur RFI, un texte repris récemment à Paris avec succès où là encore Aziz Chouaki faisait entendre son refus des soumissions et sa passion pour la liberté. RA : Et nos pensées vont ce soir vers la femme d’Aziz Chouaki, notre collaboratrice de longue date : Yasmine Chouaki qui présente l’émission "En Sol Majeur" sur RFI. Enfin football, actuellement les deux premiers matchs comptant pour les 1/4 de finale retour de la Ligue des Champions. La Juventus Turin accueille l’Ajax Amsterdam. Et le FC Barcelone reçoit Manchester United. Fin de ce Journal en français facile.
  • Notre-dame
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Notre-Dame flambe, Notre-Dame est en feu ! Cri d’effroi dans Paris hier, à cette annonce qui faisait craindre pour l’un des plus beaux et plus visités parmi les monuments de Paris : sa cathédrale. Car Notre-Dame est une cathédrale, c’est-à-dire une église qui constitue le siège d’un évêque. Et une cathédrale dédiée à la Vierge Marie, mère de Jésus qui est bien l’un des personnages les plus importants et les plus respectés du panthéon catholique : figure féminine omniprésente, douce et protectrice, sous le patronage de laquelle se placent d’innombrables églises, qui se différencient souvent par leur localisation : Notre-Dame de Paris, mais aussi Notre-Dame de Cléry, Notre-Dame des Landes, Notre Dame de la Garde… elles sont innombrables ! Et Notre-Dame c’est bien la mère du Christ que les catholiques appellent ainsi. Les catholiques plus que les chrétiens : le culte marial n’est pas si répandu dans toutes les branches du christianisme. Et l’appellation mérite qu’on s’y arrête : elle est particulière. Marie est peut-être sainte parmi les saintes, mais on ne l’appelle pas ou presque jamais Sainte Marie, en tout cas en français : c’est la Sainte Vierge. La mère du Christ a donc droit au possessif Notre. Ce qui est bien rare dans le langage religieux catholique : il n’y a guère que Jésus et son père spirituel qui y ait droit : Notre Seigneur Jésus Christ, et notre Père, célèbre notamment grâce à la prière qui le célèbre, le Notre Père précisément. Et cette appellation est très laudative, pleine d’admiration et d’éloges. Car c’est fondamentalement un hommage de dire d’une femme que c’est une dame. N’importe qui n’a pas droit à ce qualificatif et la tonalité étymologique du mot est encore présente : Dame vient de domina, c’est le pendant féminin du seigneur. D’un point de vue mystique comme d’un point de vue social, la dame est sur un piédestal. Par définition, elle domine. Mais de loin : l’usage du terme nimbe son référent d’un certain mystère. Bien entendu on retrouve le mot dans l’appellatif Madame, qui met le possessif au singulier : non pas Notre, mais Ma. Et que bien souvent, mais plus tardivement, on l’a opposé à Mademoiselle. Avec cette idée, tardive elle aussi (ce n’est pas à l’origine de ces mots) que Mademoiselle s’adressait à une femme non mariée et Madame à celle qui l’était. Et l’on voit bien que Marie, la Vierge par excellence, fait échapper le mot à ces distinctions. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 14/04/2019 20h00 GMT
    TranscriptionClément Fraioli : À l’écoute de Radio France Internationale, il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Bonsoir, soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du journal en Français facile. Un journal que je présenterai en compagnie de Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie ! Sylvie Berruet : Bonsoir Clément, bonsoir à tous ! CF : À la une, un gouvernement civil et un Premier ministre indépendant. C’est ce que réclament les Soudanais, trois jours après la chute d’Omar el-Béchir. Les manifestations continuent à Khartoum la capitale. Une situation suivie de près par les Soudanais de l’étranger. SB : En Ukraine, la campagne pour le second tour de la présidentielle prend des allures de comédie. Aujourd’hui le président sortant Petro Porochenko avait prévu de débattre avec son adversaire. Mais ce dernier n’est tout simplement pas venu ! CF : Le Paris Saint Germain remportera-t-il son 8e titre de champion de France de Ligue 1 ce soir ? Les Parisiens affrontent Lille en ce moment. Il suffit d’un match nul pour que le PSG soit sacré. Nous serons en direct du stade Pierre Mauroy à Lille. Et puis en fin de journal nous retrouverons Yvan Amar et son « Expression de la semaine ». ------ SB : Au Soudan, les meneurs de la contestation demandent le transfert immédiat du pouvoir à un gouvernement civil. CF : Un gouvernement mené par une figure « indépendante ». C’est ce qu’exige la SPA, l’Association des professionnels soudanais, à la tête de la mobilisation qui a entraîné la destitution, le départ, du président el-Béchir il y a trois jours. La SPA demande également qu’Omar el-Béchir soit jugé. En attendant, des milliers de Soudanais campent toujours devant le quartier général de l’armée à Khartoum la capitale. Des évènements suivis de près par les Soudanais de l’étranger, réfugiés politiques à travers le monde. Fatma vit à Paris depuis 15 ans. Elle a dû quitter son pays avec ses parents, militants de l’opposition. Elle se tient informée de ce qu’il se passe au Soudan, notamment grâce à Internet. « C’est les réseaux sociaux. On suit les déclarations des amis, des militants. Toutes les déclarations, tout ce qu’il se passe au pays. Y a des images. » Vous avez des proches qui font partie du mouvement de contestation ? « Des amis oui. Oui, oui. Ils sont tellement dans l’idée de surmonter la peur, là y a rien qui les arrête en fait. C’est la motivation. Peut-être que nous de l’extérieur on a un peu plus de crainte sur ce qu’il va se passer, sur l’alternative au régime, etc. C’est ça qui nous inquiète en fait. Le régime s’est pas retiré, y a pas de chute du régime là pour l’instant. Moi personnellement mes craintes, c’est au niveau des intérêts des puissances étrangères. La France, les États-Unis, la Chine, la Russie aussi. On se demande en fait, quelle est la place en fait de ces puissances, qui ont pas l’air de réagir, qui protègent sûrement leurs intérêts. » On vous sent engagée, on vous sent militante, vous parlez de votre pays, et vous n’y êtes pas au moment où tout ça est en train de se dérouler. Comment est-ce que vous le vivez ? Est-ce que… « J’aimerais être là-bas ouais. J’aimerais là-bas, après c’est compliqué parce que dire j’ai envie d’être là-bas ça peut être oublier que les gens sont en train de se prendre des balles là-bas. » CF : Un témoignage recueilli par Davic Baché. SB : Et puis au Soudan on a appris il y a quelques instants qu’un nouveau chef des renseignements avait été nommé après la démission de Salah Gosh, considéré comme le superviseur de la répression des manifestations de ces derniers mois. Pas davantage de détails ni de nom. Et puis que le chargé d’affaires à Washington a été démis de ses fonctions. Chargé d’affaires et non pas ambassadeur, c’est le mot qu’avait utilisé le conseil militaire de transition. Le Soudan n’a pas d’ambassadeur aux États-Unis. SB : Direction à présent l’Ukraine, où la campagne électorale de la présidentielle prend une tournure de plus en plus originale. CF : Une semaine avant le second tour du 21 avril, les deux candidats se lancent des défis par vidéos interposées. Ils se livrent à des examens médicaux pour déterminer si l’un d’entre consomme trop d’alcool ou trop de drogue. Ou encore, ils s’invitent à des débats auxquels ils ne se rendent pas. Aujourd’hui, c’est le président sortant Petro Porochenko, en difficulté dans les sondages, qui avait convoqué un débat. Son opposant, le comédien Volodymyr Zelenskiy, n’est tout simplement pas venu, Sébastien Gobert. À gauche, Petro Porochenko. À droite, un pupitre vide avec le nom de Volodymyr Zelenskiy. Et un constat affligé du journaliste Andriy Koulikov : « Ici un seul candidat au poste de président de l’Ukraine, au lieu de deux. » Pétro Porochenko fait mine de chercher son opposant dans la salle et improvise. Il a devant lui plus de 200 journalistes, et il transforme le débat manqué en conférence de presse de 45 minutes. Tout en sermonnant Volodymyr Zelenskiy. « Je voulais rappeler que les débats sont un élément essentiel de la campagne, très important pour la démocratie. » Plus de 3 millions d’Ukrainiens ont appelé à un débat d’entre-deux tours. Pétro Porochenko est un orateur aguerri, et cherche le plus d’occasions possible pour démontrer la prétendue incompétence du comique. Celui-ci assure qu’il veut débattre, mais une seule fois, le 19 avril. S’ensuit un jeu de course poursuite. Sur les réseaux sociaux, il donne lieu à des animations et des parodies. Pétro Porochenko lui-même s’en amuse, en reprenant une chanson célèbre : « Je suis venu et tu n’es pas là ». L’absurdité de la situation trahit la faiblesse du président, mais illustre aussi la problématique d’une campagne inédite : les Ukrainiens ne savent toujours pas les idées et l’essentiel du programme de Volodymyr Zelenskiy, qui pourrait les gouverner pendant au moins 5 ans. Sébastien Gobert, Kiev, RFI. CF : Après trois mois de débat, voici venu le temps des annonces. Le président Emmanuel Macron s’exprimera demain, lundi. Une allocution, une prise de parole à 20h heure de Paris, pour présenter les premières mesures concrètes en réponse à la crise des gilets jaunes. SB : En football, c’est peut-être le match du sacre pour le Paris Saint Germain. CF : Les Parisiens se déplacent sur la pelouse de Lille, en fermeture de la 32e journée de Ligue 1. On retrouve tout de suite Martin Guez en direct du stade Pierre Mauroy à Lille. Martin, il suffit d’un nul aux Parisiens pour être champions de France de Ligue 1. Où en est-on alors que la première mi-temps s’est achevée il y a quelques minutes ? Bonsoir Clément, bonsoir Sylvie ! Et bien il suffit d’un point, pour l’instant ce petit point de venir le chercher les Parisiens. Il y a 1 partout ici au grand stade de Lille à la mi-temps. 