Image

Jean-Jacques Rousseau 02

Jean-Jacques Rousseau



Jean-Jacques Rousseau – Liens

IMG_6500N Nicolas de Largillière. 1656-1746. Paris. Portrait présumé de Jean Jacques Rousseau.
Nicolas de Largillière. 1656-1746. Paris. Portrait présumé de Jean Jacques Rousseau.

Rousseau

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Rousseau naquit à Genève comme fils d’un horloger aventureux, sans moralité ni bon sens. Sa naissance coûta la vie à sa mère. Quand Jean-Jacques eut dix ans, son père fut forcé de quitter Genève. Son oncle le mit en pension chez un pasteur, où l’enfant passa les deux années les plus heureuses de sa vie.Devenu apprenti graveur, le jeune Rousseau aimait vagabonder paresseusement aux environs de la ville. Ainsi il trouva un soir les portes fermées, et il s’enfuit à un village catholique, où il se présenta comme désireux de changer de religion.

C’est Mme de Warens qui travailla, à Annecy, à «convertir» le jeune protestant. Après quatre mois, c’est de nouveau une vie de pérégrinations à Lyon, Fribourg, Berne, Paris. Jean-Jacques retourna finalement à pied chez sa protectrice, cette fois à la maison de campagne de celle-ci. Il y apprenait à aimer la nature.

A ses 28 ans (en 1740), il accepta un poste de professeur à Lyon. Puis il se rendit à Paris où il espéra exploiter avec de larges bénéfices un nouveau système de notation musicale. Il y fit la connaissance de l’entourage de Diderot, qui lui confia la rédaction des articles de musique pour L’Encyclopédie.

En 1750 il remporta le prix proposé par l’Académie de Dijon sur le sujet Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les moeurs. En 1752 son opéra Le devin du village eut le plus vif succès. L’Académie de Dijon proposa, pour 1755, un autre sujet qui devait tenter Rousseau, sur L’Origine de l’inégalité parmi les hommes. Il n’obtint pas le prix cette fois, mais son ouvrage n’eut pas moins de succès que le précédent.

Installé à Montmorency, il rédige l’Emile et La Nouvelle Héloïse, qui parut en 1761. La même année, il fit imprimer en Hollande Le Contrat social. Le parlement de Paris condamna le livre à être brûlé, et Rousseau dut s’enfuir en Suisse d’abord, en Angleterre ensuite. Il se fit partout des ennemis et on le chassa continuellement d’un lieu à l’autre. En 1770 il se réinstalla à Paris. Il aimait faire de longues excursions à pied aux environs de la capitale. Ainsi il s’occupait de continuer ses Confessions et d’écrire les Rêveries d’un promeneur solitaire.

Il mourut en 1778 dans le château d’un de ses admirateurs, à Ermenonville. En 1794, ses restes furent portés au Panthéon, à côté de ceux de Voltaire.

Rousseau, qui fut d’abord compté parmi les «philosophes» (Diderot, Voltaire, D’Alembert, …), va rompre avec eux en donnant à la sensibilité la primauté sur la raison.

Ainsi il ne croit pas à l’efficacité du progrès, comme Voltaire. Il s’oppose à la société qui opprime l’homme, et il prône le retour à la nature. Son déisme est profond et conséquent. Dans le christianisme, il reconnaît la forme la plus haute de religiosité.

Vers la fin de sa vie, il souffre de plus en plus d’un complexe de persécution: il va écrire des oeuvres autobiographiques où il se justifie et où il se pose en exemple de l’homme naturel.

Il est le precurseur du romantisme. On retrouve chez lui déjà des thèmes comme: le moi, la nature, le sentiment religieux, l’imagination. Goethe a dit: «Avec Voltaire, c’est un monde qui finit, avec Rousseau, c’est un monde qui commence.»

Son influence politique, philosophique, morale et littéraire a été énorme.

*1750 Discours sur les sciences et les arts: les sciences et les arts corrompent l’homme.
*1755 Discours sur l’origine de l’inégalité: la propriété est à la base de toutes les injustices sociales.
*1761 La Nouvelle Héloïse (roman par lettres): l’homme ne peut vivre heureux qu’à la campagne.
*1762 Le Contrat social (traité politique): pose le principe de la souveraineté du peuple.
*1762 Emile (traité pédagogique): défend une éducation libérale en pleine nature et une religion naturelle fondée sur le sentiment.
*1778 Les Rêveries d’un promeneur solitaire et *1789 Les Confessions: sont des apologies (des défenses de sa personne et de ses théories).

d’après CH.-M. DES GRANGES, Précis de littérature française, Paris, Hatier, 1939 et J.VAN SPEYBROECK & V.NACHTERGAELE, Textes français du cycle supérieur, Brugge, Desclée de Brouwer, 1969.

