Alfred de Vigny

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Alfred de Vigny (1797-1863)

Né en 1797 à Loches, en Touraine, Alfred de Vigny suivit d’abord la carrière des armes. En 1827 il donna sa démission. L’année précédente, il avait publié les Poèmes antiques et modernes. Ce fut après sa mort seulement (1864) que parut, sous le titre de Destinées, le recueil qui complète l’œuvre poétique d’Alfred de Vigny. D’une inspiration lente, talent réfléchi, auquel manque l’expansion, Alfred de Vigny, comme poète, est demeuré peu accessible à la foule; mais, par la profondeur, souvent un peu triste, du sentiment, par la sévérité précise de l’expression, il ne laisse pas d’avoir une des premières places dans l’histoire de la poésie du XIXe siècle. La prose d’Alfred de Vigny a plus de souplesse que ses vers. Un récit rapide, des couleurs brillantes sans surcharge, des caractères vivants, mais non toujours conformes à la vérité historique, la recherche souvent de thèses absolues ou chagrines, ce sont là les qualités et les défauts des romans d’Alfred de Vigny, dont les deux plus célèbres sont Cinq-Mars et Stello. Il est mort en 1863.

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Alfred de Vigny

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Théophile Gautier – Notre-Dame

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Théophile Gautier

Alfred de Musset

Alfred de Musset (1810-1857)

Alfred de Musset, né à Paris, doit être placé moins haut comme poète que Lamartine et Victor Hugo, mais il les suit de près. L’émotion, la sincérité, la netteté du style, une certaine allure dégagée et hardie assurèrent le succès des Contes d’Espagne et d’Italie (1830) et des Poésies diverses (1831). Plus tard, la note mélancolique et découragée domine dans la Confession d’un enfant du siècle (1836) et les Poésies nouvelles (1840). Il y a infiniment de grâce et d’esprit dans ses Contes, Nouvelles et Proverbes. Musset, élu membre de l’Académie en 1852, mourut prématurément en 1857.


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Alfred de Musset

Théophile Gautier

Théophile Gautier (1811-1872)

Théophile Gautier, né à Tarbes, quitta les pinceaux pour la plume, mais en gardant un goût très vif pour le relief et la couleur. Ses poésies valent surtout par la perfection de la forme, le fonds en est mince: Albertus (1832), la Comédie de la mort (1838), Émaux et Camées (1852). Le plus soigné de ses romans, le Capitaine Fracasse (1863), et des relations de voyage écrites dans un style éclatant, Tra los montes (1843), Italia (1852), etc., lui assignent un rang honorable parmi les prosateurs.

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Théophile Gautier

Lamartine

Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Alphonse de Lamartine est né à Mâcon. Après plusieurs années de voyages en Italie, il arriva tout d’un coup à la célébrité en faisant paraître ses premières Méditations poétiques (1820), qui opérèrent une révolution heureuse dans la poésie lyrique. Il n’a pas surpassé depuis ce premier chant, aux accents si nouveaux et si purs. D’autres œuvres également belles suivirent les Méditations: les Nouvelles Méditations (1823), les Harmonies poétiques et religieuses (1829), Jocelyn (1836). L’année précédente avait paru le Voyage en Orient, relation brillante, mais moins vraie que l’Itinéraire de Chateaubriand. La Chute d’un ange (1838) et les Recueillements poétiques (1839) sont inférieurs aux premières poésies de Lamartine. Il trouvait alors d’autres succès dans la prose et la politique. L’Histoire des Girondins (1847) n’est ni très exacte ni assez sûre pour les jugements, mais elle a de la grandeur et de l’intérêt. Pressé par ses créanciers, le poète dut passer la fin de sa vie à produire coup sur coup une foule d’œuvres hâtives, dont les principales sont les Confidences (1849-1851), Graziella (1852) et un Cours familier de littérature (1856).


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Lamartine