1 partout au terme d’une première très riche en rebondissements ! Et si Paris finit titré à la fin de cette rencontre on ne pourra vraiment pas dire que ça été de tout repos tant les Parisiens ont joué de malchance. Deux buts refusés pour hors-jeu, un but contre leur camp, et un carton rouge aussi pour le malheureux Juan Bernat, coupable d’un accrochage sur Nicolas Pépé l’Ivoirien qui partait seul au but. En dernier défenseur il l’accroche, pas penalty, mais coup franc et carton rouge pour Juan Bernat. Il y a également eu deux changements côté parisien, avec les blessures du capitaine Thiago Silva, remplace par Tilo Kehrer et la blessure du malheureux Thomas Meunier qui est sorti blessé lui aussi, remplacé par Diaby. Meunier qui a marqué, qui a ouvert le score bien malheureusement contre son camp dès la 7e minute de jeu. Mais Juan Bernat avait égalisé à la 10e. Deux joueurs blessés, et un joueur expulsé donc. On attend maintenant le retour des joueurs pour la deuxième période. Et on espère se régaler avec les espaces dans la défense parisienne. Et Paris qui tentera donc de conserver ce petit point pour décrocher un 8e sacre. CF : Martin Guez en direct du stade Pierre Mauroy à Lille. Lille où il est 22h07. Et c’est l’heure de retrouver Yvan Amar et son « Expression de la semaine ». Et après Lille, on reste dans le Nord, puisqu’on s’intéresse à l’expression « Enfer du Nord ». C’est aujourd’hui le jour du Paris-Roubaix, une course cycliste très connue très classique, qui a un surnom : on l’appelle l’Enfer du Nord. Pourquoi ? D’abord parce que Roubaix c’est dans le nord de la France, qui si on va de Paris à Roubaix on monte vers le Nord. Mais il y a une autre raison. C’est que cette course est très difficile. En particulier à cause des pavés. Les coureurs doivent affronter pendant une bonne partie du parcours une route pavée. Alors quand c’est pavé, ça saute, ça ralentit, c’est fatigant, c’est dangereux. Et pour toutes ces raisons, on appelle cette course l’Enfer du Nord. Est-ce que c’est uniquement pour ça ? Pourquoi l’Enfer quand même ? Et bien c’est que l’Enfer et les pavés, c’est une vieille histoire. Ils ont une vieille liaison. Une histoire commune à cause d’un proverbe célèbre, qui dit que “l’Enfer est pavé de bonnes intentions”. Alors c’est logique. Si l’Enfer est pavé, on peut se dire bah tout ce qui est pavé ça peut être qualifié d’enfer. Le retournement est un petit peu abusif, mais c’est souvent comme ça que ça se passe avec les mots. Et cette phrase de départ “l’Enfer est pavée de bonnes intentions”, c’est un proverbe assez récent en Français. On ne l’utilise que depuis le XIXe siècle, on l’a emprunté aux Anglais. Et il veut dire en gros que les volontés bienveillantes peuvent parfois avoir des conséquences extrêmement mauvaises, néfastes, négatives, perverties… Et plus généralement, cette phrase elle constate qu’on fait presque toujours le mal au nom du bien. On ne fait jamais le mal en le disant, en se vantant. Mais on va toujours trouver un raisonnement, un système d’idées, qui permet de mettre en place des actions cruelles, ou hostiles, ou négatives. On fait semblant de croire que c’est pour le bien commun. C’est pour ça qu’on dit que l’Enfer il est pavé, c’est-à-dire qu’il a été construit au départ, on a mis sur son sol des bonnes intentions. CF : C’était Yvan Amar ! Et'est la fin de ce journal en Français facile, merci de l’avoir écouté et merci à Sylvie Berruet de m’avoir aidé à le présenter. Cette édition, comme toutes les autres, est à retrouver sur le site de RFI Savoirs.
  • Journal en français facile 13/04/2019 20h00 GMT
    TranscriptionClément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Un journal que je présenterai en compagnie de Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie ! Sylvie Berruet : Bonsoir Clément, bonsoir à tous ! CF : À la une, des manifestations en Serbie. L’opposition appelait à la mobilisation aujourd’hui à Belgrade. Mobilisation pour dénoncer les atteintes aux libertés du président. SB : Les manifestations continuent également au Soudan. Face à la contestation, l’armée au pouvoir remplace le chef du conseil militaire et annonce la formation d’un gouvernement civil. CF : Et puis en fin de journal, vous retrouverez « Le mot de la semaine » d’Yvan Amar. Aujourd’hui, le mot « consensuel ». ----- SB : Des dizaines de milliers de personnes manifestaient dans les rues de la capitale serbe Belgrade aujourd’hui. Elles répondaient à un appel de l’opposition. CF : L’opposition qui accuse le président Vucic d’autoritarisme et de s’en prendre à la liberté de la presse. Aujourd’hui, elle a réclamé la création de groupes de travail mixtes, pour définir les conditions d’élections libres et transparentes. Ainsi, que la nomination de nouveaux membres au conseil audiovisuel et à la tête des deux télévisions publiques. C’est la première fois que l’opposition émet des revendications précises, après des mois de mobilisation, Laurent Rouy. Depuis 20 semaines consécutives, ont lieu dans toute la Serbie, des manifestations contre le régime du président Aleksandar Vucic. Mais cette fois la mobilisation prend une autre forme, puisque l’opposition avait appelé à un unique grand rassemblement dans la capitale. Sur la tribune, des orateurs réclament la démission du président, la liberté des médias et des élections libres. La foule est très importante. L’ambiance bon enfant. Pourtant à en croire le gouvernement, la situation est très différente : Pour le ministre de l’Intérieur, par exemple, la police protège le parlement, pour dit-il, empêcher que les manifestants ne l’incendient et ne le pille. Dans la mairie, l’adjoint au maire, allié du pouvoir, a qualifié de fascistes les leaders de l’opposition et reste dans la mairie pour affirme-t-il empêcher tout assaut. On assiste donc d’un côté, à un mouvement populaire important, mais pacifique, et de l’autre, à un pouvoir qui présente ce même mouvement comme extrémiste et ultra violent. Dans ces conditions difficile d’imaginer le moindre compromis, ou une sortie de crise. SB : Et dans l’actualité également, Israël a frappé en Syrie la nuit dernière. CF : C’est ce que rapporte l’agence de presse officielle syrienne. Des raids aériens ont été menés sur une position militaire dans la province centrale de Hama. L’Observatoire syrien des Droits de l’Homme fait état de morts parmi des combattants iraniens (sans donner de chiffre) et de 17 blessés parmi les forces du régime et des combattants loyalistes. Israël se refuse à tout commentaire. SB : Au Soudan, face à la pression des manifestants toujours dans la rue, l’armée lâche du lest. CF : Deux jours après la chute du président Omar el-Béchir, Mohamed Ibn Ouf est remplacé à la tête du conseil militaire de transition. Le général Abdel Fattah al-Burhane prend sa place. Autre démission, celle de Salah Gosh, chef du puissant service de renseignement soudanais. Les deux hommes étaient des figures dures du régime explique le chercheur Clément Deshayes. « Je pense que les militaires se sont dit en faisant le coup et en poussant Béchir à la sortie “les gens vont rentrer chez eux”. Or les gens ne sont pas rentrés chez eux. Et face à ça, il fallait à nouveau réagir. Sachant que les gens ont défié le couvre-feu, les militaires n’ont pas pu le mettre en place, enfin le gouvernement a montré sa faiblesse tout de suite. Il y a eu des scènes d’attaques de bâtiments de milices un peu partout dans le pays. Des militaires qui ne protégeaient pas ces bâtiments, qui même des fois aidaient les manifestants. Et donc ces personnes n’ont pas réussi à reprendre le contrôle de la situation. » C’est pour ça que le général Ibn Ouf et Salah Gosh ont dû démissionner ? « De fait, la rue et toute l’opposition ont dit très clairement hier qu’ils ne négocieraient pas avec ces personnes-là. Négocier avec Salah Gosh ou Ibn Ouf était impossible pour l’opposition. Alors qu’aujourd’hui, l’opposition accepte de négocier et de parler avec ce nouvel interlocuteur ». CF : Le chercheur Clément Deshayes au micro d’Alexandra Brangeon. Aujourd’hui, le nouveau chef du conseil militaire, Abdel Fattah al-Burhane, a annoncé la levée du couvre-feu (imposé jeudi) et la libération de tous les manifestants arrêtés ces dernières semaines. Il a également promis la formation d’un gouvernement civil, après des consultations avec l’opposition. SB : Ils étaient bloqués depuis 10 jours sur le navire d’une ONG allemande, 62 migrants ont finalement été débarqués il y a quelques heures à Malte. CF : Ils doivent maintenant être répartis entre l’Allemagne, la France, le Portugal et le Luxembourg. L’ONG allemande Sea Eye les avait pris en charge au début du mois d’avril alors qu’ils se trouvaient en difficulté au large de la Libye. Le navire avait ensuite fait route vers l’île italienne de Lampedusa, mais, comme à son habitude, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini avait refusé de les accueillir. SB : En France, plusieurs milliers de « gilets jaunes » manifestaient ce samedi pour l’acte 22 du mouvement. CF : L’épicentre, le cœur de la mobilisation était à Toulouse, dans le sud du pays, où la tension est montée en début d’après-midi entre manifestants et forces de l’ordre. Selon les derniers chiffres officiels, ils étaient 31 000 manifestants dans tout le pays, dont 5 000 à Paris. SB : Encore une fois, malheureusement, le racisme s’invite dans un stade de football. CF : Hier, lors du match de ligue 1 Dijon-Amiens, un homme a lancé des cris de singe au joueur amiénois Prince Gouano. Un évènement qui en rappelle d’autres. Comme il y a 10 jours en Italie, ou cette semaine en Angleterre. Théo Meunier, suite à ces cris racistes, le match d’hier a été interrompu. On joue la 77e minute lorsque le défenseur amiénois Prince Gouano entend des cris racistes proférés par un homme. Après l’avoir identifié, il décide de rentrer aux vestiaires, avec l’accord de l’arbitre. Quelques minutes plus tard, le jeu reprend, mais cette interruption rappelle à chacun que la France n’est pas épargnée par les comportements racistes. Insultes ou jets de peaux de banane, le problème devient récurrent. En Italie, le 2 avril dernier lors du match entre la Juventus Turin et Cagliari Moise Kean et Blaise Matuidi sont aussi la cible de cris de singe. Et cette semaine à Chelsea