Marie de France - image

Marie de FranceMarie de France, la première femme poète française, vécut, dans la seconde moitié du XIIe siècle, à la cour brillante de Henri II d’Angle­terre et d’Aliénor d’Aquitaine. Elle était cultivée, connaissait le latin et l’anglais, et aussi la littérature française contemporaine. Elle a écrit un Isopet (recueil de fables ésopiques), et surtout des Lais. Nous ignorons du reste presque tout de sa vie. Son nom lui a été donné en 1581 par l’érudit Fauchet à partir de deux vers de l’épilogue de son Ysopet: Marie ai nom, Si suis de France.

Le mot lai, qui signifie chanson, a d’abord désigné une oeuvre musicale, exécutée par les musiciens bretons sur un thème tiré des vieilles légendes de leur pays. L’oeuvre créatrice de Marie de France a consisté à raconter ces mêmes légendes en de brefs poèmes narratifs, comparables à la nouvelle moderne. Il nous en reste une douzaine, de longueur variant entre 100 et 1000 vers. Ces lais présentent deux aspects dominants: le merveilleux, et la peinture de l’amour.

1.LE MERVEILLEUX.

Les lais restent proches du fantastique primitif, issu de l’âme rêveuse des Celtes et des Gallois. Marie de France nous transporte dans un monde mystérieux où les hommes se transforment en animaux, où les bêtes parlent, où les objets s’animent, où règnent les fées et les magiciens.

2.LA PEINTURE DE L’AMOUR.

Les sentiments tendres, l’émotion voilée et doucement mélancolique, tout cela est peint de manière très délicate et très féminine. La femme est une créature aimante et fidèle, prête à se sacrifier pour le bonheur de l’être aimé.

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Fables. Marie de France écrit à la cour de Henri III roi d’Angleterre son Ysopet, recueil de 300 fables, la plupart imitées du grec et du latin. Son style est simple et clair.

Schmidt


Le lai du Chèvrefeuille


Marie de FranceMarie de France est une poétesse du Moyen Âge qui vécut pendant la seconde moitié du XIIe siècle, en France et surtout en Angleterre. Marie de France est née en 1154 et est morte en 1189, elle fut probablement originaire d’Ile-de –France ou de Normandie, de plus tout porte à croire qu’elle fut liée à la cour d’Henri II Plantagenêt et d’Aliénor d’Aquitaine. Ses fables adaptées d’Ésope furent lues et imitées du XIIe au XVIIIe siècles. Le romantisme au XIXe siècle redécouvrit ses lais, contes en vers rédigés en ancien français dans la scripta anglo-normande. Marie de France appartient à la génération des auteurs qui illustrèrent l’amour courtois en littérature, entre autres par l’adaptation des légendes orales bretonnes ou matière de Bretagne. Elle est la première femme à avoir écrit des poèmes en français.

Poétesse, elle adapte en français, ou plus précisément en dialecte anglo-normand, et en vers des légendes bretonnes, auxquelles elle donne le nom de Lais. L’amour, le plus souvent en marge de la société (neuf des douze lais racontent des amours adultères), est le sujet principal du recueil : le plus court mais peut-être le plus beau de ces textes, le Lai du chèvrefeuille, se rapporte ainsi à l’histoire de Tristan et Iseut. Plusieurs lais font intervenir le merveilleux, mais tous ont néanmoins le monde réel pour toile de fond, avec une conclusion plutôt pessimiste où douleur et l’épreuve succèdent à la joie et au bonheur initial.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Marie de France (poétesse) de Wikipédia en français (auteurs)


Bisclavret est le nom breton d’un homme qui devient loup-garou. Le lai breton de Bisclavret est aussi l’un des rares textes anciens où l’homme atteint de lycanthropie n’est pas considéré comme maléfique.

Bisclavret était un bon seigneur, ami du roi. Tout allait bien dans son royaume, mais sa femme craignait qu’il ne fût infidèle car il s’absentait de temps à autre, deux à trois jours. Fatalement, elle l’interroge et celui-ci finit par céder et lui révéler qu’il enlevait ses vêtements tous les soirs de pleine lune, les cachait et devenait un loup-garou. Sous l’insistance de son épouse, Bisclavret lui révéla aussi la cachette de ses vêtements. À peine était-il parti qu’elle appela un jeune chevalier dont elle avait toujours repoussé les faveurs et lui révéla tout. Elle promit de l’épouser à condition qu’il vole les vêtements de son mari. Le méfait accompli, Bisclavret fut incapable de reprendre forme humaine.

Un an après, le roi chasse avec ses gens sur les terres de Bisclavret et voit le loup-garou, il lui donne la chasse. Alors que le loup-garou est acculé et sur le point d’être mis à mort, il aperçoit le roi et s’incline devant lui. Tout le monde s’étonne. C’est une bête intelligente et il serait cruel de la tuer. Le roi prend alors le loup-garou sous sa protection.

Ce roi magnanime organise donc une réunion avec ses seigneurs. Lorsque le jeune chevalier arrive, Bisclavret tente de l’attaquer, on le calme mais il continue de se montrer ouvertement hostile. On se dit qu’assurément le jeune chevalier lui causa quelque tort, et l’affaire s’arrête là.

Le roi repart chasser sur les terres de Bisclavret. Apprenant qu’il se trouve dans une petite chaumière, l’épouse de Bisclavret tente de gagner ses faveurs. En la voyant, Bisclavret l’attaque et lui arrache le nez. Quelqu’un remarque alors qu’il n’a montré d’hostilité que pour elle et son mari. On les torture et ils avouent tout. On les somme de rendre les vêtements, ce qu’ils font ; Bisclavret est alors sauvé et redevient humain, sa femme et le chevalier sont exilés. Ils ne donnèrent naissance qu’à des enfants sans nez.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bisclavret de Wikipédia en français (auteurs)

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