Le camp du plateau

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La Gaule


Vercingétorix

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Vercingétorix est le premier héros national de la France. Il vivait à une époque ancienne, quand la France s’appelait la Gaule et était habitée par les Gaulois. Il défendit sa patrie avec courage contre les Romains commandés par César.

Les Gaulois avaient choisi Vercingétorix comme chef parce qu’il était le plus fort et le plus brave parmi eux. Il les conduisit au combat et il eut la gloire de vaincre César, jusqu’alors invincible, sous les murs de Gergovie. Mais l’armée romaine était mieux organisée et mieux disciplinée que la sienne. Vercingétorix fut obligé de se réfugier dans la forteresse d’Alésia, et, après un long siège, il comprit qu’il était impossible de résister plus longtemps.

La patrie était perdue. Vercingétorix réunit les principaux officiers de son armée et leur annonça ses intentions:

« Je voulais, dit-il, rendre la liberté aux Gaulois. Je n’ai pas réussi; les Dieux protègent César. Pour satisfaire les Romains, il faut que votre général périsse; je suis prêt à me dévouer pour le salut de tous. Si je me livre à César, il vous fera grâce de la vie. »

Les Gaulois acceptèrent cette proposition et Vercingétorix alla se livrer au vainqueur.

César l’attendait, assis sur une haute estrade qu’on avait élevée sur le retranchement, en face de la ville assiégée.

Tout à coup, un cavalier de haute taille, couvert d’armes splendides, monté sur un cheval magnifiquement harnaché, arrive au galop, droit au siège de César. C’était Vercingétorix qui s’était paré comme la victime pour le sacrifice. Son arrivée brusque, son aspect imposant excitent parmi les soldats romains un mouvement de surprise et presque d’effroi. Arrivé devant César, il saute à bas de son cheval, jette ses armes au pied du vainqueur, et se tait.

Devant la majesté d’une telle infortune, tous les Romains se sentaient émus. Mais César se montra peu digne de sa fortune: il fut impitoyable pour l’homme qui lui avait résisté si longtemps, et avait réussi à le vaincre une fois. Il insulta son ennemi vaincu et donna l’ordre à ses soldats d’enchaîner le héros de la Gaule.

Pendant six annnées, Vercingétorix resta enfermé dans une prison de Rome; il en sortit, pour être mis à mort, le jour où César fit à Rome son entrée triomphale.

d’après Henri Martin et Camille Jullian.

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Vercingetorix

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Saint Denis

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La Gaule

La Gaule avant César – Les Phocéens à Marseille

La Gaule avant César – Les Phocéens à Marseille

« Au temps où Tarquin le Superbe régnait à Rome, de jeunes Phocéens, venant d’Asie, remontèrent le Tibre et nouèrent des relations d’amitié avec les Romains; de là, ils partirent explorer les côtes lointaines de la Gaule. La pauvreté du sol de leur patrie avait fait des Phocéens un peuple de marins: ils vivaient de la pêche, du commerce, et aussi de la piraterie, dont on tirait gloire à cette époque. Ils osèrent pousser jusqu’aux rivages de l’Océan et, d’autre part, pénétrèrent dans le golfe de Gaule (du Lion), où ils découvrirent l’embouchure du Rhône. Conquis par la beauté de la région, ils retournèrent chez eux demander du renfort. Les chefs de l’expédition furent Simos et Protis. Ils allèrent trouver Nannus, roi des Ségobriges, sur le territoire desquels ils projetaient de fonder une ville, et sollicitèrent son amitié. Justement, le roi préparait les noces de sa fille Gyptis. Selon les traditions de ce peuple, le gendre du roi devait être choisi au cours d’un festin. Tous les prétendants étaient invités. Le roi convia aussi ses hôtes grecs à la fête. Lorsque la princesse eut été amenée et que son père lui eut, selon l’usage, ordonné de présenter de l’eau à celui qu’elle choisirait pour époux, délaissant tous les autres, elle se tourna vers les Grecs et présenta l’eau à Protis qui, d’invité devenu gendre, reçut de son beau-père le terrain nécessaire à la nouvelle cité. Ainsi fut fondée Marseille, non loin de l’embouchure du Rhône, dans un site admirablement abrité formant comme un recoin de la mer. »

Cette tradition est rapportée par l’historien romain Justin (2e siècle apr. J.C.).

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Sainte Geneviève

En l’an 406, les Francs, les Wisigoths et les Bourguignons envahirent la Gaule.

En 451 apparurent les Huns. Ils étaient commandés par Attila, qui se faisait appeler le fléau de Dieu. Mérovée, chef des Francs, et Aétius, général romain, les taillèrent en pièces à Châlons-sur-Marne (451).

Sainte Geneviève
Geneviève naquit au bourg de Nanterre, près de Paris, en 423. Dès son enfance, elle se consacra à Dieu; à quinze ans elle entra dans un couvent à Paris.

Geneviève joignait à une piété fervente un grand amour de sa patrie. Elle sortit deux fois de sa cellule pour exhorter les Parisiens à ne pas quitter leur cité: la première fois devant Attila, la seconde devant Clovis.

À l’approche du farouche roi des Huns, les Parisiens, effrayés, voulaient fuir; Geneviève les retint en leur prédisant que le barbare ne viendrait pas les attaquer; en effet, Attila prit une autre direction.

Geneviève mourut en 512; l’Église en fit une sainte; Paris en a fait sa patronne.

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