plusieurs individus ont scandé des chants racistes à l’égard de Mohamed Salah, la star égyptienne de Liverpool. Pour le sociologue du supporterisme Nicolas Hourcade, interrogé par l’AFP, l’enjeu est « d’identifier les auteurs de ces actes pour pouvoir les sanctionner, ce qui demande la vigilance des stadiers et de tous les acteurs du football ». Roxana Maracineanu a quant à elle estimé qu’il était « rassurant de voir les joueurs réagir, les équipes s’indigner et faire bloc ». La ministre des Sports doit recevoir mercredi le patron de la Fédération Française de Football et espère définir des outils concrets pour réagir de manière forte face à ce type d’actes. CF : Explications signées Théo Meunier. Et sachez que l’homme à l’origine de ces cris de singe a été arrêté et identifié. Sa garde à vue a été prolongée aujourd’hui. Il est 22h07 à Paris, l’heure comme tous les samedis de retrouver Yvan Amar et son « Mot de la semaine ». Aujourd’hui, « consensuel ». Au Soudan, avec Abdel Fattah Abelrahman Burhan, on a l’air d’avoir un leader relativement consensuel, plus en tout cas que Ibn Aouf qui dans un premier temps occupait cette fonction. Consensuel c’est-à-dire qui plaît à un maximum de gens, qui ne déplaît pas trop. Le mot est à la mode et il correspond à une idée d’accord général entre plusieurs personnes. Et on l’emploie souvent en particulier, en ce qui concerne l’opinion publique. Quand dans une population, on constate qu’une majorité de personnes est d’accord sur un sujet, on parle d’un consensus. C’est un mot latin, qu’on utilise sans le changer dans le langage de la politique en particulier. Il ne s’agit pas d’être d’accord sur tout, mais justement c’est là ce qui fait le consensus : quand beaucoup de gens dans le groupe acceptent la même idée, la même proposition, en sachant bien que sur d’autres terrains, ils n’ont pas du tout la même opinion, on parle d’un consensus. C’est donc une sorte de plate-forme commune qu’on va délimiter, tracer si chacun fait un petit effort : on laisse tomber ses réticences, ses hésitations ; on oublie pour un temps, ses oppositions, différences, ses dissensions, ses divergences de vues. Et on a inventé l’adjectif consensuel, assez à la mode aussi, pour parler d’un sujet, d’une personne ou même d’une réunion, d’une discussion d’une opinion. Et le mot donne une impression assez ronde, comme si on avait enlevé les épines de la branche, et gommé les sujets qui fâchent. CF : C’était Yvan Amar ! Et c’est ainsi que se termine ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Sylvie Berruet de m’avoir aidé à le présenter.
  • Journal en français facile 12/04/2019 20h00 GMT
    TranscriptionNamouri Dosso : Vous écoutez Radio France Internationale. Il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bienvenu dans votre Journal en français facile, à mes côtés pour vous accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie. Sylvie Berruet : Bonsoir Namouri, bonsoir à tous.  ND : Et à la Une de cette édition, le Soudan. 24h après la destitution du président Omar el-Béchir, nouvelle démission ce soir. Il s’agit de celle du ministre de la Défense, Ibn Auf, qui vient de renoncer à diriger le Conseil militaire de transition. La Corée du Nord a un nouveau chef de l’État, il se nomme Choe Ryong-hae, un proche collaborateur du dirigeant Kim Jong-un. Il a été nommé. Son portrait dans quelques instants. Enfin, en Slovaquie, un ancien militaire reconnaît avoir assassiné le journaliste Jan Kuciak et sa compagne. Ce double meurtre avait provoqué des manifestations dans le pays. Le Premier ministre avait dû démissionner. Enfin, à la fin de ce journal, on fera un point sur le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. ----- SB : Au Soudan, la rue gronde après le putsch, des généraux hier.  ND : Une contestation qui semble porter ses fruits. Le chef du Conseil militaire de transition vient d’annoncer sa démission. Ibn Auf annonce la nomination d’Abdel Fattah Abdelrahman à la tête du Conseil militaire. L’euphorie fut de courte durée dans le pays après la destitution d’Omar el-Béchir, resté au pouvoir 30 ans. Désormais la foule des manifestants souhaite le départ des militaires du régime. SB : Autre manifestation populaire, contre le nouveau pouvoir cette fois en Algérie. ND : 8e vendredi de contestation avec des manifestations de masse dans la capitale. Des heurts entre policiers et manifestants sont signalés au cœur d’Alger. Il s’agit de la première mobilisation depuis l’entrée en fonction du président par intérim d’Abdelkader Bensalah, 77 ans, et chargé par la Constitution d’assurer la transition. SB : Dans ce journal également la situation en Libye. ND : Nouvelle journée de violences ce vendredi. Cela fait maintenant deux semaines que les affrontements ont lieu. D’un côté les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar et de l’autre les éléments du gouvernement d’union nationale, fidèles à Fayez al Sarraj. SB : En Côte d’Ivoire, l’ultime hommage au père de la littérature ivoirienne. ND : L’écrivain Bernard Dadié, qui nous quitté à l’âge de 103 ans a été inhumé aujourd’hui à Abidjan. Cet homme aux multiples casquettes a reçu les hommages militaires. Devant les Ivoiriens présents en nombre pour dire au revoir à cette figure de la culture africaine. Anonymes et politiques, dont le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandaman, l’ex-première Dame Simone Gbagbo ou l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny ont assisté à la messe de requiem. SB : La Corée du Nord vient de se doter d’un nouveau chef d’État ! ND : Il s’agit de Choe Ryong-hae bras droit du « Dirigeant suprême » Kim Jong-un. C’est Kim Yong-nam, âgé de 91 ans, qui occupait ce poste depuis près de 20 ans. Cette nomination a été faite lors d’une réunion jeudi de l’Assemblée populaire suprême, le Parlement nord-coréen. En Corée du Nord, le rôle de chef d’État est largement honorifique, ce qui veut dire qu’il a uniquement une valeur symbolique, car c’est Kim Jong-un le leader nord-coréen qui dispose du véritable pouvoir de décision. Alors qui est Choe Ryong-hae ? Son portrait avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias. Choe Ryong-hae est un « prince rouge », le fils d’un ancien compagnon d’armes de Kim Il-sung, le fondateur du régime. Il est donc très proche de la famille régnante des Kim, ce qui ne l’a pas empêché, au cours de sa longue carrière, de connaître une purge et d’être envoyé en « rééducation ». Choe Ryong-hae est ensuite devenu l’un des bras droits du dirigeant actuel Kim Jong-un. L’année dernière, il a été frappé de sanctions par les États-Unis, qui l’accusent de violations des droits humains. Son rôle de chef d’État sera essentiellement honorifique : son prédécesseur, Kim Yong-nam, a pendant 20 ans représenté son pays lors de visites diplomatiques à l’étranger. La Corée du Nord a aussi annoncé qu’elle remplaçait son Premier ministre. Enfin, plusieurs hauts responsables impliqués dans les récentes négociations avec les États-Unis ont été élus au sein de la toute-puissante Commission des affaires de l’État. Ces remaniements semblent indiquer que Kim Jong-un continue de renforcer son pouvoir en interne. Un « dirigeant suprême » qui cette semaine a lancé un appel pour davantage d’autosuffisances en réponse aux sanctions internationales. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI. SB : La dernière décision des juges de la cour pénale internationale provoque l’indignation, des différents groupes de défense des droits de l’homme. ND : Cet après-midi, les magistrats de la CPI ont refusé à l’unanimité, la demande du procureur d’ouvrir une enquête pour les crimes contre l’humanité et crime de guerre présumés en Afghanistan. Les représentants de la justice internationale estiment qu’une enquête sur la situation dans le pays est à ce stade contraire aux intérêts de la justice. Il s’agit décision consternante, pour la FIDH, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme. SB : La communauté chiite du Pakistan a de nouveau été prise pour cible. ND : Au moins 20 personnes ont été tuées et plus de 40 autres blessées ce matin après le déclenchement d’un engin explosif sur un marché de Quetta, capitale de la province du Baloutchistan. La communauté hazâra, minorité chiite du pays était certainement la cible de l’attentat selon la police locale. Peu de temps après, une faction des talibans pakistanais a revendiqué l’attaque. ND : Un adolescent de 15 ans a été tué à la frontière qui sépare la bande de Gaza et Israël. Le jeune homme a été la cible des tirs israéliens lors de manifestations et de heurts à l’est de Jabaliya, dans le nord de l’enclave palestinienne, selon les autorités. SB : En Slovaquie, un peu plus d’un an après les faits, un homme reconnaît avoir assassiné le journaliste Jan Kuciak et sa compagne. ND : Le double meurtre avait provoqué de grandes manifestations dans ce pays d’Europe centrale. Le Premier ministre Robert Fico avait dû démission de ses fonctions. Les détails à Prague avec Alexis Rosenzweig. Ce sont des sources proches de l’enquête qui ont d’abord révélé à la télévision publique slovaque cette nouvelle information, selon laquelle un ancien militaire serait passé aux aveux. Il était jusqu’ici soupçonné d’avoir été l’un des complices, mais seulement en tant que chauffeur. Il serait donc celui qui a tué par balles à bout portant le journaliste d’investigation Jan Kuciak et sa fiancée à leur domicile le 21 février 2018. Trois autres suspects ont été mis en examen dans cette affaire, dont le mois dernier le commanditaire présumé, l’homme aux affaires douteuses Marian Kocner, qui avait déjà menacé le journaliste à cause de son travail sur la corruption au plus haut sommet de l’État. 70 000 euros en tout : c’est la somme qui aurait été donnée aux tueurs et aux intermédiaires pour commettre ce crime. Un crime qui avait soulevé une vague d’indignation en Slovaquie, où une avocate anti-corruption vient d’être élue présidente. Juste après son élection, Zuzana Caputova est allée se recueillir dans le centre de Bratislava devant les photos des deux victimes.