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Notice biographique
Né d’une famille protestante à Genève, le jeune Rousseau s’enfuit de la maison, est recueilli par Mme de WARENS et se convertit au catholicisme. Il va à Turin pour y étudier la religion et il y mène une vie misérable, insouciante parfois aussi humiliante.De retour chez Mme de Warens, il mène une vie de rêve : musique, études, promenades.Lorsque Mme de Warens le quitte, il va à Lyon, puis à Paris : il est précepteur, il invente un nouveau mode de notation musicale, il collabore à l’Encyclopédie et il fréquente les salons.

Ce n’est qu’en 1750 qu’il connaît enfin la gloire avec son Discours sur les Sciences et les Arts. Il expose plus clairement ses idées sur la bonté naturelle de l’homme dans un Discours sur l’Inégalité.

Invité par Mme d’EPINAY, il s’installe à l’Ermitage où il retrouve enfin la nature. C’est une période d’une activité créatrice intense pendant laquelle il travaille à l’Emile, La Nouvelle Héloïse et le Contrat Social.

Dès lors, il se brouille avec ses meilleurs amis Grimm et Diderot et reprend sa vie errante qu’il continue jusqu’en 1770.

Revenu à Paris, il vit pauvrement, toujours convaincu du complot universel contre lui.

Oeuvres

Discours sur les Sciences et les Arts (1750)
Discours sur l’Inégalité (1755)
Lettre à d’Alembert (1758)
La Nouvelle Héloïse (1761)
Contrat Social (1762)
Emile (1762)
Confessions (1782)
Rêveries d’un Promeneur solitaire (1782)

Sa philosophie

Rousseau dit que l’homme naît bon mais que c’est la société qui le corrompt. Il ajoute que le propriété est un mal de même que le développement des sciences.

Tandis que les Encyclopédistes expriment leur foi dans le progrès et la raison, Rousseau exprime sa foi dans le coeur et l’intuition. Le seul remède de retrouver le bonheur est de vivre conformément aux lois de la nature.

Creative Commons License
Op bovenstaand artikel is een Creative Commons Licentie ‘Naamsvermelding – Niet-Commercieel – Gelijk Delen 2.0’ van toepassing. Deze licentievorm maakt gratis gebruik in een onderwijscontext (non-profit) mogelijk.
Auteursrechten van dit artikel.

Rousseau – Anthologie
  • Jean-Jacques Rousseau

    Image

    Image

    Jean-Jacques Rousseau

  • Jean-Jacques Rousseau musicien
  • Jean-Jacques Rousseau
    Jean-Jacques Rousseau
    RousseauJeunesse vagabonde (1712 — 1749).
    Jean Jacques Rousseau était fils d’un horloger protestant de Genève. Dès l’enfance il surexcite sa sensibilité par la lecture de romans. Incapable de se fixer à rien, il change sans cesse d’occupation et de résidence: il s’improvise tour à tour clerc de greffier, apprenti graveur, séminariste, vagabond, laquais, maître de musique, précepteur, secrétaire, commis. II ment, vole, se brouille, est renvoyé, passe au catholicisme pour quelques louis, et accepte entre temps des années d’hospitalité auprès de la baronne de Warens à Annecy, puis à Chambéry au coquet pavillon des Charmettes. A 28 ans il invente une manière d’écrire la musique en chiffres et va l’exhiber à Paris {1741). L’invention échoue, mais l’inventeur se lie avec les chefs de l’Encyclopédie. Il s’unit à Thérèse Levasseur, servante d’auberge qui désormais fait le tourment de sa vie. Il abandonne ses cinq enfants à la charité publique.

    Activité littéraire improvisée (1749 — 1770).
    En réponse à deux questions posées par l’Académie de Dijon, il compose ses deux discours: Sur les Sciences et les Arts (1749) et Sur l’ Origine de l’Inégalité parmi les Hommes (1753), violentes diatribes contre la civilisation, qui le créent soudain à 40 ans écrivain, et écrivain à la mode. Joignant l’exemple au précepte, Rousseau s’affiche désormais homme de nature; il s’affuble d’un méchant caftan et d’un bonnet fourré à l’arménienne. N’importe! Paris s’arrache cet ours mal léché. Son opéra Le Devin de Village (1752) est joué devant Louis XV avec un immense succès. Genève accueille Rousseau avec enthousiasme; et pour y retrouver ses droits de citoyen il retourne au calvinisme. Néanmoins toutes ces ovations lui sont importunes, et il s’enfuit à la campagne. Mme. d’Épinay, femme d’un fermier général, lui offre au bout de son parc un pavillon rustique avec un potager et une source vive. C’est le fameux Ermitage où Rousseau passe deux ans (1756 — 1758). Puis s’étant brouillé avec son hôtesse, il passe 4 ans à Montloids sur les terres du duc de Luxembourg (1758 — 1762). L’une et l’autre de ces retraites sont situées à la lisière de la forêt de Montmorency qui devient le cabinet de travail de Rousseau; et ces 6 ans de libre vie champêtre marquent l’apogée de son génie littéraire. Il donne coup sur coup sa Lettre sur (ou plutôt contre) les Spectacles (1760) par laquelle il s’aliène les Encyclopédistes; puis ses 3 chefs d’œuvre: La nouvelle Héloïse (1761), Le Contrat social (1762) et Emile (1762). Ce dernier ouvrage, dans lequel Rousseau professe ouvertement le déisme, bouleverse sa vie. A Paris et à Genève em>Emile est brûlé par la main du bourreau; et une prise de corps décrétée contre l’auteur l’oblige à une fuite précipitée. Rousseau erre 4 ans en Suisse, où il est expulsé de canton en canton, puis en Angleterre où l’appelait le philosophe historien David Hume.

