Molière 02

Molière



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Notice biographique
Jean-Baptiste Poquelin, dit MOLIERE est sans doute le plus grand poète comique français qui était en même temps auteur, acteur et directeur de théâtre. Son père, tapissier du roi, lui a donné une éducation soignée.

A l’âge de 20 ans, il débute sur les planches, s’éprend de l’actrice Madeleine Béjart et fonde avec elle la troupe de l’Illustre théâtre. Cette troupe échoue et Molière va en prison pour dettes. C’est alors qu’il tente ses chances en province où la troupe voyagera pendant quatorze ans.

Pendant cette période, Molière a appris les responsabilités du directeur de troupe, il a appris le métier d’auteur et d’acteur et il a eu l’occasion d’observer la nature humaine. Il compose un nombre impressionnant de farces dont la plupart sont perdues.

Les succès des premières pièces en vers en province sont bientôt connus à Paris. En 1658, Molière joue devant le roi et toute la cour. Désormais il est protégé par Louis XIV.

En 1659, la Troupe de Monsieur remporte son premier grand succès avec les Précieuses ridicules, une pièce en prose. La production de Molière est dès lors surprenante et son triomphe lui attire aussi des ennemis : ses victimes mais aussi ses rivaux, auteurs et acteurs dramatiques. La querelle s’envenime et on l’attaque même dans sa vie privée. Soutenu par le roi, il se défend en jouant L’Impromptu de Versailles où il se moque de ses adversaires. Cette guerre comique provoque une avalanche de ripostes mais Molière a définitivement conquis le roi et devient le fournisseur des divertissements royaux.

La représentation de Tartuffe a été interdite et, influencé par l’archevêque de Paris, le roi interdit toute représentation publique. Aussi sa pièce suivante, Dom Juan, sera interdite sous pression des dévots et elle ne sera imprimée qu’après la mort de l’auteur.

L’année 1665 est une année sombre pour Molière : on interdit deux pièces, il se brouille avec Racine et, malade, il doit interrompre ses activités pendant quelques mois.

Au milieu de tous ces ennuis il crée sa plus fine comédie (Le Misanthrope) et sa meilleure farce (Le Médecin malgré lui).

La fin de sa vie a été assombrie par sa maladie, des problèmes personnels et des difficultés matérielles. Il meurt en 1673 au cours de la quatrième représentation du Malade Imaginaire.

Oeuvres
L’Etourdi (1655)
Le Dépit amoureux (1656)
Les Précieuses ridicules (1659)
L’Ecole des Maris (1661)
L’Ecole des Femmes (1662)
Tartuffe (1664)
Dom Juan (1665)
L’Amour médecin (1665)
Le Misanthrope (1666)
L’Avare (1668)
Le Bourgeois gentilhomme (1670)
Les Femmes savantes (1672)
Le Malade Imaginaire (1673)

L’art de Molière
Pour Molière, la grande règle de toutes les règles est de plaire. Ce souci de plaire à des publics variés explique la diversité du théâtre de Molière.
Il veut surtout peindre la nature humaine et les moeurs contemporaines. Les sujets qui l’inspirent surtout sont l’hypocrisie et l’imitation de la vertu (l’esprit, la dévotion). La peinture de Molière est satirique et repose sur une observation méticuleuse de ses contemporains : ses comédiens sont des miroirs.

Le style de Molière peut parfais sembler un peu négligé mais il écrit non pour être lu mais pour être joué : il a du naturel et présente une grande variété. Il laisse parler chacun de ses personnages le langage qui lui convient.

L’Avare (1668)

Une comédie en prose, en cinq actes, dont le sujet est emprunté à Plaute, un poète comique latin du IIIème siècle av.J.-C.

Le riche et avare Harpagon a deux enfants : une fille Elise, et un fils, Cléante.

Elise est amoureuse de Valère, l’intendant de son père, et Cléante est amoureux de Marianne, une jeune fille pauvre. Son père ne permettra jamais ce mariage.

Harpagon a eu l’idée d’arranger d’autres mariages : lui-même épousera la pauvre Marianne, Elise se mariera à Anselme, un vieux de 50 ans qui la prendra sans dot. A ce moment, il fait une terrible découverte : on lui a volé une cassette, qu’il avait enterrée dans le jardin, contenant 10.000 écus d’or.

Le voleur est La Flèche, valet de Cléante, mais les soupçons se portent sur Valère. Pour se disculper, celui-ci révèle son vrai nom. Marianne reconnaît en lui son frère et Anselme les reconnaît comme ses deux enfants, perdus lors d’un naufrage.

Cléante propose alors de faire rendre l’argent à Harpagon à condition que celui-ci consent à son mariage avec Marianne. Harpagon consent à tout pourvu qu’on lui rende son argent et que les mariages ne lui coûtent rien.

Le Malade Imaginaire (1673)

C’est une comédie-ballet, c’est-à-dire une comédie avec intermèdes dansés et chantés entre les actes.

Le riche bourgeois parisien Argan se croit toujours malade et est exploité par des médecins qui l’entretiennent dans sa manie. Il veut marier sa fille, Angélique, à un jeune médecin, neveu de son propre médecin : ainsi sa santé sera bien surveillée.