  • Astronomie : la photo d’un trou noir
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Trou
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Photographier un trou noir ? Une gageure, un défi… une impossibilité peut-on penser… Et pourtant ça a été réussi : des équipes astronomiques du monde entier ont uni leurs forces pour photographier un trou noir, cette masse de matière impressionnante et lointaine, et qui n’est donc pas si noire que cela. Qu’est-ce donc qu’un trou ? Facile à comprendre : en apparence un trou est un vide à l’intérieur d’un plein, une absence de matière au sein d’un tissu ou d’un volume continu de matière, à l’intérieur duquel peut passer le regard ou le doigt par exemple. Et on parle aussi bien d’un trou dans une palissade que dans un fond de culotte. Bien sûr, l’image se prête aux sens figurés, et il en existe quelques-uns. Le plus courant étant peut-être le trou de mémoire. C’est le mot ou la phrase qui vous manque, alors qu’on pensait se souvenir de tout. Et l’expression s’emploie notamment à propos d’un texte appris par cœur, qu’on croit connaître, qu’on connaît d’ailleurs… mais, l’émotion vous gagnant, on peut justement avoir un trou : la mémoire vous échappe, on a l’impression d’un gouffre soudain, le mot ne vient plus : c’est le trou ! Et psychologiquement, il y a pire encore : le trou c’est la dépression. L’image figurée repose sur l’image concrète : littéralement, une dépression est un creux. Et ce peut être un creux dans la confiance qu’on a en soi. Si l’on dit « Je suis au fond du trou », c’est bien qu’on manque de ressort ! De façon moins personnelle, on parle aussi d’un trou dans un emploi du temps, dans une programmation. Tu voudrais qu’on boive un café ? J’ai justement un trou, un espace libre entre deux rendez-vous : je suis libre de trois heures à trois heures et demie ! Ou bien je suis directeur d’un théâtre, et j’ai organisé la saison à venir, en prévoyant tous les spectacles, en remplissant toutes les cases. Mais soudain… une défection ! Untel ne veut plus venir, il allègue, il prétexte un impératif familial, alors que j’ai bien compris qu’on lui propose une tournée qu’il n’a pas envie de refuser… Et me voilà avec un trou. N’importe, je prendrai son rival qui ne demande que ça. Et il en sera vert de jalousie ! Enfin, et de manière familière et péjorative, le trou est endroit fort éloigné de l’agitation mondaine : l’endroit dont on ne parle jamais, qui échappe au monde culturel et peut-être même politique, le hameau où rien ne se passe. Un trou perdu dans les montagnes…  Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 11/04/2019 20h00 GMT
    TranscriptionClément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin ! Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Clément, bonsoir à toutes et à tous ! CF : À la une, les Soudanais réclamaient son départ depuis plusieurs mois, le président Omar el-Béchir a été renversé ce matin par l’armée. Un conseil militaire de transition est mis en place. Omar el-Béchir aura passé 30 ans à la tête du Soudan, son portrait à suivre. ZK : Julian Assange arrêté à Londres. Réfugié dans l’ambassade d’Équateur depuis 7 ans maintenant, le fondateur de Wikileaks est reconnu coupable de n’avoir pas respecté les conditions de sa liberté provisoire. Il risque la prison. CF : En France, des milliers de retraités manifestaient aujourd’hui. C’est la septième fois qu’ils descendent dans la rue depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Ils réclament un meilleur pouvoir d’achat. ------ ZK : La communauté internationale inquiète après le coup d’État au Soudan. CF : L’Europe et les États-Unis demandent une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. L’ONU, dont le secrétaire général Antonio Gutteres réclame une transition démocratique respectueuse du souhait des Soudanais. Ce matin, après près de 4 mois de contestations, l’armée a renversé le président Omar el-Béchir. Il était à la tête du Soudan depuis 30 ans. Son portrait est signé Sébastien Nemeth. Omar El Béchir racontait qu’adolescent, il s’était cassé une dent alors qu’il transportait du béton pour payer ses études. L’homme aimait rappeler ses origines modestes. Une description en trompe-l’œil d’un dirigeant aux débordements sanguinaires. Militaire dans l’âme, Omar El Béchir rejoint l’armée dès 16 ans, avant de combattre plusieurs fois notamment contre Israël. Il gravit les échelons et prend le pouvoir en 89 lors d’un coup d’État fomenté avec l’aide des islamistes. Dès lors, Omar El Béchir lance une purge et instaure un régime islamo-militaire. D’un côté, il soigne son appareil sécuritaire. De l’autre, il introduit la charia et abrite des terroristes, dont Oussama Ben Laden lui-même. Le Soudan devient dès lors un État-voyou. Les États-Unis le placent sur leur liste noire. Le président soudanais n’hésite pas non plus lancer des guerres sanglantes dans son pays, au Sud puis dans l’Ouest, au Darfour, au prix de centaines de milliers de morts… En 2009, la CPI lance un mandat d’arrêt contre lui, pour génocide, crimes de guerre et contre l’humanité, mais le chef de l’état effectue près de 150 déplacements à l’étranger sans jamais être arrêté. Au fil des ans, Omar El Béchir avait abandonné le soutien aux islamistes et Washington avait même allégé ses sanctions. Le président soudanais continuait malgré tout les discours enflammés contre ses vieux ennemis occidentaux, et haranguait la foule en agitant sa fameuse canne autour de lui. Sébastien Németh, Nairobi, RFI. CF : Et après avoir annoncé la chute d’Omar el-Béchir, le ministre de la défense soudanais a ajouté qu’un conseil militaire de transition était mis en place. Un conseil militaire rejeté par les manifestants, qui appellent à poursuivre la mobilisation malgré l’instauration d’un couvre-feu. ZK : Il était réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres depuis 7 ans, Julian Assange a été arrêté ce matin par la police britannique. CF : Le fondateur de Wikileaks était réfugié dans l’ambassade pour éviter une extradition, c’est-à-dire qu’on le renvoie vers la Suède, où il est accusé de viol et agression sexuelle. Peu après son arrestation, Julian Assange a été présenté devant un tribunal londonien et reconnu coupable d’avoir violé, de n’avoir pas respecté les conditions de sa liberté provisoire. Cette arrestation a été rendue possible par le retrait du statut de réfugié politique d’Assange par l’Équateur. Une décision, Oriane Verdier, dénoncée par la défense de Julian Assange. Du point de vue de la défense de Julian Assange, la décision de retirer l’asile au lanceur d’alerte répond a des intérêts propres au gouvernement équatorien qui chercherait à plaire aux États-Unis. Julian Assange est le fondateur de Wikileaks, spécialisé dans la révélation de documents secrets. Il est inculpé aux États-Unis pour piratage informatique. Il risque aujourd’hui d’être extradé après être passé devant la justice britannique. Rappelez-vous en 2010 il a activement participé à la publication de plus de 700 000 documents sur les activités militaires et diplomatiques américaines. De son côté le président équatorien a expliqué point par point les pour lesquelles il a autorisé cette arrestation par la police britannique dans les murs de son ambassade. Julian Assange aurait notamment bloqué des caméras de sécurité, agressé des gardes au sein de l’ambassade et accédé à des archives sans permission. Les relations entre les autorités équatoriennes et Julian Assange se sont tendues depuis que ce dernier a été accusé d’avoir fait fuiter des informations sur la vie privée du président équatorien. Il n’avait plus le droit de communiquer avec l’extérieur ni de recevoir de visites autres que celles de ses avocats. CF : Explications signées Oriane Verdier. ZK : Après avoir obtenu le report du Brexit jusqu’au 31 octobre, Theresa May s’expliquait aujourd’hui devant la Chambre des communes. CF : La Première ministre britannique a demandé aux députés de soutenir l’élaboration d’un « consensus », d’un compromis pour permettre au Royaume-Uni de quitter l’Union européenne avant les élections européennes de mai prochain. La nuit dernière, elle, et les dirigeants européens sont tombés d’accord sur un report flexible, jusqu’au 31 octobre maximum, afin d’éviter un Brexit sans