Théophile Gautier – Notre-Dame

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Théophile Gautier

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Alphonse Daudet – Le petit Chose

Alphonse Daudet (1840-1897)

Alphonse Daudet, né à Nîmes le 13 mai 1840, est mort à Paris le 15 décembre 1897. Il arrive à Paris en 1858. Sa première grande œuvre en prose, Les Lettres de mon Moulin, date de 1866. Ensuite, il publiera une vingtaine de romans et une pièce de théâtre, L’Arlésienne, dont le musicien Georges Bizet tirera un opéra célèbre. En 1896, Alphonse Daudet est désigné pour faire partie des dix académiciens Goncourt. L’année suivante, il meurt après une douloureuse maladie. La devise d’Alphonse Daudet était «D’après nature». Son fils Léon écrit: «Mon père nota toute sa vie les gestes et les paroles des autres, mais il s’efforça toujours de les comprendre, de se mettre à leur place, de sortir de sa peau pour entrer dans la leur.»

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Le Petit Chose

Le roman intitulé Le Petit Chose est l’histoire de la jeunesse d’Alphonse Daudet. Il l’a écrit lui-même: «Le Petit Chose, surtout dans sa première partie, n’est en somme qu’un écho de mon enfance et de ma jeunesse. Oui, c’est bien moi, ce petit Chose obligé de gagner sa vie à seize ans dans cet horrible métier de pion, et l’exerçant au fond d’une province où j’ai subi les basses humiliations du pauvre.»

Publié en feuilleton dans le Petit Moniteur de Paul Dalloz à l’automne 1868, comme beaucoup de romans de cette époque, Le petit Chose fut ensuite publié par la librairie Hetzel. Depuis cette date, le roman a été vendu à des millions d’exemplaires, réédité bien des fois, traduit dans la plupart des langues étrangères.

Dans quelles conditions Le Petit Chose a-t-il été écrit ? C’est Alphonse Daudet qui nous le dit: «Aucun de mes livres n’a été écrit dans des conditions aussi capricieuses, aussi désordonnées que celui-ci. Ni plan, ni notes, une improvisation forcenée sur de longues feuilles de papier d’emballage, rugueux, jaune, où bronchait ma plume en courant, et que je jetais furieusement par terre, l’une après l’autre, sitôt noircies. Cela se passait à deux cents lieues de Paris, entre Beaucaire et Nîmes, dans un grand logis de campagne, désert, perdu, que des parents avaient mis à ma disposition pour quelques mois d’hiver.

Commencé dans les premiers jours de février 1866, ce fougueux travail fut poussé d’une haleine jusqu’à la seconde quinzaine de mars.

Rentré à Paris, je laissai bien longtemps mon manuscrit achever de jaunir au fond d’un tiroir, mais l’hiver suivant, talonné quand même par l’idée de ce livre inachevé, j’allai m’installer chez un ami dans une petite chambre, place de l’Odéon.

Pendant deux ou trois mois, je piochai ferme. Il gelait dur, cet hiver-là, et malgré les pannerées de charbon englouties dans la grille, nous voyions le givre dessiner sur la vitre un voile aux fantastiques arabesques. Pendant des mois, le manuscrit fut encore abandonné devant un encrier aride et une plume sèche. C’est seulement l’été venu, sous les ombrages du château de Vigneux, que je me remis à mon interminable roman. A l’automne, le livre, enfin terminé, fut publié et eut quelque succès.»

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Alphonse Daudet

Alfred de Musset

Alfred de Musset (1810-1857)

Alfred de Musset, né à Paris, doit être placé moins haut comme poète que Lamartine et Victor Hugo, mais il les suit de près. L’émotion, la sincérité, la netteté du style, une certaine allure dégagée et hardie assurèrent le succès des Contes d’Espagne et d’Italie (1830) et des Poésies diverses (1831). Plus tard, la note mélancolique et découragée domine dans la Confession d’un enfant du siècle (1836) et les Poésies nouvelles (1840). Il y a infiniment de grâce et d’esprit dans ses Contes, Nouvelles et Proverbes. Musset, élu membre de l’Académie en 1852, mourut prématurément en 1857.


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Alfred de Musset

Théophile Gautier

Théophile Gautier (1811-1872)

Théophile Gautier, né à Tarbes, quitta les pinceaux pour la plume, mais en gardant un goût très vif pour le relief et la couleur. Ses poésies valent surtout par la perfection de la forme, le fonds en est mince: Albertus (1832), la Comédie de la mort (1838), Émaux et Camées (1852). Le plus soigné de ses romans, le Capitaine Fracasse (1863), et des relations de voyage écrites dans un style éclatant, Tra los montes (1843), Italia (1852), etc., lui assignent un rang honorable parmi les prosateurs.

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Théophile Gautier

Alfred de Vigny – Citation

Alfred de Vigny