    Triste vieillesse (1770 — 1778).
    À 58 ans il reparaît à Paris en proie à une maladie noire, qui datait de loin et lui faisait voir dans tous ses semblables des ennemis conjurés à sa perte. Il se fixe dans un pauvre réduit au cinquième, copiant de la musique pour vivre, herborisant pour se distraire avec son unique ami, Bernardin de Saint Pierre. Là il écrit les Rêveries d’un Promeneur solitaire (1777) et les Confessions (1782), dont il fait lecture dans quelques salons fidèles. Il meurt dans la belle terre de Mme de Girardin à Ermenonville. Il y est enterré dans l’Ile des Peupliers; et en 1791 ses restes sont transférés au Panthéon.

    L’homme
    L’extérieur de Rousseau, quoique timide et gauche, était séduisant. Il avait la bouche fine, les yeux noirs à la fois ardents et tendres, la voix sympathique. Son caractère était un bizarre amalgame d’aspirations élevées et de défaillances, qui trouvent quelque excuse dans son état de souffrance mentale. — Je fais le mal, mais j’aime le bien, donc mon cœur est pur, ose-t-il dire de lui-même.

    Ouvrages

    Les écrits de Rousseau sont aussi paradoxals que sa vie est inconséquente. En fait de religion, il attaque la révélation tout en défendant éloquemment l’existence de Dieu contre les athées, et l’immortalité de l’âme contre les matérialistes. En fait de morale, il substitue le sentiment au devoir et érige en vertu tout penchant naturel. En fait de politique, il vise à renverser toute institution sociale et à ramener l’homme à l’état sauvage. En fait de littérature, son fort est l’éloquence passionnée et le goût vrai de la nature; son faible, le paradoxe (ou opinion qui s’écarte de la manière de voir commune) et la déclamation (ou affectation d’en dire plus qu’on ne pense).

    Si Voltaire clôt le classicisme, Rousseau prélude au romantisme par le sentiment subjectif, la chaleur entraînante et la large période.

    La carrière littéraire de Rousseau se divise en 3 périodes.

    I Paris, 1749 — 1756
    Discours sur les Sciences et les Arts (1749) qu’il proscrit comme les corrupteurs de l’humanité.
    Discours sur l’Origine de l’ Inégalité parmi les Hommes (1753) dans lequel il prohibe toute civilisation, toute propriété, et déclare l’homme sauvage seul bon, libre et heureux.

    II Ermitage et Montlouis, 1756-1770
    Julie ou la nouvelle Heloïse (1761) vise la réforme de la famille.
    Le Contrat social (1762), la réforme de la société et du droit public.
    Emile (1762), la réforme de l’individu par l’éducation.

    III Paris, 1770 — 1778
    Les Rêveries d’un Promeneur solitaire (1777) et les Confessions (parues en 1782 après sa mort) évoquent les souvenirs de sa vie.

    En somme les 3 œuvres capitales de Rousseau sont La nouvelle Héloïse, Le Contrat social et Emile.

    Julie ou la nouvelle Héloïse est un roman sentimental, sous forme de lettres à l’instar de l’anglais Richardson. La 1ière partie préconise la séduction; la 2e partie glorifie l’union conjugale. Ce roman vaut par l’intensité de la passion, le charme des tableaux d’intérieur, les chaudes descriptions des rives du Léman.

    Le Contrat social, qui est devenu la bible de la Révolution, expose les principes politiques de Rousseau.
    L’homme est né libre, et partout il est dans les fers, voilà le point de départ. Il s’agit de reconstituer la société sur la base de l’égalité absolue, voilà le point d’arrivée. Le peuple est souverain inaliénable; toute autorité politique et religieuse émane, non de Dieu, mais du peuple, et ne repose que sur un contrat mutuel que le peuple peut toujours modifier à volonté, voilà la route à suivre.