accord. ZK : Dans l’actualité également, les plus grandes élections de l’Histoire. Le coup d’envoi des législatives en Inde a été donné ce jeudi. CF : 900 millions d’Indiens sont appelés aux urnes pour choisir leur prochain gouvernement. Le scrutin se déroulera sur 6 semaines, jusqu’au 19 mai prochain. La question au cœur de cette élection : le Premier ministre sortant, Narendra Modi, défenseur du nationalisme hindou parviendra-t-il à décrocher un second mandat ? Face à lui des partis régionaux, et surtout le parti du Congrès, mené par Raul Gandhi. Passage en revue des différentes promesses de campagne avec James Manor, professeur de politique indienne à l’université de West London. Le Congrès a fait une grande promesse : celle de donner un salaire minimum aux plus pauvres. Et cela, semble-t-il, a été une surprise pour Modi et le BJP, qui du coup font maintenant de nouvelles promesses. Mais il est possible que celle du Congrès lui permette de gagner des voix. Le gouvernement Modi avait développé un programme pour aider les fermiers, avec d’importantes subventions. Et cela a permis au BJP de progresser en popularité. Mais il n’a pas eu le temps de mettre en place cette promesse, et il a échoué à tenir la plupart des autres, particulièrement celle de créer des emplois. D’ailleurs le Congrès affirme que Modi a échoué à tenir toutes les grandes promesses qu’il a faites il y a cinq ans. Il dit aussi que Modi et son gouvernement sont corrompus, parce qu’un des grands thèmes de Modi c’est la lutte contre la corruption. Les gens semblent ne pas accepter l’idée qu’il dirige un gouvernement corrompu. CF : James Manor, professeur de politique indienne à l’université de West London, interrogé par Christophe Paget. ZK : L’actualité en France Clément, la France, où des milliers de retraités manifestaient ce jeudi. CF : C’est la 7e mobilisation de retraités depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Parmi leurs revendications, la revalorisation, l’augmentation des pensions, la suppression de la hausse de la CSG, ou encore la réindexation des pensions sur l’inflation, c’est-à-dire que les pensions évoluent en fonction de l’inflation. Jeanne Richard est allée à la rencontre des manifestants à Paris. « Dans le cortège, l’ambiance est bon enfant, mais le ton agacé. [...] La fiscalité s’est en effet durcie pour les retraités. Après plus de 40 ans de travail, pour Claude Riot, 79 ans, c’est injuste. [...] Comme lui, à 65 ans, cette retraitée a dû s’adapter. Après avoir payé son loyer chaque mois, il ne lui reste plus que 600 euros. C’est peu pour vivre à Paris. [...] Et aucun d’eux n’est convaincu par le geste que pourrait faire le gouvernement : la ministre de la Santé a en effet affirmé que la réindexation des petites retraites sur l’inflation est à l’étude. [...] Aujourd’hui, le niveau de vie des retraités est supérieur à la moyenne nationale. Une statistique qui cache de grandes disparités. Près d’un million d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. » CF : Et pour finir, un mot pour saluer l’arrivée au sein de RFI de Julien Coquelle-Rohëm, lauréat de l’édition 2019 du Prix « RFI Charles Lescaut ». Âgé de 22 ans, et étudiant à l’École de Journalisme de Sciences Po Paris. Il obtient un contrat d’un an au sein de la rédaction de RFI à la présentation des journaux. Bienvenue à lui ! C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté.
  • To Bibi or not to Bibi
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.To Bibi or not to Bibi ? Cette formule facétieuse, on a pu l’entendre plus d’une fois en Israël ces derniers temps, jusqu’aux élections législatives qui viennent d’avoir lieu et qui apparemment, reconduisent Benjamin Netanyahou dans ses fonctions de Premier ministre. Et tout le monde dans le pays sait que Bibi est le surnom de cet homme politique. La blague était donc facile et tentante, juste avant ce scrutin qui en fera probablement le dirigeant israélien la plus grande longévité politique. Va-t-on être avec Bibi ? Ou même pour être encore plus direct, va-t-on être Bibi ? Question très israélienne. Mais il faut pour la comprendre connaître la phrase anglaise de départ : to be or not to be. Pourquoi une phrase anglaise dans le mot de l’actualité ? Parce qu’elle est connue de tous ou presque, dans sa forme originale comme dans sa traduction. Il est vrai qu’en français, on la cite souvent traduite : être ou ne pas être. Mais la version de départ est si souvent citée qu’elle fait également partie d’une culture commune : la francophonie intègre parfois des souvenirs qui proviennent des langues limitrophes. Et Shakespeare et si célèbre, tellement représentatif d’un génie universel, que sa présence n’est pas contestée en français. To be or not to be, That is the question! C’est la citation dans la forme plus complète qu’on lui donne le plus souvent, et c’est le début du célèbre monologue d’Hamlet. On est encore au début de la tragédie, au premier acte. Et le prince du Danemark se pose cette question qui est devenue le symbole même de la question existentielle, de la réalité de la vie, du sens de la vie. La renommée de Shakespeare a fait que les langues européennes se permettent facilement des références ou des allusions à son théâtre. Le plus souvent dans les traductions d’ailleurs, mais pas toujours, on vient de le voir. Et Hamlet vient certainement en première place, avec ce to be, mais aussi avec la phrase célèbre qui dit qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark. Parfois on traduit par empire ou état, mais le sens demeure : quelque chose fondamentalement, centralement, ne marche pas dans cette entreprise… Et si l’on ajoute « Hélas pauvre Yorick », exclamation d’Hamlet qui tenant dans sa main le crâne de ce bouffon, exhumé du cimetière, et mort depuis si longtemps. Et Hamlet tient dans sa main le crâne du fou Yorick. Méditation donc sur la vie, la politique et la mort : on tient l’essentiel. Et si on ajoute quelques considérations sur les passions, on fait presque le tour du monde shakespearien : « Tous les parfums de l’Arabie ne purifieront pas cette gracieuse main » Pour mettre toute chose en perspective, on dira évidemment que le monde est un théâtre dont les humains sont les acteurs. Et on finit avec l’amour : un Roméo, c’est un amoureux ! Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 10/04/2019 20h00 GMT
    TranscriptionClément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Un journal que je présenterai en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin ! Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Clément, bonsoir à toutes et à tous ! CF : À la une, ce nouveau suspens à Bruxelles autour du Brexit. Un Conseil européen extraordinaire se tient en ce moment. Les 27 états membres devraient décider d’un nouveau report de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Mais les conditions et la durée de ce nouveau délai restent à déterminer. ZK : Et puis en Israël, la victoire de Benyamin Netanyahu aux législatives d’hier ne semble plus faire de doute. Son rival du centre droit, Benny Gantz, a reconnu sa défaite. La gauche, elle, est loin derrière. CF : Dans ce journal également, une première dans l’histoire de l’astronomie. La photo d’un trou noir a été révélée. Il se trouve dans une autre galaxie, à 53 millions d’années-lumière de la Terre. ------- ZK : Un sommet européen extraordinaire se déroule ce soir à Bruxelles, avec à l’ordre du jour un nouveau report du Brexit. CF : La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne était prévue ce vendredi, mais la Première ministre britannique Theresa May demande un nouveau délai. Elle souhaite ainsi éviter une sortie sans accord. Les responsables européens semblent d’accord pour ce nouveau report. Mais « rien n’est acquis » a affirmé le président français Emmanuel Macron. Les conditions et la durée de ce délai font débat. Paris ne souhaite pas voir traîner les choses, mais l’Allemagne se dit prête à donner un peu plus de temps. Comme l’a expliqué la chancelière allemande Angela Merkel, devant son Parlement aujourd’hui. « La prolongation du délai avant le Brexit devrait être aussi courte que possible. Mais elle doit malgré tout avoir une durée nous permettant de travailler sereinement sans avoir des sommets extraordinaires