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Le Misanthrope

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Le Misanthrope

Molière, le plus grand poète du XVIIe siècle, au jugement de Boileau, s’égale aux plus grands génies de l’humanité. Molière a repris le rire de Rabelais et annonce les verges de Beaumarchais; il dénonce la sottise pédante « des sots savants, plus sots que les sots ignorants », l’hypocrisie douillette des faux dévots.

Le Misanthrope est un de ses chefs-d’œuvre. Il met en scène un honnête homme, Alceste, en qui tout est vrai, amoureux d’une coquette, Célimène, en qui tout est artificiel. Lui est tendre et bourru, généreux et agressif, incapable de composer avec la vérité et, partant, difficilement sociable.

Autour du couple évoluent des personnages divers, Philinte, honnête homme mais s’accomodant des conventions et des hypocrisies, Oronte, le grand seigneur qui sacrifie à la mode, Arsinoé, coquette autant que Célimène, mais sans charme et méchante, Eliante, sincère, équilibrée, modeste, bienveillante et fine.

Alceste affirme son intransigeance dès la première scène en reprochant vigoureusement à Philinte ses amabilités vis-à-vis d’un inconnu; Philinte invoque les usages, Alceste peste contre les conventions et l’humanité: « L’ami du genre humain n’est pas du tout mon fait. » Alceste est en procès, il se refuse à solliciter tout « piston ». Philinte essaye de se justifier. Arrive Oronte qui veut faire apprécier ses vers; Philinte se répand en éloges, mais Alceste dit crûment que les vers ne valent rien et oppose à la poésie tarabiscotée celle de la vieille chanson populaire « Si le roi m’avait donné… ». Oronte part furieux.

Deuxième acle. Alceste, un tantinet jaloux, reprend Célimène des sourires qu’elle prodigue à ses soupirants; il veut lui imposer un choix lorsque arrivent deux « marquis », Acaste et Clitandre, accompagnés d’Eliante et Philinte. La conversation qui s’engage est médisante; Alceste, tout d’abord boudeur, éclate; Célimène riposte. Mais l’altercation avec Oronte a eu des suites, un garde vient chercher Alceste pour fournir des explications au tribunal.

Troisième acte. Les marquis ridicules Acaste et Clitandre étalent leur fatuité sotte dans le salon de Célimène. Arrive Arsinoé, les marquis se retirent. Arsinoé lance des pointes contre Célimène, qui se rebiffe. Irritée, Arsinoé tente de vaines grâces à l’endroit d’Alceste et excite sa jalousie en émettant des doutes sur la vertu de Célimène.

Quatrième acte. Philinte raconte à Eliante comment les choses se sont passées au tribunal, il est navré de l’amour d’Alceste pour Célimène, si peu faite pour lui. Combien serait-elle mieux inspirée, cette tendresse, si l’objet en était Eliante, pour qui lui-même, Philinte, éprouve de l’inclination. Arrive Alceste, furieux, ayant une preuve de la trahison de Célimène: une lettre de cette dernière à l’un de ses soupirants. Et c’est, en tête-à-tête, une grande scène entre les amoureux; Célimène sort le grand jeu, le jeu classique, surprise, indignation, attendrissement; Alceste perd pied, se laisse prendre, s’excuse et redit son amour. Une affaire grave, annoncée par un laquais, requiert Alceste et l’acte se termine sur la capitulation d’Alceste.

Cinquième acte. Alceste a perdu son procès, sa misanthropie est aiguë, il veut fuir tout contact des hommes; Philinte essaye de le « remonter ». Alceste demande à Célimène de l’épouser et de fuir avec lui cette société de conventions et de mensonges. Célimène a trop le goût du monde et refuse. Alceste rompt et annonce sa retraite dans un désert.

Le Misanthrope a suscité bien des commentaires, bien des réserves, quelques critiques même. La première impression est amère: il est déplaisant de voir la droiture, la vertu d’Alceste jouées par une coquette. Le comique n’a pas ce jaillissement spontané de quelques autres pièces de Molière; l’action y est ténue. Mais quelle fresque d’une société qui se décomposait, quelle satire désabusée de ces milieux où l’artifice était substitué à la vérité, la convention facile aux exigences de la vertu, quelle éternelle dénonciation des abdications où le droit et la morale n’ont plus leur compte.

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L’École des Femmes

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L’École des Femmes

Dans cette comédie, on retrouve les mêmes thèses que Molière avait soutenues dans l’École des Maris, mais il les reprend là avec une plus grande force d’analyse et de pensée.

Lorsqu’il la fit représenter, il souleva de si violentes protestations, qu’il écrivit un peu plus tard, pour se justifier, la Critique de l’École des Femmes. Pensez, n’osait-il donc pas animer des personnages peu conformes à la morale?

Il y montre un homme, Arnolphe, qui ayant peur d’être berné dans l’avenir, se décide à faire élever sa pupille Agnès, dont il veut faire sa femme, dans l’ignorance la plus complète. Or, il arrive, par voie de conséquence naturelle, que la naïveté même d’Agnès, au grand désespoir d’Arnolphe, rend vaines toutes les précautions qu’il avait prises.

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