    Émile ou traité sur l’Éducation est un roman didactique en cinq livres, lequel part du principe que l’homme naît bon et que la société seule le déprave; le système d’éducation de Rousseau ne tend donc qu’à laisser se développer les bons instincts, et ne tient nul compte des mauvais instincts à réprimer.
    – 1ier livre: Rousseau s’attribue un élève imaginaire, Emile, riche orphelin de bonne naissance. Soins à donner au premier âge.
    — IIième livre: Emile a 5 ans; séjour à la campagne; exercices corporels; nulle instruction directe, l’enfant s’instruira lui-même par des expériences habilement ménagées. Inutile de lui enseigner la vertu; il suffit de garantir son esprit de l’erreur, et son cœur du vice.
    — IIIe livre: Emile a 12 ans; point de livres si ce n’est Robinson Crusoé; visite des ateliers: choix d’un méter qui lui permette de gagner sa vie; Emile sera menuisier.
    — IVe livre: Emile a 16 ans; les saines fatigues de l’escrime et de la chasse fortifieront le corps, tandis que la lecture de Plutarque éveillera les bons sentiments. Initiation religieuse: en face d’un site enchanteur, on lui parlera pour la première fois de Dieu créateur et rémunérateur, l’Etre suprême vague du déisme. C’est la fameuse profession de foi du vicaire savoyard qui a valu tant de censures à l’ouvrage. A 20 ans Emile ira étudier à Paris l’éloquence et la poésie, et sera introduit dans le monde. A 25 ans il épousera Sophie, femme choisie par le précepteur et élevée en province exprès pour Emile.
    — Ve livre: Portrait et éducation de Sophie; que la jeune fille reste près de sa mère, se forme au ménage, tienne les comptes, tire l’aiguille, s’instruise avec mesure, se divertisse de même, et surtout s’ingénie toujours à plaire.

    Source: Schmidt
    Creative Commons License
    This work is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 3.0 Unported License.





  • ROUSSEAU Jean-Jacques (1712-1778)
    ROUSSEAU Jean-Jacques (1712-1778)
    Jean- Jacques Rousseau naquit a Genève en 1712 et mourut près de Paris en 1778. Son père était horloger; il ne connut point sa mère. Ce fut un malheur. Son enfance se passa tristement, sa jeunesse manqua d’appui et de direction.

    Après avoir été tour-à-tour domestique, précepteur, musicien, copiste, il finit par obtenir la place de secrétaire d’un ambassadeur à Venise. Ce qu’il y vit de la société la lui fit prendre en haine, comme l’indique son premier écrit. L’Académie de Dijon avait mis au concours la question de savoir si le progrès des lettres et des sciences avait contribué au bonheur des hommes et à la pureté des mœurs. Rousseau soutint la négative, et condamna la civilisation au nom des mœurs.

    Sa thèse paradoxale fut couronnée et lui valut la célébrité. Sa plume une fois en train ne s’arrêta plus. Romancier passionné il écrivit La Nouvelle Héloïse, philosophe politique, Le Contrat Social, réformateur des méthodes d’enseignement, Émile, et auteur de mémoires, Les Confessions.

    Dans toutes ses œuvres il est déclamatoire et excentrique. Son humeur chagrine et sa misanthropie augmentèrent avec l’âge, et son état confinait à la folie, lorsqu’il mourut trente-quatre jours après Voltaire à Ermenonville, dans la solitude champêtre, où il se cachait, et que lui avait ouverte la générosité de M. de Girardin.

    Rousseau, sans bonnes raisons se rendit à la fois désagréable et malheureux. Mal disposé envers les hommes, il n’éprouva qu’une seule espèce de joie vive et sincère, celle que donne la contemplation des beautés de la nature. Il en a le sentiment vrai, et l’exprime souvent d’une manière éloquente.

    Comme écrivain politique, comme moraliste, il est plein de paradoxes. Il y a quelque chose de séduisant dans son style, mais ce style a rarement la simplicité, la sobriété des grands écrivains.

    Le livre de Rousseau qui a eu le plus de succès est Émile. C’est un traité romantique sur l’éducation. Il s’y trouve des choses admirables. Rousseau y plaide éloquemment les droits de la nature et combat des abus de toute espèce, mais un parti pris d’opposition à l’usage établi est cause qu’il y a dans ce livre autant d’utopies que de méthodes praticables.

    Source: Aubert 2





Embed from Getty Images Embed from Getty Images Embed from Getty Images Embed from Getty Images Embed from Getty Images Embed from Getty Images Embed from Getty Images

rousseau-02
Image


Publicités