incessants. Notre souhait que le Brexit ait lieu conformément à un accord conclu avec le Royaume-Uni n’a pas changé. C’est pourquoi je plaide pour qu’une prolongation de plusieurs mois soit décidée, si une majorité se dégage pour cette solution ce soir. Mais ce délai supplémentaire doit rester flexible et permettre à la Grande-Bretagne dès que les conditions seront réunies de quitter l’Union européenne. Le gouvernement allemand souhaite toujours que le Brexit se fasse de la façon la plus coordonnée possible. » CF : La chancelière allemande Angela Merkel. ZK : En Israël, Benyamin Netanyahu se dirige vers un 5e mandat de Premier ministre. CF : Au lendemain des élections législatives, le Likoud, le parti de Benyamin Netanyahu, est au coude à coude avec l’alliance de centre droit menée par Benny Gantz. Mais le Premier ministre sortant est le mieux placé pour former une coalition gouvernementale, c’est-à-dire une alliance avec d’autres partis. Benny Gantz a d’ailleurs reconnu sa défaite. La gauche, elle, subit un lourd revers. Une défaite difficile à encaisser, comme a pu le constater Murielle Paradon dans le quartier de Jaffa à Tel-Aviv. Jaffa, son marché aux puces et ses restaurants branchés, à deux pas de la mer. C’est le repère d’une jeunesse de gauche. Aujourd’hui, cette jeunesse a la gueule de bois. Noa, 37 ans, aurait voulu que Netanyahou perde les élections, elle avait bon espoir dans la soirée « Aujourd’hui je suis très déçue. J’espérais. Je suis allée me coucher, je me suis dit qu’il ne fallait pas que je regarde mon téléphone dans la nuit, je me réveille souvent à cause des enfants, je le savais que les résultats allaient changer, je m’en doutais ». Attablé à un café, devant un brunch avec ses amis, Orad, jeune graphiste trentenaire n’est pas tellement surpris. « C’est la même chose qui s’est passée il y a 4 ans. Je ne sais pas, ça fait partie d’un phénomène global. Vous avez le Brexit, Trump, Bibi, c’est un monde global de droite qui ne veut pas à la même chose que nous. » Dans sa boutique de bijoux bohème, Ruth, longue chevelure blonde, se dit écœurée. « Encore une fois, la même histoire, les mêmes mots, le même dirigeant, rien ne change ! Je pense que maintenant je vais me concentrer sur ma vie personnelle, ne pas penser au gouvernement, il n’y a pas d’avenir avec lui. » Ces jeunes de Jaffa attendent maintenant la suite des évènements, entre amertume et détachement. Murielle Paradon, Tel-Aviv RFI. ZK : On connaît la date de l’élection présidentielle en Algérie. CF : Le président par intérim, Abdelkader Bensalah a signé un décret, fixant au 4 juillet prochain le scrutin présidentiel. Aujourd’hui également, le chef de l’état-major a assuré que l’armée veillerait à la « transparence », et à « l’intégrité » du processus de transition. Ce dernier a aussi mis en garde les Algériens contre la poursuite des manifestations anti régime. Au lendemain de la nomination d’Abdelkader Bensalah à la présidence par intérim, de nouvelles manifestations ont eu lieu à Alger. Les manifestants réclamaient dans un premier temps le départ du président Abdelaziz Bouteflika, qui a fini par démissionner le 2 avril dernier. Les contestataires veulent désormais la fin du « système » dans son ensemble. ZK : L’OTAN s’inquiète des combats en Libye. CF : Son secrétaire général s’est dit profondément préoccupé et appelle à une solution politique, « seul moyen de garantir la paix et la stabilité » selon lui. Aujourd’hui, les combats se sont intensifiés autour de Tripoli entre les forces du maréchal Haftar et celles du gouvernement d’union nationale. L’armée nationale libyenne du maréchal Haftar, homme fort de l’Est libyen, mène depuis près d’une semaine une offensive pour prendre la capitale. ZK : Et on part à Cuba Clément, où depuis maintenant plusieurs semaines, des étudiants de la République Démocratique du Congo réclament le versement de leur bourse. CF : Des bourses qui ne sont plus versées depuis plus de deux ans. Les étudiants dénoncent également les conditions d’hébergement mises en place par les autorités cubaines. Il y a deux jours, un groupe d’étudiants a manifesté sur un des campus universitaires de La Havane. Une manifestation qui n’a pas plus aux autorités locales. Des agents de police et des forces anti émeutes ont été envoyés. Quatre étudiants auraient été blessés, et cinq autres arrêtés selon certains médias. Les précisions de Romain Lemaresquier. « Ils réclament le versement de leur bourse qui ne leur a pas été payé depuis maintenant 27 mois. Ces étudiants de la République du Congo de la faculté de médecine de La Havane n’en sont pas à leur premier fait d’armes. Mais c’est suite à la manifestation de ce lundi, qualifiée de violente par les autorités, que la presse officielle cubaine a mentionné pour la première fois ce problème. Car deux semaines avant, ces mêmes étudiants manifestaient devant l’ambassade de leur pays à La Havane, déjà pour réclamer le versement de leur bourse. Une manifestation qui avait été réprimée par les forces de l’ordre, mais qui était passée inaperçue dans les pages des quotidiens cubains. Selon un de ces étudiants, interrogés par un média cubain indépendant, les autorités congolaises auraient accepté de verser 6 mois de bourse, mais pas les 27 réclamés. Ces étudiants ont refusé. Depuis la fin du mois de mars, ils font grève et ne se rendent plus au cours. Une situation qui met les autorités cubaines en porte-à-faux. Ces dernières expliquent que c’est au ministère congolais de l’éducation supérieur de résoudre ce problème, mais dans un communiqué elles préviennent également ces étudiants qu’elles ne toléreront aucune indiscipline et que des mesures appropriées seront prochainement annoncées. Du côté des autorités congolaises, c’est le silence qui prévaut. Un silence qui dure depuis 27 mois pour ces nombreux étudiants. » CF : Explications signées Romain Lemaresquier. ZK : Dans l’actualité également Clément, cette première dans l’histoire de l’astronomie. La photo d’un trou noir a été révélée aujourd’hui. CF : Un « monstre cosmique », plus de 6 milliards de fois plus lourd que notre soleil, et qui se trouve dans une autre galaxie. Cette prouesse, cet exploit, a été rendue possible par la coopération de scientifiques du monde entier. Et Simon Rozé, cela prouve encore une fois qu’Albert Einstein avait raison. Un disque orange qui tire sur le rouge, et au centre une masse noire. L’image n’est pas spectaculaire, mais elle est pourtant historique. Voici le trou noir super massif qui trône au centre de la galaxie M87. Le premier jamais photographié par l’humanité. Que nous apprend cette image ? Eh bien une nouvelle fois qu’Albert Einstein était dans le vrai. Sa théorie de la relativité générale avait permis d’anticiper ce à quoi pouvait ressembler un tel objet, en réalisant des simulations numériques. Cette première image confirme que les modèles utilisés étaient bons et précis. Le cercle orange c’est la matière qui tourne autour du trou noir. Elle est sur le point d’être absorbée. Plus elle s’en approche plus elle va vite, jusqu’à rougeoyer, trahissant du coup le trou en son centre. Cette masse noire circulaire dont rien ne sortira plus jamais, même pas la lumière. Pour y parvenir, il a fallu réaliser un véritable tour de force : ce trou noir se trouve à 53 millions d’années-lumière de la terre. 5 milliards de milliards de kilomètres de nous. Pour le photographier, il a fallu réaliser une sorte de télescope virtuel faisant la taille de la terre, en synchronisant des télescopes du monde entier. Des centaines de scientifiques de dizaines de nationalités différentes ont été impliqués. CF : Simon Rozé. C’est la fin de ce Journal en Français en facile. Merci de l’avoir écouté et merci à Zéphyrin Kouadio de m’avoir aidé à le présenter.
  • Au diable vauvert
    Aujourd’hui, « la puce à l’oreille » vous emmène le temps d’une chronique « au diable vauvert ». Une expression souvent mal connue et qui tient son origine de lieux peu recommandables… De quoi aiguiser votre curiosité ! Alors, écoutez le podcast de « la puce », fait avec la complicité de la linguiste Line sommant et des CM1 de l’école Forest à Paris. Une chronique de De vive(s) voix.
  • Génocide au Rwanda : 25 ans après
    Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.
