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Théâtre 17e siècle
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Le XVIIème siècle français est le siècle du théâtre ce qui est illustré par trois noms célèbres : Corneille et Racine qui se sont consacrés à la tragédie, et Molière qui s’est voué à la comédie.

La tragédie
La tragédie est soumise à des règles assez strictes.

Les trois unités :
– unité d’action : l’intérêt doit être concentré sur un seul fait ou sur une seule crise morale.
– unité de lieu : un seul lieu donc un seul décor, neutre.  Le plus souvent une antichambre de palais.
– unité de temps : toute l’action se déroule en 24 heures.

RacineA cause de ces trois unités, la tragédie est chargée de récits : les actions se passent ailleurs, à l’entracte ou dans les coulisses.  Le spectateur l’apprend par les récits qu’en font les personnages.

La tragédie doit aussi respecter la bienséance; le langage sera noble, le style soutenu.  Toute familiarité et tout comique est exclu.  On ne montre pas de réalisme vulgaire, pas de duel, pas de combats ou suicides.

Le sujet doit être emprunté à la légende, l’histoire ou la Bible.

Les héros doivent être des personnages d’un rang élevé.

La tragédie doit se présenter en cinq actes et en vers.

La comédie


La comédie française du début du XVIIème siècle cherche son inspiration dans la comédie italienne et espagnole.  Le public ne demande qu’un divertissement, une série de surprises et de retournements de situation propres à déchaîner le rire.

Vers 1660, on se détourne de la fantaisie et de la singularité et on s’intéresse au naturel, au vraisemblable et aux analyses psychologiques.

C’est ainsi que, par son observation pénétrante de l’homme et de la société, Molière innovera la comédie, à la fois étude de caractères et étude de moeurs, et qu’il l’élèvera au niveau moral de la tragédie.


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Histoire du théâtre au 17e siècle

Le théâtre classique

Sous la plume du grand Corneille, du sensible Racine et du spirituel Molière, le drame devient la manifestation la plus brillante du génie classique français, et cependant (si l’on en excepte la comédie) ce fut le drame qui subit davantage le joug du formalisme conventionnel érigé en système par Malherbe et Boileau et qui peut se résumer en 6 points.

1° Prendre pour guide la raison plutôt que l’inspiration.

2° Calquer trop servilement les modèles antiques, sans tenir assez compte de l’esprit national.

3° Choisir des héros et des sujets antiques ou du moins étrangers, quitte à leur imposer la stricte étiquette de la cour de Louis XIV.

4° Ecarter donc toute action sanguinaire, tumultueuse ou déplacée, toute expression peu mesurée, populaire, et substituer la déclamation pathétique au cri spontané du sentiment.

5° Introduire des confidents pour recevoir à point nommé le récit des incidents tragiques qui ne doivent point figurer sur la scène et que le spectateur doit néanmoins connaître.

6° Observer, en les restreignant encore, les trois unités d’Aristote, une action, un lieu, un jour, et faire usage du lourd alexandrin, sans césure mobile, sans enjambement ni hiatus.

Source: Schmidt


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  • La tragédie classique et la tragédie grecque

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    La tragédie classique et la tragédie grecque

    Pierre Corneille (1606-1684) est le créateur de la tragédie classique. Avec Jean Racine (1639-1699), son émule, il en fixa la forme.

    En ce temps, Aristote faisait loi, mais on interprétait fort mal plusieurs de ses préceptes. Corneille, qui d’ailleurs combattit le mauvais goût de son siècle, se résigna à subir les idées qu’on attribuait au philosophe grec sur la tragédie. Il s’ensuivit que le théâtre français, tout en prétendant se modeler sur le drame antique, s’en écartait sur plus d’un point.

    Ressemblances entre la tragédie classique et la tragédie grecque.
    1° La plupart des sujets traités par Corneille et Racine sont tirés de l’histoire grecque ou de l’histoire romaine. (Font exception Le Cid de Corneille et Bajazet de Racine.) La scène athénienne et la scène classique reproduisent donc le même genre de faits et le même milieu.

    2° La tragédie classique est partagée en cinq actes qui correspondent au προλογος, aux trois έπεισὀδία et à l’ἔξοδος des Grecs.
    Les actes se subdivisent en scènes. On appelle scène toute partie de la tragédie pendant laquelle les mêmes acteurs restent sur le théâtre; dès qu’un de ceux-ci sort ou qu’un autre entre, la scène change.