Angélique, qui aime Cléante, confie ses soucis à la servante Toinette et celle-ci essaie de détourner Argan de ce projet.

Après avoir constaté que sa femme, Béline, ne s’intéresse qu’à son argent et que sa fille l’aime vraiment, il consent à son mariage avec Cléante pourvu qu’il se fasse médecin.

Argan deviendra médecin lui-même et une cérémonie burlesque lui en conférera le titre : l’habit suffit à lui en donner la science.

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Molière – Liens

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    Molière (1622-1673)

    Ce grand homme dont la gloire est égale, sinon supérieure, à celle de Corneille et de Racine, naquit à Paris en 1622. À vingt-trois ans, il quitta Paris avec quelques compagnons, et se mit à parcourir les provinces en qualité d’acteur. Il joua d’abord dans des pièces comiques, composées par des auteurs sans talent. Bientôt, indigné de la platitude de ces farces grossières, il eut l’idée d’écrire lui-même les comédies qu’il représenterait ensuite sur la scène.

    L’accueil bienveillant que ses premiers essais trouvèrent auprès du public stimula son génie. Il revint à Paris et fut admis en 1658 à l’honneur de jouer devant la cour. Depuis lors, sa réputation ne cessa de grandir jusqu’à 1673, année de sa mort.

    Molière avait déclaré une guerre implacable aux ridicules et aux vices de son temps. Si la protection du roi lui avait fait défaut, il n’aurait pas pu, sans doute, parler si librement. Tous ceux dont il raillait les travers se seraient unis pour étouffer la voix du poète. Que de gens, en effet, devaient se sentir blessés par les traits de sa verve satirique!

    Les hypocrites et les faux dévots dont la piété menteuse n’est qu’un masque pouvaient-ils ne pas se reconnaître dans Tartuffe, les hommes cupides dans l’Avare, les coquettes dans la Célimène du Misanthrope, les sots qui ne savent pas se contenter de leur condition, dans le Bourgeois gentilhomme?

    Outre ces chefs-d’œuvre, Molière composa encore les Femmes savantes et les Précieuses ridicules, où il se moque des gens qui font étalage de science et de bel esprit, ou bien qui affectent de ne pas parler comme tout le monde.

    Toutes ces comédies sont semées de traits heureux et de remarques profondes. Les ridicules qu’elles dépeignent sont de tous les temps: c’est ce qui fait que les œuvres de Molière paraissent toujours aussi jeunes. Cet homme qui, depuis des siècles, règne en maître sur la scène comique, cet écrivain dont la verve intarissable a soulevé tant de joyeux éclats de rire, eut pourtant une vie triste. Il n’était pas gai et méditait sans cesse. Boileau l’appelait le contemplateur. L’auteur des Satires n’en professait pas moins pour le génie de Molière une respectueuse admiration. Louis XIV lui demandant un jour quel était le plus grand écrivain de son règne: — «C’est Molière, Sire», répondit-il. La postérité a ratifié ce jugement.

    G. Duruy

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    Molière (1622-1673)

    César appelait Térence, l’honneur des lettres latines, un demi-Ménandre. Plus heureux que les Romains, les Français ont eu tout à la fois dans Molière un Aristophane et un Ménandre; on peut dire encore un Plaute et un Térence: telle a été, dans cet auteur, la réunion des qualités diverses que l’on admirait le plus chez les anciens*.

    Enfant de Paris, où il était né, en 1622, Molière avait reçu une excellente éducation; mais, au sortir du collège, entraîné par un goût impérieux dans la vie périlleuse du théâtre, il se fit acteur, et parcourut longtemps les provinces à la tête d’une troupe de comédiens, représentant avec eux les pièces qu’il composait; cependant la force de son génie résista à cette existence précaire et aventureuse.

    Rendu, vers sa quarantième année, au séjour de la capitale, il y trouva, avec des spectateurs dignes de lui, de sages conseils, qui ne contribuèrent pas peu à développer ses grands talents. La faveur de Louis XIV, qui sut les apprécier à leur valeur, en assurant à Molière des encouragements et un appui qui ne se démentirent jamais, lui permit enfin de les déployer dans tout leur éclat. Depuis lors jusqu’à la fin de sa carrière, qui fut abrégée par les fatigues de sa profession (il mourut après une représentation du Malade imaginaire en février 1673), on vit se succéder presque sans interruption ces chefs-d’œuvre dont se glorifie la scène comique française.

    * On sait l’épitaphe de Molière par La Fontaine:

    Sous ce tombeau gisent Plaute et Térence,
    Et cependant le seul Molière y gît.
    Leurs trois talents ne formaient qu’un esprit,
    Dont le bel art réjouissait la France.
    Ils sont partis! et j’ai peu d’espérance
    De les revoir. Malgré tous nos efforts,
    Pour un long temps, selon toute apparence,
    Térence et Plaute et Molière sont morts.


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    Jean-Baptiste Poquelin dit Molière est un comédien et dramaturge français, baptisé le 15 janvier 1622 en l’église Saint-Eustache à Paris et mort dans la même ville le 17 février 1673. (Wikipédia)

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    Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, baptisé le 15 janvier 1622 en l’église Saint-Eustache à Paris, et mort dans la même ville le 17 février 1673. (Wikipedia)

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