  • Monocaméral
    Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.Les élections israéliennes ont mis l’accent sur une particularité de la constitution de ce pays : il a un Parlement monocaméral. Un mot qui fait très savant, et pourtant assez facile à comprendre : cela signifie que le Parlement est constitué d’une seule assemblée et non de deux, comme c’est le cas dans de nombreux pays démocratiques : il est courant d’avoir deux groupes de personnalités élues, qui ont des fonctions et des appellations différentes : souvent l’Assemblée nationale et le Sénat. Parfois la Chambre Haute et la Chambre Basse… Et les modes de scrutin sont le plus souvent différents pour une chambre et pour l’autre. Les deux assemblées forment ce qu’on nomme en général un Parlement. Alors, pourquoi parler de Parlement monocaméral en Israël ? Cet adjectif signifie littéralement « à une chambre ». Mono vient du grec et veut dire « un seul ». Caméra vient du latin (et anciennement du grec d’ailleurs…) et signifie chambre. On sait que le mot existe encore tel quel en français pour et s’attache à un appareil qui permet de filmer. C’est que le cinéma s’appuie sur les techniques de chambre noire (ou de chambre claire : camera obscura ou camera lucida) ce qui a fait qu’on a gardé le nom sans le changer… Revenons à notre monocamérisme, puisque le mot existe même s’il est rare, et qu’il s’oppose à celui de bicamérisme, un peu plus répandu. On aurait pu imaginer l’adjectif chambriste – un Parlement unichambriste ? Hélas le mot n’existe pas. Pourtant le mot chambriste existe, mais avec un sens tout différent, et musical : il renvoie à l’idée de la musique de chambre, c’est-à-dire la musique savante, écrite, exécutée par quelques musiciens, pas par un orchestre : à partir du duo, jusqu’au trio, quatuor… et jusqu’à neuf ou dix musiciens, on est dans la musique de chambre, intime, faite pour être jouée bien souvent dans un lieu aux dimensions modestes. Et ce mot de chambre, il prend assez tôt en français un sens politique. Avec d’abord des échos judiciaires : Chambre de justice, dès le 14e siècle, puis Chambre des Communes, Chambre des pairs. Et cela évoque davantage l’histoire de l’Angleterre, mais on sait qu’à cette période médiévale, la langue du pouvoir en Angleterre était essentiellement le français. En même temps ce mot de chambre va désigner une pièce d’habitation, et notamment celle où l’on dort – un sens que le mot a encore à l’heure actuelle. Mais il s’applique plutôt à des demeures seigneuriales, où l’on a plusieurs espaces, selon les activités qui s’y déroulent. On comprend donc évidemment la formation d’expressions comme valet de chambre ou femme de chambre. Mais c’est aussi de là que vient le mot chambellan. On pourrait croire qu’il est attaché au sens politique, mais pas du tout : le Chambellan est au départ plus ou moins le valet de chambre du roi. Avertissement !  Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale. En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)
  • Journal en français facile 09/04/2019 20h00 GMT
    TranscriptionAndréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.  Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Andréane, bonsoir à toutes et à tous. AM : À suivre dans ce journal : Les élections législatives en Israël. Une heure après la fermeture des bureaux de vote, les premiers sondages de sortie d’urnes publiés par la télévision donnent Benyamin Netanyahu au coude à coude, c’est à dire quasiment à égalité avec son principal rival Benny Gantz. On en parle avec notre correspondante dès le début de ce journal. Theresa May était à Paris et à Berlin aujourd’hui avec un objectif : repousser encore une fois la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Et puis le FMI est catégorique, la croissance a ralenti cette année et ça risque bien de continuer ainsi. ----- ZK : Et d’abord, la fin d’une journée de vote en Israël. AM : Ça y est, les bureaux [de vote] ont fermé il y a une heure. Des élections législatives anticipées, demandées en décembre par le Premier ministre Benyamin Netanyahu.  Ce dernier brigue un 5e mandat. Les résultats sont serrés selon les sondages de sortie d’urnes publiés par les chaînes de télévision. Selon ces premiers chiffres, le parti de Benyamin Netanyahu est quasiment ex aequo, c’est à dire à égalité, avec son principal adversaire, Benny Gantz, un ancien chef d’état-major qui dirige une alliance de centre droit. Mais, l’un comme l’autre ont revendiqué la victoire. Pour en parler, on retrouve tout de suite Murielle Paradon, à Tel-Aviv. Murielle bonsoir, alors dans le QG de Benny Gantz, c’est l’explosion de joie.  [Transcription manquante] AM : Murielle Paradon qui nous parlait de Tel-Aviv ce soir. ZK : L’une des informations de la journée, c’est la nomination d’Abdelkader Bensalah au poste de président par intérim en Algérie. AM : Le président de la chambre haute du parlement algérien, Abdelkader Bensalah. Il y a quelques instants à la télévision, Abdelkader Bensalah a promis un scrutin présidentiel transparent et régulier. Un scrutin qui sera organisé sous 90 jours. C’est donc lui qui va lancer la transition demandée par les manifestants en Algérie depuis le 22 février. Une décision et un nouveau président par intérim qui n’a pas calmé les esprits. Tout de suite après l’annonce de sa nomination, des milliers d’étudiants se sont rassemblés dans le centre d’Alger. La police a tiré des gaz lacrymogènes et a utilisé des canons à eau. ZK : Il est 21h et 4 minutes ici, à Paris. Paris où s’est rendue Theresa May aujourd’hui. AM : La Première ministre britannique était à Berlin un peu plus tôt dans la journée. En Allemagne, puis en France, elle a demandé, une nouvelle fois, un report du Brexit. Le Brexit, je vous le rappelle c’est la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Cette sortie, elle doit avoir lieu officiellement vendredi, mais sans accord validé par les députés britanniques. Conséquence : Theresa May veut réussir à négocier une sortie plutôt le 30 juin. La réponse devrait lui être apportée demain lors d’un nouveau conseil européen exceptionnel. Une réunion qui pourrait tout changer. Précisions, Emeline Vin. « Première certitude : la date du Brexit sera encore repoussée. Pour Michel Barnier, il faut encore laisser du temps aux Britanniques, mais ce sera une prolongation sous conditions. [...] En clair : la nouvelle date dépendra des justifications données par Theresa May. La presse britannique évoque une sortie de l’UE repoussée au 31 décembre. Mais pas plus : plusieurs pays membres dont la France jugent qu’un an, ce serait trop long. Pour Michel Barnier, l’intérêt des 27, c’est surtout d’éviter un no deal. Et pour ça, ils seraient prêts dit-il à “ajouter de l’ambition” à la future relation UE - Royaume-Uni. [...] Le négociateur se dit prêt “à toutes les hypothèses”, y compris celle d’une révocation de l’article 50, et donc, de l’annulation du Brexit. » AM : Et dans une lettre envoyée ce mardi aux 27 pays membres de l’Union européenne, le président du Conseil Européen, Donald Tusk, plaide pour un report de ce Brexit pouvant aller jusqu’à un an maximum.  ZK : Dans l’actualité économique, Andréane, la croissance qui a ralenti plus que prévu cette année. AM : Et ça ne devrait pas s’arranger, car elle risque de se dégrader encore l’année prochaine et dans le monde entier. C’est le Fonds Monétaire International qui nous le dit dans ses perspectives de l’économie mondiale. La présentation a été faite aujourd’hui à Washington par le FMI. Explications, David Baché. « 70 % de l’économie mondiale va ralentir en 2019. La croissance des économies de la planète est passée de 4 % en 2017 à 3,6 % en 2018 et elle ne devrait pas dépasser 3,3 % en 2019 selon le FMI. Le Canada, la zone euro, plombée par l’Allemagne et l’Italie, puis le Royaume-Uni sont les plus frappés, suivis par les États-Unis et même l’Inde. Les pays émergents et en développement gardent une croissance forte, mais avec de grandes disparités et une tendance malgré tout à la baisse. Seule la Chine connaît une prévision révisée à la hausse, avec 6,3 % attendus en 2019. Les causes invoquées pour expliquer ce ralentissement généralisé : la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, les difficultés du secteur automobile, le durcissement du crédit en Chine ou encore les incertitudes liées au Brexit. Les économistes du FMI conseillent aux États de se préparer à une récession mondiale, même si elle n’arrivera pas à court terme ». AM : David Baché. ZK : Au Cambodge, les coupures de courant deviennent quasi quotidiennes. AM : Et cela est la conséquence de vagues de sécheresse qui empêchent les centrales hydroélectriques d’assurer leur production habituelle. Sauf que ces centrales, elles fournissent près de la moitié de l’électricité dans un pays où la demande en énergie a encore augmenté de 16 % en 2018. Du coup, il y a beaucoup de coupures de courant, et cela ralentit grandement l’activité de la capitale du pays. À Phnom-Penn, Juliette Buchez. « Voilà un mois que les commerces de Phnom Penh sont touchés de paralysie à chaque coupure de courant. Pendant plusieurs heures, des restaurants se retrouvent quotidiennement sans frigos, des bureaux sans ordinateurs, des marchés sans ventilateurs. Monh est coiffeur et ça complique son activité : “Tout le monde a chaud, tout le monde se plaint. Quand il y a une coupure de courant, c’est très calme. Pas de sèche-cheveux, pas de lisseur : je peux juste couper les cheveux. Je joue sur mon téléphone. On ne peut rien faire”. Difficile d’estimer quel sera l’impact pour l’économie cambodgienne. Sur le chantier d’un petit immeuble voisin, dirigé par un Français, on a pris du retard. “Je pense que ça va nous plomber d’au moins un bon mois. Bon, on achète des générateurs et donc on ne va pas travailler dans le bon sens pour les gaz à effet de serre”. Des générateurs sont même mis en jeu dans certaines loteries. La situation devrait néanmoins commencer à s’améliorer d’ici quelques jours, selon Keo Ratannak, directeur d’Électricité du Cambodge. “Nous allons recevoir de l’électricité venue de Thaïlande et du Laos. Mais aussi grâce un parc solaire de 20 mégawatts qui va être raccordé. Nous allons encourager les hôtels et les grands bâtiments qui ont des générateurs à les utiliser davantage pour soulager les petits consommateurs”. Malgré ces mesures, c’est avec la saison des pluies que l’électricité reviendra à la normale. Pour répondre aux contraintes d’un développement économique rapide, le Cambodge doit encore développer et diversifier sa capacité de production énergétique. Juliette Buchez, Phnom-Penn. » ZK : Et Andréane, on termine ce journal par une information football que tout le monde attend bien sûr. AM : Tout le monde l’attend et je sais que vous l’attendez aussi, Zéphyrin. Les quarts de finale de la Ligue des Champions, ce soir, c’est la première manche et pour le moment, Tottenham et Manchester City sont à 0 – 0. Liverpool mène 2 - 0 contre Porto. Demain, ce sera au tour de l’Ajax-Amsterdam de rencontrer la Juventus-Turin et Manchester United d’affronter le FC Barcelone. C’est ainsi que se termine ce journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi. Merci à Zéphyrin Kouadio de m’avoir accompagnée. N’oubliez pas que vous pouvez retrouver ce journal sur notre site http://www.rfi.savoirs.fr.