    3° Les unités de lieu et de temps sont observées.

    4° Corneille et Racine conçoivent en partie la tragédie comme Sophocle.
    Ils lui assignent pour objet la peinture des caractères dans l’action et par l’action, celle-ci naissant d’un conflit d’intérêts qui met en opposition plusieurs personnes d’aspirations, de tendances et d’idées plus ou moins contraires.

    5° Enfin, ils estiment en théorie que l’action doit être émouvante, propre à exciter des sentiments de terreur et de pitié.

    Différences. Elles sont radicales.
    Le chœur, ce centre de la tragédie grecque, est supprimé.
    Le lyrisme n’apparaît plus que dans les stances, dans lesquelles certains personnages expriment parfois leur émotion.

    2° Les dénoûments heureux sont beaucoup plus fréquents.

    3° Les mœurs et le langage des héros mis en scène sont les mœurs et le langage non pas de l’antiquité, mais de l’époque de Louis XIV.

    4° Surtout le caractère sacré, hiératique, mystérieux a totalement disparu. La Μοἵρα ne fait plus sentir sa main redoutable. Comment d’ailleurs en serait-il autrement? Plus personne ne croit à cette divinité. Par le fait même l’impression causée par le spectacle n’est plus cette terreur religieuse qu’inspiraient les drames d’Eschyle et de Sophocle, mais plutôt l’admiration, l’attendrissement ou d’autres émotions analogues.

    Le théâtre au 17e siècle

  • La peinture des caractères dans la tragédie classique

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    La peinture des caractères dans la tragédie classique

    Corneille et Racine ont produit sur la scène de grands événements historiques, mais on se trompe fort quand on croit qu’ils se souciaient de faire revivre le passé dans un tableau saisissant et fidèle. Cette préoccupation était bien loin de leur esprit. Ce qu’ils se proposaient de peindre, ce n’étaient pas, comme quelques-uns ont dit, tel ou tel héros célèbre: Horace, Auguste, Œdipe, Alexandre, Andromaque, etc., ni le milieu dans lequel ces héros ont vécu; c’étaient les sentiments généraux et communs aux hommes de toute race et de toute époque: la fierté, le patriotisme et l’amour maternel, la jalousie, la haine, etc. Ces sentiments, ils les montraient en action, en les personnifiant dans des types, créés par eux. En d’autres termes, ils ne traçaient le portrait ni d’un Grec ou d’une Grecque, ni d’un Romain ou d’une Romaine, mais de l’homme et de la femme tels qu’on les retrouve dans tous les temps et dans tous les pays. Ils n’ont gardé, pour nous servir des termes de M. Lanson, du caractère local de l’action et du héros que ce qui est indispensable à la réalisation des sentiments généraux. C’est-à-dire que l’intérêt de leurs drames n’est pas dans la couleur historique, qui manque, mais dans la vérité humaine.

    Corneille et Racine: comparaison.
    Bien qu’ayant la même conception de la tragédie, Corneille et Racine imprimèrent chacun à leur œuvre leur marque personnelle.

    Les caractères des héros de Corneille sont entiers, tout d’une pièce, surhumains, exceptionnels. Le poète peint l’homme tel qu’il pourrait et devrait être, l’homme de volonté. Le sentiment qu’il excite est l’admiration.
    Ex. : Dans le Cid les principaux personnages sacrifient tout à ce qu’ils regardent comme leur devoir. Bien qu’ils confondent celui-ci avec le faux point d’honneur, on ne saurait nier que leurs inspirations et leurs tendances ne soient nobles, grandes, sublimes; entre la vertu héroïque et la bassesse, Corneille ne connaît pas de milieu.

    Les caractères de Racine sont finement nuancés et plus près de la réalité, tout en restant dans les sphères de l’idéal. Le poète excelle à rendre les sentiments tendres, délicats, à peindre la passion. Il excite surtout l’attendrissement, la pitié.
    Ex. : Il nous montre Andromaque cruellement torturée par l’alternative d’être infidèle au souvenir d’Hector, ou d’occasionner la mort de son enfant, Astyanax, que Pyrrhus menace de faire tuer si elle ne consent à devenir son épouse.

    Le théâtre au 17e siècle

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Le théâtre au 17e siècle

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