Un repas chez les Gaulois

Un repas chez les Gaulois

Un voyageur célèbre, Posidonius*, qui souvent s’assit à la table des Gaulois, nous a laissé de leurs repas une description curieuse.

Autour d’une table fort basse, on trouve disposées par ordre des bottes de foin ou de paille: ce sont les sièges des convives.

Les mets consistent d’habitude en un peu de pain et beaucoup de viande bouillie, grillée ou rôtie à la broche; le tout servi proprement dans des plats de terre ou de bois chez les pauvres, d’argent ou de cuivre chez les riches. Chacun fait choix de quelque membre entier de l’animal, le saisit à deux mains, et mange en mordant à même: on dirait un repas de lions. Si le morceau est trop dur, on le dépèce avec un petit couteau ordinairement fixé au fourreau du sabre.

On boit à la ronde dans un seul vase en terre ou en métal, que les serviteurs font circuler. Les riches ont du vin d’Italie ou de Gaule, qu’ils prennent pur ou légèrement trempé d’eau; la boisson des pauvres est la bière ou l’hydromel. Près de la mer et des fleuves, on consomme beaucoup de poisson grillé, assaisonné de sel et de vinaigre; l’huile, par tout le pays, est rare et peu recherchée.

Dans les festins nombreux et d’apparat, la table est ronde et les convives se rangent en cercle alentour; la place du milieu appartient au plus considéré par la vaillance, la noblesse ou la fortune. À côté de lui s’assied le maître du logis, et successivement chaque convive, d’après sa dignité personnelle et sa classe.

Posidonius

* Posidonius: historien grec qui mourut 50 ans avant J.-C.

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La Gaule

Saint Loup arrête Attila devant Troyes – 451

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Saint Loup arrête Attila devant Troyes

En 451, Attila, chef des Huns, effectue une percée en Gaule au retentissement considérable. Il ravage Reims, Cambrai, Auxerre… Le chef romain Aétius finit par l’arrêter lors de la bataille des champs catalauniques, lieu proche de Troyes. En se repliant en direction de la Seine, le chef hun vient à passer par Troyes. La ville n’a aucun moyen de défense face au barbare et à ses troupes: son mur d’enceinte est largement vétuste.

Loup envoie donc saint Mesmin et Camélien à la tête d’une délégation pour rencontrer Attila. Mais ce dernier massacre les ambassadeurs, faisant de Mesmin un martyr. Camélien, lui, survit à ses blessures et va devenir le successeur de saint Loup comme évêque de Troyes. L’évêque part donc lui-même à la rencontre d’Attila, aux portes de la cité. Les deux hommes discutent et c’est à cette occasion qu’Attila s’attribue le titre resté célèbre de « Fléau de Dieu ». Loup ne se laisse pas impressionner et répond qu’il se soumet à la punition divine qu’Attila prétend représenter, mais il le met aussi en garde en lui conseillant de ne pas abuser du pouvoir que Dieu lui aurait confié. Marqué par cette abnégation, Attila laisse la ville en paix et continue son chemin. Il prend cependant Loup en otage afin de couvrir sa retraite. Loup sera libéré près du Rhin. Attila se recommande à ses prières et lui demande même de l’accompagner plus longuement. La semi-conversion dont fait preuve Attila, ainsi que le sauvetage de la ville de Troyes, assurent à Loup une intense renommée.

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Gaulois – Vie quotidienne

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Costumes historiques

La Gaule chrétienne

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Saint Martin (316-397)

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Saint Martin

Évêque de Tours, né en Hongrie, disciple de saint Hilaire, mort à Candes (Touraine) entre 396 et 400. D’abord soldat, il se rendit célèbre par son inépuisable charité, partageant, dit la légende, pendant un hiver rigoureux son manteau avec un pauvre insuffisamment vêtu. Il exerça sur l’Église des Gaules une influence considérable. Son tombeau devint un but de pèlerinage; la basilique qui le surmonta fut le lieu d’asile le plus vénéré de toute la Gaule. Le roi de France était abbé de Saint-Martin. Sa vie a été écrite par Sulpice Sévère et par Grégoire de Tours.

Patron des meuniers. Fête le 11 novembre.

Faire la Saint-Martin, faire bonne chère. Été de la Saint-Martin, derniers beaux jours qui se montrent parfois dans l’arrière-saison, vers le 11 novembre, jour de la Saint-Martin. Fig. Retour de jeunesse, qui se produit parfois chez les vieillards.

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Martin de Tours