  • DELF B2 – Session 10 – Entretien sur la biodiversité
    TOUT PUBLIC : Entraînez-vous à l'épreuve de compréhension orale du DELF B2 avec l'exercice long. Il correspond à l'exercice 1 de l'épreuve du CIEP. Lisez d'abord les questions en faisant défiler les pages. Puis, écoutez une première fois l'enregistrement. Répondez ensuite aux questions. Écoutez une seconde fois l'enregistrement et prenez 5 minutes pour compléter vos réponses.
  • DELF B2 – Session 10 – Des plats végétariens à l’université
    TOUT PUBLIC : Entraînez-vous à l'épreuve de compréhension orale du DELF B2 avec l'exercice court. Il correspond à l'exercice 2 de l'épreuve du CIEP. Lisez d'abord les questions en faisant défiler les pages. Puis, écoutez une seule fois l'enregistrement sonore. Répondez ensuite aux questions.

France Bienvenue
  • Sur les traces du Grand Bleu
    Aujourd’hui, nous vous emmenons en voyage. Un voyage au sens habituel du terme, en Méditerranée. Mais aussi un petit voyage dans le temps, à la fin des années 80 ! Vous êtes prêts ? Transcription : Bonjour. Je vous présente un magnifique panorama. Alors ici, on est à Taormine, une très jolie petite ville en Sicile. […]
  • Besoin de détente !
    Lydia nous parle de sa passion pour la musculation. Il s’agit bien d’une passion puisqu’elle se rend à la salle de sport quasiment tous les jours de la semaine, pour se détendre après une journée de cours ou une journée compliquée. Elle ne pourrait pas s’en passer ! Transcription L : Lydia A : Aline A : Oh Lydia, […]
  • Sauter haut, lancer loin et courir vite
    Sarah a commencé l’athlétisme à l’âge de quatre ans et depuis, elle n’a jamais arrêté. Cette activité continue à faire partie de sa vie d’adolescente. Aujourd’hui, elle nous explique ce que signifie faire de l’athlétisme: les disciplines qu’on pratique, comment on s’entraîne, les compétitions. Vous allez tout savoir sur ce sport très varié ! Transcription : […]
  • Les activités du petit garçon d’Hanane (fin)
    Voici la dernière partie de la conversation avec Hanane. Vous vous en souvenez peut-être, elle avait expliqué que comme son mari et elle viventt loin de leur famille, son petit garçon ne peut pas jouer avec ses cousins et ses cousines. Alors, elle a trouvé d’autres manières de faire pour rompre un peu cet isolement […]
  • Hanane et son petit garçon (suite)
    Vous avez fait connaissance avec Hanane la semaine dernière. Voici aujourd’hui plus de détails sur la façon dont sa vie s’est organisée depuis la naissance de son petit garçon il y a deux ans. Le temps passe si vite qu’il est même déjà question d’école maternelle pour la rentrée prochaine ! Discussion donc d’une jeune […]
  • Portrait d’une jeune maman bien occupée
    On peut reprendre des études après être entré dans la vie professionnelle. C’est ce qu’a décidé Hanane, après quelques années passées dans le monde du travail. Elle est pleine d’enthousiasme et de motivation, même si ce n’est pas facile tous les jours, comme elle nous l’explique aujourd’hui. Mais le jeu en vaut la chandelle*. Voici […]
  • Un après-midi de liberté
    Ce qu’il y a de bien dans la vie d’étudiant, c’est que parfois, la journée ne se déroule pas comme prévu. Eh oui, il arrive qu’un cours soit annulé et reporté au dernier moment. Pour Wafa, c’était la bonne surprise du jour ! Juste avant de quitter l’IUT, elle nous a raconté ce qu’elle allait […]
  • Les cours reprennent !
    Après les vacances de Noël, retour en cours à l’IUT ! Aurélia questionne Aline sur son état d’esprit pour la rentrée et elle nous parle de ce nouveau semestre, le semestre 4. Mais malgré leur intérêt pour les cours, on voit qu’elles ont déjà hâte quand même d’être aux prochaines vacances ! Transcription: A : Aline […]
  • Voyageuse
    Aline aime beaucoup voyager. Elle revient aujourd’hui sur ses différentes expériences de voyage à travers le monde et les partage avec Anne, Mathilde et Lydia. Alors, quelle sera sa prochaine destination ? Et la vôtre ? Transcription : A : Aline / An : Anne / M : Mathilde An : Bon, Aline, vous nous avez dit que vous […]
  • Lendemain de fêtes
    Les vacances ne sont pas tout à fait terminées ! Alors, pour rester encore un peu dans l’ambiance des fêtes, Aurélia nous raconte dans cette conversation comment s’est déroulé son réveillon de Noël et ce qu’elle a fait le lendemain. C’était juste après le 25 décembre, alors elle évoquait aussi ce qu’elle comptait faire pour […]

Je dis, tu dis, il dit, nous disons
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Podcast français facile
  • Verbes de communication suivis de « à »
    🔷 Listes des verbes de communication les plus fréquents : demander qqc  à - dire qqc à -  donner qqc à - écrire qqc à - envoyer qqc à - emprunter qqc à - expliquer qqn à - offrir qqc à - parler à - prêter qqc à - rendre qqc à - répondre qqc [...] Verbes de communication suivis de « à » est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • ENIVREZ-VOUS – Charles Baudelaire
    🔷 ENIVREZ-VOUS Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. Et [...] ENIVREZ-VOUS – Charles Baudelaire est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Se présenter – les bases
    🔷 EXERCICE : Alors, aujourd'hui, on va se présenter en français. Bonjour, je m'appelle Kaori, j'ai 27 ans. Je suis japonaise. J'habite à Okinawa. Bonjour, je m'appelle Natsuko, j'ai 30 ans. Je suis japonaise. J'habite à Okinawa. Bonjour, je m'appelle Ghislain, j'ai 30 ans. Je suis français. J'habite à Okinawa. [...] Se présenter – les bases est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • L’expression de la conséquence – Comment exprimer la conséquence ?
    🔷 Définition : La conséquence est un fait, un événement entraîné par une action. C'est le résultat d'une action. Exemple : Elles ont bien étudié alors elles ont réussi leurs examens. proposition 1 : Elles ont bien étudié = cause proposition 2 : elles ont bien réussi leurs examens = conséquence Dans cet exemple, la conséquence [...] L’expression de la conséquence – Comment exprimer la conséquence ? est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Des choses à faire – texte court
    Objectif : activité en complément du dialogue pour étudier les verbes suivis de l'infinitif. Cette leçon comprend des activités complémentaires. Les liens sont ci-dessous : activités en relation : 25 questions  |  dialogue  |   leçon   |  verbes d’action A. Lisez le texte Paul vient de finir son travail. Il est en train de ranger ses affaires. [...] Des choses à faire – texte court est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Liste vocabulaire lecture
    Dialogue en relation : Roman de Thomas Texte en relation : Tout est relatif 🔷 VOCABULAIRE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/04/lecture.mp3 🇫🇷 prononciation 🇬🇧 une préface / pʀefas / preface une page / paʒ / page une nouvelle / nuvɛl / short story une médiathèque / medjatɛk / multimedia library une maison d’édition / mɛzɔ̃dedisjɔ̃ / publishing [...] Liste vocabulaire lecture est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • 25 questions pour se présenter au niveau intermédiaire
    Répondez aux questions suivantes. Développez au maximum vos réponses. 🔷 QUESTIONS : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/04/25-questions_se_presenter.mp3 1. Quel est votre nom de famille ? 2. Quel est votre prénom ? 3. Avez-vous d’autres prénoms ? Non, dans mon pays, la tradition est de donner seulement un prénom. Non, dans ma famille, la tradition est de donner seulement [...] 25 questions pour se présenter au niveau intermédiaire est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Boum boum boum – opposition deux douze
    🔷 OBJECTIFS : phonétique : opposition deux douze registre de langue : français familier, prononciation de TU 🔷 SITUATION : Laura est en colère. Elle attend Vincent. Il est très en retard. 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/04/dialogue_34.mp3 Laura : Non, mais t'as vu l’heure ? Vincent : On n’avait pas dit deux heures ? Laura : [...] Boum boum boum – opposition deux douze est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Ami d’amis – inviter 1 ami à une fête d’anniversaire
    🔷 OBJECTIFS : inviter un ami à un anniversaire convaincre 🔷 SITUATION : Emma veut inviter Lucas, un ami, à l'anniversaire de Marion. Lucas ne connaît pas bien Marion. Emma essaie de le convaincre. 🔷 DIALOGUE : https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/04/dialogue_33.mp3 Emma : Bonjour, tu fais quoi ce soir ? Lucas : Je suis chez moi pourquoi ? [...] Ami d’amis – inviter 1 ami à une fête d’anniversaire est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
  • Oppède le Vieux – Dialogue sur la quantité
    🔷 OBJECTIFS : la quantité en français familier parler d'une région reculée 🔷 DIALOGUE https://www.podcastfrancaisfacile.com/wp-content/uploads/2019/03/dialogue_32.mp3 Marie : Tu étais où la semaine dernière ? Lucas : J’étais dans le Luberon, à Oppède le Vieux. Marie : Qu’est-ce que tu es allé faire là-bas. Lucas : Je suis allé rendre visite à un ami. Marie : [...] Oppède le Vieux – Dialogue sur la quantité est un article de PodcastFrancaisFacile.com, le blog qui vous aide à apprendre le Français.
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