Le More de Venise

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Alfred de Vigny

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Alfred de Vigny

Le roman historique réaliste – Histoire ancienne

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Les romans placés dans l’histoire ancienne sont nombreux à cette époque réaliste et érudite; on veut, dit Flaubert, « appliquer à l’antiquité les procédés du roman moderne ». Certains ont connu un grand succès: le livre si populaire, et d’ailleurs bien conduit, d’Edward Bulwer-Lytton (1803-1873), Les derniers jours de Pompéi (1834) ; Fabiola (1854), récit des Catacombes, du cardinal anglais Nicholas Wiseman (1802-1865), qui a joui d’une immense diffusion dans le monde catholique; les savants romans « pharaoniques » de l’Allemand Georg Ebers (1837-1898), qui furent appréciés d’un vaste public (I864-1897); La Lutte pour Rome (1876) de l’Allemand Felix Dahn (1834-1912), épopée en prose du siècle d’Alaric, dont le style est d’une harmonie étudiée.

Salammbô (1862), de Gustave Flaubert (1821-1880), est une réussite due moins à la reconstitution laborieuse de là Carthage d’Hamilcar et d’Hannon qu’au talent d’évocation, à l’art minutieux et éclatant du grand écrivain.

D’autres ont choisi l’époque où l’Empire romain passait du paganisme au christianisme pour y situer une action à propos de laquelle ils exprimaient leurs idées sur la religion, la tolérance, l’humanisme, la philosophie, les destinées de l’humanité: Alfred de Vigny (1797-1863) dans sa Daphné posthume, écrite surtout en 1837, dont le héros est Julien l’Apostat; Viktor Rydberg (1828-1895) dans Le dernier Athénien (1859), où un philosophe païen lutte et meurt pour un idéal qui conserve les sympathies de l’auteur; Anatole France (1844-1924) dans Thaïs (1894), où le pittoresque sert de cadre aux idées et aux discussions. Quo vadis? (1896) de Henryk Sienkiewicz (1846-1916), tableau de la Rome de Néron, touchante épopée du dévouement et de la foi, traduite aussitôt en vingt-deux langues, obtint un succès dont il y a peu d’exemples.

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Le roman au 19e siècle – Europe – Amérique




The Last Days of Pompeii 1913

Felix Dahn, La Lutte pour Rome

Quo Vadis 1951

La Frégate «La Sérieuse»

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Et surtout La Sérieuse
Était belle nuit et jour ;
La mer, douce et curieuse,
La portait avec amour,
Comme un vieux lion abaisse
Sa longue crinière épaisse,
Et, sans l’agiter, y laisse
Se jouer le lionceau ;
Comme sur sa tête agile
Une femme tient l’argile,
Ou le jonc souple et fragile
D’un mystérieux berceau.

Moi, de sa poupe hautaine
Je ne m’absentais jamais,
Car, étant son capitaine,
Comme un enfant je l’aimais ;
J’aurais moins aimé peut-être
L’enfant que j’aurais vu naître.
De son cœur on n’est pas maître.
Moi, je suis un vrai marin ;
Ma naissance est un mystère ;
Sans famille, et solitaire,
Je ne connais pas la terre,
Et la vois avec chagrin.

Alfred de Vigny, La Frégate « La Sérieuse »

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Alfred de Vigny

Dolorida

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